P COMME PALESTINE – Gaza bombardée.

Plomb durci, Stephano Savona, 2009, 80 minutes.

Début janvier 2009, dans la bande de Gaza. Cela fait déjà une dizaine de jours que les bombardements israéliens de l’opération baptisée « Plomb durci » sèment la désolation et la mort. Une situation chaotique que va filmer Stephano Savona, au cœur même de l’événement, au plus près de cette population meurtrie.  Mais il filme en véritable cinéaste et non en journaliste. Et son film n’a rien d’un reportage.

D’abord parce qu’il ne filme pas les bombes. On entend bien dans la bande son des explosions d’obus. On voit bien, au loin, des colonnes de fumée. Mais justement elles sont au loin. Les bombes tombent sur des maisons, des immeubles, où n’est pas le cinéaste. Et s’il n’y est pas, ce n’est pas par peur, ou pour se protéger. C’est plus simplement parce que son projet n’est pas de filmer les bombes. Ni les avions qui les larguent d’ailleurs. Si on entend leur grondement, ils restent aussi hors champ. Rendre compte de la guerre, ce n’est pas seulement filmer les armes et le feu des armes.

Savona filme le peuple de Gaza. Ces Palestiniens qui comptent leurs morts et leurs blessés. Ces hommes et ses femmes qui ont tout perdu dans la destruction de leur maison, qui racontent comment ils ont dû fuir de leur maison pour ne pas être ensevelis sous les décombres. Il filme les adolescents qui errent dans les décombres pour montrer les dégâts, ou pour récupérer ce qui peut l’être encore. Tous sont hagards, perdus dans leur ville qu’ils ne reconnaissent plus, qu’ils ne peuvent plus reconnaître.

Par deux fois, dans son film, et dès la première séquences, Savona nous fait entendre le discours officiel israélien, une tentative de justification de leur action contre Gaza, contre le Hamas. Le peuple palestinien n’est pas l’ennemi d’Israël, nous assure-t-on, et l’armée israélienne fait tout son possible pour ne pas causer de dommage aux civils. Tout le film de Savona montre simplement la dimension dérisoire – le cynisme – d’une telle déclaration.

Et le film accumule les vues de décombres, d’immeubles éventrés, de maisons réduites à un tas de pierre. Reste-il dans Gaza une seule habitation debout ? Dans le film de Nicolas Wadimoff, Aisheen, still live in Gaza,  tourné lui aussi dans Gaza au lendemain de l’opération « Plomb durci », il reste encore en vie quelques animaux dans le Zoo et dans le parc d’attraction un des manèges peut être remis en état de marche. Dans le film de Savona rien de tel. Gaza semble simplement raillée de la carte.

Il y a beaucoup d’enfants à Gaza et Savona les filme souvent en gros plans, montrant leur tristesse, leur impuissance, leur colère et leur révolte contenues. Auront-ils d’autre choix, dans leur avenir, que d’entrer eux-aussi en résistance ?  

Dans une séquence particulièrement émouvante, la caméra s’arrête un long moment sur un petit, tout juste deux ans peut-être, qui regarde le ciel hors champ, parce qu’il entend, comme nous, le bruit d’un avion. Une cible si facile.

Sur Samouni road du même Stephano Savona lire G comme Gaza

M COMME MARGINAUX

Sous le niveau de la mer, Gianfranco Rosi, Italie, 2008, 119 minutes.

         Le lieu où est tourné ce film a-t-il pour nom « nulle part » ? La formule est facile, trop facile. Ce lieu existe bel et bien, un désert quelque part en Amérique du côté de la Californie. Un désert dont la caractéristique est de culminer à 35 mètres au-dessous du niveau de la mer. Un désert qui devrait donc être recouvert par les eaux et dont l’existence est en soi un paradoxe. Paradoxe renforcé par le fait que ce désert sans nom dans le film est un désert habité. Se retrouve là en effet, de façon non concertée, toute une foule de marginaux, de solitaires, ayant fui la société ou en ayant été chassé, et qui vivent  là, dans des conditions matérielles souvent problématiques, sans eau et sans électricité, qui sous une tente, qui dans un bus aménagé ou dans n’importe quel autre véhicule pouvant contenir de quoi dormir. De toute façon, si le vent ne soulève pas trop le sable, ils vivent aussi dehors, dans de petits campements improvisés.

         De toute façon, aucun de ces « SDF » ne cherche le confort. Avoir de quoi se déplacer et pouvoir joindre par téléphone un proche, un membre de la famille à qui laisser un message puisqu’il ne répond pas, est largement suffisant. S’il n’y a pas de point d’eau, l’approvisionnement est quand même assuré par les services de … qui possède une citerne. A part cette donnée matérielle, le film ne s’arrête guerre sur la façon dont ils se nourrissent. Leur présence dans ce désert dit assez en elle-même leur détachement de la dimension matérialiste de la vie.

         Entrant peu à peu, par petite touche successives, dans leur intimité, le cinéaste rassemble les pièces éparses qui pourraient expliquer comment et pourquoi ils sont arrivés là. L’explication peut être simple : en ville dormir dans un parc est illégal. Ici au moins, aucun policier ne viendra vous embêter. Ce type de revendication, quelque peu anarchisante n’est pourtant pas le leitmotiv de discours tenus à la caméra. Ceux qui vivent là ne forment pas une communauté. Ils vivent les uns à côté des autres et peuvent très bien s’ignorer. Ils ne partagent pas forcément les mêmes idées. Chaque parcours de vie est original, et la dimension chorale du film nous laisse la tâche d’essayer de reconstituer le puzzle même si, le plus souvent, il manque toujours une ou deux pièces. Au fond, leur seul point commun, c’est d’être là, dans ce lieu improbable et d’avoir quitté, provisoirement ou définitivement la vie « civilisée ». Définitivement ? La plupart ne se posent pas la question. Le film se contente de montrer ce qu’ils sont maintenant. Et c’est déjà beaucoup.

         Les portraits que dessine le film constituent une galerie d’individualités originales, toujours surprenantes, dès que l’on va, comme le fait Rosi, un peu plus loin que la première apparence. A côté du porteur d’eau, il y a la coiffeuse qui essaie de redonner une beauté à des visages vieillis ;  il y a la docteure qui soigne aussi les chiens. Ceux qui n’ont pas de fonction plus ou moins professionnelle ont quand même leur surnom qui souligne leur spécificité. Le degré d’empathie du cinéaste avec ceux qu’il filme que le spectateur ne peut que trouver un côté attachant à chacun. Malgré cela, le film ne nous présente pas un mode de vie idyllique. Visiblement la solitude pèse à certains. Et la dernière partie du film est entièrement consacrée à la tentative de rencontre entre deux d’entre eux. Peuvent-ils vivre ensemble ? Former un couple ? Elle lui reproche le désordre et la saleté de son bus. Et s’il décide de raser sa barbe hirsute, cela ne sera peut-être pas suffisant pour la convaincre.

         Sous le niveau de la mer est un bon exemple de l’évolution actuelle du cinéma direct. S’immergeant dans une réalité peu commune, il ne se contente pas de la faire découvrir à la manière d’un reportage. Il en explore les différentes facettes et nous en montre, au final,  la dimension universelle.

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R COMME RADIO

La Maison de la radio, Nicolas Philibert, 2013 ? 103 minutes.

            Les passionnés de radio sont comblés. Tous ceux qui supportent mieux les embouteillages et la longueur du trajet pour se rendre au travail parce qu’ils ne sont plus seuls dans leur voiture. Tous ceux qui sont accros à l’info et qui doivent savoir tout ce qui se passe dans le monde au moment même où cela se passe. Tous ceux qui meublent leur solitude avec les voix qu’il y a dans le poste. Tous ceux qui sont passionnés de musique, de sport ou de littérature. Et tous ceux qui, tout simplement, aiment les contacts humains, les découvertes, la connaissance et toute forme de loisirs. C’est à ces milliers d’auditeurs de radio, si différents les uns des autres que s’adresse le film. Même si on ne les voit jamais à l’image, ils sont bien présents à chaque plan, puisque c’est pour eux que sont faites les émissions.

            Le film de Nicolas Philibert nous fait découvrir l’envers du décor, les coulisses de cette grande maison qu’est la « maison ronde ». Il nous fait découvrir les couloirs et les studios, tous les studios. Il nous invite clandestinement dans les comités de rédaction du journal parlé. Il nous fait suivre les répétitions du cœur de Radio France, nous fait assister à l’enregistrement d’une pièce radiophonique, ou à l’interview d’un écrivain célèbre. Rien de ce qui constitue la diversité des émissions de l’ensemble des chaînes de Radio France, de France Inter à Radio Bleue Ile-de-France, de France Culture à France Musique et France Info, rien ne semble laissé de côté, sauf la publicité. Mais nous sommes dans le service public et il ne saurait être question, ici, de publicité clandestine. La seule promotion que fait le film, c’est celle de la radio.

            Avec La Maison de la radio, Nicolas Philibert est au sommet de son art. La méthode employée dans ses films précédents est ici particulièrement efficace. Pas de commentaire, pas d’explication, pas d’interview, nous sommes plongés au cœur de la vie des studios, au plus près de ceux qui travaillent, sans oublier les serveurs qui apportent café et jus d’orange aux invités du matin. Le montage est particulièrement précis et rigoureux. Chaque plan est calibré au cordeau dans sa durée : suffisamment long pour nous laisser le temps de percevoir le sens de l’activité qu’il nous dévoile ; mais pas trop pour ne pas nous plonger dans un confort trompeur. Certaines coupures cut sont d’ailleurs conçues pour bousculer ou stimuler le spectateur. Nicolas Philibert ne manque pas d’humour lorsque par exemple la caméra s’attarde dans le jeu des 1000 euros sur le candidat qui réfléchit à la question posée, qui hésite, trépignant sur place. Trouvera-t-il ? Le temps s’écoule. Non, il ne sait pas. Et nous nous plus, puisque nous passons à autre chose avant que la réponse ne soit donnée.

            La radio est un média de proximité et souvent d’immédiateté. C’est ce que nous montre essentiellement le film. En montrant l’ambiance de travail toujours détendue malgré la fatigue parfois, mais où la concentration est évidente, Nicolas Philibert nous donne une vision d’une certaine perfection professionnelle. Ici, pas de conflit, pas de revendication, le cinéaste a fait le choix de ne montrer aucun rapport hiérarchique. D’où la patience, la patience de tous ces soldats du son, à l’image de ce travailleur solitaire qui la nuit va enregistrer les bruits de la forêt.

            Nicolas Philibert a réussi à rendre le son photogénique. Il ne filme pas le son à proprement parler. Une telle expression peut-elle d’ailleurs avoir du sens ? Il filme la communication, s’attarde sur les visages. Mais les micros sont toujours présents à l’image, les micros mais aussi les téléphones portables et les ordinateurs. Comme tout média, la radio a sa technologie propre. Sa présence est constante. Mais le film n’en fait jamais une démonstration. Il se contente de la rendre visible, ce qui, après tout, est le rôle du cinéma.

P COMME PALESTINE -Filmographie

Des cinéastes palestiniens, israéliens ou européens. Des images de guerre, de destruction, de souffrance, de mort. L’occupation avec l’omniprésence des soldats et des check-points. Un peuple qui, malgré tout, continue à vivre. Résistance et résilience.

Sélection (très partielle).

Aisheen. Still live in Gaza, Nicolas Wadimoff

Ana Falastine, Mourad Fallah

L’Apollon de Gaza, Nicolas Wadimoff

L’Arène du meurtre, Amos Gitai

L’Attentat, Simone Bitton

Le char et l’olivier, une autre histoire de la Palestine, Roland Nurier

Cinq caméras brisées Emad Burnat et Guy Davidi

Comment j’ai appris à surmonter ma peur et à aimer Ariel Sharon, Avi Mograbi

Derrière les fronts. Résistance et résilience en Palestine, Alexandra Dols

D’une seule voix, Xavier de Lauzanne

Les Enfants de Chatila, Maï Masri

Les Enfants du feu,  Maï Masri

Entre les frontières, Avi Mograbi

Gaza, Garry Keane, Andrew McConnell

Gaza by her, May Odeh, Riham Al Ghazali

Gaza calling, Nahed Awwad

Gaza, les enfants du retour, Emmanuelle Destremau

Gaza-Strophe, Palestine, Samir Abdallah

The Gatekeepers, Dror Moreh

Genet à Chatila, Richard Dindo

Le Grand Partage- La Palestine sous le mandat britannique, 1917-1947,  Jakob Schlüpmann

Hamlet en Palestine, Nicolas Klotz et Thomas Ostermeier

Jaffa. La Mécanique de l’orange, Ayal Sivan

J’aimerais qu’on sème en Palestine, Christophe Jarosz

Le Jardin de Jad, Georgi Lazarevski

Journal de campagne, Amos Gitai

Un long été brûlant en Palestine,  Norma Marcos

Mur, Simone Bitton

La Palestine, de fil en aiguille, Carol Mansour

Palestine, histoire d’une terre – 1) 1880-1950 – 2) 1950-1991, Simone Bitton

Plomb durci, Stephano Savona

Pour sama , Waad Al-kateab 

Rachel, Simone Bitton

Pour un seul de mes deux yeux, Avi Mograbi

Rêves d’exil, Maï Masri

Route 181 – Fragments d’un voyage en Palestine-Israël,  Michel Khleifi, Eyal Sivan

Rue Abu Jamil – Au cœur des tunnels de Gaza, Stéphane Marchetti et Alexis Monchovet

Samouni road, Stephano Savona

Valse avec Bachir, Ari Folman

Vis-à-Vis : Eyal et Jawad – L’Heure du dialogue Israël et Palestine, Patrice Barrat, Kim Spencer.

