A COMME ARTS PLASTIQUES – Filmographie.

A COMME ARTS PLASTIQUES  – Filmographie.

La peinture et les arts plastiques en général, sans oublier le Street art. La création artistique sous toutes ses formes. Des portraits d’artistes, des rencontres  et des découvertes de leur œuvre, achevée ou en cours de réalisation. L’art dans les musées, et dans les rues. L’art dans la vie.

  • 36 000 ans d’art moderne, Manuelle Blanc

Comment l’art préhistorique a inspiré́ les plus grands artistes du XXe et continue d’influencer les artistes d’art contemporain.

  • À quoi pense madame Manet sur son canapé bleu, Hervé Le Roux

Partir de l’image d’une femme, et essayer de s’approcher un peu de son secret, tout en traversant l’œuvre et la vie du peintre.

  • Agnès de ci de là Varda, Agnès Varda

                  Des rencontres avec des peintres comme Soulage

  • Ai Weiwei, never sorry, Alison Klayman

L’artiste chinois contemporain le plus connu en Occident, ce qu’il il est tout cela à la fois.doit en grande partie à son engagement dans la contestation du régime autoritaire de Pékin. Quant à son œuvre elle est particulièrement protéiforme et diversifié. Architecte, sculpteur, photographe, auteur de performances et d’installation, artiste numérique,

  • Basquiat un adolescent à New York, Sara Driver

         «  Same old Shit » ( « toujours la même merde ») Samo.

  • Botero, Don Millar

Peintre et sculpteur colombien, Fernando Botero, né en 1932, est célèbre pour ses personnages aux formes rondes et voluptueuses,

  • Chine, un million d’artistes, Jean-Michel Carré

À la mort de Mao, l’art chinois contemporain peut enfin prendre son essor.

  • Georges Didi-Huberman – Douze Images pour le meilleur et pour le pire,  Pascale Bouhénic

Une visite chez l’historien de l’art

  • Faites le mur ! Banksi

Le graffiti élevé au rang de beaux-arts

  • Frida Kahlo, sa maison bleue, Nathalie Plicot

Une femme libre envers et contre toutes les adversités de la vie au creux des murs bleus de sa Casa Azul

  • Gauguin, je suis un sauvage Marie-Christine Courtès.

Un film riche d’une création en animation qui donne corps aux émotions et aux obsessions esthétiques de l’artiste,

  • Hans Hartung, la fureur de peindre, Romain Goupil.

Le destin du peintre (1904-1989), né à Leipzig, amputé d’une jambe alors qu’il combat le nazisme, et qui devint un des maîtres de l’art abstrait

  • L’Image mouvementée, Sylvain Roumette

Dans les années 1950-1960, Alexandre Calder, Victor Vasarely et Jean Tinguely font le succès de l’art cinétique, courant qui puise ses origines au début du XXe siècle et explore les rapports du mouvement et de la lumière à la peinture et à la sculpture, abolissant la distinction entre les deux, dans un esprit spectaculaire et ludique

  • Marcel Duchamp, l’art de l’impossible,  Matthew A. Taylor

Inventeur des ready-made, Marcel Duchamp (1887-1968) débute sa carrière par des dessins humoristiques dans la presse locale avant de réaliser ses premières œuvres en s’inspirant des peintres cubistes Picasso et Braque.

  • Marina Abramovic, the artist is present, Matthew Akers.

« La grand-mère » de la performance. Des performances dans lesquelles elle met toujours en jeu son propre corps, souvent de façon violente.

  • Mur murs, Agnès Varda

Les « murals » de Los Angeles

  • Le Mystère Picasso, Henri-George Clouzot

« Pour savoir ce qui se passe dans la tête d’un peintre, il suffit de suivre sa main »

  • National Gallery, Fredeick Wiseman

Le musée londonien avec ses chefs d’œuvre

  • Parce que j’étais peintre. L’art rescapé des camps nazis, Christophe Cognet.

         Les œuvres réalisées clandestinement dans les camps nazis.

  • Un Peintre en son pays, Camille Decossy 1904-1980, Guy Lochard.

