E COMME ENSEIGNANTE – portrait

L’Epine dans le cœur. Film de Michel Gondry. France, 2010, 82 minutes.

         Michel Gondry a une tante dénommée Suzette. Elle a été institutrice pendant plus de trente ans, dans les Cévennes, plus exactement dans huit écoles successives dans le département du Gard. Elle est maintenant à la retraite depuis une bonne vingtaine d’années. Lorsque son cinéaste de neveu décide de faire un film sur elle, c’est d’abord pour retracer cette carrière professionnelle bien remplie. Mais très vite cet aspect passe quasiment au second plan. Ce que raconte le cinéaste Michel Gondry, c’est la vie de Suzette Gondry, sa vie personnelle, sa vie de famille. Une famille qui est aussi celle de Michel. Une façon détournée de parler de soi, avec pudeur, mais aussi avec sincérité. Une enquête familiale quoi résonne comme une autobiographie.

         La vie professionnelle de Suzette, ce sont des changements d’école, la découverte de nouveaux villages, la rencontre de nouveaux collègues, de nouveaux voisins. Gondry ponctue cet itinéraire avec des vues d’un train électrique (dont on découvrira vers la fin du film que c’est une passion de Jean-Yves, le fils de Suzette), avec en surimpression l’indication du village et de l’année de nomination. Suzette évoque au fil de ce parcours les difficultés de ses débuts, son arrivée dans une classe unique sans formation, le premier rapport de l’inspection, les locaux souvent vétustes. Ce voyage souvenir lui permet de retrouver d’anciens collègues, d’anciens élèves ou leurs parents.  Un ancien Harki par exemple qui raconte son arrivée dans les Cévennes et sa scolarisation dans la classe de Suzette. Toutes ces rencontres font l’éloge de Suzette, de sa dévotion pour son travail, de son dévouement pour les élèves. Le côté « innovant » de ses pratiques est aussi évoqué, comme le fait de conduire sa classe à la piscine pour que les enfants apprennent à nager. Un portrait attendrissant d’une institutrice « à l’ancienne », dans une France rurale où la vie sociale était fondamentale. Gondry a-t-il pensé à Pagnol en le réalisant ?

         Ce portrait d’enseignante, c’est aussi le portrait d’une femme, une femme simple, gaie (le fou rire du pré-générique est un morceau d’anthologie), dynamique dont le film retrace, par petites touches, les joies et les peines, les moments cruciaux de la vie ou des instants plus anodins. Si Suzette est bien sûr le personnage principal du film, un personnage que Gondry transforme en véritable actrice de cinéma, son fils, Jean-Yves, lui ravie presque la vedette dans les nombreuses séquences où il évoque sa scolarité (ce n’est pas facile d’être dans la classe de sa mère), ou ses relations avec son père, à propos en particulier de la découverte de son homosexualité. Gondry alterne ainsi avec une grande maîtrise du montage, les moments de joie et de tristesse, les rires et les pleurs, mais toujours avec une retenue qui évite tout risque d’exhibitionnisme.

         Le film inclue tout au long de ces portraits des images du passé tournées en 8 mm, en particulier par Jean-Yves à l’occasion de fêtes et de réunions familiales. Il nous propose aussi des images de certaines classes de Suzette et de ses élèves. Visiblement, la famille Gondry a une passion pour le cinéma.

D COMME DANSE – Enfants

Petites danseuses. Anne-Claire Dolivet, 202o, 91 minutes.

Elles ont entre 6 et 12 ans. Elles partagent la passion de la danse. Une passion et un rêve : devenir danseuse professionnelle, pourquoi pas à l’Opéra de Paris. Même si elles savent d’emblée que toures ne seront pas élues. En attendant, il leur faut faire des efforts continus, persévérer et s’améliorer sans cesse, être la meilleur dans les concours. Et souffrir, souffrir, pour plier leur corps juvénile aux exigences des mouvements de plus en plus difficiles à exécuter. Et satisfaire les exigences de plus en plus grandes de leur professeure. Et de leurs parents. Un monde de l’enfance qui doit se plier aux dictats des adultes.

D’un côté donc des enfants, avec leurs comportements d’enfant, leurs rires et leurs pleurs d’enfant. Un groupe où s’affirment l’amitié et la solidarité face aux difficultés et surtout face aux échecs. Ce sont bien des enfants, lorsqu’elles partagent l’insouciance des jeux Mais ce sont aussi presque des adultes, dans leur détermination à surmonter tous les obstacles. Et ils sont nombreux.

De l’autre les adultes. Les parents, surtout les mères. Et la professeure.

Une professeure d’une école privée fonctionnant sur le modèle de l’entraineur sportif. Sans hésitations dans ses exigences. Elle pousse toujours ses danseuses dans leur dernière limite, toujours au bord de la rupture, de l’accident, de la blessure. Ou de la crise de désespoir de ne pas y arriver. De se sentir incapable de progresser encore. Et pourtant, malgré ce ton toujours à la limite du cri, elle les aime ses danseuses. Une affection qui n’est pas toujours visible mais que l’on sent bien réelle dans plusieurs séquences où elle tombe pour un instant son masque autoritaire. Même sa vois se fait plus douce.

Et les parents ? Leur amour non plus ne fait pas de doute. Mais ne sont-ils pas entrés dans un engrenage qui les pouce à ne jamais faiblir, à ne pas douter. Et lorsque l’enfant souffre trop, il reste indispensable de cacher ses pleurs.

Le film fonctionne systématiquement à la séduction. Essentiellement en filmant au plus près ces fillettes avec des gros plans sur ces visages qui doivent toujours sourire. Mais aussi sur les jambes, dans les exercices et les répétitions. En plus, le fil narratif ne recule pas devant pas mal de dramatisation. Lors de la blessure d’Ida, bien sûr. Mais aussi lors du concours final, même si le triomphe de la petite n’a jamais fait de doute.

Séduire, n’est-ce pas une des composantes de l’art de la danse ?

Le film alors est bien en phase avec son objet.

S COMME SIDA

La pudeur ou l’impudeur. Hervé Guibert, 1991, 58 minutes.

Dans les années 1990, le monde culturel paya un lourd tribut au sida.

Hervé Guibert, écrivain, photographe, journaliste, critique, disparu en 1991.