Z 32, Avi Mograbi

 

P COMME PALESTINE – Cisjordanie.

Journal de campagne, Amos Gitai, 1982, 83 minutes.

Dès son premier plan, un texte en surimpression sur les images présente le film : « Il décrit l’occupation de la bande de Gaza et de la Cisjordanie, puis l’invasion du Liban, par l’armée israélienne. » Et plus loin : « Notre objectif est de montrer comment l’occupation se traduit sur le terrain et d’examiner rétrospectivement les motivations qui se cachent derrière l’invasion du Liban et les événements qui l’ont suivie ».

         L’occupation de la Cisjordanie, c’est d’abord la présence de l’armée. Par groupe de trois ou plus, les soldats en armes marchent dans les rues. Patrouille ? Promenade ? Surveillance ? Le cinéaste et son équipe les suivent, à la trace pourrait-on dire. Le film est un long voyage, une sorte de déambulation en voiture, dans les villes, dans les campagnes. En longs plans séquences, nous voyons défiler le paysage, les murs des maisons, toujours filmés de côté, par une fenêtre latérale du véhicule, jamais de face à travers le pare-brise. Lorsqu’ils rencontrent des soldats, ils les accompagnent au ralenti, le plus près d’eux possible. Parfois ils semblent ne pas s’apercevoir qu’ils sont suivis. Le plus souvent ils font comme si ça ne les dérangeait pas. Mais toujours ils voudraient bien se débarrasser de cette caméra gênante. Le cinéaste ne cédera jamais à leur demande, à leur ordre, à leur menace, à leur violence. « Ne filme pas » est la première parole entendue dans le film. Mais tant qu’elle reste en état de marche, quelles que soient les pressions physiques exercées sur celle qui la tient (c’est bien une femme dans l’équipe de Gitai), la caméra continue son travail. Un cinéaste engagé ne renonce pas à son projet au premier ordre militaire qu’il reçoit.

         Cette opposition entre l’armée et le cinéma – on devrait dire cette lutte, ou même cette guerre – se concrétise dans la deuxième séquence du film, avant même d’inscription du titre sur l’écran. Un incipit fort, où domine ce qui deviendra l’image emblématique du cinéma en temps de guerre, de sa présence sur le terrain même des opérations militaires : la main du soldat qui se pose sur l’objectif de la caméra pour réduire l’image au noir. « Ne touche pas à la caméra » hurle Gitaï. Le rapport de force n’est pas en sa faveur. Mais il ne cédera pas un pouce de terrain. La femme qui tient la caméra esquivera par deux fois la main qui s’approche ou ces objets que le soldat veut appliquer à l’objectif

.

         La scène est filmée devant la maison du maire de Naplouse, où une délégation des membres du Mouvement israélien pour la paix est venue lui manifester son soutien. Il vient d’être victime d’un attentat qui lui a couté ses deux jambes. L’armée est là pour contrôler la situation. Immédiatement l’équipe du cinéaste les dérange. La caméra d’ailleurs beaucoup plus que le micro et le magnétophone. Pourtant sans le son, si l’on n’entendait pas les ordres donnés (« dégage ») et les tentatives de négociation de Gitai, la scène ne serait pas aussi significative. « Pas de violence » insiste le cinéaste. Pourtant la caméraman (Nurith Aviv) sera bousculée, agressée physiquement. Mais elle ne cédera pas. Et les images chaotiques qu’elle nous livre sont les preuves à charge d’un dossier qui au long du film ne fait que s’alourdir.

         Une bousculade pour empêcher la caméra de tourner, il y en a une autre dans la séquence suivante. Cette fois ce n’est plus l’armée qui est sur la sellette, mais le contremaître, d’une exploitation de fraises. Pour lui, filmer les ouvrières palestiniennes au travail est interdit et il s’opposera par la force à ce que le cinéaste rencontre ces femmes. L’occupation de la Cisjordanie, c’est donc aussi l’exploitation par le travail. Comme c’est l’implantation des colonies, l’expulsion des palestiniens de leur terre, l’arrachage des oliviers au bulldozer la nuit. L’invasion du sud Liban sera montrée de la même façon, par de longs travellings sur les villes dévastées, les maisons et les immeubles en ruine, et les campements de fortune des réfugiés, avec en fond sonore les actualités déversées par la radio israélienne. Au Liban, Gitai ne filme pas la guerre en train de se dérouler. Il en saisit les traces, les plaies avant qu’elles ne se referment, pour ne pas oublier.

         Le film revient sans cesse sur les soldats israéliens, essaie de leur donner la parole, de les faire s’exprimer sur leur présence en Cisjordanie et leur vision de l’avenir du conflit. Pas facile, tant ils se méfient de la caméra. Pourtant Gitai arrive à obtenir des prises de positions, radicales, fondamentalement opposées. Est-il possible de réconcilier arabes et juifs ? Pour les uns, il faut chasser les arabes de cette terre. Le discours de Begin, alors premier ministre, lors d’une cérémonie militaire organisée dans le désert de Judée est nettement du côté de cette violence. Cet extrémisme n’est pas partagé par tous. Il y a même un soldat pour affirmer que la seule solution c’est de rendre les territoires. Le film tranche-t-il ? Quand il montre les ravages de la guerre, le cinéaste n’est certes pas du côté de la violence. D’ailleurs la fin du film revient à Naplouse, chez ce maire dont l’optimisme est sans faille. Reste que si des palestiniens peuvent encore récolter du blé sur leur terre, d’autres ne peuvent compter que sur la distribution de vivre par l’ONU dans leur camp de réfugié. La juxtaposition de ces deux plans ne peut que donner à réfléchir.

A COMME ABECEDAIRE – Claire Simon.

Adolescents

Ils sont tous habillés sur le même modèle (Jeans et baskets), ils ont tous des écouteurs dans les oreilles et leur smartphone à la main, ils écoutent sans doute la même musique et aime la danse. Ils ont les mêmes interrogations, les mêmes inquiétudes, les mêmes envies, les mêmes désirs.

Amour

L’été dans le sud de la France, le temps des vacances, une rencontre et les premiers émois amoureux, qui seront interrompus par la rentrée.

Bois

Tout près de Paris, à Vincennes, pour oublier la fureur de la ville.

Ecole

Dans la cour de récréation, en l’absence des adultes, les enfants de maternelle expriment dans leurs jeux leur créativité, et leur violence.

Entreprise

Tout faire pour sauver son entreprise, coûte que coûte.

Fémis

Y entrer est une véritable course d’obstacle, une épreuve particulièrement éprouvante pour les candidats et qui n’est pas vraiment une partie de plaisir pour le jury.

Fiction

Toute une partie de son œuvre.

Gare

En dehors des voyageurs qui ne font qu’y passer, il y a les habitués, ceux qui y travaillent et ceux qui n’ont pas d’autre lieux pour passer leurs journées ou leurs nuits.

Lussas

Un village en Ardèche, devenu capitale mondiale du cinéma documentaire.

Médecine

Prendre sa retraite, pour un médecin de campagne, pas si facile. Il faut trouver un remplaçant et le faire accepter par ses patients.

Planning familial

Un lieu d’écoute, de confidence, pour soulager l’inquiétude, l’angoisse même.

Portrait

Une femme qui sait se faire respecter par les hommes. Un portrait intimiste.

Solitude

Celle des adolescents, dans leur lycée, mais surtout dans leur famille.

Transmédia

La gare du nord à paris, une fiction, un documentaire et un webdocumentaire.

Websérie

Les Etats généraux du documentaire, la plateforme de VOD Tënk, La vie du village, en 18 épisodes.

E COMME ENTRETIEN – Fabienne Le Houérou

Le cinéma scientifique, pouvez-vous nous en présenter les démarches et les méthodes ?

Dans mes travaux j’évoque le terme de cinéma à intention scientifique, plus précisément. Car il faut bien l’avouer, d’emblée, le cinéma scientifique obéit aux mêmes règles que les autres cinémas. Il demeure soumis aux lois imposées par la perspective et la narration visuelle procède également d’une logique du récit avec ses contraintes  spatio-temporelles. Il est également en étroite liaison avec son écriture esthétique or depuis des siècles d’académisme et notamment l’impact de la pensée platonicienne tout ce qui est beau ou relève d’une volonté de faire beau est suspect aux yeux de la pensée et de l’académisme scientifique. Cette notion de beau est un concept clef. C’est parce que toute œuvre cinématographique traduit une subjectivité du beau que l’académisme a longtemps mésestimé le langage des images, jugé subjectif par excellence. Cette subjectivité est au cœur de la polémique pour faire science ou pas. J’ai beaucoup écrit sur la subjectivité de la science notamment en coordonnant des numéros de revues: (https://journals.openedition.org/e-migrinter/748; https://www.persee.fr/issue/cllum_1763-4261_2011_num_8_1; https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-01374752/document et surtout la direction du numéro qui questionnait la place de l’émotion  dans l’érudition http://scienceandvideo.mmsh.univ-aix.fr/numeros/1/Pages/default.aspx

«Lorsque j’avais proposé de diriger une publication sur les relations ambivalentes entre les exigences d’érudition de la recherche et l’implication émotionnelle du cinéma documentaire, de nombreux collègues semblaient interloqués par cette association. Or le questionnement lié à la compatibilité de la science avec les données subjectives qui entourent sa production est loin d’être nouveau. L’interrogation est constante depuis les débuts de l’anthropologie visuelle, et les premiers films de Jean Rouch sont déjà des témoignages de cette tension entre connaissance et affects.

Les films scientifiques n’arrivent pas à se démarquer ou à se détacher de formes visuelles esthétisantes et cet ancrage dans le beau est le signe manifeste de la présence d’une certaine subjectivité. Tant le beau, même comme produit construit d’une société donnée, échappe. Ce que d’aucuns appellent la magie du beau n’est rien d’autre qu’une expression de l’énergie subjective qui se dérobe à son producteur lui-même. Les peintres le disent assez souvent lorsqu’ils évoquent le processus créatif, en soulignant à quel point entraînés par la couleur, leur propre œuvre les déborde. Cette absence de contrôle est opposée aux exigences cartésiennes du travail scientifique qui requiert une approche rationnelle du savoir et surtout l’application de certaines lois comme celle de la démonstration par la preuve.

Nous pouvons retrouver la justesse d’un raisonnement et le justifier alors qu’il est beaucoup plus difficile d’établir la beauté d’une chose. Nous savons que les objets sont beaux sans pour autant être capables de rentrer dans une explication savante. Là réside toute la difficulté des discours sur l’art, qui ne sont que des mises en organisations rationnelles d’un objet qui par essence ne l’est pas.

Le cinéma dit « scientifique », tel qu’il a été conçu à ses origines, est un cinéma éminemment irrationnel, puissamment émotif et qui, grâce à cette puissance, transmet un savoir inédit par une expression formelle qui déconcerte encore les Sciences Humaines, malgré les avancées des neurosciences et des travaux sur les zones du cerveau (Maclean, 1984) [1]. Des expériences qui ont maintenant plus de 20 ans demeurent souvent boudées par les Sciences Humaines, alors même que les résultats de ces travaux sont le produit d’une expérimentation administrant la preuve.

Les neuroscientifiques ont démontré depuis les travaux de MacLean, largement diffusés au sein du grand public, que l’on n’apprend jamais autant que lorsque les affects sont sollicités dans le processus cognitif. L’expérimentation s’est produite dans le milieu éducatif afin de démontrer que les professeurs qui étaient appréciés étaient également ceux qui arrivaient à obtenir auprès de leurs élèves les meilleurs résultats scolaires. Bien sûr, nous n’avions pas attendu les neurosciences pour le saisir empiriquement (Socrate ne le savait-il pas déjà ?). Les travaux des chercheurs ont simplement apporté des preuves mathématiques sur les probabilités de cette hypothèse.

Dans les films à caractère didactique, notamment sur la possession et la compréhension de la transe, on saisit très vite à l’image la proximité de Jean Rouch avec les êtres filmés. D’aucuns ont également parlé de fusion quasi charnelle entre les possédés et Jean Rouch, lui-même possédé par son sujet. Cette symbiose entre sujet filmant et sujet filmé ouvre un espace de compréhension qui fait du film un véritable outil de connaissance » (Le Houérou, 2008) : http://scienceandvideo.mmsh.univ-aix.fr/numeros/1/Pages/Le-Houerou-n1-2008.aspx)

La revue que je dirige depuis 2008, Science and Video, intitulait son premier numéro «Entre émotion et érudition: le cinéma d’enquête ».  Depuis la revue revient souvent sur cette question des émotions comme «souillure» de la pensée scientifique ou comme véhicule privilégié de la connaissance. Mon point de vue -défendu depuis mes premiers films- est de démontrer que l’empathie du scientifique, sa compréhension humaine d’un phénomène objectivé est fondamental pour la découverte . La vie scientifique va au delà de la vie des institutions et de la doxa.  Les résultats scientifiques dépassent largement l’organisation de la science par les politiques gouvernementales. En bref , ce que je tente de démontrer c’est que la subjectivité de l’acteur scientifique est son meilleur allié mais également son meilleur ennemi. Aussi pour reprendre mon idée du début c’est l’intention de connaissance qui fait d’un film son caractère scientifique ou pas. Il y a là une ambition qui n’est pas celle du journaliste car le cinéma du scientifique se moque du buzz, de l’audimat mais entend faire découvrir, par les images, les observations du chercheur sur son terrain.  Il est question d’un cinéma d’observation qui s’étale sur la durée. J’ai mis quatre ans, par exemple, à réaliser mon dernier film. Cette notion de durée est fondamentale. C’est une méthode de travail qui façonne les résultats.

