A COMME ABECEDAIRE – Lise Baron

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Étudiants, tous à l’usine ! – Itinéraires de maoïstes ouvriers

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Mai 68

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Roman

Marguerite Duras, l’écriture et la vie

A COMME ASSASSINAT

Assassinat d’une modiste. Catherine Bernstein, 2005, 87 minutes.

         Ce film retrace l’histoire d’une famille, une famille juive, à travers l’évocation d’un de ses membres, Odette Fanny Bernstein, la grand-tante de la réalisatrice. Une histoire familiale prétexte à aborder l’Histoire de la France de l’entre-deux-guerres et de l’occupation. Un film historique donc, mais construit comme le récit d’une recherche de l’histoire familiale. Une enquête précise sur la politique du gouvernement de Vichy vis-à-vis des juifs en France.  En même temps, la reconstitution d’une destinée individuelle qui devient le symbole du sort des juifs de 1940 à 1943. Une histoire personnelle qui ajoute à la connaissance historique toute l’émotion dont est capable le cinéma.

         Malgré le fait qu’elle ait été déportée et qu’elle soit morte à Auschwitz, Odette Fanny Bernstein aurait pu rester une victime anonyme, parmi tant d’autres, de la barbarie nazie. Son destin est pourtant en soi digne d’intérêt. Née en 1901 à Neuilly, dans une famille aisée, elle quittera ses parents à 23 ans et aura la hardiesse, non seulement de voler de ses propres ailes, mais surtout de fonder une entreprise artisanale. Modiste installée à Paris près des Champs Elysées (rue Balzac près du cinéma du même nom), elle prendra le nom de Fanny Berger et deviendra riche et célèbre grâce à la création de chapeaux qui firent la mode avant-guerre et même au début de l’occupation. Le film retraçant sa vie aurait pu en rester à cette position en soi déjà fortement porteuse de sens : un désir d’émancipation qui pourrait être considéré comme annonciateur de positions féministes ; une implication sociale et culturelle dans le développement de la mode parisienne. Ce deuxième aspect est présent à travers les commentaires d’une historienne de la mode. Le premier, par contre, est quasiment absent du film, sans doute parce que la réalisatrice n’a trouvé que très peu de documents concernant la vie personnelle de sa grand-tante. Avant-guerre, il n’existe d’elle pas de rentrer pratiquement pas de photos ou de correspondances. Ou alors, la réalisatrice n’a pas souhaité les dévoiler. Son propos n’est pas d’entrer dans l’intimité, la vie sociale ou sentimentale de son personnage. Il s’agit de l’histoire d’une femme juive. Ce qui est autrement plus important.

         La dimension historique du film, c’est d’abord l’énumération exhaustive des lois concernant les juifs promulguées par le gouvernement de Vichy, de l’obligation de porter l’étoile jaune aux diverses interdictions dont ils étaient frappés. C’est ensuite l’explication tout aussi minutieuse des mécanismes de spoliation mis en place pour « aryaniser » l’économie française, de la nomination d’administrateurs provisoires à la vente forcée des entreprises sans que les propriétaires en perçoivent le revenu. C’est enfin la mise en lumière des étapes de la déportation, des camps du Loiret à Auschwitz en passant par Drancy et les grandes rafles parisiennes, en montrant comment la police française s’est faite l’exécutant zélé de la politique allemande.

          Le film de Catherine Bernstein est un film historique dans lequel la réalisatrice fait œuvre d’historienne. Mais elle fait en même temps œuvre de cinéaste. Le choix d’un historien intervenant sur la spoliation des juifs doit sa pertinence à des compétences historiques. La façon de filmer les façades des immeubles des avenues où a résidé Fanny renvoie à son talent de cinéaste. Les images d’archives, en particulier celles des camps du Loiret n’ont pas qu’une valeur informative. Leur place dans la construction du film, leur relation aux images qui les entourent, est certes un travail de montage. Mais aussi une interpellation du spectateur. Quant à la photo de Fanny, cette jeune femme élégante, l’insistance avec laquelle la réalisatrice la cadre est un élément émotionnel déterminant. Toute une vision de l’Histoire réside dans cette image.

