N COMME NUDITE.

Ma nudité ne sert à rien, Marina de Van, 2018, 85 minutes.

Si l’exhibitionnisme ne vous choque pas, bien au contraire,

Si vous raffolez du narcissisme (primaire ou non),

Si vous vous délectez du parisianisme, alors…

Ce film est pour vous.

Sinon, fuyez !

Ne filmer que soi, tout au long d’un film qui se présente comme autobiographique, est chose difficile. Pour intéresser, la tentation est forte d’y mettre du piquant. A tout prix. Marina de Van a tenté le coup de la nudité. Si l’on prend le titre du film à la lettre, c’est plutôt raté !

Marina vit seule – enfin, presque seule, puisqu’elle a un chat, une chatte plutôt ! Elle vit le plus souvent nue dans son appartement. Elle se filme nue presque toujours allongée sur son lit dans des positions de Maja. Des images qui ne manquent pas d’une certaine rigueur plastique. Quand elle danse, ou fait de l’exercice physique, c’est autre chose. C’est que Marina n’est plus vraiment jeune.

A l’approche de la cinquantaine, ce qui tourmente Marina, ce n’est pas de n’être plus désirable ou de risquer de ne plus être désirable. C’est – un tourment bien plus grand – de ne plus désirer. De ne plus ressentir de désir pour les hommes. De ne plus avoir de sexualité active (en dehors de la masturbation en regardant une vidéo porno).

Pour éviter ce nihilisme du désir, elle fait bien des efforts pourtant. Elle fréquente assidûment les sites de rencontre. Et elle concrétise ses contacts virtuels dans la réalité. D’où sa fréquentation des cafés parisiens, dans les beaux quartiers toujours. Mais rien n’y fait. Les ruptures sont rapides, parfois violentes. Mais le champagne coule à flots.

Pour ne pas sombrer totalement, Marina ne trouve qu’une solution : quitter Paris. Aller se ressourcer dans le sud, au soleil, en jouant les touristes. Les prises de vue de la côte et de la mer renforcent le côté factice de tout cela, de la vie entière de Marina.

V COMME VIE.

Et la vie  Denis Gheerbrant. France, 1991, 53 minutes.

            Du nord au sud, de l’est à l’ouest, Denis Gheerbrant parcours le pays et dresse le portrait d’une France profonde faite le plus souvent de dur labeur, de rêves déçus et d’horizon bouché pour les plus jeunes. A dix ans du XXI° siècle, il semble que bien peu de français auraient l’idée de chanter Douce France.

            La France que parcourt Gheerbrant caméra visée à l’œil comme il en a l’habitude, est une France en grande partie péri-urbaine. Il visite les banlieues plutôt que les centres villes. Il préfère les petites bourgades aux fermes et aux exploitations agricoles. Ce qui domine dans le nord et l’est, c’est la fin de la puissance industrielle. Les mines ont fermé et il ne reste plus que les terrils. Les hauts fourneaux ont fermé et les grandes carcasses des usines sont vides. Dans le midi, les perspectives économiques ne sont pas plus réjouissantes. Les paysages filmés par Gheerbrant ont un aspect désolés, presque désertiques. Et lorsqu’il entre dans les intérieurs des maisons, on est frappé, non par la pauvreté à proprement parlé, mais en tous cas par l’absence de luxe. Gheerbrant ne visite pas la bourgeoisie aisée, ni même la classe moyenne. Ses personnages de prédilection, ce sont les ouvriers et les enfants d’ouvriers.

            Gheerbrant n’a pas son pareil pour entrer en contact avec les gens. Du moins, il donne toujours l’impression qu’il lui suffit de poser une question pour que tous ces inconnus se mettent spontanément à parler d’eux et lui ouvrent leur maison et leur cœur. Spontanéité trompeuse bien sûr. Mais peu importe le travail d’approche qui a précédé. Le cinéma de Gheerbrantest un cinéma de contact direct, un cinéma de l’immédiateté. Et c’est pour cela qu’il est si attachant.