Vous avez beaucoup travaillé dans le domaine du film ethnographique. Est-ce un domaine privilégié pour le cinéma ?

En raison même de l’utilisation de la caméra par les ethnologues au début de la discipline et aux débuts du cinéma, à l’aube du vingtième siècle, nous pouvons affirmer que cette discipline a été fondatrice dans l’utilisation des images  et des progrès du cinéma documentaire. La caméra comme outil privilégié de la connaissance du monde est très vite adoptée par les ethnologues. Les premiers films de Margaret Mead, à  Bali, sont essentiels. On la voit sur son terrain avec son casque colonial en train de filmer. « Childhood Rivalry In Bali » (1936-1938) est un chef d’œuvre https://www.youtube.com/watch?v=gITZEVAc8DY. On évoque rarement les femmes comme précursives et novatrices or, dès les débuts du cinéma, les femmes sont présentes avec toute leur créativité.  C’est vrai pour le cinéma de fiction avec Alice Guy, mais c’est vrai également avec Margaret Mead dont on parle assez peu . Les hommes parviennent mieux à tirer la couverture et la lumière sur eux.  Écartant les femmes «auteurs» en instrumentalisant leur travail pour mieux les faire oublier. Des femmes comme Sophie Ferchiou, élève de Jean Rouch, une pionnière en Tunisie ont été essentielles dans les progrès du cinéma ethnographique. On les oublie trop facilement au profit des chercheurs masculins.

Bien que ces documents  visuels soient très impactés par le moment colonial et le  regard colonial de l’époque, les années 40 et 50 ont initié des révolutions du regard qui ont justement renversé les perspectives coloniales. Je pense bien sûr à Jean Rouch dont le grand mérite aura d’opérer ce renversement du regard en évoquant une mise en partage de l’être filmé avec l’être filmant et de casser la supériorité d’une vison d’ethnographe «surplombante». C’est ce que l’on a appelé l’anthropologie partagée. Une méthode que je pratique encore

La référence à Jean Rouch est pour vous importante ? Vous avez été son élève…

Oui. C’est un cinéaste d’origine africaine, Ndiaye Adéchoubou qui, à la fin des années 80 et au début des années 90 m’a  convaincue de suivre les séminaires de Jean Rouch et j’y suis allée en tant que candidate libre. Ndiaye parlait de Jean Rouch avec passion, il le tutoyait et suivait ses cours avec assiduité. Rouch a élargi ses approches en partageant sa passion du cinéma à d’autres continents. Son séminaire était une plateforme internationale et ses cours étaient d’une générosité inégalée. Une générosité de partage des connaissances sans exclusivisme. Je pense que c’est sa rare générosité qui a fait de Rouch une sorte de phare dans les études en anthropologie visuelle. On assiste actuellement à un rétrécissement de cet «universalisme» et  la mise en place d’un jeu plus sélectif et ésotérique du cinéma anthropologique. Si bien que personne aujourd’hui n’a pu remplacer Rouch et qu’en conséquence force est de constater une forme de déclin dans la force de proposition de ce type de cinéma. L’influence du cinéma de Rouch sur la nouvelle vague est tout à fait évidente. Aujourd’hui le cinéma anthropologique semble se replier sur lui-même et ne rayonne plus sur l’ensemble du cinéma. Mais cet état de chose est épisodique et  j’espère qu’une nouvelle jeunesse, aussi libre  et généreuse que l’avait été Rouch, pourra renouveler ce type de cinéma. Je le souhaite car  nous avons besoin d’un cinéma éthique, désintéressé et insoumis à une télévision rabougrie qui se rétrécit sur des reportages simples (dans des temps éclairs qui ne sont pas ceux de la recherche)  et devient de plus en plus allergique aux paradoxes. Or, comme disait Kierkegaard les «paradoxes sont la fine fleur de la pensée». Lors de la projection de mon dernier documentaire au cinéma saint André des Arts en novembre 2019, au moins trois spectateurs m’ont dit, après le film, pendant les discussions que je faisais des films à la Jean Rouch. Or, je ne parle presque jamais de lui. Contrairement à d’autres anthropologues, je n’ai jamais rien écrit sur mes années Rouch et je n’ai jamais valorisé un quelconque héritage. Comme le cinéaste Ndiaye Adéchoubou, c’est une partie qui demeure timide, la profonde influence de Rouch n’est pas l’objet d’un jeu de miroir et de faire valoir. Aussi j’ai été très surprise que les spectateurs me rappellent celui qui fut un Artiste/Chercheur  dont la liberté a inspiré ma propre liberté. La première fois que j’ai vu Jean Rouch j’étais fascinée par tant de liberté et  un mélange original entre connaissance, esthétique et émotion.  Les analogies faites par le public au cinéma, en novembre 2019, me démontrent, de l’extérieur,  que cette influence n’est pas de surface mais qu’elle est profonde et empreinte de modestie. Le festival Jean Rouch, par exemple, n’a jamais sélectionné un des mes films. Jamais. Aussi, suis-je ravie que le public, lui,  reconnaisse cette trace dans mon cinéma, cela me permet de lui rendre hommage à ma façon.

Comment définissez-vous le cinéma d’enquête ? Le cinéma scientifique est-il toujours – ou principalement – un cinéma d’enquête?

Je parle d’enquête en sciences humaines. La sociologie et l’anthropologie sont des sciences où l’enquête joue un rôle clef de validation des connaissances. Il est question d’enquêtes orales qui procèdent par questionnaires directifs (ou non) sur un échantillon représentatif de la population étudiée. Pour ma part mes films sont au cœur d’enquêtes dans les milieux des réfugiés. «Nomades et Pharaons», «Quatre et demi», «Hôtel du Nil», «Angu, une femme sur le fil(m)» sont des mises en abîme et des mises en scènes d’enquêtés replacées dans une marche narrative.  A l’origine du film il y a une question à laquelle je réponds en images. Le cinéma scientifique ne se limite pas aux enquêtes. Il peut être tout simplement un cinéma d’observation. De nombreux cinéastes filment, par exemple, des rituels. Les images ici participeront de notre progression des connaissances par un archivage de la cérémonie qui respecte les temps du rituel pour en donner une meilleure compréhension. La caméra en archivant les étapes nous permet de mieux appréhender la société. L’objectif étant de comprendre cet Autre  et sa société. Les images sont particulièrement heuristiques en Anthropologie car la mise en scène sociale des gens eux-mêmes en dit toujours plus qu’ils ne le souhaiteraient « eux-mêmes » et permet au chercheur de formuler des hypothèses de travail qu’il n’aurait jamais pu exprimer sans les images. Les grands moments sociaux sont  généralement très riches. Tels les mariages, les enterrements, les naissances, les circoncisions, car chacun se tient à une place que la société lui réserve (au centre, en marge etc.…). Dans mon dernier film, par exemple, je débute par un mariage. Cela permet de situer le sujet socialement. Mon film traite des musiciens soufis au Rajasthan (Princes et Vagabonds) et les images de rituels me permettent de mieux rendre compte de leur particularité comme «sujet socio-musical» un concept original que je n’ai pu explorer grâce à cette mise en images des mariages. Le cinéma scientifique peut également mettre en image, de façon didactique, une découverte scientifique (sur une découverte archéologique) sur des expériences en laboratoire  et des mises en résultat en utilisant la visibilité de certains phénomènes (les neurosciences par exemple ont une utilisation très performante des images). Les astrophysiciens s’appuient également sur les images pour saisir un phénomène ou l’expliquer. C’est un cinéma varié qui a des vertus pédagogiques évidentes. A Science-Po  Aix je donnais un cours de relations internationales sur les crises humanitaires en  montrant des documents visuels. Chaque cours projetait un visuel traitant du  sujet suivi de discussions et d’analyses imagétiques avec les étudiants. Cela apportait un regard nouveau: les connaissances étaient ainsi transmises par des images en relation avec des textes. A un certain moment, il faut l’admettre, les images ne se suffisent pas en elles-mêmes et  doivent être complétées par du textuel. De mon point de vue, en reprenant l’idée de Deleuze Guattari (1980, Mille Plateaux), dans les processus de connaissances les images gagnent à s’associer aux textes dans une approche rhizomique du lien.  C’est-à-dire une approche re-liante capable d’agréger des écritures plurielles sans hiérarchiser les images et les soumettre au texte. Car l’histoire des sciences est bel et bien une histoire de soumission des images aux textes.

Quelle place faites-vous à l’esthétique dans vos films?

Je fais une très grande place à l’esthétisme. Pour évoquer la transmission des connaissances pures, j’utilise la langue académique qui est très formatée et qui tue l’esthétisme. Il faut le reconnaître, le jargon tue la beauté des textes. Or, mes terrains sont également des espaces de poésie. L’esthétique me permet de mieux rendre compte des univers spatio-temporels et humains de mes recherches. J’ai travaillé dans des pays très beaux avec des personnes pleines de poésies. Je dis souvent qu’escamoter cette dimension se ramènerait à appauvrir la science de son terreau humain et géographique. Mais l’esthétique ne se limite pas aux beaux paysages. Le beau est en quelque sorte un miracle au carrefour de différents éléments: la concordance entre les couleurs, la lumière, le sens, les émotions, le cadrage et le rythme. Un enchantement rhizomatique d’éléments hétérogènes. Cet assemblage est à la fois calculé et magique. Sans une magie transcendante, il n’y a pas de vraie beauté. Les êtres filmés possèdent leur propre beauté et dans cette « agency » d’éléments hétérodoxes on retrouve la poésie de la vie. Dans le dernier film ma volonté était de partager l’enchantement des chatoyances du Rajasthan, de ses musiques, en congruence avec les éléments de connaissances portés par le film.

Un de vos livres consacré au cinéma s’intitule «Filmer les réfugiés». Comment le cinéma peut-il –ou doit-il – aborder le problème des réfugiés ? Parmi les nombreux films traitant de l’immigration, quels sont  ceux qui vous paraissent les plus pertinents?

Sur cette question je risque d’être intarissable. Je voudrais renvoyer au livre lui-même car tout bon cinéma est également une invitation à la lecture. J’ai commencé à filmer les «migrants» et les «colons» (ensablés) il y a 20 ans car j’estimais que le langage scientifique ne me permettait pas de traiter la question des migrations en profondeur.  Mes films ont tenté également de déconstruire la vision misérabiliste sur les migrants et j’ai organisé un colloque sur cette thématique. «Réfugiés en Images/Images de Réfugiés». Le colloque a été filmé  par l’université de Poitiers et se trouve sur le web. http://uptv.univ-poitiers.fr/program/refugies-en-images-images-de-refugies-la-mise-en-scene-de-la-crise-actuelle-des-refugies-en-europe.html et publié dans la revue « Science and Video« 

L’image développe une pensée rhizomatique (lire la définition en fin d’article) c’est-à-dire une  approche entremêlée (telles des racines rhizomes souterraines)  et permet de dépasser une vision unilatérale et verticale de la migration. Les films permettent d’aller au-delà  de la complainte sur les réfugiés pour une analyse plus fine des ambiguïtés des  migrations. Le bonheur de migrer, le courage de migrer, les plaisirs d’exils et ses élixirs ne sont jamais des thèmes de recherche car il existe une approche définitivement tronquée des migrations limitant l’expérience migratoire à une expérience douloureuse et malheureuse. J’ai évoqué, dans un ouvrage, les migrations de vacances en Tunisie ( Périples au Maghreb, Voyages Pluriels, L’Harmattan, 2012) https://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=37184 des classes moyennes comme des expériences heureuses de déplacements. Tous mes films présentent les réfugiés comme des héros moraux. Dans Nomades et pharaons (2005) cela est clairement posé comme hypothèse «Moral Heroes» par l’anthropologue Barbara Harrel Bond dans un entretien  filmé en 2004. Cette déconstruction par le regard permet d’avoir une vision plus hétérodoxe, plus complexe que les simples «jérémiades compassionnelles» qui, comme je l’ai démontré sont contreproductives, car en présentant les réfugiés comme des gueux impuissants on participe à leur rejet par la société, qui, par effet de miroir/repoussoir, se replie sur elle-même. Je l’ai constaté en Europe mais sur mes terrains en Egypte (dans les films: 4 et demi et Hôtel du Nil), en Afrique  et en Asie. Les migrants qui arrivent avec un capital sont partout assez bien accueillis, mais les «mendiants», eux,  sont chassés. Cela j’ai pu le constater sur les quatre continents en le filmant.  La pauvreté de celui qui migre fait peur aussi est-il important de rappeler l’infinie diversité des situations migratoires et sa complexité. Le Dalai Lama en Inde est un réfugié. Les exils heureux existent: j’ai pu les filmer dans «Nomades et Pharaons» ou encore «Les sabots roses du Bouddha». Cela ne signifie pas que les problématiques des exilés ne sont pas dramatiques. L’horreur est là : avec un marché de la migrance en Libye et ailleurs où les réfugiés sont «vendus» comme des marchandises (je pense aux réfugiés érythréens avec lesquels j’ai travaillé), ils sont torturés, martyrisés… Mais nous chercheurs avons le devoir d’analyser la réalité dans son infinie diversité et pas sous le prisme de l’horreur qui fait vendre les magazines. Cette horreur là je l’ai aussi filmée dans le documentaire sur le génocide au Darfour, je ne la nie absolument pas mais je pense qu’il faut élargir le champ de sa propre vision..