La trajectoire de Camille Descossy, artiste et professeur puis directeur de l’Ecole des Beaux-Arts de Montpellier.

  • Rouge ! L’Art au pays des soviets, Pierre-Henri Gibert, Adrien Minard.

Les peintres de l’avant-garde russe qui ont annoncé et accompagné la révolution bolchévique.

  • Le Saphir de Saint Louis, José Luis Guerín

C’est dans la cathédrale de La Rochelle que l’on peut voir le tableau ex-voto qui témoigne de la tragédie du Saphir, en 1741. Cette goélette, transportait 271 esclaves.

  • La Ville Louvre, Nicolas Philibert

Le plus grand musée du monde vu depuis les coulisses.

  • Waste land, Joao Henrique Vieira Da Silva Jardin, Lucy Walker.

Dans la plus vaste décharge du monde en banlieue de Rio de Janeiro, l’artiste brésilien Vik Muniz de Brooklyn photographie les « catadores » (les ramasseurs de déchets recyclables) dans des mises en scènes composées à partir d’objets et matériaux rescapés des poubelles.

***

D’autres filmographies sur l’art :

Musique

Photographie

A COMME ABECEDAIRE – Johan Van der Keuken.

Une œuvre qu’on n’en fini pas de découvrir et redécouvrir, une œuvre inépuisable.

Afrique

Le Ghana par exemple, dans Cuivres débridés.

Amérique latine

La Bolivie plus exactement, où il suivra Roberto, rencontré à Amsterdam, pour un voyage dans son village, perdu dans les montagnes, où la vie est particulièrement dure.

Amsterdam

Sa ville. Celle où il est né. Celle où il repose pour l’éternité. Celle où il revient toujours. Pour repartir explorer le monde. Sa ville c’est LA ville. Le « village global », image de l’universel, du cosmopolitisme, de la diversité, de la richesse de ses différences.

Argent

L’argent roi, c’est le thème de I love $, la monnaie universelle. Une dénonciation du pouvoir des banques.

Art

La peinture, la poésie, la musique…et bien sûr le cinéma

Canaux

Ceux d’Amsterdam, bien sûr, particulièrement encombrés les jours de fête.

Cancer

Il en fut la victime.

Cécité

Deux enfants, aveugles de naissance, personnages de  deux de ses premiers films.

Enfants

Il filma toujours les enfants avec beaucoup d’affection, Beppie ou son propre fils dans Les Vacances du cinéaste, film où il évoque aussi sa propre enfance.

Engagement

Au côté des Palestiniens, auxquels il consacre un film en 1975.

Famille

La sienne filmée en vacances dans le sud de la France, mais celles aussi qu’il rencontre par exemple en Bolivie ou en Tchétchénie (Amsterdam, Global Village)

Inde

Un de ses buts de voyage favori. Il  réalisa  en particulier un film dans le Karala, L’œil au-dessus du puits.

Lecture

Une leçon, l’occasion de filmer l’école et les enfants.

Maladie

Celle de sa sœur, ou celle qui lui sera fatale et contre laquelle il combattra par tous les moyens (Vacances prolongées)

Mer

Et cette terre conquise sur la mer, le Waden, au nord-est des Pays-Bas, dont il filme bien des aspects dans La jungle plate.

Mort

Son cinéma, jusqu’à la fin, restera résolument optimiste.

Musique

Le swing, grâce aux cuivres.

Peinture

Hommage à son ami, Lucebert, peintre et poète néerlandais, mort en 1994.

Photographie

Il fut et resta photographe.

Poésie

« Si tu sais où je suis, cherche moi » ; « Sans me chercher tu me trouveras » Lucebert.

Révolution Française.

Lors de la célébration du bicentenaire, à Paris, le portrait d’un SDF.

Squatters

Une manifestation à Amsterdam

Sud

Du nord au sud, on peut avoir l’impression de changer d’univers.

Tchétchénie.

Un voyage avec Borz-Ali, rencontré à Amsterdam, dans ce pays où les traces de la guerre sont encore bien visibles.