            Les interlocuteurs de Gheerbrant abordent le plus souvent leur situation professionnelle, une vie en usine qui laisse des traces, des études, courtes, qui ne mènent pas à grand-chose. Mais il les oriente aussi vers leur vie personnelle, leur naissance, leur enfance. Beaucoup parlent de leurs parents et mêmes de leurs grands-parents. La vie de famille a aussi une grande importance. Même pour ceux qui n’en ont pas eu. Un des moments forts du film nous montre en détail un accouchement. Le personnage central n’en est pas la futur maman, ni le bébé que l’on pose sur son ventre, mais la sage-femme qui effectue ce geste, elle-même élevée par d’autres sages-femmes dans la maison familiale où sa mère, « fille-mère », l’avait placé.

            La dernière séquence du film est consacrée à un couple d’ouvrier. La femme est devenue déléguée syndicale, ce qui lui permet, enfin, de pouvoir exprimer tout ce qu’elle pense dans l’usine. Une profession de foi de la part du cinéaste. Donner  à ceux qu’il rencontre la possibilité de s’exprimer en totale franchise et en toute liberté est bien ce pour quoi il fait du cinéma.

V COMME VIOL

Sans frapper, Alexe Poukine, Belgique, 2019,

Un titre mystérieux, presque obscure, en tout cas polysémique. Un titre qui pose question donc. Qui fait se poser des questions.

Sans frapper, doit-on entendre « entrez sans frapper », sans s’annoncer, sans précaution, en toute liberté, comme si on était chez soi ?

Ou bien

Une intrusion, une effraction, un envahissement…

Ou bien

Sans violence

Le film d’Alexe Poukine repose sur une construction complexe. Plusieurs strates narratives qui se superposent, s’entremêlent aussi parfois, sans jamais se confondre pourtant, qui se répondent en écho. Un film polyphonique.

Un récit d’abord, qui se développe tout au long du film. Le récit d’un viol. Un récit écrit, sans fard, avec ses mots crus. Un récit précis, direct, écrit à la première personne, inévitablement  chargé d’émotions bien sûr , de violence aussi, plus ou moins ouverte, mais toujours présente.

Ce récit est dit, verbalisé, interprété par plusieurs femmes qui se succèdent dans la continuité du film. Certaines reviennent à l’image après un temps plus ou moins long, pour reprendre le fil du récit, ajouter des détails ou préciser les suites, les conséquences de l’événement initial.

Ces femmes sont-elles des actrices ? Reprennent-elles à leur compte le vécu qui nous est narré ? L’ont-elles elles-mêmes vécu ? Sont-elles des porte-paroles ? De qui ? Des femmes victimes de violence certainement. Des femmes qui ont souffert de la violence des hommes, d’un homme. Des femmes qui ont été détruites dans leur sexualité par un homme.

Ce récit est oralisé, raconté et non lu, par toutes ces femmes, d’un même ton, presque neutre, évitant tout pathos excessif, récité sans hésitation, du moins dès que le fil en est lancé. Mais il faut s’assure que le récit sera dit sans défaillir, ce qui est particulièrement difficile. Au début du film, dans la première prise de parole, celle qui va lancer le récit va s’y reprendre à deux fois, s’arrêter  au bout de trois mots, les reprendre après une respiration.

Qui pourrait rester insensible à un tel récit. Pas les femmes qui nous le présentent. Pourrait-elle en rester au simple rôle de comédiennes, ce qu’elles ne sont peut-être pas. Très vite elles vont intervenir dans le récit. S’impliquer par rapport à ce qu’il contient. Pas vraiment en le commentant. Plutôt en formulant les affects qu’il suscite.

Ce que nous dit le film c’est donc que toutes les femmes sont concernées par l’existence du viol, de la violence sexuelle, de toute forme de violence faite aux femmes. Et le cinéma est un outil non négligeable pour la dénoncer.