 En dehors de votre travail de chercheuse, allez-vous beaucoup au cinéma ? Quels sont les films qui ont particulièrement attiré votre attention ? Et quels sont vos cinéastes préférés?

Je vais tout le temps au cinéma, j’élabore des fiches critiques que je poste parfois dans un groupe Facebook «Critik Cinematografik».

Il m’arrive de passer des nuits entières à voir des films. Lorsque je suis à Paris je fais des cures cinéma. C’est-à-dire que je vais au cinéma presque toute la journée. Émerveillée même par les navets. C’est un pur bonheur.

Lorsque le cinéma Saint André des Arts a projeté mon film «Princes et Vagabonds» tous les jours, j’ai dû assister à mon propre film pendant 14 jours consécutifs. J’aurais été en droit de me lasser. Au contraire, grâce au grand écran j’ai remarqué des petits détails que je n’avais pas remarqués en montant le film sur un ordinateur avec un écran ultra perfectionné. Grâce à la profondeur de champ, des éléments visuels très intéressants m’ont permis de re-problématiser la question des femmes en Inde en intégrant la notion de seuil. En effet, avec le nombre de projections considérables, j’ai pu relever des répétitions visuelles signifiantes comme une présence féminine en arrière-plan (à demi cachée) mais se faisant voir à moitié par la caméra sur le seuil du foyer. Dans une posture ambivalente. Ces éléments m’ont permis d’élaborer une hypothèse de travail sur le rapport entre visibilité et invisibilité féminine au Rajasthan.  Tout cela pour conclure sur l’appauvrissement de nos regards lorsque nous visualisons nos films sur des ordinateurs. Les fermetures de cinémas d’Art et d’Essai auront pour conséquence, à terme, un appauvrissement du regard et de la pensée critique.  Les images de mauvaise qualité qui se partagent par liens vimeo sont pitoyables et consacrent la misère de regard dans notre société où le spectateur, devant son écran, consomme du film en solitaire. Le spectacle -dont la vertu est de réunir les humains- est anéanti par cette consommation isolante qui participe de l’atomisation de notre société.

Sur les migrations les fictions sont souvent plus intéressantes que les documentaires, qui, comme je le disais, limitent la migration à sa dimension la plus tragique. Sur cet aspect il existe des dizaines de films sur lesquels je compte écrire un article. Aucun n’a emporté ma conviction. J’ai beaucoup aimé le film de fiction «Nomades» pour le regard novateur sur le déplacement de jeunes marocains et le drame vu du point de vue de leur mère. La migration perçue par celle qui reste à quai et assiste à la noyade de ses fils. Ici, c’est la personne statique qui est centrale. C’est intéressant car on déplace le point de vue classique qui  s’appuie souvent sur celui qui migre. L’acteur migrant.

Mes cinéastes préférés sont Pasolini, Visconti, Fellini, De Sica. Le néoréalisme italien m’a autant marquée que Jean Rouch.  Mais aussi Emir Kusturica , Tony Gatlif, Quentin Tarantino et les nouveaux cinéastes Coréens (« Parasite » est une merveille), cette année j’ai découvert Todd Phillips avec son « Joker » époustouflant. Dans mon panthéon il y a peu d’auteurs de documentaires à part Jean Rouch et l’anthropologue Jacques Lombard dont j’aime beaucoup les films. Sublimer le réel est en quelque sorte ma recherche esthétique et je suis en train de préparer un film de fiction qui s’inspire de mon travail sur le fascisme en Ethiopie  (L’Harmattan, 1994) et  d’un roman publié en 2014 « Perla Nera » aux éditions Erik Bonnier. Il y a dans ma quête une circulation des écritures qui coexistent: l’écriture scientifique, l’écriture cinématographique et l’écriture romanesque. Ces différentes écritures se télescopent et se complètent. Je tente avec des écritures plurielles d’avoir une approche rhizomatique. Hétérodoxe, polyvalente, chaotique. Cet éloge du chaos organisé est peut être ma marque de fabrique. L’exemple même de ce rhizome est le travail polyvalent autour de « 4 et demi ». J’ai écrit des articles scientifiques, réalisé un film et publié un roman autour de ce sujet. Comme pour la musique il est question de variations autour d’un même thème.

La théorie du Rhizome développée par Gilles Deleuze et Félix Guattari est l’un des éléments de la « French Theory ». Il s’agit d’une structure évoluant en permanence, dans toutes les directions horizontales, et dénuée de niveaux. Elle vise notamment à s’opposer à la hiérarchie en pyramide (ou «arborescence»).

Cette théorie a une part d’implication en philosophie, en art, ainsi que dans l’étude des évolutions sociales et politiques. Le rhizome porte en lui une part d’impermanence et de foisonnement hétérodoxe.

B COMME BIO-FILMOGRAPHIE- Marina Déak.

Marina Déak a étudié la philosophie, le chinois et les sciences politiques, elle écrit, réalise et joue. Elle travaille, en documentaire et en fiction, sur des formes qui excèdent les conventions, pour défaire les préconçus, ouvrir des espaces inédits, interroger notre place au monde. Ou, pour le dire autrement : pour construire des histoires actuelles où le spectateur pense, et voyage, et s’amuse.

Filmographie

·  2015 – SI ON TE DONNE UN CHATEAU, TU LE PRENDS ? – LM – Documentaire 

·  2010 – POURSUITE – LM – Fiction 

·  2008 – FEMME FEMME – CM 

·  2005 – LES PROFONDEURS – CM 

·  2001 – LE CHEMIN DE TRAVERSE – CM

B COMME BIO-FILMOGRAPHIE – Claire Billet.

 Auteure réalisatrice de films documentaires

Après avoir vécu en Afghanistan et au Pakistan des années, je raconte des histoires de femmes, d’hommes ou d’enfants en migration. Où la route n’est pas que physique, les fantasmes et le temps s’étirent.

Afghanistan, the 40-year war.

Co-auteure.Sériedocumentaire de 4  x 52 min racontant la guerre afghane à travers des récits intimes.

LooksFilm. Diffusion 2020, Arte.

Cœur de pierre. Long-métrage documentaire de 89 min réalisé avec O. Jobard.

Ghorban a parcouru 8000 km seul, petit clandestin de 12 ans, avant d’arriver en France. Nous l’avons filmé 8 ans pour raconter son parcours d’intégration.

Quark Productions. 2019

Tu seras suédoise, ma fille. Film documentaire de 58 min. réalisé avec O. Jobard.

Ahmad et Jihane, deux parents syriens, racontent l’histoire de leur exil familial à leur enfant né en Suède. Ils s’opposent sur le récit de la mémoire.

Squaw Productions, France Télévisions. 25 nuances de Doc, 2018.

Comme une pluie de parfum. Film documentaire de 55 min. réalisé avec O. Jobard.

Cinq amis afghans font le périple migratoire d’Afghanistan en Europe. Face aux épreuves, leurs fantasmes et leurs désillusions se révèlent.

Hikari Films. Arte Thema. Sélection Prix Albert Londres 16.

Le métronome fou de la migration.

Installation audiovisuelle donnant à voir une confrontation de la temporalité des routes migratoires.

Exposition L’Odyssée de l’errance, avec O. Jobard. Arsenal de Metz.

#JusticeforFarkhonda. Film de 23 min. réalisé avec S. Calligaro.

Trois militantes afghanes révèlent les raisons sociales de la lapidation d’une femme en public.

Hikari Films. Arte.

Haya, rebelle de Raqqa. Film de 29 min. réalisé avec L. Saleh.

Haya, Syrienne anti-Bashar exilée en France est happée par les souffrances de son passé alors qu’elle reconstruit sa vie.                                             

France Media Monde. Arte.

Grand Prix du Figra 2015. Prix Court Méditerranéen, PriMed 15. Sélection – Paris Courts Devant 2016.

Le dernier calife d’Afghanistan. Film de 62 min. réalisé avec B. Dam.

Dans cette biographie poil-à-gratter, les auteures recherchent le Mollah Omar pour découvrir l’Afghanistan des Taliban.                                                      Hikari Films. Arte Théma.

Lauréate du Prix de la Fondation Lagardère, auteur de documentaire. 2011

Peace unveiled. Première caméra, film de 52 min. réalisé A. Disney et G. Reticker, PBS. 2010

Le jardin des femmes. Film de 27 min. réalisé avec L. de Matos.

Rencontre avec les femmes du Bagh-e-zanana, un lieu réservé aux femmes dans Kaboul, la capitale afghane.                                                          

VM Prod. Arte. 2005

2005-2011    Correspondante indépendante, Afghanistan et Pakistan.

Livre

Kotchok, sur la route avec les migrants. Editions R. Laffont, 2015. Photographie Olivier Jobard.

Diplômes

2005 : Master II Journalisme, Spécialité audiovisuel. Celsa, Paris IV-Sorbonne.

2002 : Maîtrise d’histoire ancienne. Spécialité Irak ancien. Paris I-Panthéon-Sorbonne.

B COMME BIO-FILMOGRAPHIE -Laurent Hasse

         Né en 1970 en Lorraine, Laurent Hasse quitte la région à 18 ans pour aller étudier le cinéma à l’Université du Futuroscope de Poitiers. Titulaire d’un D.U.E.S de réalisation documentaire, il débute sa carrière professionnelle à Paris où il travaille en tant qu’opérateur de prise de vue pour la télévision. Il deviendra par la suite assistant réalisateur sur les films de Jean Schmidt, avant de signer son premier documentaire primé dans différents festivals. Lauréat de la Fondation Pour la Vocation, il poursuit dans la voie qu’il s’est choisi et explore de film en film le cinéma du réel.

         En 2000, Laurent ajoute une autre corde à son arc en s’intéressant à la mise en images de spectacles vivants. Il se spécialise dans la captation de concerts sans pour autant abandonner sa passion première pour l’écriture et la réalisation de films documentaires.

         Il mène aujourd’hui de front ces deux activités et continue, par ailleurs, à travailler en tant qu’opérateur de prise de vue avec d’autres réalisateurs et d’encadrer des stages de réalisation.

         En 2015, Laurent Hasse a également publié un essai chez Payot « J’IRAI JUSQU’A LA MER », réédité en poche l’année suivante.

DOCUMENTAIRES DE CREATION

_ « LE BONHEUR … TERRE PROMISE » (2011 – 94 mn)

Prod: La Bascule, Laurent Hasse, Sombrero&Co / Dist : Docks66

Sorti en salle en 2012

_ « AIMÉ CÉSAIRE, UN NÈGRE FONDAMENTAL » (2007 – 52 mn)

Écrit avec François Fèvre et coréalisé avec Laurent Chevallier

Prod : 2F productions

Diffusé sur France 5, RTBF, France Ô, LCP, CFI

_ « SUR LES CENDRES DU VIEUX MONDE » (2001 – 75 mn)

Prod: Iskra, Sombrero Prod., Tarantula, C.V.B., ARTE, RTBF / Dist: Iskra

Diffusé sur Arte, RTBF

_ « L’HEURE H » (1998 – 52 mn)

Prod: Sombrero Prod

Diffusé sur Paris Première, Image Plus, Télé Québec

_ « L’ÂGE D’OR ? » (1996 – 52mn)

Prod: Sombrero Prod., Image Plus / Dist: Films du Village

Diffusé sur Image Plus, Canal Vie, Planète, TSR

_ « EN ROUTE POUR LA JOIE » (1996 – 20mn)

Prod: Sombrero Prod., France3. / Dist: Films du Village

Diffusé sur France 3, Canal Vie, RAI SAT, RFO

_ « FRIGOS, ÉTAT DES LIEUX AVANT TRAVAUX » (1992 – 52mn)

Coprod: Synapse, Fovéa Film, Vidéothèque de Paris        

Diffusé sur Planète

_ « PROPOS DE VOISINS » (1991 – 33mn)

Prod: Synapse Productions / Dist: Heure Exquise!

REALISATIONS SUR ET AUTOUR DE LA MUSIQUE

_ Depuis 2000,plusieurs centaines de concerts réalisés en multicaméra en direct ou post produits pour la télévision, le web et l’édition DVD.

_ « KASSAV’ PACIFIC TOUR » (2019 – 52mn)

Prod: Caméra one TV

Diffusé sur France Ô, Wallis la 1ère, Nouméa la 1ère, Polynésie la 1ère, Martinique la 1ère

_ « DU JAZZ QUI EXAGERE UN PEU » (2016 – 52 mn)

Prod. : La Huit

Diffusé sur Mezzo

_ « BBK LIVE BILBAO » (2013 – 70 mn)

Prod : Sombrero and co

Diffusé sur Arte

_ « LOVE IS EVERWHERE » (2012 – 47 mn)

Prod : La Huit

Diffusé sur Mezzo

_ « LES VIEILLES CHARRUES » (2011 – 90 mn)

coréalisé avec Samuel Petit, Alexandre Besson, Thierry Villeneuve.