A COMME ABECEDAIRE – Catherine Bernstein

Allemagne

Fritz Bauer : un procureur contre le nazisme

Les Absentes

Les Raisins verts

Oma

Amitié

Paysage

Antisémitisme

Ils sont partis comme ça…

Assassinat d’une modiste

Archives

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Asylum

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Collaboration

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Communisme

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Corps

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Autopsie d’une femme vivante

Déportation

La SNCF sous l’Occupation

Ils sont partis comme ça…

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Ecrivain

Le Libraire

Famille

Ils sont partis comme ça…

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Nue

Assassinat d’une modiste

Les Absentes

Les Raisins verts

Oma

Autopsie d’une femme vivante

Gary Romain

Le Libraire

Guerre

La SNCF sous l’Occupation

Fritz Bauer : un procureur contre le nazisme

Après la guerre, les restitutions

T4, un médecin sous le nazisme

Ils sont partis comme ça…

Un crime français

Assassinat d’une modiste

Les Raisins verts

Handicap

T4, un médecin sous le nazisme

Oma

Histoire

La SNCF sous l’Occupation

Fritz Bauer : un procureur contre le nazisme

Après la guerre, les restitutions

Ils sont partis comme ça…

Le Libraire

Un crime français

Asylum

Les Absentes

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Nue

Informatique

Alan Turing, le code de la vie – Le Modèle Turing

Justice

Fritz Bauer : un procureur contre le nazisme

Médecine

T4, un médecin sous le nazisme

Mode

Assassinat d’une modiste

Nazisme

Fritz Bauer : un procureur contre le nazisme

T4, un médecin sous le nazisme

Assassinat d’une modiste

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Nue

Occupation

La SNCF sous l’Occupation

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Le Voyage encyclopédique de Michel Serres

Police

Le Libraire

Politique

Après la guerre, les restitutions

Portrait

Fritz Bauer : un procureur contre le nazisme

Après la guerre, les restitutions

T4, un médecin sous le nazisme

Alan Turing, le code de la vie – Le Modèle Turing

Un crime français

Le Voyage encyclopédique de Michel Serres

Autopsie d’une femme vivante

Psychiatrie

Asylum

Résistance

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SNCF

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Vichy

Un crime français

Zay Jean

Un crime français

L COMME LESBIENNE

Dieu merci, je suis lesbienne. Laurie Colbert et Dominique Cardona, 1992, 55 minutes.

Paroles de femmes. Mais pas n’importe quelles femmes. Elles s’affirment lesbiennes. Elles se revendiquent lesbiennes. Ce qui n’est pas une étiquette. Mais leur raison de vivre. Leur être même.

Des paroles directes, sincères, sans langue de bois. Sans faux-fuyant non plus. Des paroles réjouissantes tant on sent ces femmes libres – libérées. Et si heureuses. Même les plus âgées. Celles qui ont connu ces temps difficiles où le simple mot, lesbienne, pouvait résonner comme une insulte chargée de mépris. Toutes n’ont pas eu la chance de ne pas connaître le placard.

Des femmes de plusieurs âges donc. Même s’il n’y a pas parmi les interviewées de très jeunes filles. Des femmes de plusieurs pays d’origine, même s’il n’y a pas d’africaine ni d’asiatique. Mais leur propos n’en est pas moins pour autant universel. Concernant le sens de l’existence, au-delà des différences sociales et culturelles.

Toutes racontent tout simplement la découverte de leur homosexualité. Leur acceptation de ce qui de toute façon est une évidence. Car au fond, lesbienne, ne l’ont-elles pas toujours été ? Au moment où elles parlent – plusieurs rayonnantes de bonheur quand d’autres sont plus réservées, moins démonstratives – elles ont toutes la certitude qu’il ne pouvait pas en être autrement. Ce qui n’est donc pas une question de choix, mais une réalité existentielle.

Elles abordent, sur demande des réalisatrices, les questions qui ne pouvaient pas ne pas figurer dans un tel film. La bisexualité par exemple, qu’elles rejettent en blog. Ou le sadomasochisme, qu’elles refusent tout autant spontanément. Quant au féminisme, elles le pratiquent concrètement. Lesbiennes et féministes, un seul et même mode de vie.

Datant de 1992, ce film pourrait sembler à priori un peu vieillot. Il n’en est rien. Les réalités abordées n’ont rien perdues de leur actualité. Et les images d’archives, les manifestations et autres parades LGBT, qui ponctuent le film font toujours partie de notre présent. Si le lesbianisme reste encore pour certaines femmes un combat, ce film sera pour elles un réconfort et un encouragement. Car elles ne pourront pas ne pas se dire : j’ai même rencontré des lesbiennes heureuses.

P COMME PORTRAIT – Jane Birkin

Jane B par Agnès V. Agnès Varda, 1988, 94 minutes

Varda et tout l’art du portrait. Avec ses références picturales, Goya entre autres, que Varda s’amuse à détourner en surimposant une nuée de mouches sur le corps de la Maya et dans l’ensemble du tableau. Car c’est bien à du cinéma que nous avons affaire.