K COMME KURDISTAN SYRIEN.

Filles du feu, Stéphane Breton (2018, 80 minutes)

Un film qui se situe au cœur d’un conflit – la lutte de jeunes filles contre l’Etat islamique au Kurdistan syrien.

Un film qui est surtout une condamnation globale de toute guerre  – et cela sans montrer un seul combat, un seul acte concret de guerre.

Stéphane Breton filme les combattants d’un camp, le sien, le nôtre. En l’occurrence il s’agit de combattantes, ce qui déjà est une façon d’échapper aux lieux communs. Il s’agit de ces femmes jeunes qui affirment leur identité de femmes kurdes en portant une arme et un uniforme de guerre, prenant en charge une partie importante de l’identité de leur communauté. Nous les avions déjà rencontrées dans Gulistan, land of roses de  Zayne Akyol, (Canada, Allemagne, 2016, 86 minutes), un film qui peut être compris comme un cri d’espoir pour un monde sans guerre.

Breton filme ces combattantes le plus souvent de dos. Nous les suivons dans leurs déplacements, à pied, au milieu de ruines, de gravats, accompagnées dans une longue séquence par des chiens dont le concert d’aboiement est vite assourdissant. Où vont-elles ? Nous ne le saurons pas. Peu importe. Ce qui nous est montré, ce ne sont pas les combats. Plutôt leurs effets. La destruction, les carcasses d’immeubles dont il ne reste que quelques pans de murs. Dans ce paysage désolé, il ne reste plus de traces de vie. La présence des combattantes n’en est que plus tragique.

A COMME ALEP

Pour Sama de Waad Al-Kateab et Edward Watts, Syrie, 2019, 95 minutes.

Sama est née pendant à la guerre, à Alep, ville où la révolution contre le régime de Bachar el-Assad a  connu ses heures de gloire avant d’être assiégée – un très long siège – et en grande partie détruite par l’armée du dictateur. Sama a passé la première année de sa vie à Alep, pendant la guerre, sous les bombes, au milieu de la souffrance des blessés et de la douleur de tous ceux qui ont perdu un des leurs. Sera-t-elle à jamais marquée par ces images d’horreur ?

La mère de Sama, Waad, est journaliste. Elle devient cinéaste pour rendre compte de cette guerre, de cette horreur. Elle ne quitte jamais sa caméra et filme quasi en continu, depuis les débuts de la révolution syrienne, jusqu’à sa répression, grandissant sans cesse, allant jusqu’à la destruction de la ville. Des images qu’elle envoie le plus souvent possible à l’étranger, pour alerter, pour crier au secours aussi, demander de l’aide, briser l’indifférence générale. Son film en sera le condensé, la quintessence.

Le père de Sama, Hamza, est médecin, Il travaille dans un hôpital. Lorsque les lieux de secours aux blessés seront détruits par les bombes, il créera son propre hôpital, où jour et nuit il essaiera de sauver des vies. Le film de sa femme suit ce travail, sans rien en négliger, sans minimiser l’horreur de cette guerre, la mort omniprésente.

Pour que son film ne soit pas un simple reportage de type télévisé, Waad – avec l’aide de Edward Watts – va lui donner la forme d’une lettre, une lettre adressée à cette fille tant aimée, Sama, née dans cette guerre. Elle s’adresse à elle en voix off, pour dire l’horreur de la guerre et sa douleur, mais aussi pour proclamer haut et fort la nécessité de la résistance, la beauté de la lutte pour la liberté et son espoir d’une vie heureuse dans un pays sans dictature. Une vie qui devrait être celle de sa fille.

Aux images tournées dans l’hôpital de Hamza – des images qui ne peuvent être que des images de sang et de mort – le film ajoute des images d’archives qui nous permettent de revoir le soulèvement de la jeunesse d’Alep, les manifestations du début de la révolution. Des images d’espoir même si très vite la répression se met en place.