Prod : Sombrero and Co

Diffusé sur Arte

_ « SZIGET, UNE ÎLE DE MUSIQUE AU CŒUR DE L’EUROPE » (2010 – 90 mn)

coréalisé avec Thierry Villeneuve.

Prod : Sombrero and co

Diffusé sur Arte

_ « ZANDOLIVE » (de 2007 à 2009 – 60 mn)

Série d’émissions musicales mensuelles, coréalisées avec Thierry Villeneuve.

Prod : Sombrero and co

Diffusé sur France Ô

_ « À LA POURSUITE DE LA FILLE EN ROUGE » (2000 – 56 mn)

Prod: Sombrero Prod.

Diffusé sur TV BREIZH

G COMME GAZA – Guerre

Aisheen. Still live in gaza, Nicolas Wadimoff, 2010, 86 minutes.

Après la guerre, la paix existe-t-elle ?

A Gaza, est-il possible de vivre en paix ? Après toutes ces bombes qui sont tombées du ciel. Après tous ces morts. Plus de 1400. Après toute cette destruction.

La guerre dont le film de Nicolas Wadimoff  nous montre « l’après », c’est « Plomb durci », une opération de l’armée israélienne en décembre 2008 – janvier 2009,  qui a mis à feu et à sang l’ensemble de la bande de gaza.

Gaza, ce petit territoire le long de la mer, où ses habitants palestiniens sont tenus prisonniers par le blocus imposé par Israël. Des habitants-prisonniers qui ne peuvent s’échapper lorsque les bombes tombent des avions.

Gaza, un territoire dévasté.

Le film commence dans un parc d’attractions. Enfin, ce qu’il en reste. Un enfant demande au gardien où est la cité des fantômes. Oui, dans le parc il y avait bien une cité des fantômes. Maintenant, c’est la ville dans son ensemble, la ville de Gaza, qui est une cité de fantômes. Le film se terminera dans ce même parc d’attractions. A force de bricolage – il n’y a plus de pièces de rechange à Gaza, alors il faut les fabriquer comme on peut – un des manèges pour enfant, la toupie, peut à nouveau tourner. La caméra prend place dans le manège et les images qui défilent tout autour peuvent presque nous faire retrouver des sensations de l’enfance.  Mais les enfants peuvent-ils vraiment oublier la guerre ?

Des enfants palestiniens le cinéaste en rencontre beaucoup dans son périple dans Gaza détruite. Dans le Zoo de la ville, où la mort a aussi frappé les animaux. Dans les camps de réfugiés. Sur la plage où les filets ne prennent même plus de poisson. Dans le centre de loisirs où un spectacle de clown leur est proposé. Les ballons en baudruche qui explosent rappellent les bombes bien réelles qui tombent encore tout près. Comme dans le jeu de rôles qui est mis en place par un animateur –il s’agit de jouer un des contrôles de la population à un check point – il ne s’agit pas d’oublier la guerre ni de s’habituer à elle de façon avec résignation,  mais d’en comprendre les effets pour mieux entreprendre de construire la paix.

« Il faut garder le soleil dans tes yeux » Un message d’espoir. Mais lorsqu’on voit les ambulances bloquées sur la route ou la bousculade impressionnante lors de la distribution alimentaire au centre des Nations Unies, peut-on éviter d’être pessimiste.

B COMME BIO-FILMOGRAPHIE. Ana Dumitrescu

Anciennement photojournaliste, Ana Dumitrescu a travaillé en France et en Roumanie pour de nombreux médias comme National Geographic, Mediafax et l’agence Gamma-Rapho. Elle traite de sujets de société tels que l’Holocauste Rom durant la Seconde Guerre Mondiale, l’homophobie en Roumanie ou les travailleurs sans-papiers en France. Artiste photographe, elle multiplie les expositions à travers le monde racontant la vie des autres.

A ce jour, elle a à son actif quatre long-métrages. Sortant du champ journalistique dans lequel se trouvent ses deux premiers films (Khaos et Même pas Peur !), elle se tourne vers une écriture visuelle plus artistique avec le court-métrage La Chaise Verte, un chat sur un trapèze et autres histoires ordinaires, distribué par l’Agence du Court-Métrage.

Son précédent film, Licu, une histoire roumaine, produit en Roumanie, a remporté le Golden Dove à DOK Leipzig en 2017 et a été sélectionné dans de nombreux festivals à travers le monde. Il a été nommé en 2019 dans la catégorie « Meilleur documentaire de l’année » aux prix Gopo et au gala de l’union des cinéastes roumains.

Trio est son quatrième long-métrage.

Filmographie sélective

2019Trio – 82 min

2017Licu, une histoire roumaine (Licu, o poveste românească) – 83 min – Golden Dove, DOK Leipzig 2017

2015Même pas Peur ! –  107 min

2012Khaos, les Visages humains de la Crise Grecque –  97 min

E COMME EDUCATION NOUVELLE.

Révolution école (1918 – 1939), Joanna Grudzinska, 2016, 85 minutes.

L’histoire, multiforme, de l’Education Nouvelle depuis le début du XX° siècle (les dates du sous-titre du film sont un peu trompeuses) jusqu’à la fin de la seconde guerre mondiale.

L’occasion de rappeler les thèses et les actions concrètes de ceux qui sont restés dans l’histoire de la pédagogie comme des pionniers, des visionnaires, des révolutionnaires. Depuis Adolf Ferrière en Belgique jusqu’à Célestin Freinet, en passant par Ovide Decroly et Maria Montessori, sans oublier Alexander Neill en Angleterre. L’Education Nouvelle, pas une école unique ou unifiée, malgré la création d’une ligue et la tenue de congrès internationaux. Et pourtant, il y a bien une unité de pensée, des objectifs communs, un combat mené certes sous des formes différentes mais qui tendait vers les mêmes buts, la libération de l’enfant du carcan de l’école traditionnelle.

Leur point de départ est donc la critique, sans concession, de l’école et des pratiques éducatives traditionnelles, l’autorité, la discipline, le système des punitions (avec châtiment corporel  officialisé en Angleterre), le tout visant à modeler un futur citoyen modèle – passif et obéissant – et un bon soldat. A cela est opposé le dynamisme et la spontanéité de l’enfant, qu’il faut respecter à tout prix, et dont il faut permettre l’expression de la créativité naturelle. Rousseau n’est pas loin !

Tous ces pédagogues ont fondé des écoles et mis en pratique leurs idées, même s’ils se sont heurtés, comme Freinet, à l’incompréhension et au rejet de l’institution scolaire. Le film nous montre dans tous ces lieux de libération, des enfants joyeux, dont le plaisir de vivre et d’apprendre est évident. Des images particulièrement stimulante et réconfortante.

Le film fait le choix d’utiliser des archives – de n’utiliser que des archives. Des images photographiques (les clichés de groupe des congrès sont impressionnantes) et cinématographiques, issues des films réalisés dans ces écoles nouvelles par les pédagogues eux-mêmes, ce qui nous rappelle que le cinéma était déjà considéré comme un outil qu’il fallait mettre au service de la diffusion des idées  mais aussi de l’épanouissement de l’enfant.

Ces archives sont muettes, pour les plus anciennes bien sûr. Pour les plus récentes elles sont redues muettes pour laisser la place à un commentaire, omniprésent et plutôt traditionnel dans sa facture, malgré la volonté la volonté de la réalisatrice de varier les voix, notamment lorsqu’il s’agit de présenter des extraits des écrits et des déclarations des pédagogues. Mais on regrettera quand même l’absence d’archives sonores en tant que telles.

Notons aussi qu’au milieu des documents authentiques, figurent des extraits de films de cinéma, par exemple du biopic sur Célestin Freinet réalisé en 1949 par Jean-Paul Le Chanois avec Bernard Blier. L’origine et la nature de ces images auraient pu être précisées.

Reste qu’un tel film est bien utile dans le contexte intellectuel et politique qui est le nôtre. Il nous rappelle qu’on ne changera pas la société sans changer l’école. Et pose clairement la question de savoir si changer l’école permettra de changer la société. Un film stimulant donc pour tous ceux qui sont concernés par le monde scolaire, enseignants et parents bien sûr mais aussi les écoliers eux-mêmes, du moins à partir du collège. Ils trouveront là l’occasion de réfléchir à leur propre statut d’élève.

B COMME BIO-FILMOGRAPHIE – Lydie Turco

La culture en scarabée (2016)

Emmener la culture là où elle ne va plus, telle est l’ambition de Benjamin et Joseph. Depuis 2010, ils sillonnent la Normandie de long en large avec leur drôle d’engin : la Roulotte Scarabée.

Elle se déplie de chaque côté et apporte, au sein d’un village, d’un collège rural, d’une fête de quartier ou d’un festival, des ateliers, des projections, des concerts…
Une grande ambition mais avec de petits moyens ; beaucoup d’envie mais aussi des questionnements quant à la pérennité de la structure et de l’avenir des deux comparses.
Entre doutes et certitudes, Benjamin et Joseph essaient de redonner ses lettres de noblesse à l’éducation populaire, en vivant au quotidien une aventure peu banale.

La voix de l’écolier (2010)

Des images d’archives au quotidien des enfants aujourd’hui, des sorties en extérieur pour découvrir la nature, l’architecture, la rédaction d’un journal etc., nous découvrons cette méthode de ses origines à nos jours. Comment les élèves venant d’horizons différents la perçoivent-ils ? Pourquoi leurs parents ont-ils opté pour cette voie ?
Pour quelles raisons ces enseignants ont-ils choisi ce mode d’apprentissage si particulier ?

Lydie Turco donne la parole à ces différents intervenants pour comprendre leurs motivations, leurs attentes, par le biais d’une plongée en immersion au sein de l’école Célestin-Freinet à Hérouville Saint-Clair.

Intérêt collectif.

Film en immersion dans le quotidien d’un directeur d’une agence bancaire appartenant à un réseau de banques coopératives.
Placé à la croisée des interrogations sur le modèle de l’Economie Sociale et Solidaire, Christophe Beacaert, le directeur de l’agence bancaire, nous permet de rencontrer des initiatives surprenantes et innovantes qui offrent de nouvelles perspectives de développement.
Avec la participation de Benoît Hamon, Ministre chargé de l’Economie Sociale et Solidaire et de la Consommation, Patrick Viveret, philosophe et Claude Alphandéry, président du Laboratoire de l’ESS.

B COMME BIO-FILMOGRAPHIE – Pierre Merejkowsky.

Longs métrages en ligne sur le site des Mutins de Pangée
https://www.lesmutins.org/spip.php?page=recherche&recherche=merejkowsky&x=12&y=9
Insurrection Résurrection
Les hommes prophétiques
Que faire ?
Moi autobiographie 16eme version
Filmer et Punir
Lux perpétua
Film

Documentaires

Le cinéaste le village et l’utopie
La petite guerre
Le RMI c’est la vie
L’homme cathodique
Voyage au cœur de l’Europe Socialique

Courts métrages
Scène de ménage chez les gauchistes – Pool – Myriam ou un reportage vérité au cœur de la Sainte Russie-C.O.M.E.D.I.E., C’est dimanche- Nous voulons du chômage- Impasse de l’Ecole- les exclus parlent aux exclus- lycée Buffon- il était une fois l’écologie- que l’émetteur soit ! – l’abbé Pierre – casting- vous vous levez et ils vous applaudissent- post view – c’est la république- les parents n’aiment pas leurs enfants -A propos d’Eric P.- L’Aube- Cessez de ricaner- cinés tracts Un deux trois quatre- le délégué et moi

Films d’intervention : diffusion chaine youtube osez le socialique
https://www.youtube.com/channel/UCrtN5cbFM8EoGT_xkL4Gvgw/videos
L’état de notre urgence (une trentaine de films. Un euro doit rapporter un euro. Il n’y a plus de comité central- Gilets Jaunes

Critiques de films sortant en salle
Blog :http://merejkowskypierre.over-blog.com/
(je serais très honoré de partager si vous le souhaitez ces critiques sur votre blog dicodoc)

Tous mes films, articles publiés sur internet sont en libre chargement diffusion par toutes personnes morales ou amorales à l’exception des membres des conseils d’administration des sociétés d’auteur SCAM SACD SACEM ADAMI..

C COMME CONSTRUCTION – Mur

Le jardin de Jad, Géorgi Lazarevski, 2007, 61 minutes.

Jad est un vieil homme qui vit, au milieu de femmes en fauteuil roulant ou grabataires dans leur lit, dans une maison de retraite, plutôt un hospice, dénommé Notre Dame de la Douleur. Lui, comme il peut marcher, sans canne, il déambule dans les longs couloirs déserts ou dans les rues avoisinantes. Passe-t-il une vieillesse heureuse ? Il pourrait, si…

Si son pays n’était pas occupé ! Une occupation qui prend une tournure de plus en plus dure, modifiant considérablement les conditions de vie. Car à l’omniprésence de son armée, l’État d’Israël ajoute un mur, une « barrière de sécurité » comme il l’appelle. Une expression qui ne trompe personne en fait, et surtout pas les Palestiniens. Il s’agit bien purement et simplement d’un mur de séparation, reléguant les occupés de l’autre côté, leur interdisant le passage d’un côté à l’autre.