Qu’il s’agisse d’un portrait, le titre du film – bien dans le style de la cinéaste – nous le dit déjà. Nous pouvons nous attendre à entrer dans l’intimité de l’actrice, à apprendre quelques-uns de ses secrets de vie, à percer au jour quelque peu sa personnalité. Et effectivement Jane joue le jeu proposé par Agnès. Elle parle de ses maris, de ses filles, elle nous accueille dans sa maison et répond, semble-t-il en toute franchise, aux questions de la cinéaste qui insiste pour qu’elle n’hésite pas à regarder en face l’œil de la caméra. Une certaine connivence s’établit entre les deux femmes, comme il se doit dans la meilleure pratique de l’entretien cinématographique. Jane est un peu crispée au début du film, mais de plus en plus à l’aise au fur et à mesure du temps qui passe. Car ce portrait n’est visiblement pas réalisé en une seule prise ni en un seul jour. Il s’agit bien de montrer les multiples facettes de Birkin, ce que souligne la multitude de tenues et de coiffures qui nous sont proposées. Plus qu’une tranche de vie, c’est une véritable biographie – pourtant inachevée – que réalise Varda. Un portrait qui pourtant ne prétend nullement à énoncer une vérité définitive. Dans une des premières séquences du film, Jane est filmée devant un miroir déformant. Et cette caméra qui apparaît tout au long du film finit par avoir un petit air inquisiteur.

Varda et l’art du mélange. Car si le film ne renonce nullement à sa dimension documentaire, Varda a sans cesse recours à la fiction. On sent bien qu’elle ne peut résister à la tentation d’utiliser les talents d’actrice de Birkin. Le portrait, même lorsqu’il est présenté comme « classique » par la cinéaste, est parsemé de mini fictions, plus mystérieuse les unes que les autres, comme ce duo entre Birkin et Philippe Léotard où l’amour le dispute à la haine à propos d’une sombre histoire d’argent. Visiblement Varda a un grand plaisir à raconter des histoires, tout en prenant bien soin de souligner la dimension cinématographique de ce qu’elle raconte, les deux personnages assassinent à tour de rôle leur comparse. On s’attend presque qu’ils viennent saluer le public à la fin de la pièce.

Jane B par Agnès V n’est pas souvent cité parmi les films les plus marquant de l’œuvre d’Agnès Varda. C’est une erreur. On y trouve cette façon inimitable d’apparaître dans le cadre en énonçant, dans des formules simples et lumineuses, la sens même de son travail. Mettre au service de l’image un travail sur les mots, il n’y a peut-être que Godard qui sache le faire avec autant de précision et de justesse.

Clin d’œil pour clin d’œil, Varda n’a pas hésité à nous faire le coup de Jane…d’Arc.

T COMME TRADUIRE – Dostoïevski

La Femme aux 5 éléphants. Vadim Jendreyko. Suisse-Allemagne, 2009. 94 minutes.

         Une vieille dame toute voutée, sans doute de s’être si longtemps penchée sur des livres, sur ces textes qu’elle connait si bien, pour les avoir pratiqués tant de fois. Svetlana Geier est traductrice. D’origine ukrainienne, elle vit en Allemagne et traduit le russe en allemand. Et tout particulièrement, elle traduit Dostoïevski. Cinq des plus grands romans de Dostoïevski, ses cinq éléphants : Crime et châtiment, L’Idiot, Les Démons, L’Adolescent et Les Frères Karamazov. Toute une vie pour devenir « la voix de Dostoïevski ».

         Le film montre son travail et sa vie quotidienne, la femme et la traductrice. Une femme toute simple, que l’on suit faire son marché, qui fait la cuisine, qui boit beaucoup de thé. Divorcée, elle vit seule, mes ses enfants et petits enfants viennent souvent la voir. De belles réunions de famille.

         Le travail de traduction, un dur labeur, jamais achevé. Il faut toujours revoir, corriger. Svetlana relit son texte avec un vieil ami, musicien et érudit. Ou plutôt c’est lui qui relit et qui discute, propose d’ajouter une virgule, ce qui pose problème à la traductrice, qui elle a le texte original sous les yeux. « Il faut trouver les mots exacts, les pauses et les accords » dit-elle. Et il faut aussi savoir s’échapper du texte, ou du moins savoir « lever les yeux ». La traduction n’a rien d’une science exacte. Et puis, il y a Pouchkine. Intraduisible ? « On comprend chaque mot, mais on ignore de quoi il s’agit ».