Il y a aussi des images de bonheur, comme celles du mariage de Waad et Hamza ou de la naissance de Sama. Mais ce qui domine ce sont des images qui peuvent être parfaitement insoutenables, comme cette longue séquence où arrive à l’hôpital une femme blessée. Elle est enceinte de 9 mois. Il faut pratiquer une césarienne pour tenter de sauver l’enfant. Mis au monde, il ne respire pas. Alors le médecin le frotte, le secoue, le frotte encore et encore, sans arrêt, sans renoncer une seconde. Longtemps, très longtemps. Et le miracle se produit. L’enfant ouvre les yeux et pousse son premier cri. La mère aussi sera sauvée. Ce dénouement heureux condense toute la force du film. Et comment il faut être confronté à l’horreur pour pouvoir donner vie à l’espoir d’un autre monde.

Parmi les films de guerre, et en particulier, ceux tournés en Syrie, Pour Sama est sans doute un des plus durs, celui qui secouera le plus les spectateurs. Mais c’est aussi qui affirme le plus la nécessité du cinéma documentaire. Au-delà de l’hommage qu’il rend aux combattants de la révolution et aux médecins et secouristes qui affrontent quotidiennement la souffrance et la mort, c’est aussi un hommage aux cinéastes, ceux qui risquent leur vie pour filmer la guerre, sous les bombes. Grâce aux images de Waad, Alep détruite restera quand même vivante.

Ce film a obtenu l’œil d’or au festival de Cannes 2019.    

A COMME AUTISME – Folie

Quelle folie, Diego Governatori, 2018, 87 minutes.

Quelle folie, tout simplement. Sans ponctuation. Sans point, d’exclamation ou d’interrogation. Un titre sec, qui pourrait se comprendre comme étant simplement descriptif.

Quelle folie ? demanderait qui est fou, et partirait à la recherche de ses manifestations, de ses traces. Chez les autiste par exemple, ou dans la foule passablement éméchée poursuivit pat des taureaux.

Quelle folie ! Pas vraiment admiratif. Plutôt désabusé. Chacun étant renvoyé à la part de déraison en soi.

La folie ne serait donc pas là où l’on croit. Pas chez les autiste en tout cas.

Filmer un autiste est particulièrement risqué. Ici à l’évidence, la présence de la caméra – et du micro, que l’on voit au moins une fois dans un plan – délie la parole, ouvre ce flot de mots, de phrases, qui semble ne pas devoir s’arrêter. Qu’en retenir ? Une définition de l’autisme ? Le personnage –Aurélien, mais son nom n’est jamais prononcé – se déclare autiste, se revendique autiste. Il parle de lui, avec sincérité. Du moins, il ne se pose pas en comédien. Bien que dans la rue, le fait d’être filmé, d’être suivi – poursuivit  – par une caméra, peut le faire passer pour une célébrité (comme deux jeunes filles admiratives le lui disent). Mais l’autisme – le vécu d’Aurélien – est bien difficile à cerner, à faire entrer dans une phrase. Alors, au fil du film, il y a des mots qui surgissent, qui reviennent parfois, sans insistance explicite, mais qui s’imposent.

Le mot différence, en premier lieu. Cette différence qu’Aurélien affirme, revendique. Et puis, solitude, souffrance, handicap, « aberration absolue ». La violence été l’exclusion du monde des hommes.

L’autiste est « un humain qui n’est pas un être humain ».

Des formules, des citations. Lacan (« les autistes se comprennent eux-mêmes »), Nietzsche (« la folie est chose rare chez les individus, mais chez les groupes, les partis, les peuples, l’époque, c’est la règle »). Et Flaubert comme exemple type de cette difficulté de s’exprimer, de communiquer, de rencontrer les autres.

Pourtant, Aurélien dialogue avec le cinéaste. Il répond à ses questions. Il reprend ses propositions. Ou les contourne. Il partage quelque chose avec lui. La différence d’avec les autres ? Le projet du film en tout cas, vécue comme une sorte de thérapie sauvage, peut-être. Un film qui ne peut lui qu’affirmer sa différence, son originalité, au risque d’être marginalisé, laissé sur la touche, ne pas dépasser le succès d’estime critique ou l’enthousiasme éphémère des festivals.