Dans les dernières semaines de sa vie il réalisa un film autobiographique, un journal intime où il filme sa maladie.

Ce film peut être considéré aujourd’hui comme une chronique des années sida.

La pudeur, c’est ne jamais dramatiser.

C’est filmer la vie quotidienne comme si de rien n’était. Une vie calme, presque paisible, sans crise, sans bouleversement, sans excès. Une vie qui a eut un début, dont il n’importe pas qu’on se souvienne. Une vie qui aura une fin, inéluctable. Bientôt

La pudeur c’est ne jamais se plaindre, comme si on acceptait son sort. Être résigné, puisque de toute façon il n’est pas possible d’inverser le cours des choses.

La pudeur, c’est faire comme si on avait confiance en la médecine, comme si on pensait qu’elle allait vaincre la maladie, bientôt.

La pudeur c’est ne pas accuser. Ne pas chercher les responsabilités. Ne pas maudire le ciel ou la terre. Prendre simplement les hommes à témoin.

La pudeur, c’est faire un autoportrait, en écrivain, en cinéaste.

La pudeur c’est ne diffuser le film qu’à titre posthume.

L’impudeur, c’est se filmer, sous toutes les coutures, dans toutes les positions presque. Être pratiquement seul à l’écran d’un bout à l’autre du film.

L’impudeur c’est ne pas éviter les gros plans. Filmer ce corps affaibli, amaigri, épuisé.

L’impudeur c’est montrer la vie qui s’éteint, qui disparait peu à peu, comme la flamme d’une bougie qui a épuisé sa réserve de cire.

L’impudeur, c’est la maladie, la mort annoncée, la mort chaque jour plus proche.

L’impudeur, c’est penser au suicide. Parce que la vie est devenue intolérable.

L’impudeur, c’est dire le sida.

La pudeur ou l’impudeur, le cinéaste devrait-il choisir ? Pourquoi ne pas chercher plutôt un équilibre, ou un balancement de l’une vers l’autre, une alternance si régulière qu’elle en devient imperceptible.

La pudeur et l’impudeur alors.

A COMME ABECEDAIRE- Michelle Collery

Son travail actuel est particulièrement orienté vers la culture arabe et maghrébine.

Chanson

Oued Saïd Story

Les Crooners de la Casbah

Conflit israélo-palestinien

Jean Genet, un captif amoureux – Parcours d’un poète combattant

Danse

Tchitchihérazade

Engagement

Jean Genet, un captif amoureux – Parcours d’un poète combattant

Leïla Shahid – Palestine Forever

Femme

Leïla Shahid – Palestine Forever

Genet Jean

Jean Genet, un captif amoureux – Parcours d’un poète combattant

Leïla Shahid – Palestine Forever

Immigration

Trésors de scopitones arabes, kabyles, berbères

Littérature

Jean Genet, un captif amoureux – Parcours d’un poète combattant

Maghreb

Oued Saïd Story

Trésors de scopitones arabes, kabyles, berbères

Les Crooners de la Casbah

Maroc

Jean Genet, un captif amoureux – Parcours d’un poète combattant

Massacre

Leïla Shahid – Palestine Forever

Musique

Trésors de scopitones arabes, kabyles, berbères

Palestine

Leïla Shahid – Palestine Forever

Poésie

Jean Genet, un captif amoureux – Parcours d’un poète combattant

Portrait

Leïla Shahid – Palestine Forever

Proche Orient

Oued Saïd Story

Syrie

Tchitchihérazade

Union Européenne

Leïla Shahid – Palestine Forever

A COMME ABECEDAIRE – Sabrina Van Tassel

Antisémitisme

La Tribu de Rivka

Amour

La Tribu de Rivka

Armée

Les Soldats perdus de Tsahal

Banlieue

La Cité muette

Camp

La Cité muette

Déportation

La Cité muette

Drancy

La Cité muette

Drogue

L’État du Texas contre Melissa

Etats-Unis

L’État du Texas contre Melissa

Famille

La Tribu de Rivka

Femme

L’État du Texas contre Melissa

Mariées pour le pire

Guerre de 39-45

La Cité muette

La Tribu de Rivka

Immigration

La Tribu de Rivka

Mariées pour le pire

Inde

Les Soldats perdus de Tsahal

Israël

Les Soldats perdus de Tsahal

Justice

L’État du Texas contre Melissa

Mariage

Mariées pour le pire

Palestine

Les Soldats perdus de Tsahal

Pauvreté

L’État du Texas contre Melissa

Peine de mort

L’État du Texas contre Melissa

Portrait

L’État du Texas contre Melissa

Prison

L’État du Texas contre Melissa

Texas

L’État du Texas contre Melissa

Violence

Mariées pour le pire

P COMME PEINE DE MORT – Texas

L’Etat du Texas contre Mélissa. Sabrina Van Tassel, 2021, 107 minutes.

Ce film peut être analysé à trois niveaux.

1 C’est un film-enquête. Ou plutôt une contre-enquête. Partant de la version officielle des faits, tels qu’ils apparaissent dans le jugement condamnant Mélissa pour le meurtre de sa dernière fille – son quatorzième enfant – il s’agit de montrer les failles de l’enquête, les partis-pris de la justice, sa précipitation, voire ses erreurs, ce qui nous conduit inévitablement à douter de sa culpabilité.

2 Le film est aussi un portrait. Le portrait d’une femme, simple, peu (ou plutôt pas du tout) séduisante. Sa vie ne comporte guère de faits marquants, sauf qu’elle vient de passer 10 ans dans le couloir de la mort après sa condamnation. Et elle n’inspire guère de sympathie au début du film. Si elle a vraiment tué son enfant, n’est-elle pas un monstre. D’autant plus qu’elle se drogue de façon inconsidérée. Mais peu à peu, le film renverse cette vision. Si Mélissa n’est pas alors présentée sous un jour entièrement positif, du moins elle acquiert dans le film une véritable humanité qui transcende son statut social de femme pauvre hispano-américaine.

3 Le film peut alors être considéré comme une prise de position contre la peine de mort, même si cette dimension n’est pas ouvertement revendiquée par la réalisatrice. Et c’est je mérite du film de ne pas être un simple réquisitoire véhément. Sabrina Van Tassel ne joue aucunement sur la corde sensible qui pourrait conduire le spectateur à s’apitoyer sur le sort de Mélissa. Me problème de la peine de mort n(est pas seulement une affaire de sentiment et de conviction. Il doit avant tout être inscrit dans une réflexion sur le fonctionnement de la justice et l’impartialité de ceux qui condamnent.