Vacances

Dans le sud de la France, en famille. Le repos, le calme, l’oisiveté, le soleil et le plaisir des bains dans la rivière.

Villes.

Amsterdam bien sûr, mais aussi Paris, Le Caire, Rome  et même New York. Son cinéma n’est pas qu’urbain, mais les villes y tiennent une bonne place.

Voyages

Toujours, filmer l’autre, l’étranger, le différent. Et aller à sa rencontre.

P COMME PRENDRE POSITION

Aucun cinéaste documentariste ne peut rester insensible à la misère du monde. Il s’agit alors pour eux de dénoncer l’injustice, l’oppression, la dictature, la maltraitance, les violences de toutes sortes faites aux femmes et aux hommes, à des groupes particuliers et même à des peuples. Mais il s’agit aussi par leurs films de soutenir les luttes, les revendications, les révoltes. Essayer donc  de sensibiliser, de populariser, d’appeler à l’aide et à l’action. Beaucoup de documentaristes donnent la parole à ceux que l’on n’entend jamais, les oubliés de l’histoire, les faibles, les pauvres, les plus démunis. Et  à tous ceux qui sont différents, qui ne vivent pas comme  la majorité, ceux que l’on montre du doigt et qui sont mis au ban de la société.

Documenter le réel, c’est toujours prendre position.

Des films de combat, de contestation, de résistance. Mais beaucoup explorent aussi des formes de vie nouvelles, et espèrent – préparent – un avenir meilleur.

Pour chaque entrée nous donnons quelques exemples, parmi les plus significatifs, sans viser l’exhaustivité. Des « classiques » et des films tournés dans le feu de l’actualité.

Banlieues et les quartiers « difficiles »

  •                    Clichy pour l’exemple de Alice Diop
  •                    Chronique d’une banlieue ordinaire de Dominique Cabrera
  • De cendres et de braises de Manon Ott
  •                   Goutte d’Or à cœur de Daniel Bouy et Nathalie Perrin

Bénévolat associatif

Donner de son temps, sans compter, pour aider les autres.

  •                    Tant que nos cœurs battront de Eléonore Dumas

Contestation, sous toutes ses formes.

Filmer les manifestations, les jets de pierre sur les CRS, comme en mai 68, et les charges de la police, les lancés de grenade, les gaz lacrymogènes, les lances à eau. La violence donc. Mais aussi les marches silencieuses parfois et les défilés joyeux où les slogans rivalisent d’originalité

        Mai 68

  • Grands soirs et petits matins de William Klein
  • Les révoltés de Michel Andrieu et Jacques Kebadian

En Amérique latine

  • L’heure des brasiers de Fernando Solanas
  • La bataille du chili de Patricio Guzman

Le printemps arabe

  •                    Tarhir, place de la libération de Stefano Savona

         Nuit debout

  •                    L’assemblée de Mariana Otero

         Les gilets jaunes

  •                    J’veux du soleil de Gilles Perret et François Ruffin

         En Espagne

  •                    Vers Madrid de Sylvain George

Ecologie

De plus en plus d’actualité. Mais il est si dur de changer les habitudes et de s’opposer aux intérêts économiques des multinationales. Le pouvoir politique finira-t-il, aux delà des bonnes intentions, à passer à l’action ?

  •                    Tous cobayes ? de Jean-Paul Jaud

         Contre l’emploi des pesticides

  •                    Le monde selon Monsanto de Marie-Monique Robin

         Alerte sur le nucléaire

  • Brennelis, la centrale qui ne voulait pas s’éteindre de Brigitte Chevet.

         La pollution et les déchets

  • Polluting Paradise de Fatih Akin

Femmes et l’égalité homme-femme

Les luttes féministes et les espoirs de changement.

  • La domination masculine de Patric Jean
  •                    Histoires d’A de Charles Belmont et Mariette Issartel
  •                    Le procès du viol de Cédric Condon
  •                    L’homme qui répare les femmes de Thierry Michel
  • Cinéma Woolf d’Erika Haglund

Génocide

Les nazis et l’extermination des juifs d’Europe, les khmers rouges, le Rwanda, mais aussi les arméniens et les communistes en Indonésie. Sans oublier le Goulag et les camps de la révolution culturelle en Chine.