Le film pourtant ne se contente pas de filmer la parole d’Aurélien. Il offre un véritable travail sur les images. Les lieux où la parole d’Aurélien est recueillie, le sol, aride, nu, dans la première partie du film surtout. Et puis les éoliennes, et les ombres mouvantes des grandes pâles. Mais c’est surtout dans le filmage de la « San Fermin » à Pampelune, que la virtuosité du cinéaste est le plus sensible.

Pampelune et ses taureaux. Cette foule, compacte mais aussi très mouvante, où la chemise noire d’Aurélien contraste fortement avec la tenue « officielle », blanche avec un foulard et une ceinture rouge. Il fait chaud. Le vin, le coca, la bière, coulent à flot. Et l’on en vient à s’asperger avec tous les liquides disponibles. Une fille montre ses seins avec un grand sourire. Un vacarme assourdissant, qu’Aurélien tente de fuir lorsqu’il lui devient insupportable. Alors le cinéaste filme les façades des bâtiments. Des contre-plongées verticales où la portion de ciel qui reste visible est particulièrement réduite. Il n’est pas possible, pour Aurélien, de briser le mur qui le sépare des autres.

« Il faut que je me calme » répète plusieurs fois Aurélien. Est-ce possible à Pampelune, lors de la San Fermin, où il le jeu consiste à éviter les cornes du taureau (tous ne réussissent pas) ou à se montrer plus fort que lui en l’immobilisant quelques secondes.

Oui, la folie existe.

E COMME ECOLE- Filmographie

Une sélection de film traitant du système scolaire, de la maternelle jusqu’au collège et au lycée. Plus que les méthodes pédagogiques, c’est la vie des élèves qui intéresse le plus les cinéastes. Les classes spéciales ne sont pas oubliées, celle où on apprend le français quand on vient d’arriver dans le pays ; celles aussi où on essaie de « raccrocher » ceux que l’école n’intéresse plus ou ne les a jamais intéresser. Tous se posent la question de leur avenir. L’école peut-elle contribuer à les faire entrer dans un monde où il fait bon vivre? Où le bonheur ne sera plus un vain mot. L’école permet-elle encore aux enfants de rêver?

Ce n’est qu’un début, Jean-Pierre Pozzi et Pierre  Barougier, 2010, 95’.

La philosophie à l’école maternelle. Une fois par semaine, avec un rituel bien établi, des débats où les enfants prennent la parole à tour de rôle.

La Chasse au Snark, François-Xavier Drouet, 2013, 100’.

En Belgique, un établissement privé qui accueille des adolescents en rupture avec le système scolaire.

La Chine est encore loin, Malek Bensmaïl, Algérie, 2008.

La vie d’une école de campagne, quelque part dans les Aurès, pendant une année scolaire.

Comment j’ai appris à détester les maths, Didier Peyron, 2013, 105’.

L’enseignement des mathématiques pourrait faire que tout le monde les comprenne et réussisse suffisamment por ne plus être discriminé dans le système scolaire.

La Cour de Babel, Julie Bertuccelli, 2014, 88’.

Une année dans une classe d’accueil pour primo-arrivants dans un collège parisien. La nécessité de l’apprentissage de la langue.

Demain l’école, les innovations dans le monde, Castaignède Frédéric, 2018, 52′

De Singapour à la Finlande, de la France aux Etats-Unis, quels sont les systèmes les plus performants ? Les nouvelles technologies sont-elles indispensables ou nuisent-elles à l’apprentissage ? Une autre école est-elle possible ?

Dis maitresse, Jean-Paul Julliand, 2015, 65’.