Le mur passe tout près de la résidence de Jad. Il ne peut pas l’ignorer. Même s’il reste quelque peu incrédule, étonné devant la monstruosité du projet. « Est-il haut » demande-t-il ? 9 mètres, effectivement, c’est haut. « Il passe où ?» poursuit-il. Partout lui est-il répondu. « Il sert à quoi ? » « A rien ». Tout est dit dans cet échange.

Le jardin de Jad ne montre pas à proprement parler les ouvriers construisant le mur. D’où cette impression qu’il s’érige tout seul, qu’il sort de la terre poussé par une puissance maléfique que rien ne peut arrêter. Le cinéaste s’arrête juste sur un incident qui pourrait être comique dans un autre contexte. Dans une de ses petites promenades aux abords de sa résidence, Jad  croise un immense camion qui transporte les blocs de béton du mur. Bloqué dans un tournant étroit de la rue, il tombe en panne. Impossible de repartir. Problème de moteur. Mais on pourrait tout aussi bien y voir un signe…

Le film s’ouvre sur une séquence qui résume à elle seule l’histoire de l’occupation de la Palestine. Une échelle en bois posée sur un mur. Des femmes qui, l’une après l’autres, franchissent grâce à elle, l’obstacle. Tout au long du film nous retrouverons ces échelles et ceux qui les escaladent pour passer, passer coute que coute, de l’autre côté. Car bien sûr ce franchissement est dangereux. L’un d’eux n’a pas la chance de passer inaperçu.  Arrivé de l’autre côté il stoppe, comme pétrifié. La caméra panote vers la droite et nous découvrons trois soldats en armes. Sans doute leur intiment-ils d’ordre, que nous n’entendons pas,  de les rejoindre, ce qu’il fait. Et il est emmené, on ne sait où, visiblement prisonnier.

L’occupation, en Palestine, c’est d’abord la suppression de la liberté de mouvement, de déplacement. Ce que concrétise de façon définitive, le mur. Dans l’hospice, un fils rend visite à sa mère, clouée dans son lit. Il raconte les difficultés qu’il a eues pour venir. Et exprime sa crainte : avec le mur il ne pourra sans doute plus venir du tout.

Le jardin de Jad est un film où la guerre est laissée hors champ. Pas de fusillade, pas d’éclatement de bombe, pas d’avion dans le ciel. Mais ce calme n’est bien sûr qu’apparent. Le mur, dans sa présence envahissante, est une violence silencieuse, tout aussi oppressante. Qui ne laisse personne en paix. Même pas la vieillesse.

B COMME BIO-FILMOGRAPHIE – Laure Pradal


REALISATRICE :
DOCUMENTAIRES : 1996- 2018


« AVOIR 20 ANS A LUNEL» 52min
Production Les Films d’Ici – France 3


« HORS LES MURS » 52min
Joffrey, 24 ans suit un parcours de libération sous contrainte avec trois ex-détenus… Après une enfance entre foyers et placements, deux ans d’enfermement, la liberté pour Joffrey est fragile, chaque jour est un combat personnel pour la conserver. A travers le chemin de Joffrey, le film nous montre de l’intérieur toute la complexité de la réinsertion à la sortie de prison ainsi que le travail peu connu du SPIP en milieu ouvert.
Production Pages et Images- France 3 – l’Heure D


« EN QUÊTE DE JUSTICE » 52min
Tribunal de Nîmes, Kader Azzimani et Brahim El-Jabri vont être jugés lors d’un procès en révision. Ils ont passé respectivement 11 et 13 ans derrière les barreaux, condamnés pour le meurtre d’un jeune dealer en 1997,
meurtre qu’ils ont toujours nié. Face à une justice sourde et une enquête bâclée, les frères et soeurs de Kader ont tout tenté pour faire éclater la vérité, chacun jouant un rôle bien précis dans ce combat. Ce procès en révision va les replonger dans les méandres de la justice. Seul un acquittement leur permettra de tourner la page.
Production Pages et Images – France 3


« AMES VAGABONDES » 52 mn
Le célèbre psychiatre François Tosquelles qui avait fait de l’hopital de St Alban en Lozere un haut lieu de la psychiatrie avant-gardiste et humaniste considérait que « le premier droit de l’homme est le droit au vagabondage » . Salah, grand lecteur de Rimbaud est l’une de ces âmes vagabondes, son chemin croise patients et pélerins de St Jacques de Compostelle, il circule librement au sein du domaine psychiatrique, du pavillon à la rivière, entre délire et réalité, entre soins et retours chez lui.
Production Pages et Images – France 3


« PARASOLS ET CRUSTACES » 52mn
La plage et de son ballet de corps avec ses rituels, ses normes, ses codes d’installation. La société plage et ses différentes tribus décryptées par le sociologue Jean Didier Urbain.
France 3 – Production Pages et Images – Premier prix CIRCOM du meilleur documentaire des télévisions européennes.


« 1968- JOURNAL D’UNE INCONNUE » 52mn
Un journal écrit en 67-68 par une ouvrière d’une entreprise sous-traitante d’IBM dans le sud de la France. Un journal universel et même temps unique, singulier où se mêlent des petits détails du quotidien, des réflexions profondes sur le sens de la vie ainsi qu’une conscience politique émergente. L’auteure de ce journal est inconnue, un film enquête pour la retrouver, avec en chemin des rencontres qui nous livreront des pistes et dresseront un portrait de notre ouvrière.
France 3 – Production Pages et Images.


« LE VILLAGE VERTICAL » 52mn
La tour d’Assas, vertigineuse et délabrée, constituée de 22 étages, village vertical de 800 habitants dont 95 % d’origine marocaine. Au rez-de-chaussée, la conciergerie avec Mr Ait Mansour, pilier social et humain de la tour. En face, le local des pompiers, avec des écrans de surveillance qui nous livrent une vision virtuelle du quotidien des habitants.
France 3 – France ô – Production Pages et Images.


« A TON TOUR MIREILLE » 52mn
Mireille a 17 ans, Mireille aime la mécanique et le sport mais Mireille ne sera ni mécanicienne, ni athlete. Mireille est en BEP secrétariat et déteste le secrétariat
Mireille a une santé de fer dans un corps handicapé. Un handicap inclassable, sans étiquette, qu’elle est à la seule à bien définir: « je suis une marionnette montée à l’envers »…
France 3 – Productions Point Doc.


« JE SERAI DANSEUR » 26mn
Guillaume a 15 ans, il pratique la danse contemporaine au conservatoire. Guillaume essaie de bousculer tous les préjugés pour vivre sa passion. Il danse tout le temps et partout, dans son jardin, à la plage, sur les ponts, dans les ruines … La danse pour « passer le mur des ennuis », la danse pour raconter des histoires gestuelles, la danse pour s’exprimer et créer.
France 2 – Productions Point Doc.


« GRAINE D’ ESPOIR » 52min
Il y a vingt-cinq ans naissaient les premiers bébés éprouvettes. Aujourd’hui, une autre technique révolutionnaire : le diagnostic pré implantatoire, (DPI) permet à des couples porteurs de graves maladies génétiques de donner naissance à un enfant indemne de l’affection. Le DPI, une aventure scientifique et humaine.
Collection les hopitaux d’excellence
France 3 – MVS – Production Point Doc.


« ECOLES EN FRANCE » 3 x 90min
Auteur- réalisateur de la série : Christophe Nick
Réalisatrice sur l’équipe de Montpellier
Yami Production. France 2.« LE MIROIR » 52mn
Ils ont entre 70 et 90 ans. Leur corps se recroqueville, se tasse, devient douloureux… Nina est esthéticienne dans le service de gérontologie, elle hydrate, tonifie, masse … Pour ce temps de soins et de partage, ils se bousculent tous pour un rendez-vous. Pour Jean, c’est retrouver par les bains thérapeutiques les sensations de son l’enfance algérienne. Pour Lili c’est rêver, se faire belle pour une dernière fête. Pour Louise, c’est faire le point sur son corps et reconstituer le puzzle de sa vie…
France 3 – Productions Point Doc- Festival de Berlin.


« CHEMINS DE FEMMES » 52 min
L’une était éclairagiste sur les films de Coppola, l’autre était publicitaire. Toutes deux sont les nouvelles novices du Carmel St Joseph et vont prononcer leurs voeux dans quelques mois.

Mille et Une Production – France 3.


« L’HOPITAL DE LA PLAGE » : 26 mn
Coexistence de deux univers : univers médical où des enfants luttent quotidiennement contre leur corps en souffrance, univers de la plage où les corps sont choyés.
Production Artefilm -France 3 Sud- Primé dans plusieurs festivals.


« JEAN CARRIERE OU L’AUBE RETROUVEE » : 52 mn
Portrait de l’écrivain Jean Carrière, vingt-cinq ans après le prix Goncourt.
Production Lélia Films- Pages et Images- France 3 Sud
Primé dans plusieurs festivals
.


« DEUX SAISONS POUR GRANDIR » : 52 mn Docu-Fiction
Il était une fois dans un pays de garrigues et de cigales, cinq enfants…
Production Artefilm – France 3 Sud.


« GRANDIR » 52min
Les enfants de « Deux saisons pour grandir » ont aujourd’hui 13 ans.
Quand l’enfance et l’adolescence se répondent.
Production Arte Film


« AMELIE GALUP, UNE FEMME PHOTOGRAPHE » : 52 min
Portrait d’une des premières femmes photographes.
Production Arte Film –


« ROMS, LA MEMOIRE RETROUVEE »: 52 min
Parcours dans l’espace et le temps du peuple Rom.
Exploration de 50 ans de discrimination en Europe
Coréalisation avec Benoit Califano. Mille et Une Productions . Cimade


EMISSIONS STRIP-TEASE (France 3)
Quinze histoires axées sur l’enfance : « Mon prince charmant », « l’école buissonnière » ; « je vous salue Marie » , « Putain qu’il a grandi »..

B COMME BIO-FILMOGRAPHIE – Alex Quiroga

Alex Quiroga est réalisateur, scénariste et producteur. Né en Argentine, San Miguel de Tucuman
a étudié avec ROGELIO PAROLO CRITICO DE CINE .TEATRO ROSA AVILA ET LARRY JACKSON
Il vit en Espagne depuis des années.

 En 1999, il a travaillé pour Jaimie Azpilicueta DESING FOR LIVING THEATRE ADAPTATION Rafael Mendizábal à Madrid et au
Pays Basque, dans des performances telles que « Joyeux anniversaire »,
« M., » Mère aimante « , » Belles personnes, personnes importantes « .


Il a fondé sa société de production, ALEX MEDIA GROUP PC entreprise fondée après la 49e édition du Festival de San Sebastian, après
les contacts établis au cours de l’événement, à savoir les promoteurs Alex Quiroga, Arturo Pimentel et Andrés Pérez, F. Pérez Jiménez et Alberto Arocena
Son objectif était de créer une entreprise qui avait pour objectif de base le soutien aux réalisateurs espagnols et latino-américains nouveaux et émergents, couvrant ainsi un large éventail incluant la culture hispanophone, qui suscite aujourd’hui de nombreuses attentes, comme le démontre les Œuvres récentes qui sont présentées dans des festivals nationaux et internationaux, ce qui a son approbation à la fois par l’esprit du public et par le succès des critiques spécialisés. La philosophie de l’entreprise, partie de l’idée originale de la création de productions avec un petit budget, plus pléthorique dans les idées, étant ainsi un pionnier dans ce type de méthodologie dans les productions cinématographiques, qui pourrait couvrir un plus grand degré de connaissances concernant le travail de l’auteur, des artistes, et tous les autres
membres car ils participent tous organiquement à l’œuvre, ce qui est compris de manière participative par la fusion et la collaboration des agents convergents, comme c’est le cas avec l’opéra prima «C’est arrivé en Espagne» long métrage réalisé par Alex Quiroga, «J’aime l’Espagne»> court métrage réalisé par José Luis Bravo, « Broken Illusions (11M) » d’Alex Quiroga et d’autres œuvres encore en phase de postproduction, comme « The Bath » réalisé par le chilien Gregory Cohen, « Summer Game » un film de l’école de cinéma chilienne réalisé par Fernanda Aijaro, Matías Bize. Daniela González, Andrea Waaff “Jeu d’été et d’autres projets qui sont toujours en production comme « Lost Souls and Found Souls » ou « le réalisateur » d’Alex Quiroga. ou « DIXIÈME JOUR » LE FILM MEXICAIN LE PLUS ATTRIBUÉ 2017 EN TANT QUE PRODUCTEUR ASSOCIÉ
https://diaseis.mx/alex-quiroga-productor-asociado/

En 2015, l’Association Européenne d’Economie et de Compétitivité lui a décerné la Médaille d’Or Européenne du Mérite du Travail, en reconnaissance de sa carrière professionnelle. Le 23novembre 2015, l ‘ »Association Européenne d’Economie et de Compétitivité » lui a décerné la « Médaille d’Or Européenne au mérite de l’œuvre » au distingué M. Don Alex Quiroga, en reconnaissance de sa carrière professionnelle et de sa contribution à l’industrie cinématographique et audiovisuelle en Espagne. L’événement a eu lieu lors d’un dîner de gala
présenté par Mme Ana García Lozano à l’hôtel Palace à Madrid, le prix a été décerné par l’Exmo. M. Francisco López de Becerra de Solé, Duque de Maqueda et Marqués de Astorga et sa contribution à l’industrie du film et de l’audiovisuel en Espagne.