         Le film de Vadim Jendreyko est un film de voyage. Parce que les grands textes sont des textes qui voyagent. Le pré-générique déjà nous montre un train de nuit interminable dans sa traversée de l’écran. Des trains, nous en prenons tout au long du film. Durant le long voyage qu’entreprend Svetlana avec sa petite fille, ce retour en Ukraine, ce pays natal où elle n’est jamais revenue depuis son adolescence. Le film est aussi un voyage dans le passé. Il évoque surtout le père de Svetlana, emprisonné et torturé par le régime stalinien. Des images d’archine retracent l’invasion de l’Ukraine par les troupes allemandes, évoquent les exécutions massives de juifs, la défaite de Stalingrad. Svetlana et sa mère fuit en Europe. En Allemagne, l’une trouve du travail et l’autre continue ses études tout en étant l’interprète d’un officier. Tout ce passé qui remonte à la surface des souvenirs de Svetlana est évoqué sans jugement, de simples faits, même s’il s’agit d’événements tragiques dans ce parcours qui conduira une jeune fille à devenir cette vieille dame qui a tant fait pour la littérature.

         Le voyage en Ukraine conduit Svetlana à la recherche de son ancienne maison, de la tombe de son père dans un cimetière enneigé. Elle rencontre les élèves d’une classe de lycée. Elle ne leur fait pas un cours, elle dialogue simplement avec eux. Tout ce qu’elle fait paraît si simple. Une vieille dame si modeste. Filmée avec une grande simplicité.

A COMME ABECEDAIRE – Hassen Ferhani

Abattoir

Dans ma tête un rond-point

Alger

Dans ma tête un rond-point

Tarzan, Don Quichotte et Nous

Les Baies d’Alger

Algérie

143 rue du désert

Dans ma tête un rond-point

Tarzan, Don Quichotte et Nous

Afric Hotel

Café

143 rue du désert

Camion

143 rue du désert

Cinéma

Tarzan, Don Quichotte et Nous

Dessert

143 rue du désert

Exil

Afric Hotel

Femme

143 rue du désert

Fiction

Tarzan, Don Quichotte et Nous

Hotel

Afric Hotel

Immigration

Afric Hotel

Mémoire

Tarzan, Don Quichotte et Nous

Route

143 rue du désert

Sable

143 rue du désert

Titre

Dans ma tête un rond-point

Travail

Dans ma tête un rond-point

Ville

Tarzan, Don Quichotte et Nous

Les Baies d’Alger

A COMME ABECEDAIRE – Marc Faye

Fondateur de la société de productions Novanima, spécialisée dans les films d’animation.

Dans son œuvre documentaire, il s’intéresse tout particulièrement à la création dans le domaine de la bande dessinée, de l’affiche, de  la caricature et de l’image publicitaire.