En définitive, ce film est une critique impitoyable d’une certaine Amérique ; celle qui avait élu Trump. Celle qui triomphe au Texas et dans sa justice.

P COMME PÊCHE – Afrique

Poisson d’or, poisson Africain. Thomas Grand et Moussa Diop, Sénégal, 2018, 60 minutes.

Du poisson. Beaucoup de poisson. Des montagnes de poissons. Comme si la côte, le port, la ville étaient ensevelis sous le poisson. Toute une région qui ne vit que par le poisson, pour le poisson.

Nous sommes à Kafountine, en Casamance au sud du Sénégal, un port dont la prospérité attire les travailleurs des quatre coins de l’Afrique. Ils viennent de Guinée, du Burkina, du Mali, de Côte d’Ivoire…Même s’ils savent que le travail est dur et qu’ils ne pourront sans doute pas rester là indéfiniment. Mais ils peuvent gagner là de quoi envoyer de l’argent à leur famille. Alors ils ne se plaignent pas.

Le film de Thomas Grand et Moussa Diop nous plonge au cœur de ce monde, de cette région où le drame n’est jamais loin. Ils décrivent la situation des pêcheurs avec une grande précision, mais sans pathos. Ils filment ce travail, auquel ils s’accrochent sans se laisser aller au désespoir. Un cri silencieux qui n’en est que plus percutant.

Les images sont saisissantes, même si les cinéastes ne recherchent pas le spectaculaire à tout prix. Dans les pirogues où les pêcheurs, chantant en chœur, déploient toute leur force pour hisser les lourds filets à bord et déverser les poissons. Au port, sur la plage, lorsque les immenses vagues soulèvent les pirogues et les porteurs qui viennent prendre le poisson dans les caisses qu’ils portent sur leur tête. Dans la ville elle-même où ces mêmes porteurs acheminent leur charge au petit trop. Une agitation filmée comme une chorégraphie où aucun des acteurs ne semble fatigué. Ce qui n’est bien sûr qu’une illusion. Et puis Ils filment les fours construits pour fumer le poisson, et l’écran est envahi de fumée au point qu’on a du mal à respirer. La déforestation sauvage – pour trouver le bois nécessaire aux fours – laisse dans la brousse des espaces dénudés avec quelques souches des arbres coupés. Les femmes sont obligées de venir très tôt le matin pour espérer trouver une place dans le décorticage du poisson. Peu nombreux sont ceux ou celles qui parviennent à s’enrichir quelque peu. Mais tous travaillent sans répit, sans repos.

Il est rare de voir un film d’une telle puissance d’évocation. Si des entretiens nous permettent de nous rapprocher des cas particuliers, c’est bien plutôt une vision collective qui domine. Tous ces hommes et toutes ces femmes, pour différentes que soient leur origine et leur histoire, vivent la même domination de ce poisson et du travail qu’il impose.

Et l’avenir ? Un épilogue décrit la catastrophe tant redoutée. L’implantation à Kafountine d’usines de farine de poisson, modifie radicalement le contexte économique de la région. Ce sont des milliers de travailleurs qui se retrouvent sans ressources. C’est toute une partie de l’Afrique qui se voient privée d’une partie de leur alimentation, les poissons transformés (fumés ou séchés…) Car les farine sont expédiées en Asie, en Europe et même en Amérique. Les africains ne retirent plus de bénéfice du poisson qu’ils pêchent.

Les images du film ont perdu leur éclat. La ville n’offre plus qu’un spectacle de désolation.

B COMME BIOFILMOGRAPHIE Thomas Grand

THOMAS GRAND / Gérant de ZIDEOPROD
BP13A NGUEKHOKH, SENEGAL
(+221) 77 458 65 13
zideoprod@yahoo.fr
https://www.zideoprod.com
Né le 14 avril 1976 à PARIS, Titulaire du Permis B, Nationalité Française
Gérant de Zideoprod, Producteur, Réalisateur, Cadreur, Monteur
Anglais et Wolof lus et parlés
Notions d’Allemand
DIPLOMES
1994 Bac B
1997 Deug de Gestion-Economie Appliquée à l’Université Paris 9 Dauphine
2000 Diplôme de réalisation audiovisuelle à l’ESRA PARIS
(Ecole Supérieure de Réalisation Audiovisuelle)