FILMOGRAPHIE


« C’est arrivé en Espagne » (son premier emploi),
Quatre histoires différentes qui, bien que n’ayant rien en commun, sont entrelacées à travers la rencontre informelle de leurs protagonistes dans la ville. Basé sur des événements réels, l’intrigue maintient une structure qui parvient à relier les différentes histoires de comédie, d’horreur, de suspense, d’amour et de drame d’une manière très particulière …comme la vie elle-même.
PRÉSENTÉ FESTIVAL DE HUELVA 2002
http://www.mcu.es/comun/bases/cine/Anuarios/2004/P43102.pdf

ILLUSIONS CASSÉES 11 M
Álex Quiroga est le premier réalisateur qui ose une histoire fictive sur les attentats de Madrid, dans laquelle de vraies images de ce jour sont entrecoupées. Selon le réalisateur hispanique argentin, « Broken Illusions » a rendu hommage et merci à ce pays. Lilian Caro, Fina Mayo, Jemi Paretas, Manuel Bocanegra font partie de la distribution inconnue de ce film, également écrit par Quiroga et son partenaire Ángel Marcos, qui soulignent la présence témoignage de la mémoire et le souhait que cela ne se reproduise plus.
Quatre personnages vivent avec leurs illusions et leurs misères huit mois avant l’attentat du 11 mars 2004 à Madrid. Une femme au foyer maltraitée par son mari qui aspire à commencer une nouvelle vie loin de son partenaire. Un marocain qui vient en Espagne à la recherche d’une vie meilleure et qui
démontre son empressement à s’améliorer au quotidien. Un étudiant en théâtre qui, après avoir parcouru des milliers de cassettes, trouve enfin sa chance. Un assistant équatorien qui change d’emploi et commence à suivre des cours d’informatique. Quatre histoires avec des résultats différents dans le fatidique 11 mars.

Dans sa filmographie, nous pouvons trouver « À la recherche d’Emma« 
Emma, une jeune femme d’origine anglaise perd la mémoire après avoir été
victime d’un accident de la circulation. Lorsqu’elle se réveillera à l’hôpital, elle sera accompagnée de Julia, qui se présente comme une ancienne partenaire d’étude. Julia reste à ses côtés pour la protéger des recherches
intenses qui l’entourent. Emma soupçonnera bientôtqu’il y a autre chose
derrière …
https://www.cineuropa.org/es/film/66092/


« Five Colours », Comédie acide sur la vie, « Five Colours »
Il s’agit d’une proposition engagée et créative qui s’adresse au monde
de l’art et de l’immigration. Dans Five Colours, une santera propose à
une jeune Colombienne de changer son destin, à condition qu’elle aide
cinq autres personnes à trouver leur véritable chemin. Chaque
personnage est une pièce de l’immense puzzle qui, comme la vie
elle-même, s’intègre parfaitement quand ils se croisent. Le film raconte
la vie de ces six personnes, leurs espoirs et leurs désirs, et est
l’hommage particulier de leur réalisateur à la radio qui a été
entendu dans son enfance.
PERSONNEL AU FESTIVAL DE
HUELVA
http://cacmalaga.eu/2011/01/26/five-colors/
http://www.rtve.es/alacarta/audios/emision-en-sefardi/emision-sefardiestreno-five-colors-nueva-peliculadel-director-alexquiroga-07-11-11/1243129/
https://margencero.es/articulos/new03/alex_quiroga.html

Amoureux« ,
Cinq histoires, cinq notes, cinq portraits, cinq fenêtres ouvertes sur la vie d’un écrivain tombe amoureux de la jeune Roumanie, et écrivez quelques histoires
mêlant la fiction et sa propre réalité. Plusieurs personnages qui partagent la même apparence. Les individus qui viennent d’autres cultures et qui s’expriment dans différentes langues et vivent dans la ville qui invite tout le monde à rester.
Cinq façons différentes de ressentir et de vivre l’amour, le sexe et la passion. Envie, rêve, lutte pour l’amour.


Amour gratuit
Deux femmes. Une grande dame de la haute société parisienne et un jeune cadre madrilène. Deux mondes complètement différents qui se rejoignent.
Deux femmes qui se regardent dans les yeux, deux femmes qui sont obligées de partager. Toutes deux confrontées à la nécessité de choisir leur propre voie.

Tout sur Athènes
Un journaliste, une femme unique. Magie et intrigue, au sein d’une société qui n’est parfois pas prête à accepter ceux qui sont différents. Dans cette histoire racontée par le journaliste connu sous le nom de «sorcière de Portobello».

Ne me quitte pas
La solitude, grande alliée de l’amour, des ténèbres, comme moyen de voir le véritable amour. Une femme en difficulté. Un homme seul. Deux personnes qui sont nécessaires, deux êtres qui ne sont pas recherchés.

Jaloux
La passion L’amour, le sexe. La douleur … jusqu’où la passion peut-elle nous mener? Dans cette histoire, deux mondes se croisent qui créent leur propre intérieur. Un jeune photographe australien et une jeune femme espagnole partagent leur vie, mais ne peuvent pas ignorer ce qui se passe.
PRÉSENTÉ MUCES SEGOVIA CIMEA EUROPE
http://archivo.muces.es/default2013-7850.asp

« Pour nos héros. »
Quant à l’argument, le thème central sera donc la relation d’affection et d’amour, mais aussi des malentendus qui se créent entre eux. Tous encadrés dans une seule histoire «que peu à peu est vue sous différents angles», comme l’indique Quiroga, et qui montre également la violence contre les femmes. « Nous sommes esclaves de nos souvenirs » est le rendez-vous avec lequel le réalisateur a voulu céder la place à l’hommage. Le sens revient à la même idée que tout est comme « un gigantesque flashback de va-et-vient », à travers lequel les scènes s’entrecroisent.Virages inattendus, plans ambiants continus, drames psychologiques, fétichisme, La violence et le suspense avec des touches cosmiques sont également les ingrédients essentiels de l’hommage de Quiroga. S’attendre à ce que l’undes points clés soit l’importante «métamorphose» que le spectateur vit avec l’un des sujets de l’intrigue ou les visions prémonitoires d’un possible meurtre. Six histoires présentées par l’acteur Jean Yves Morel
comme dans Alfred Hitchcock présente la saison 2.
Le réalisateur voulait que l’équipe de techniciens et celle d’acteurs et actrices connaissent parfaitement les lignes directrices «Hitchcocknian», était la principale exigence pour Alex Quiroga.
Le réalisateur hipano-argentin, grand admirateur des films de Sir Alfred Joseph Hitchcock, a voulu rendre hommage au maître du thriller et du thriller psychologique dans une production internationale appelée A nos héros. Puisque le projecteur dans la salle commence à montrer le film, vous saurez parfaitement que vous ne vous êtes pas trompé de nombre et que vous êtes face à une œuvre d’Hitchcock. Non seulement pour les images en noir et blanc, qui sont courantes à l’époque, mais pour la façon dont dès le début et pour préparer l’intrigue, vous verrez pendant 108 minutes
https://www.cinelatinotrieste.org/festival2017/scheda/5/a-nuestros-heroes


GAGNANT DU CINÉMA GRAN PRIX BALI FESTIVAL 2018
https://www.facebook.com/elalmadetacande/photos/tenemos-una-gran-noticia-quecomunicarleshemos-ganado-en-el-festival-cinema-gran/1947401155578569/
http://www.filmarte.net/Entrevistas/alex-quiroga-a-nuestro-heroe

“BERNARD» 2019
Synopsis
Hernán et Marie Christine sont deux frères qui vivent à Pátzcuaro, Michoacán. Hernán est architecte, Christine est thérapeute de la santé. Un jour, ils reçoivent un appel l’informant que leur père, qui vit en France, est en phase terminale
d’Alzheimer. Ils doivent décider d’aller le voir ou non parce qu’il a abandonné
sa mère il y a longtemps et ils n’ont plus eu de nouvelles de lui depuis des
années. Ils doivent prendre une décision et bientôt. Ce film est une
grande histoire émotionnelle qui nous fait réfléchir sur nos vies car personne ne s’échappe pour être plus âgé le temps qui s’écoule pour tout le monde. Sans aucune exception, notre vie au-dessus des autres et la maturité vivante ne sont pas une tâche facile si nous ne respectons pas nos valeurs authentiques telles que la solidarité et l’empathie envers notre prochain. Parce que si nous parcourons tous un seul chemin depuis toujours, où réside la différence. Le film est une vision dure de nos vies mais très réaliste raconte la vie de l’art à la vie, et cette comparaison d’un degré superlatif nous oblige à réfléchir sur sa simplicité en partant du principe que moins est plus une histoire simple qui déclenche quelque chose de très complexe comme l’est l’art. Le scénario ne parle pas directement mais dépeint des attitudes quotidiennes inspirées par des événements réels. En tant que réalisateur, je propose aux spectateurs de faire un voyage différent d’un extrême à l’autre avec la question éternelle: qu’est-ce que l’art? A Bernard ils le découvriront mais ils peuvent aussi le regarder sous un autre angle « la vie elle-même » « La vieillesse peut devenir une étape misérable pour vos parents et pour vous-même si vous n’avez pas assez de compréhension et de patience. La règle élémentaire est l’empathie … Pensez plutôt à ce que vous ressentiriez: sans travail, avec une mauvaise santé, sans énergie, avec beaucoup moins de vie sociale, souffrant de ce que vous aviez au début. dans la société de plus en plus méprisé mais je vous rappelle que personne n’y échappe, nous devons donc consacrer plus de temps à nos aînés
Le 34e Festival du film latino-américain de Trieste, qui récompense le film espagnol « Bernard » d’Alex Quiroga, a reçu le prix spécial du jury car il sensibilise à la nécessité d’inclure toutes les personnes considérées comme « diverses ». XXXIV Festival du film latino-américain de Trieste.
Cela a été décidé par le jury, composé de Tonino Pinto, Luciano Sovena, Fernando Spiner, Valentina Ripa, qui l’a choisi pour avoir « construit comme une histoire dramatique, qui reflète une réalité universelle à travers de grandes interprétations. » Chaque année, depuis 34 ans, le Festival du film latino-américain a lieu à Trieste, capitale de la région Frioul-Venise en Italie et
c’est peut-être la première fois que la présentation du Festival est partiellement conditionnée par une scène L’Amérique latine est totalement choquée. Dans ce contexte, dans le cadre de la section officielle du 34e Festival du film latino-américain de Trieste, le film espagnol « Bernard » d’Alex Quiroga a reçu le prix spécial du jury, car il sensibilise la nécessité d’inclure toutes les personnes âgées considérées comme « diverses ».
https://patzcuaro.info/bernard-pelicula-filmada-en-patzcuaro-gana-premio-en-el-festival-delcine-latinoamericano-de-trieste/
https://www.vaticannews.va/es/mundo/news/2019-11/festival-cine-latinoamericano-triestepremiados-entrevistas.html

WEB:
https://www.egeda.es/alexmediagrupo/
FACEBOOK
https://www.facebook.com/alex.quiroga.142035
INSTAGRAM
https://www.instagram.com/alex.quiroga.directorcine/

B COMME BIO-FILMOGRAPHIE – Damien Faure

Auteur / Réalisateur

dmfaurecineaste@gmail.com

http://www.damienfaure-cineaste.fr

Diplômé de l’Ecole des Beaux-Arts de St-Etienne, DNSEP 1993, Diplôme National Supérieur d’Expression Plastique, Option Audiovisuelle, mention : Félicitation du Jury

REALISATEUR

        2019-20  « John Frum Airport»Long-métrage de fiction en développement 
Un missionnaire français, des rebelles papous, un mythe du cargo culte…

Avec l’aide à la réécriture de long-métrage de fiction de Ciclic.
Avec l’aide au développement du long-métrage de fiction du CNC.

Sélectionné au Pavillon International des Scénaristes au Festival de Cannes
© Sanosi productions

•         2019   « Les Shadoks, droit dans le mur, à toutes pompes«  Web-série Documentaire 10X5′

(co-réalisation Thierry Dejean) avec la voix de Benoît Poelvoorde

Il y a 50 ans, Les Shadoks apparaissaient pour la première fois à la télévision.
À l’occasion de cet anniversaire, cette web-série revient sur l’épopée cosmique de Jacques Rouxel
et propose un voyage inédit à travers le monde chaotique et très contemporain de ces étranges créatures.

© 2018 aaa production / Arte / Ina

•            2018   « Une poétique de l’habiter » Documentaire de création 60’
Une déambulation dans une ville utopique au Chili peuplée d’architectures poétiques.

Prix spécial du Jury au Festival du film sur l’Art de Perpignan (FILAF 2018) compétition internationale

© 2018

        2016   « Le trésor d’Angoulème »Documentaire 55’ (co-réalisation avec Gilles Coudert)  
L’artiste Jean-Michel Othoniel met en scène la salle du trésor de la Cathédrale d’Angoulème.

Sortie cinéma Octobre 2017

© a.p.r.e.s production

        2015   « Milieu » Documentaire de création 53’  
Au Japon, dans les montagnes de l’île de Yakushima, les hommes et le Dieux se préparent à l’arrivée du typhon… avec la voix d’Augustin Berque.