  •                    Shoah de Claude Lanzman
  •                    S 21 de Rithy Panh
  • L’acte de tuer de Joshua Oppenheimer
  •                    Après, un voyage dans le Rwanda de Denis Gheerbeant
  • Le fils du marchand d’olive de Mathieu Zeitindjioglou
  • Les Ames mortes de Wang Bing

Guerres  contemporaines.

Dénoncer les guerres c’est montrer les destructions, la souffrance des civils, les bombardements aveugles, les tireurs solitaires et la mort omniprésente.

         Algérie

  •                    Ici on noie les Algériens de Yasmina Adi
  •                    Octobre à Paris  de Jacques Panijel

Palestine

  • Cinq caméras brisées de Emad Burnat
  • Samouni road de Stéfano Savona
  • Derrière les fronts. Résistance et résilience en Palestine de Alexandra Dops

Syrie

  •                    Eau argentée de Ossama Mohammed et Wiam Simav Bedirxan
  •                    Still recording de Saaed Al Batal et Ghiath Ayoub
  •                    Pour Sama de Waad Al-Katead et Edward Watts

         Irak

  •                    Home land, Irak année zéro de Abbas Fahdel

Handicapés

  • Tant la vie demande à aimer de Damien Fritsch
  • Les vies dansent de Fanny Pernoud

Immigrés et réfugiés.

Les parcours de migration. De frontières en frontières, en proie à la voracité des passeurs.

  •                    Fuocoammare, par-delà Lampédusa de Gianfranco Rosi
  • La mécanique des flux deNathalie Loubeyre
  •                    68 minutes de 69 jours de Egil Haaskjold Larsen
  • Des spectres hantent l’Europe de Maria Kourkouta et Niki Giannari

         L’accueil. En passant outre au délit de solidarité.

  •                    Défi de solidarité de Caroline Darroquy et Anne Richard.
  •                    Les réfugiés de Saint Jouin de Ariane Doublet
  •                    Libre de Michel Toesca

La jungle de Calais. Pour dénoncer les conditions de vie inhumaines qui sont celles de ceux qui sont bloqués là et tentent malgré tout de passer en Angleterre. Et son démantèlement  avec de gros moyens policiers.

  •                    Qu’ils reposent en révolte de Sylvain George
  • L’Héroïque lande (la frontière brule), Nicolas Klotz et Elisabeth Perceval, 2018.
  •                    Les enfants de la jungle de Thomas Dandois et Stéphane Marchetti

Luttes ouvrières.

Les grèves, les manifestations, L’histoire des révolutions et leurs échecs.

  •                   Le fond de l’air est rouge de Chris Marker
  •                    Entre nos mains de Mariana Otero
  • L’esprit de 45 de Ken Loach
  • Reprise de Hervé Le Roux
  • On a grévè de Denis Gheerbrant
  • On va tout péter de Lech Kowalski

Médias

  •                    Pas vu pas pris de Pierre Carles
  •   Les nouveaux chiens de garde de Gilles Balbastre

Minorités et différences

Les luttes LGBT. Contre l’homophobie sous toutes ses formes.

  •          Mes parents sont homophobes  de Anelyse Lafay-Delhautal
  • Couteau suisse de François Zabaleta

Les Roms . Des conditions de vie particulières.

  •          Toto et ses sœurs de Alexander Nanau
  •             Spartacus et Cassandra de Ioanis Nuguet

Paysans et désertification des campagnes

  •                   Profil paysan de Raymond Depardon
  • Sans adieu de Christophe Agou
  •                  Il a plu sur le grand paysage  de Jean-Jacques Andrien

Prisons

  •                    Etre là de Régis Sauder
  •                    A côté, de Stéphane Mercurio
  •                    Sur les toits de Nicolas Drolc
  •                    La liberté de Guillaume Massart

SDF et sans papiers

Dans les rues, sous les ponts pour dormir, ou être accueilli dans un centre, s’il y a de la place.