FILMOGRAPHIE
2018-2020
Production et Réalisation d’un film documentaire de 60’ « Poisson d’or, poisson africain » sur les
problématiques de pêche artisanale et de transformation, de sécurité alimentaire et de migrations en
Casamance
Partenaires : MUNDUS MARIS, Fondation ROSA LUXEMBURG
Sélectionné dans 190 festivals internationaux, primé à 62 reprises.
Diffusions TV5 Monde, TV5 Afrique, Canal+ Afrique
2020
Réalisation d’un film d’anthropologie visuelle « L’enfant au cœur des soins » sur la prise en charge de
la douleur des enfants dans les services de maladies chroniques au Sénégal
Clients : Ambassade de France, Principauté de Monaco
2019
Réalisation d’un film sur le portrait de Khoudia Sow, Prix de Recherche de la Fondation Croix-Rouge
Client : Fondation Croix-Rouge
Réalisation de 5 films sur les 50 ans de l’UNFPA
(Films sur la santé de la reproduction, l’accompagnement des adolescents, les violences basées sur le
genre, dividende démographique)
Client : UNFPA
2018
Réalisation d’une fiction-documentaire « L’impatience de vivre » sur les grossesses adolescentes au
Bénin, programme CORARE.
Clients : AFD, CNRS
2017
Réalisation d’un film sur le programme ENSPEDIA
(Enfance et soins en pédiatrie en Afrique de l’Ouest)
Client : CNRS, UNICEF, Principauté de Monaco
2016
Réalisation d’un spot promotionnel du secteur artisanal au Sénégal
Client : La KORA-PRD / Frères des Hommes / AFD
Réalisation de 3 films programme COMFISH (Gestion concertée pour une pêche durable au Sénégal)
Client : USAID (Agence Américaine de Coopération Internationale)
Premier Prix d’Excellence au Concours Women in the SeaFood Industry (WSI) 2019
Tournage dans des écoles maternelles et des maternités – régions de Kaolack et de Thiès –
Client : Racines d’Enfance (France)
2015
Production déléguée et régie d’un court-métrage tourné au Sénégal « L’histoire de Saré Bafé »
Client : LECODE (France)
Production et Réalisation d’un film documentaire de 26’ « Diogué, une île de pêche menacée » sur les
problématiques d’érosion côtière et ses conséquences sur la pêche artisanale
Partenaires : MUNDUS MARIS, Fondation ROSA LUXEMBURG
Diffusions RTBF/ TV5 Monde (Reflets Sud) 2018
2014
Tournage d’un reportage sur un projet d’électrification en zone rurale ENERDYNAMIC –Fondation
Servir le Sénégal (région de Matam, Sénégal)
Client: Bloomberg TV-21th Century Business-MMP (USA)
Réalisation d’un film bilan de format 13’ sur un séminaire
« Transition Humanitaire et réflexions éthiques au Sénégal »
Client : Fonds Croix Rouge Française
Co-Production et réalisation d’un film de format 20’ sur les innovations paysannes (Thiès, Sénégal)
Clients : CTA-ONG Agrécol Afrique
2013
Réalisation d’un film de format 26’ autour du projet COGEPAS (Cogestion des pêcheries artisanales du
Sénégal)
Client : JICA (Agence Japonaise de Coopération Internationale)
2012
Réalisation d’un film de format 26’ « Des Aires Marines pour protéger la pêche : Réflexions en Afrique
de l’Ouest »
Client : CSRP (Commission Sous Régionale des Pêches)
2011
Réalisation d’un film de vulgarisation de format 26’ autour du programme P.D.R.D (Programme de
Développement Rural Durable)
Client : JICA (Agence Japonaise de Coopération Internationale)
2010
Réalisation d’un reportage de format 20’ sur une visite d’échange à Joal entre les représentants des
différentes Aires Marines Protégées du Sénégal
Client : UICN (Union Internationale de Conservation de la Nature)
Réalisation d’un film de sensibilisation de format 26’ « Le défi de la cogestion des pêcheries artisanales
au Sénégal » Programme COGEPAS
Client : JICA (Agence Japonaise de Coopération Internationale)
2008/2009
Production et réalisation d’un film documentaire de format 52’
« Kayar, l’enfance prise aux filets »
Film subventionné par le Ministère des Affaires Etrangères du Royaume d’Espagne et par l’AECID
(Agence Espagnole de Coopération Internationale pour le Développement)
Diffusions TV5 et CFI
Prix du Meilleur Documentaire Festival Image et Vie 2010 (Dakar, Sénégal)
Sélectionné au Festival Pêcheurs du Monde 2010 (Lorient, France)
Mission de conseil et de formation en audiovisuel au Niger et au Sénégal autour du projet « Réflexivité
et Créativité dans l’éducation au développement »,
Client : Plan International
2006
Mission de Conseil pour le Ministère de la Présidence du Royaume d’Espagne et le Bureau Technique
de Coopération de l’Ambassade d’Espagne à Dakar dans le cadre d’une campagne de sensibilisation au
Sénégal sur le thème de l’immigration clandestine
Client : AECID (Agence Espagnole de Coopération Espagnole pour le Développement)
Production et Réalisation d’un film documentaire « Benn Lannu » sur une résidence d’artistes
danseurs à l’Espace Sobo Badé, Toubab Dialaw (UNESCO-ASCHBERG « Bourses pour Artistes »)
2005
Réalisation d’un reportage de 60’ « Les Aires Marines Protégées du Sénégal, un pari pour l’avenir »
Client: WWF (World Wide Fund For Nature)
2004
Réalisation de films de danse pour la compagnie Jant-Bi, Germaine Acogny
2002/2003
Technicien d’exploitation, responsable post-production et assistant monteur
Big Mama Post-Production (Paris), Tetra Media (Paris)