La première année de scolarité des enfants avant trois ans. La découverte du monde scolaire donc. Les principales activités qui sont proposées, tout ce qui vise un développement sensoriel, moteur, intellectuel, avec en filigrane permanent la dimension sociale de cette vie collective si différente de la vie familiale.

Ecchymoses, Fleur Albert, 2008, 101’.

L’activité au jour le jour, d’une infirmière de collège dans le Jura. Une écoute, attentive et patiente, chaleureuse et compréhensive. Une première aide pour éviter le pire.

Enfants valises, Xavier de Lauzane, 2013, 86’.

         Une année dans une classe d’accueil pour adolescents arrivés en France depuis peu et pour qui il est indispensable d’apprendre le français.   

Être et avoir, Nicolas Philibert, 2002, 104’.

Une année dans une classe unique (de la maternelle au CM2) en Auvergne. Des enfants de 4 à 11 ans. Du premier apprentissage de la lecture à la préparation de l’entrée en sixième. Un maître omniprésent, son amour de son métier et des enfants.

Examen d’Etat, Dieudo Hamani, 2014.

La fin de la scolarité en Afrique . Etre reçu à l’examin àn tout prix. Et pour cela, tous les moyens sont bons.

Les graines libres, éducation en transition,  MélodieTribourdaux , 2018, 60’.

Une éducation bienveillante, où l’apprentissage devient vie. En référence à Maria Montessori

Grands comme le monde, Denis Gheerbrant, 1998, 91’.

Un collège à Gennevilliers, le quotidien de l’établissement et une classe de cinquième suivie pendant un an. Dans leur dialogue avec le cinéaste ces pré-adolescents évoques leur scolarité, mais aussi leurs conditions de vie, leur perception de l’adolescence, la question de la religion et de la violence.

Je dis donc je suis, Marie Bonhommet, 2018, 63′.

La classe d’une professeure de français à Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, prépare un concours d’éloquence. Il s’agit avant tout d’apprendre à penser librement, à argumenter, à avoir confiance en soi.

A kind of magic, Neasa Ni Chiain et David Rane, Irlande, 2017, 99’.

En Irlande, l’internat de Headfort, la dernière année d’exercice de Jon et Amanda Leyden, qui depuis plus de 40 ans, apprennent aux enfants à aimer l’école

Les lucioles, Bérangère Jannelle, 2017, 57’.

         La préparation d’une action poétique dans un centre commercial d’une ville de province. Mais nous suivons aussi les temps d’apprentissage et d’expression dans des débats particulièrement vivants.

Récréations, Claire Simon, 1993, 54’.

La cour de récréation d’une école maternelle, où les petits sont filmés en dehors de toute relation aux adultes. Leurs jeux, leur parole et leurs relations souvent marquées par la violence.

Les Semences de notre cour, Fernanda Heinz Figueiredo, Brésil, 2012, 115’.

Une école maternelle à Sao Paulo. Un film à hauteur des enfants, qui sont ici respectés dans leur personnalité, ce qui leur permet de grandir de façon harmonieuse, fondement de la pédagogie développée par la fondatrice de l’école.

Sur le chemin de l’école, Pascal Plisson, 2013, 75’.

Le film se centre sur le parcours des écoliers pour aller en classe. Au Kenya, en Patagonie, au Maroc, en Inde. Les trajets, effectués à pied,  peuvent être longs et dangereux. Souvent des leçons de courage et de persévérance. Ici, l’école est sans doute le seul moyen d’échapper à la misère.

Un parmi les autres, Pierre de Nicola, 2012, 78’.

Défense et illustration du métier de rééducateur œuvrant au sein de l’école pour conduire sur le chemin des apprentissages des enfants qui n’en voient ni la nécessité ni la possibilité.

Vie scolaire, Schaeffer Clélia, 2018, 52’.

Dans le bureau de la CPE (Conseillère Principale d’Education) il est question d’absences, d’orientation et de laïcité. De colères et d’injustices, de mensonges, de bagarres, de doutes et d’aspirations…Des questions d’adolescence.