  •                    Au bord du monde de Claus Drexel
  •                   300 hommes de Emanuel Gras et Aline Dalbis
  • L’abri de Fernand Melgar
  • Le bon grain et l’ivraie de Manuela Frésil

Travail

         L’aliénation par excellence, surtout en usine, à la chaîne.       

  • Attention danger travail de Pierre Carle, Christophe Coello et Stéphane Goxe
  • J’ai (très) mal au travail de Jean-Michel Carré
  • Entrée du personnel de Manuela Frésil
  • Los herederos de Eugenio Polgovsky
  • Volem rien foutre al païs dePierre Carle, Christophe Coello et Stéphane Goxe

A COMME ABECEDAIRE – Agnès Varda

Agnès

         Son prénom, devenu le signe de l’intimité autobiographique.

Autobiographie

Elle fut une des premières – et des premiers – à faire le récit de sa vie, depuis sa naissance, dans un film. Les étapes d’une vie qui se retrouvent tout au long de son travail de cinéaste.

Black Panthers

         La défense des droits civiques aux États-Unis. Et pour la beauté de la couleur noir

Boni

Le pluriel de Bonus. Elle en réalisa plusieurs  pour les éditions  DVD de ses films.

Court

Film court plutôt que court-métrage. Un format qu’elle ne négligea jamais.

Cubains

         Un film en images fixes (photographiques).

Daguerre

L’inventeur de la photographie. Et une rue à Paris où se trouve sa maison.

Demoiselles

         Celles de Rochefort bien sûr, fêtées à l’occasion de leur 25° anniversaire.

Demy Jacques

         Son compagnon, à qui elle consacra plusieurs films.

Documenteur

         Jouer avec les mots, un de ses grands plaisirs.

Elsa

         Elsa Triolet racontée par Louis Aragon

Féminisme

Un de ses engagements.

Fiction

         Pas du tout l’opposé du documentaire. Non seulement elle navigua de l’un à l’autre mais elle mélangea souvent dans ses films les pratiques traditionnellement réputées spécifiques d’un seul des deux genres.

Glanage

         La définition qu’elle donne de son travail de documentariste.

Installation

         Devenue artiste plasticienne, elle fut invitée à la 50° Biennale de Venise.

JR

L’artiste devenu son ami et coréalisateur d’un de ses derniers films, où ils se mettent en scène, parallèlement.

Los Angelès

         Lors d’un séjour en Amérique, elle y réalisa plusieurs films.

Mur

Lorsqu’ils sont peints, ils deviennent des œuvres d’art. En Californie en particulier.

Oncle.

L’oncle américain, artiste peintre, vivant sur un bateau, avec ses amis hippies.  Le retrouver  fut une belle occasion de film.

Patate

         Elle rendit célèbres celles en forme de cœur.

Photographie.

Son premier métier, à Avignon avec Jean Vilar  Une pratique artistique à laquelle elle ne renonça jamais.

Tamaris.

Ciné-tamaris, la société, domiciliée rue Daguerre, de promotion, de production et de diffusion des œuvres d’Agnès et de Jacques Demy.

Veuve.

Elle filme à Noirmoutier celles dont la mer a pris le mari. Elle, c’est le sida qui a pris son compagnon.

Voyages

         Où elle rencontre beaucoup de cinéastes et d’artistes, ses amis.

A COMME AMOUR – Filmographie

On pourrait penser que l’amour au cinéma soit le domaine exclusif de la fiction. Et bien sûr les films d’amour, les romances, drame ou comédie, sont légion,  qu’ils traitent du sentiment lui-même, du coup de foudre, de la séparation ou de la trahison et des conflits qu’elle suscite. Et pourtant, le cinéma documentaire lui aussi traite tous ces thèmes, même si c’est sous des formes particulières.

L’autobiographie principalement. Le récit de son propre vécu amoureux, évoqué, raconté, avec beaucoup d’authenticité, sans fausse pudeur, souvent sur le mode du souvenir.