POISSON D’OR, POISSON AFRICAIN – Sélections festivals, nominations et prix –
Thomas Grand & Moussa Diop, Sénégal, 2018
Production : ZideoProd
Avec le soutien de : Fondation Rosa Luxemburg et Mundus Maris
10ème Festival Pêcheurs du Monde
(Lorient, France, mars 2018)
Prix du Public
Mention Spéciale Jury Professionnel
Mention Spéciale Jury Jeunes
22ème Festival Ecrans Noirs (Yaoundé, Cameroun, juillet 2018)
Ecran du Documentaire International
Prix TV5 Monde
3ème Toukountchi Festival de Cinéma du Niger (Niamey, Niger, octobre 2018)
Prix du Meilleur Documentaire Moyen & Long Métrage
5ème Festival International de Films sur les Droits de l’Homme FIFIDHO (Niger, novembre 2018)
Prix de la Meilleure Réalisation (Prix Djingarey Maïga)
6ème Festival du Film de Masuku Nature & Environnement (Masuku, Gabon, décembre 2018)
Prix Etudiant du Festival de Film de Masuku
10ème Festival International du Film Documentaire de Khouribga (Khouribga, Maroc, décembre 2018)
Grand Prix
Prix de la Critique
6ème Green Image Film Festival (Tokyo, Japon, février 2019)
Grand Prix
Prix Green Image
30ème Festival des Rencontres Cinéma-Nature (Dompierre sur Besbre, France, avril 2019)
Grand Prix
Prix du Public
16ème Festival de Films pour l’Environnement – FFPE (St Casimir de Portneuf, Canada, avril 2019)
Prix du Meilleur Film Etranger
1er Festival International du Film de Mer « Les Ecrans de la Mer » (Sables d’Olonne, France, mai 2019)
Prix de l’Ecriture
8ème Deauville Green Awards (Deauville, France, juin 2019)
Trophée d’or
8ème Festival International du Documentaire des Droits de l’Homme (Rabat, Maroc, juin 2019)
Prix du Jury
3ème Migranti Film Festival (Bra/Turin, Italie, juin 2019)
Prix du Meilleur Documentaire
4ème The African Film Festival-TAFF (Dallas, Texas, USA, juin 2019)
Prix du Meilleur Documentaire Long Métrage
1er Festival de Cinéma Euro-Africain Cinéma de Souss Massa (Tiznit, Maroc, juin 2019)
Mention Spéciale avec Félicitations du Jury
1er Tulum World Environment Film Festival (Tulum, Mexique, juillet 2019)
Prix du Meilleur Film Long Métrage
1er Indo-Global International Film Festival (Mumbai, Maharashtra, Inde, juillet 2019)
Prix du Meilleur Réalisateur
1er Sea & Beach Film Festival (Alicante, Espagne, juillet 2019)
Prix du Meilleur Film Long Métrage
5ème Green Montenegro International Film Fest (Podgorica, Monténégro, août 2019)
Grand Prix
6ème Food Film Fest (Bergame, Italie, août 2019)
Prix du Meilleur Documentaire
5ème Festival Corti di Mare (Modica, Italie, septembre 2019)
Prix du Meilleur Documentaire
6ème Festival des à côtés (Lyons la Forêt, France, octobre 2019)
Prix du Jury
10ème Cabo Verde International Film Festival (Sal, Cap Vert, octobre 2019)
Prix du Meilleur Documentaire Long Métrage
13ème Festival International du Cinéma des Peuples Ânûû-rû Âboro
(Pwêêdi Wiimîâ, Nouvelle Calédonie, octobre 2019)
Prix Ânûû-rû Âboro du Meilleur Moyen Métrage de la Compétition Internationale
19ème Festival Lumières d’Afrique (Besançon, France, novembre 2019)
Prix du Public (Documentaires Long Format)
8ème Festival International du Film des Lacs et Lagunes FESTILAG
(Abidjan, Grand-Bassam, Côté d’Ivoire, novembre 2019)
Prix du Meilleur Documentaire
2ème Festival International Sahélien du Film FISFI (Maroua, Cameroun, novembre 2019)
Prix du Meilleur Documentaire
2ème Festival CinémaTerre (Metz, France, novembre 2019)
Prix Spécial du Jury
38ème Grand Prix International URTI du Documentaire d’Auteur (Paris, France, mars 2020)
Grand Prix
32ème Fête Européenne de l’Image Sous-Marine et de l’Environnement (Strasbourg, France, mars 2020)
Prix de l’Environnement
1er Retro Avant Garde Film Festival NYC (New York, USA, mai 2020)
Prix des Droits Humains
2ème Kiarostami Film Festival (Istambul, Turquie, mai 2020)
Prix du Meilleur Documentaire
2ème Retro Avant Garde Film Festival Cairo (Le Caire, Egypte, mai 2020)
Prix du Meilleur Documentaire Long Métrage
3ème Mena Film Festival (La Haye, Pays Bas, juin 2020)
Prix du Meilleur Réalisateur Documentaire Long Métrage
12ème SiciliAmbiente Film Festival (San Vito La Capo, Italie, août 2020)
Prix Greenpeace Italia
2ème Prix du Concours Documentaire
10ème Festival de Cine Verde de Barichara FESTIVER (Barichara, Santander, Colombie, septembre 2020)
Mention d’Honneur de la Compétition Internationale Long Métrage
2ème Festival des Mémoires de la Mer (Rochefort, France, septembre 2020)
Prix du Film « Les Mémoires de la Mer 2020 »
11ème Silicon Valley African Film Festival (San José, Californie, USA, octobre 2020)
Prix du Meilleur Documentaire Long Métrage
14ème Terra di Tutti Film Festival (Bologne, Italie, octobre 2020)
Mention Spéciale du Jury Benedetto Senni
5ème Lake International Panfafrican Film Festival (Nairobi, Kenya, novembre 2020)
Prix du Meilleur Documentaire
2ème Festival « Les Rimbaud du Cinéma » (Charleville-Mézières, France, novembre 2020)
Rimbaud du Film Documentaire
15ème Festival de Peliculas Nativas Arica Nativa (Arica, Chili, novembre 2020)
Prix du Meilleur Film Catégorie Afrique Long métrage
3ème GeoFilm Festival (Cittadella, Italie, novembre 2020)
Prix International du Film « The Golden Earth »
4ème Fiorenzo Serra Film Festival (Sassari, Italie, novembre 2020)
1er Prix Fiorenzo Serra (Catégorie Principale Long Métrages)
1er Festival TarapacaFic – Festival International de Cine de Tarapaca – (Iquique, Chili, novembre 2020)
Prix du Meilleur Documentaire Long Métrage
9ème Festival Lagunimages (Cotonou, Bénin, décembre 2020)
Nokoué d’or – Grand Prix –
1er Kukastream Online African Film Festival (Festival en ligne, Afrique du Sud, décembre 2020)
Prix du Meilleur Documentaire Long Métrage
1er Village Arts & Film Festival VILLAFEST (Owerri, Imo, Nigéria, décembre 2020)
Prix du Meilleur Documentaire Long Métrage
2ème Festival Natourale (Wiesbaden, Allemagne, décembre 2020)
Lion Rouge de Hesse – Prix du Développement Durable –
12ème Festival International du Film Court et du Documentaire de Casablanca (Casablanca, Maroc, décembre 2020)
Prix de la Meilleure Réalisation (Concours Documentaire)
Impact DOC Awards 2021 (La Jolla, Californie, USA, janvier 2021)
Prix de Reconnaissance
1er Festival Internacional de Cine Documental de Santa Teresa – Pampa DocFest –
(La Pampa, Patagonie, Argentine, mars 2021)
Prix du Meilleur Documentaire Long Métrage International
Prix du Secrétariat à la Culture de La Pampa