Avec l’aide à la production du film d’architecture et du paysage, CNC.

Festival International de Cinéma, Vision du réel à Nyon 2016 en compétition.

Sortie cinéma Novembre 2017
© aaa production / TVM Est Parisien

        2013  «L’ombre est dure à trouver mais la montagne est là»Documentaire 15’

Le travail du peintre. Film réalisé dans le cadre de la Résidence d’Artistes Chamalot

© D.Faure

 •       2012  «  Espaces intercalaires »  Documentaire de création 56’ 

Ces espaces nous révèlent une vision différente de la ville de Tokyo, peuplée d’architectures singulières et de personnages qui habitent la ville autrement.

18eme Festival International du film sur l’Art de Naples, Italie, Octobre 2013  
International Architecture Film Festival de Rotterdam, Pays-Bas, Octobre 2013

14eme rencontre Cinéma et Architecture d’Annecy

3ème Festival International du film sur l’Art de Perpignan, Juin 2013

26e Festival International de Programmes Audiovisuels de Biarritz en sélection officielle création Française, Janvier 2013

31ème Festival International du film sur l’Art de Montréal. Mars 2013

Diffusion sur France Ô en Novembre 2012

Sortie cinéma Novembre 2017

© aaa production / FranceTV

        2011  « Quand les filles flirtaient avec les Dieux » Documentaire de création 51’ 

Un portrait singulier et libre de l’artiste Florence Reymond, qui fonde ses peintures sur le monde ambivalent de l’enfance, entre cruauté et innocence, entre poésie et barbarie.

Scènes primitives ou mise en scène documentaire ?

Festival du jeune cinéma contemporain (In)actuel de Bordeaux, Décembre 2012

Festival International du Documentaire de Podgorica en compétition, Juin 2012

Festival Pointdoc sur le net. Janvier 2012

Festival International du Documentaire d’Amsterdam en compétition, IDFA/ Novembre 2011

Sortie Cinéma le 20 novembre 2019

© L .Faure

        2010  « La colonisation oubliée »  Documentaire 22’ 

10 ans après mon premier séjour en Nouvelle Guinée Occidentale, je retourne sur les traces du chef des rebelles Papous, le général Bernard Mawen.

Diffusion sur Arte en Juin 2010  © aaa production / ARTE G.E.I.E

Mentionspéciale du Jury au Festival du Film Insulaire de Groix, Août 2013

Prix du meilleur court-métrage documentaire au Festival de Montréal, Octobre 2011

        2009  « Hou le Loup »  Court-métrage de fiction 27’  Super 16mm

Arthur, l’innocent, part chasser le loup. Jean, le berger sacrifie ses moutons pour contenir une violence extrême dû aux souvenirs de la guerre d’Algérie. Arthur est en danger, mais les majorettes le protègent de la guerre.

Rétrospective Lou Castel à Hambourg, Festival du film Rhône-Alpin, Festival international du film de Kiev, Ukraine. © Kimsa Films

        2008  « Sampari »  Documentaire 52’

Lors des 6ème Instances des Peuples Autochtones au siège des Nations Unis à New York, une délégation de Papouasie Occidentale est venue revendiquer son autonomie face à l’Indonésie.

Grand Prix du Meilleur Documentaire des Droits de l’Homme au Festival international du film de Kiev, Ukraine, Décembre 2008

17th Pan African Film Festival de Los Angeles. Février 2009

7eme Festival International du Film sur les Droits de l’Homme de Paris. Mars 2009

Festival International du Film sur les Droits de l’Homme de Nouvelle-zélande. Mai 2009

5ème Festival International du Documentaire Océanien de Papeete. Janvier 2008

Diffusé sur France Ô :  Janvier 2009

© K Production / RFO

        2006  « Tadashi Kawamata, Mémoire en demeure » (co-réalisé avec Gilles Coudert)Documentaire 60’

Ce documentaire suit pendant trois ans la réalisation du projet de l’artiste japonais Tadashi Kawamata dans le village de Saint-Thélo en Bretagne, conçu dans le cadre de l’action Nouveaux commanditaires de la Fondation de France. L’œuvre Mémoire en demeure a reçu en 2008 le Prix Architecture Bretagne spécial hors catégorie. (co-réalisé avec Gilles Coudert)

Sortie en DVD aux éditions a.p.r.e.s

© a.p.r.e.s production

        2006 « Vive l’indépendance du Texas »  Documentaire de création 57’

Quand j’étais petit, j’ai fait la connaissance de l’homme le plus fort du monde,

Il peut tordre une barre en acier avec son cou, soulever d’énormes poids avec la seule force du petit doigt, étouffer l’impact d’une explosion avec ses mains…et cet homme-là c’est mon père, mais il avait fait une guerre, la guerre d’Algérie.

Prix du Public au festival du film de Famille à l’Espace 1789 St-Ouen 2011

Festival Pointdoc sur le net. Janvier 2011

© K Production / Cityzen TV

        2004 : « Prolongation«  Court-métrage de fiction 24’

En 1917, mon grand père a filmé quelque chose qu’il n’aurait pas dû…

Prix de la mise en scène au Sangio Film Festival de Véronne, 2004 Italie.

Fidoc Festival International du Documentaire/Fiction de Capbreton, 2004, France

Paris Tout court 2004, competition nationale

Los Angeles international short film Festival, 2005, USA

© Kimsa Films  / Esplanade de St-Etienne

        2002 : « West Papua » Documentaire 52’

En Papouasie Occidentale, sévit depuis 40 ans, une guerre oubliée des médias.

Le peuple Papou lutte pour sa survie face aux militaires indonésiens.

Prix spécial du jury au 1er Festival International du Film des Droits de l’Homme de Paris,2003

22éme Bilan du film ethnographique au Musée de l’homme de Paris, 2003

11th Pan African Film Festival de Los Angeles, 2003

Festival International de Films de Résistances à Foix . Juillet 2002

10ème Festival International du Film des Droits de l’Homme de Séoul. Mai 2006

4ème Festival International du Documentaire Océanien de Papeete. Janvier 2007

Diffusion sur Maori TV, Nouvelle Zélande et France Ô

© Kimsa Films

        2001 : « Le principe de Saul«  Documentaire de création 27’

Portrait de l’artiste américain Peter Saul. Une promenade avec le peintre dans différents lieux de New York.

Diffusion sur Raï Sat Art.

Sélectionné au Contemporary Art Prize of Film Festival de Naples. 2002

© Kimsa Films

        2001 : « Du côté de Gumières » Un épisode de 13’  de la série documentaire “Rêves de Gosses”.

Diffusion sur FRANCE 3 Rhône-Alpes en Décembre 2001

© CLC et FRANCE 3 Rhône-Alpes.

        2000 : « Après le déluge«  Documentaire 52’ (Co-réalisé avec Alain Dumas)

Un état des lieux après le passage du Nino de 1998 dans la région Nord du Pérou.

Diffusion sur Planète.

© Kimsa Films

        1998 : « Plan Séquence«  Court-métrage de fiction 6’ 35mm

Le cinéma avait un siècle. (lauréat d’un concours de scénario sur les 100 ans du cinéma)

© A Film

PRIX

  • 2018 : Prix spécial du Jury

Festival International du Film d’Art de Perpignan pour « Une poétique de l’habiter »

  • 2014 : Prix de la meilleure image

Festival Les saisons parisiennes à Saint-Pétersbourg pour le film « A travers Lucie » d’Hélène Joly Juillet 2014

  • 2013 : Mention spéciale du Jury

Festival du Film Insulaire de Groix pour « La colonisation oubliée »

  • 2011 : Prix du meilleur court-métrage documentaire

Black Film Festival de Montréal pour « La colonisation oubliée »

  • 2011 : Prix du Public

Festival du film de Famille à l’Espace 1789 St-Ouen pour « Vive l’indépendance du Texas »

  • 2008 : Grand Prix du Meilleur Documentaire des Droits de l’Homme

Festival international du film de Kiev, Ukraine pour « Sampari »

  • 2004 : Prix de la mise en scène

Sangio Film Festival de Véronne, Italie pour « Prolongation »

  • 2003 : Prix spécial du jury

Festival International du Film des Droits de l’Homme de Paris pour « West Papua »

  • 1998 : Lauréat du scénario

sur les 100 ans du cinéma pour « Plan Séquence »

REALISATEUR à METROPOLIS avec Pierre-André Boutang (Arte)

•        2006  Notre Histoire (Palais de Tokyo)Documentaire 13’
Les directeurs du Palais de Tokyo, Nicolas Bourriaud et Jérôme Sans, nous présentent leur dernière exposition intitulée « Notre Histoire… » (co-réalisation : Gilles Coudert)

© a.p.r.e.s. production

•        2005  Art Circus (Triennale de Yokohama) Documentaire 8’
Documentaire sur la deuxième édition de la Triennale d’art contemporain de Yokohama au Japon dirigée par l’artiste japonais Tadashi Kawamata, réunissant près de 80 artistes et groupes de créateurs autour du thème « Art Circus », le cirque de l’art. (co-réalisation : Gilles Coudert)

© a.p.r.e.s. production

•        2005 Ann Hamilton à la Maison Rouge Documentaire 5’
Documentaire sur l’exposition de l’artiste Ann Hamilton à la Maison rouge, Fondation Antoine de Galbert. (co-réalisation : Gilles Coudert)

© a.p.r.e.s. production

1997 – 2013 CHEF OPERATEUR et MONTEUR au sein de la société apres production dirigé par Gilles Coudert sur des documentaires d’Artistes internationaux comme Tadashi Kawamata, Daniel Buren, Pierre Huyghe, KimSooja, Ange Leccia, Marie-Ange Guilleminot, Fabrice Hyber, Miguel Chevalier, Marie-jo Lafontaine, James Turrell, Ghada Amer, Paul McCarthy, Nari Ward, Lawrence Weiner, Chéri Samba…

et d’architectes, Philippe Madec, Rudy Ricciotti, Jacques Ferrier, Marc Barani, Francis Soler, Philippe Chiambaretta, Nicolas Michelin, Patrick Bouchain.

Sur les films des Salons de l’Ifa : Jakob+Macfarlane, Périphériques architectes, Didier Fiuza Faustino. 

– Biennale d’Architecture de Venise 2004 (pavillon français) : des films réalisés par Gilles Coudert pour le projet de l’architecte Françoise-Hélène Jourda. Entretiens avecThomas Herzog, Peter Cook, Massimiliano Fuksas.

Biennale d’Art Contemporain de Venise 1997 (pavillon français) : projet télévisuel de l’artiste Fabrice Hybert(Lion d’or du meilleur pavillon).

EDITION DVD

•      2016 LE TRESOR D’ANGOULEME © 2016 a.p.r.e.s édition (Livre / DVD)

•      2016 MILIEU © 2016 aaa édition

•      2014 QUAND LES FILLES FLIRTAIENT AVEC LE DIEUX © 2014 Analogues édition

       Catalogue DVD de l’artiste peintre Florence Reymond

•      2013 ESPACES INTERCALAIRES © 2013 aaa édition

•      2012 WEST PAPUA / Komando Papua 2(DVD + CD), 3 films de Damien Faure + 4 Pièces musicales

Ravi Shardja  © 2012 aaa édition

PUBLICATIONS

•        2002: Article « La guerria oubliée des Papous »dans le Monde Diplomatique d’Août

•        2005 : « Vive l’indépendance du Texas, de la théorie à la pratique… » dans CLARA,

B COMME BIO-FILMOGRAPHIE – Blaise Harrison

B COMME BIO-FILMOGRAPHIE – Blaise Harrison

Né en 1980 et de nationalité franco-suisse, Blaise Harrison est diplômé de l’Ecole cantonale d’art de Lausanne ( ECAL ).

Suite à la réalisation de Bibeleskaes (29 min), film documentaire autoproduit tourné en super 16mm, co-réalisé avec Maryam Goormaghtigh (Avant la fin de l’été) et sélectionné au festival Visions du Réel de Nyon, Blaise Harrison réalise 12 courts métrages pour la revue documentaire Cut Up coproduite par Quark productions et ARTE France.

Il réalise ensuite Armand, 15 ans l’été, documentaire de 50 min coproduit par Les Films du Poisson et ARTE France sélectionné à la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes ainsi que dans de nombreux festivals à l’étranger, dont le Festival Dei Popoli de Florence où il remporte le Prix du Meilleur Documentaire.

 Son nouveau film L’Harmonie (60 min) est sélectionné au Festival de Locarno et reçoit une Etoile de la Scam, récompense qui distingue chaque année le meilleur de la production documentaire française.

 Son premier long métrage de fiction Les Particules est sélectionné à la Quinzaine des Réalisateurs au Festival de Cannes 2019 ainsi que dans de nombreux festivals internationaux (NIFF, Busan, Pingyao, Hambourg, Haifa, Melbourne, Sitges…). Il remporte le Prix du meilleur film (Golden Peacock Award) au Festival International du film d’Inde (IFFI Goa) tandis que son jeune comédien principal est nommé dans la catégorie Révélation Masculine aux Lumières de la critique internationale 2020.

 Blaise Harrison travaille également comme chef opérateur sur de nombreux documentaires d’auteurs, notamment L’opéra de Jean-Stéphane Bron, French Bashing de Jean-Baptiste de Péretié, Rocky IV de Dimitri Kourtchine ou La mort de Danton de Alice Diop.