Et puis le retour sur le passé conduit inévitablement à l’adolescence, le temps des premiers émois, des premières aventures, des premiers enthousiasmes, des premières déceptions. Un portrait d’adolescents ne peut pas passer sous silence le vécu amoureux.

Le quotidien aussi quand même. L’amour au jour le jour, dans le couple ou la relation de toute une vie. L’amour n’est pas toujours fulgurance. Mais évoquer le sentiment  ne peut se faire sans émotion.

Image : Vers la tendresse de Alice Diop.

800 kilomètres de différence de Claire Simon

L’Acre parfum des immortelles de Jean-Pierre Thorn

Adolescentes de Sébastien Lifshitz

Amore carne de Pippo Delbono

L’amour rue de Lappe de Denis Gheerbandt

Un amour (Roman) De Richard Copans

Un amour d’été de Jean-François Le sage

The balad of Genesis and Lady Jaye de Marie Losier

Bélinda de Marie Dumora

Burn in Love – Nos amours combustibles de Mathieu Zeitindjioglou

Coups de foudre de Christophe Reyners

Les invisibles de Sébastien Lifshitz

Jaurès de Vincent Dieutre

Une jeunesse amoureuse de François Caillat

Monsieur et Madame Piccioli de Fabio Falzone

Nos fiançailles de Chloé Mahieu et Lila Pinell

Nous princesse de Clèves de Régis Sauder

Où sont nos amoureuses ? de Robin Hunzinger

La rencontre d’Alain Cavalier

Un peu, beaucoup, passionnément de Fabienne Abramovich

Vers la tendresse de Alice Diop

A COMME ABECEDAIRE – Raymond Depardon

Afrique

         Le continent de la douleur. Du sud au nord. Un itinéraire à travers des pays qui souffrent.

Autobiographie

         Aucun de ses films n’est ouvertement et entièrement autobiographique. Pourtant il parle souvent de sa vie, de ses origines paysannes, de sa carrière de photographe, de ses voyages, en Afrique surtout. Profils paysans est ainsi un travail très personnel, et personnalisé, dans lequel la personne du cinéaste est omniprésente, et pas seulement comme celui qui réalise des interviews.

Censure.

         Giscard-D’Estaing, après son élection, s’opposa à la diffusion du film réalisé au cours de sa campagne. Une censure non-officielle. Mais une censure quand même.

Central Park

10 minutes de silence, pour John Lennon, dans le centre de New-york

Election

         Celle de Giscard-D’ Estaing, en 1974. La campagne du candidat suivi pas à pas, dans la foule, avec ses conseillers et amis politiques, dans la solitude de son bureau.

Direct

         Beaucoup de ses films, les premiers surtout, peuvent être considérés comme des prolongements du cinéma direct.

Folie

         Dénoncer l’enfermement et l’asile par la seule force des images.

France

         Parcourir inlassablement la France profonde et photographier, à la chambre (cet appareil si particulier), les villages, les petites villes, des rues et des devantures de magasins à l’ancienne, la substance d’un pays.

Hôpital

         En particulier l’Hôtel-Dieu à Paris, pour son service d’urgences psychiatriques.

Internement

         Des malades psychiques devant un juge. Un juge qui a le pouvoir de les renvoyer chez eux (de les « libérer ») ou de les maintenir internés, contre leur volonté le plus souvent, à l’hôpital. Pour leur propre bien, et selon l’avis des psychiatres, ce qui en soi n’a rien à voir avec la condamnation (la punition) que la justice est appelée à prononcer en sanction d’un crime ou d’un délit, et en application de la loi.

Justice

Entrer dans un tribunal. Suivre les audiences jusqu’au verdict.

Lennon John

         Dix minutes de silence absolu dans Central Park à New York en l’honneur du chanteur assassiné.

Mandela Nelson

         Une minute de silence…pour la souffrance des Africains.

New York

         Un aller-retour, en noir et blanc et de nuit, en métro aérien

Palach Jan

         Il s’immole par le feu pour protester contre l’invasion de la Tchécoslovaquie par l’armée soviétique. Pour lui rendre hommage, Depardon filme son enterrement, cette foule énorme, triste et recueillie dans les rues de Prague.