2èmes Teranga Movies Awards (Dakar, Sénégal, juillet 2021)
Prix du Meilleur Long-métrage Documentaire
3ème L’œil du Kwatt – Festival International du Film de Quartier (Atok, Cameroun, août 2021)
Le Kwatt d’Or – Prix du Meilleur Film –
15ème GREEN SCREEN – Internationales Naturfilmfestival Eckernfôrde –
(Eckernförde, Allemagne, septembre 2021)
Prix de la Meilleure Production Indépendante
Finaliste aux Etoiles de la Scam 2019 (France, juin 2019)
Nominé aux Green Film Network Awards 2019 (Seia, Portugal, octobre 2019)
Nominé aux African Movie Academy Awards 2019 (Lagos, Nigeria, octobre 2019)
Nominé aux 8èmes Kisima Music & Film Awards (Nairobi, Kenya, décembre 2020)
Nominé aux 7 èmes WAMMA Awards « West African Music & Movie Awards » (Niamey, Niger, juin 2021)
Finaliste au 4ème Roma Cinema Doc 2020 (Doc International) (Rome, Italie, mai 2020)
Finaliste au 11ème Fist Up Film festival (Oakland, Californie, USA, mai 2020)
Sélectionné au 1er Festival International Sahélien du Film FISFI
(Maroua, Cameroun, septembre 2018)
Sélectionné au 18ème Festival de Cinéma Image & Vie
(Dakar, Sénégal, octobre 2018)
Sélectionné au 10ème Festival Alimenterre Belgique
(Bruxelles, Belgique, octobre 2018)
Sélectionné au 5ème Festival International de Cinéma de Kinshasa FICKIN
(Kinshasa, RDC, octobre 2018)
Sélectionné au 16ème Festival des Cinémas d’Afrique du pays d’Apt FCAPA
(Apt, France, novembre 2018)
Sélectionné au 1er Festival des Identités Culturelles FESTIC
(Ouagadougou, Burkina Faso, novembre 2018)
Sélectionné au 32ème Festival International du Cinéma Francophone en Acadie FICFA
(Nouveau Brunswick, Canada, novembre 2018)
Sélectionné au 3ème Festival International du Film sur la Migration-OIM GMFF2018
(Genève, Suisse, novembre/décembre 2018, projections dans le monde entier)
Sélectionné au 5ème Festival Afrikabok
(Sine Saloum, Sénégal, novembre 2018)
Sélectionné au 5ème Out of Africa International Festival OAIFF
(Nairobi, Kenya, novembre 2018)
Sélectionné aux Rencontres Cinématographiques Internationales de Dakar RECIDAK 2018
(Dakar, Sénégal, novembre 2018)
Sélectionné au Festival Ciné Droit Libre de Dakar
(Dakar, Sénégal, novembre 2018)
Sélectionné au Festival des Solidarités FESTISOL
(Bretagne, France, novembre 2018)
Sélectionné au 5ème Festival International du Cinéma Numérique de Cotonou FICNC
(Cotonou, Bénin, décembre 2018)
Sélectionné au 16ème Festival International du Film des Droits Humains de Paris FIFDH
(Paris, France, décembre 2018)
Sélectionné au 20ème Black Movie-Geneva International Independant Film Festival
(Genève, Suisse, janvier 2019)
Sélectionné au 6ème West African Film Festival
(Houston, Texas, USA, février 2019)
Sélectionné au 9ème Festival Ecran d’Afrique
(Mordelles, France, mars 2019)
Sélectionné au 4ème Rapid Lion – The South African Film Festival
(Johannesburg, Afrique du Sud, mars 2019)
Sélectionné au 11ème Festival Pêcheurs du Monde (Escales du Festival)
(Lorient, France, mars 2019)
Sélectionné au 15ème Festival L’ici et L’ailleurs
(St Martin en Bresse, France, mars 2019)
Sélectionné au 40ème Festival Curieux Voyageurs
(Saint-Etienne, France, mars 2019)
Sélectionné au 8ème Luxor African Film Festival
(Luxor, Egypte, mars 2019)
Sélectionné au 9ème Eko – International Film Festival
(Lagos, Nigéria, avril 2019)
Sélectionné au 16ème Festival International du Film Panafricain de Cannes
(Cannes, France, avril 2019)
Sélectionné au 6ème Festival Koudougou Doc
(Koudougou, Burkina Faso, avril 2019)
Sélectionné au 24ème Afrika Film Festival
(Leuven, Belgique, avril-mai 2019)
Sélectionné au 12ème African World Documentary Film Festival
(San Diego, Californie, USA, avril/août 2019)
Sélectionné à la Semaine Africaine de l’UNESCO
(Paris, France, mai 2019)
Programmé dans le cadre des Ciné-Rencontres sur les Droits Humains de l’Association Pierre Chaussin
(Sainte-Savine, France, mai 2019)
Sélectionné au 18ème Festival de Lasalle-DOC Cévennes
(Lasalle, France, mai-juin 2019)
Sélectionné au 4ème Festival Résonances
(Bruxelles, Belgique, mai-juin 2019)
Sélectionné au 1er Festival Espelhos d’Africa
(Salvador de Bahia, Brésil, mai-juin 2019)
Sélectionné au 3ème Festival CinemAmbulante
(Calabre, Italie, juin 2019)
Sélectionné au 3ème African Diaspora Cinema Festival
(Florence, Italie, juin 2019)
Sélectionné au 5ème Festival Eurafriclap
(Paris, France, juin 2019)
Sélectionné au 10ème Festival International des Films d’Environnement de Chefchaouen
(Chefchaouen, Maroc, juin 2019)
Sélectionné au 3ème The Buddha International Film Festival
(Pune, Maharashtra, Inde, juin 2019)
Sélectionné au 3ème Festival International de Cinéma Environnemental de Gabès -FICEG-
(Gabès, Tunisie, juillet 2019)
Programmé à l’Exposition Mer XXL
(Nantes, France, juillet 2019)
Sélectionné au 6ème Festival Africlap
(Toulouse, France, août 2019)
Sélectionné au 2ème Kracow International Green Film Festival
(Cracovie, Pologne, août 2019)
Sélectionné au 2ème Motion Pictures International Film Festival
(Salt Lake City, Utah, USA, août 2019)
Sélectionné au 17ème Afrika Film Festival Köln
(Cologne, Allemagne, septembre 2019)
Sélectionné au 9ème San Francisco Green Film Festival
(San Francisco, Californie, USA, septembre 2019)
Sélectionné au 6ème Festival Cinéma et la Mer
(Sidi Ifni, Maroc, septembre 2019)
Sélectionné au 10ème Silicon Valley African Film Festival
(San Jose, Californie, USA, octobre 2019)
Sélectionné au 6ème BIFED- Bozcaada International Festival of Ecological Documentary (Section Panorama)
(Bozcaada, Turquie, octobre 2019)
Sélectionné au 8ème Jozi Film Festival
(Johannesburg, Soweto, Afrique du Sud, octobre 2019)
Sélectionné au Festival Alimenterre 2019
(Projections en France, au Canada et en Afrique, octobre/novembre 2019)
Sélectionné au 8ème SunChild International Environmental Festival
(Yerevan, Arménie, octobre 2019)
Sélectionné au 8ème Festival Augen Blicke Afrika
(Hambourg, Allemagne, novembre 2019)
Sélectionné au 2ème Online African Film Festival (OAFF)
(Festival en ligne, novembre 2019)
Programmé au Colloque International « Vulnérabilité des sociétés et des milieux côtiers et estuariens d’Afrique de
l’Ouest » PATEO
(Université Assane Seck de Ziguinchor, Sénégal, novembre 2019)
Sélectionné au 20ème Festival « Aux Ecrans du Réel »
(Le Mans, France, décembre 2019)
Sélectionné au 10ème Festival du Film Documentaire de St Louis
(St Louis, Sénégal, décembre 2019)
Sélectionné au International Film Festival on Organic Farming
(Université de Musashi, Japon, décembre 2019)
Sélectionné au 17ème Festival International du Film des Droits Humains de Paris FIFDH
(Paris, France, décembre 2019)
Sélectionné au 9ème IntimaLente Film Festival
(Caserta, Italie, décembre 2019)
Programmé au 6ème Rendez-vous du Cinéma Africain
(La Flèche, France, janvier 2020)
Programmé au Café Kultu / Cinécyclub /Cinécyclo