Affiche

Jossot, de Gustave à Abdul Karim

Alain Carrier

Animaux

Benjamin Rabier – L’Homme qui fait rire les animaux

Artiste

Jossot, de Gustave à Abdul Karim

Benjamin Rabier – L’Homme qui fait rire les animaux

Alain Carrier

Autobiographie

Phylactère

Bande dessinée

Phylactère saison 2

Benjamin Rabier – L’Homme qui fait rire les animaux

Phylactère

Belle Epoque

SEM, le caricaturiste incisif

Caricature

SEM, le caricaturiste incisif

Jossot, de Gustave à Abdul Karim

Cinéma

Alain Carrier

O’ Galop

Colonialisme

Jossot, de Gustave à Abdul Karim

Dessin

SEM, le caricaturiste incisif

Enfance

Phylactère saison 2

Femme

Phylactère saison 2

Humour

SEM, le caricaturiste incisif

O’ Galop

Islam

Jossot, de Gustave à Abdul Karim

Loi de 1905

Jossot, de Gustave à Abdul Karim

Paris

SEM, le caricaturiste incisif

Parodie

Phylactère

Publicité

Benjamin Rabier – L’Homme qui fait rire les animaux

O’ Galop

Religion

Jossot, de Gustave à Abdul Karim

Tunisie

Jossot, de Gustave à Abdul Karim

A COMME ABECEDAIRE – Philippe Pujol

Lauréat Etoiles de la Scam 2021 pour Péril sur la ville

Banlieue

Péril sur la ville

Marseille, ils ont tué mon fils

Education

Djellaba-basket

Extrémisme

Djellaba-basket

Femme

Marseille, ils ont tué mon fils

Islam

Djellaba-basket

Marseille

Péril sur la ville

Marseille, ils ont tué mon fils

Mère

Marseille, ils ont tué mon fils

Mort

Marseille, ils ont tué mon fils

Pauvreté

Péril sur la ville

Société

Djellaba-basket

Solidarité

Péril sur la ville

Ville

Péril sur la ville

E COMME EXPULSION

Vol spécial. Fernand Melgar, Suisse, 2011, 100 mn

Frambois est un centre de détention administrative à côté de Genève comme il en existe 27 autres en Suisse. Les étrangers en situation irrégulière y sont internés dans l’attente de l’exécution d’un jugement d’expulsion. La politique de contrôle des flux migratoires s’est fortement durci ces dernières années en Suisse, pays traditionnel de la neutralité et du droit d’asile. L’asile est de plus en plus difficile à obtenir, ce qui était le sujet du précédent film de Melgar (La Forteresse). Les expulsions vers le pays d’origine deviennent de plus en plus nombreuses.

Le séjour à Frambois est plus ou moins long et peut aller jusqu’à une bonne année. De longs mois d’incertitude vécus dans l’angoisse. Mais l’expulsion est inévitable pour presque tous ceux qui sont détenus là. La procédure « vol spécial » est obligatoirement employée lorsque l’expulsé refuse de regagner « librement » son pays dans le cadre d’une « procédure normale ». L’expulsé est conduit contre son gré dans un avion par la police. Jambes entravées et mains menottées il sera porté assis sur une chaise à laquelle il aura été attaché. Il sera « accompagné » tout au long du voyage jusqu’à destination. Le film de Melgar, restant à l’intérieur du centre de Fambois, ne filme pas la mise en œuvre totale de la procédure. Mais le cinéaste filme toutes les étapes de sa préparation. Le film se termine par l’annonce en ouverture du journal télévisé du soir de la mort par étouffement (on lui avait mis un masque et du sparadrap sur la bouche) d’un détenu d’un autre centre de détention. Ce jour-là, cinq des détenus de Frambois faisait partie du même vol spécial. Au centre, l’émotion est grande. La colère des détenus aussi.

Le film montre la vie quotidienne au centre. Le personnel a visiblement une grande expérience, ce qui n’empêche pas certain, comme Denis, d’entretenir des relations cordiales avec les détenus. Lors de la préparation des détenus au vol spécial, ils essaient tous, directeur en tête, de les réconforter, de leur manifester quelques marques de sympathie. Mais l’essentiel reste que tout se passe bien, sans complication.

Le film joue sur le contraste entre cette vision parfaitement lisse de la vie du centre où tout semble se passer sans la moindre anicroche et le vécu des détenus, leur angoisse, leurs peurs, leurs souffrances, leur ressentiment pour ce pays auquel ils sont venus demander de l’aide et qui les rejette sans grande considération en dehors des apparences. La procédure du vol spécial atteint un sommet d’inhumanité et ceux qui risquent fort d’y être soumis la dénoncent avec véhémence. Le directeur du centre et son personnel sont d’ailleurs particulièrement mal à l’aise à l’annonce de « l’accident ». L’événement révèle de façon éclatante l’hypocrisie générale de la politique officielle. Cette hypocrisie est particulièrement sensible dans les séances de parloir où les détenus ont le droit de voir, une dernière fois, leur femme et leurs enfants. Avant tout, il faut respecter le temps officiel qui leur est accordé.

On sait que ce film a suscité en Suisse un bon nombre de polémiques, l’accusant tour à tour de déformer les faits pour soutenir la cause des étrangers ou au contraire de complaisance envers une politique de plus en plus intolérante. Toujours est-il que ce film ne peut pas laisser indifférent. Son mérite est certainement de mettre les citoyens et les responsables politiques des pays riches face à leurs responsabilités et à leur conscience morale

A COMME ABECEDAIRE – Sebastiano d’Ayala Valva

Récompensé d’une étoile de la Scam 2021 pour Le Premier Mouvement de l’Immobile

Artiste

Le Premier Mouvement de l’immobile

Taulé, la nuit s’efface

Basket

Adapté(s)

Création

Le Premier Mouvement de l’immobile

Différence

Adapté(s)

Equateur

Angel

Famille

Farewell to the Father

Handicap

Adapté(s)

Homophobie

Angel

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Homosexualité

Angel

Immigration

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Mort

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Musique

Le Premier Mouvement de l’immobile

Père

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Peinture

Taulé, la nuit s’efface

Photographie

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Portrait

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 Scelsi Giacinto

Le Premier Mouvement de l’immobile

Son

Le Premier Mouvement de l’immobile

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Taulé Antoni

Taulé, la nuit s’efface

Travestis

Angel

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