Paparazzi

         Des pratiques souvent décriées. Mais Depardon ne leur jette pas la pierre. Parce qu’il connaît, de l’intérieur, les difficultés du métier.

Paris

         La foule déferle sur les quais de la gare Saint Lazare.

Paysans

         Ses amis, ses frères. La ferme natale et les problèmes de reprise des exploitations lors des départs à la retraite.

Photographie

         Le photojournalisme  bien sûr, dans le monde entier, pour rendre compte des événements qui secouent la planète. Mais aussi une œuvre plus personnelle, dans le désert, en Amérique ou à Paris.

Police

         Dans le V° arrondissement de Paris, au jour le jour, le travail des policiers, dans le commissariat, lors des dépôts de plaintes ou lors des interrogatoires, mais aussi sur le terrain, avec Police Secours, pour essayer de régler les problèmes de la vie quotidienne.

Presse

La naissance d’un journal, événement si rare, mérite bien un film.

Psychiatrie

         Comment filmer la folie, l’enfermement, l’asile psychiatrique, la souffrance, la déshumanisation. Une véritable expérience métaphysique : la confrontation de la raison avec ce qui lui échappe.

Ruralité

         Un monde en train de disparaître. Filmé avec une grande lucidité.

L COMME LUTTE OUVRIERE

On va tout péter, Lech Kowalski, 2019, 109 minutes.

Contrairement au titre du film, la première séquence serait presque bucolique. Une partie de pêche au bord d’une rivière. Un pêcheur débonnaire remet à l’eau l’énorme carpe (8 kg) qu’il vient d’attraper.

Contrairement au titre, et malgré quelques plans qui montrent que tout est prêt, l’usine ne va pas exploser.

Contrairement au titre, le film de Lech Kowalski n’insiste pas sur la violence.

Et pourtant…

Et pourtant, la tension est sensible de bout en bout. Et augmente sensiblement au fur et à mesure que le temps passe. Jusqu’au dénouement. Qui d’ailleurs ne résout rien.

Et pourtant les face à face avec les forces de l’ordre sont bien évidemment tendus, puisqu’il s’agit de résister. Mais si violence il y a – et l’intervention de la police ne peut être que violente – elle ne vient pas des ouvriers.

C’est que les ouvriers n’occupent pas de gaité de cœur leur usine. S’ils sont là jour et nuit, c’est que leur emploi est menacé. Et la perspective de se retrouver au chômage, après parfois 30 ans passés dans la  même boite, dans une région où les usines sont plutôt rares, ne peut enthousiasmer personne. Alors, ils se lancent dans la lutte, déterminés à aller jusqu’au bout.

Le film de Lech Kowalski suit cette lutte du côté des ouvriers. A leur côté, nous vibrons aux espoirs ou aux désillusions. La caméra est le plus souvent mobile. Fébrile même parfois. Car le cinéaste s’engage ouvertement à leur côté. Et ses commentaires de la situation, en voix off, montre clairement qu’il prend position. Son film n’est pas une simple description, surtout pas un regard détaché et extérieur. Mais peut-il être une aide à l’action. Ou même une action

 Il y a beaucoup de détermination chez ces ouvriers qui pour la majorité n’ont pas connu d’autres horizon que leur usine. Mais il y a aussi, et de plus en plus de la résignation. Le temps qui passe, et l’incertitude croissante sur l’avenir – un repreneur va-t-il être accepté par la justice ? Et combien de camarades seront licencié ? – ne favorise pas la détente. Ni l’optimisme.

Le film pourrait bien être alors celui de la fin d’un monde. Le requiem des luttes syndicales. L’aveu d’impuissance des ouvriers dans une situation qui leur échappe. A la fin du film, ceux qui reçoivent leur lettre de licenciement garde le sourire. Il faut bien. Mais cela n’enlève pas l’amertume de la défaite.

On va tout péter serait-il le dernier film possible sur les luttes ouvrières ?