(Dijon, France, février 2020)
Sélectionné au 3ème Nepal International Film Festival-NIFF
(Kathmandou, Népal, février 2020)
Sélectionné au 7ème Darbhanga International Film Festival
(Darbhanga, Bihar, Inde, février 2020)
Programmé au 4ème Festival Film Femme Afrique (Focus Sénégal)
(Dakar, Sénégal, février 2020)
Sélectionné au 7ème Festival Amnesty International « Au Cinéma pour les Droits Humains »
(France, mars 2020)
Sélectionné au 8ème Festival International du Film Indépendant de Bafoussam
(Bafoussam, Cameroun, mars 2020)
Programmé au Printemps Africlap
(Toulouse, France, mars 2020)
Sélectionné au 2ème Malabo International Music & Film Festival
(Malabo, Guinée Equatoriale, avril 2020)
Programmé au 31ème Festival des Rencontres Cinéma-Nature
(Dompierre sur Besbre, France, avril 2020)
Sélectionné au 2ème Festival AfroCine
(Popayán, Colombie, mai 2020)
Programmé au Festival Africadelic
(Amsterdam, Pays Bas, mai 2020)
Sélectionné au 1er Lockdown Film Festival
(Festival en ligne, Royaume Uni, juin 2020)
Sélectionné au 13ème Smaragdni Eco Film Festival – SEFF
(Zagreb, Croatie, juin 2020)
Sélectionné au 11ème Liberation Docfest Bangladesh
(Agargaon, Bangladesh, juin 2020)
Sélectionné au 6ème International Nature Film Festival Gödöllő
(Gödöllő, Hongrie, septembre 2020)
Sélectionné au 17ème Water Sea Oceans Internatonal Film Festival
(Hluboka Nad Vtlavou, République Tchèque, septembre 2020)
Sélectionné au 14ème Jahorina Film Festival
(Pale, Bosnie Herzégovine, septembre 2020)
Sélectionné au 10ème Wildlife Conservation Film Festival
(New York, Miami, Los Angeles, USA, octobre 2020)
Sélectionné au 1er International Environmental Documentary Film Festival
(Kerala, Inde, octobre 2020)
Sélectionné au 5ème Working Title Film Festival
(Vicence, Italie, octobre 2020)
Sélectionné au 1er Ontario International Film Festival
(Toronto, Canada, octobre 2020)
Sélectionné au 6ème Another Way Film Festival
(Madrid, Espagne, octobre 2020)
Sélectionné au 21ème Bergen International Film Festival
(Bergen, Norvège, octobre 2020)
Sélectionné au 13ème Zózimo Bulbul Black Film Festival – Brazil, Africa, Caribbean and Other Diasporas
(Rio de Janeiro, Brésil, octobre 2020)
Sélectionné au 6ème Festival des Sciences de Noirmoutier
(Noirmoutier, France, octobre 2020)
Sélectionné au 24ème International Ecological Festival « TO SAVE AND PRESERVE « 
(Ugra, Fédération de Russie, octobre 2020)
Sélectionné au 4ème Festival Nouvelles Vues Haïti
(Port-au Prince, Haïti, novembre 2020)
Sélectionné au 1er Festival « Bangui fait son Cinéma »
(Bangui, République centrafricaine, novembre 2020)
Sélectionné au 7ème Festival Mente Locale – Visioni sul Territorio
(Vignola, Italie, novembre 2020)
Sélectionné au 4ème Singapore Eco Film Festival
(Singapour, novembre 2020)
Sélectionné au 1er Rising Sun International Film Festival
(Kitakyushu City, Fukuoka, Japon, novembre 2020)
Programmé au 8ème Festival du Film de Masuku -Edition Spéciale-
(Masuku, Gabon, décembre 2020)
Sélectionné au 2ème Festival « L’Afrique fait son Cinéma »
(Paris, France, décembre 2020)
Sélectionné aux 1ères Rencontres Cinématographiques des Techniciens -Panorama-
(Kpalime, Togo, décembre 2020)
Sélectionné au 27ème New York African Film Festival
(New York, USA, mars 2021)
Sélectionné au 1er Biophilic Film Festival
(Nairobi, Kenya, mars-avril 2021)
Sélectionné au 9ème Nepal Africa Film Festival Guaporé
(Kathmandou, Népal, avril 2021)
Sélectionné au 1er Guaporé Festival Internacional de Cinema Ambiental
(Porto Velho, Brésil, avril 2021)
Programmé au Festival Afrikabok -Edition Spéciale –
(Festival en ligne, Sénégal, avril 2021)
Sélectionné au 7ème Festival Internacional de Cine en La Isla
(Isla Fuerte, Certagena de Indias, Colombie, mai 2021)
Sélectionné au 7ème Zambia Short Film Festival
(Lusaka, Zambie, mai 2021)
Programmé au Festival Africadelic
(Amsterdam, Pays Bas, mai 2021)
Sélectionné au 8ème Construir Cine – Festival Internacional de Cine Sobre El Trabajo
(Buenos Aires, Argentine, mai 2021)
Sélectionné au 12ème FESTICAB -Festival International du Cinéma et de l’Audiovisuel du Burundi
(Bujumbura, Burundi, mai-juin 2021)
Sélectionné au 5ème BCT – Festival Nazionale del Cinema e della Television di Benevento
(Benevento, Italie, juin 2021)
Sélectionné au 2ème Festival International des Courts Métrages La Pointe Noire (FICOMP) -Panorama Spécial –
(Pointe-Noire, République du Congo, juin 2021)
Sélectionné au 1er Festival Téélméri Bop Kon
(Bargny, Sénégal, juin 2021)
Sélectionné au 10ème Festival Globale Mittelhessen
(Mittelhessen, Allemagne, juillet 2021)
Sélectionné au 1er KAMERAT – Festival selavskega filma –
(Hrastnik, Slovénie, juillet 2021)
Sélectionné au 3ème FESCILOM
(Lomé, Togo, juillet 2021)
Programmé au Festival EducAmbiente – Film de clôture –
(Baghiera, Italie, août 2021)
Sélectionné au 1er Festival Internacioanl de Cine – El Cine suma paz –
(Bogota, Colombie, septembre 2021)
Sélectionné au 3ème Quibdo Africa Film Festival
(Pointe-Noire, République du Congo, septembre 2021)
Sélectionné au 2ème Annual Social and Economic Justice Film Festival
(San Francisco, Californie, USA, septembre 2021)
Sélectionné au 4ème Paraná International Films Festival
(Paraná, Argentine, septembre 2021)
Sélectionné au 4ème LAN – Festival audiovisual obrero
(Bilbao, Espagne, septembre 2021)
Sélectionné au 8ème Festival Internacional de Cine De Puerto Madryn – MAFICI –
(Puerto Madryn, Argentine, septembre 2021)
Programmé à la 9ème RIAC – Rencontre Internationale d’Art Contemporain de Brazzaville –
(Brazzaville, République du Congo, septembre 2021)
Sélectionné aux 2èmes Job Film Days – Il Cinema Per I Dritti Di Chi Lavora –
(Turin, Italie, septembre 2021)
Sélectionné au 6ème Out of Africa International Film Festival
(Nairobi, Kenya, septembre 2021)
Sélectionné au 11ème Filmambiente Festival
(Rio de Janeiro, Brésil, octobre 2021)
Sélectionné au 13ème Festival Internacional de Cine Invisible “Film Sozialak”
(Bilbao, Espagne, octobre 2021)
Sélectionné au 17ème Globalisierungskritishes Filmfestival
(Leipzig, Allemagne, novembre 2021)
Sélectionné au 14ème Festival Internacional de Cinema Africano de Argentina
(Buenos Aires, Argentine, novembre 2021)
Sélectionné au 10ème Festival Cinematographico Internacional « El Ojo Cojo »
(Madrid, Espagne, novembre 2021)
Sélectionné au 8ème Festival Yarha – Semaine Internationale du 1er Film –
(Yaounde, Cameroun, novembre 2021)
Sélectionné au 14ème Festival Ciné Regards Africains
(Paris, France, novembre-décembre 2021)
Sélectionné aux 7èmes Trophées Francophones du Cinéma
(Kigali, Rwanda, décembre 2021)
Sélectionné au 3ème Festival International du Documentaire Maritime – FIDOM –
(Bordeaux, France, janvier 2022)
Sélectionné au 1er Social Impact Film & Arts Festival – SIFA Festival Awards
(Sainte-Geneviève, Canada, juin 2022)

E COMME ENTRETIEN Alphonse Ntep

1 Quelle est la genèse de votre film, Le Grand Ecran ? D’où vient l’idée première ? Quelles ont été les étapes de sa mise en œuvre ?

Alphonse Ntep : Il faut dire que l’idée de faire ce film date de trois ans.  Je m’en souviens comme si c’était hier. Les chiffres, je les connais par cœur parce qu’il s’agit de mon pays. En 2018, le Compte d’Affectation Spéciale pour le Soutien de la Politique Culturelle attribuait à la « CATEGORIE CINEMA ET AUDIOVISUEL » une enveloppe de 26.850.000XAF soit 40.000€ sur un total général de 221.900.000XAF soit 338.000€ destinée au secteur artistique et culturel de tout le triangle national. 32 projets avaient bénéficié de cette enveloppe. Des projets, qui, pour la plupart n’ont pas vu le jour ou du moins, ne verront « jamais » le jour.

 Dès lors, je me suis posé mille et une questions… : Quelle est la place de la culture en général et du cinéma en particulier dans un pays comme le nôtre ? Pourquoi ne pas produire avec cette enveloppe un film de qualité qui pourrait valablement représenter les couleurs de la nation de par le monde ?

Il est peut-être vrai que plusieurs pays d’Afrique francophone connaissent le même sort… Mais, des efforts sont faits. On peut voir avec le cas du Sénégal qui investit à l’heure actuelle 2 Milliards XOF par an dans ce secteur, soit 3 Millions €, le Burkina Faso et la Cote d’Ivoire ne sont pas en reste (1 Milliard XOF soit 1.5 Million € par an).

Dans ce désarroi, j’ai eu le plaisir de faire la rencontre d’une jeune compatriote, Carole Djoukam, qui, avait partagé avec moi l’idée de faire un film sur le Festival Ecrans Noirs. Ce n’est qu’à partir de là que je me suis formellement engagé à réaliser et produire ce film, qui, est une conjugaison d’idées.

Il faut dire que le titre a connu beaucoup de mutation de : « BLACK SCREENS, THE REVERSE », en passant par « L’ECRAN, AU CŒUR DU DEVELOPPEMENT… » pour aboutir à « LE GRAND ECRAN », ce fameux court métrage documentaire de 23’.

Cette autoproduction est un véritable plaidoyer qui devrait ouvrir des perspectives aux cinéastes camerounais (surtout les jeunes) mais aussi ceux d’autres pays d’Afrique francophone. Il devrait inciter les autorités publiques, les organismes à créer un véritable fonds non seulement pour la formation des métiers du cinéma mais aussi de « prendre en compte le cofinancement de la diffusion avec le secteur privé ».

Vous comprendrez donc que c’est un documentaire propagandiste qui vante les mérites du cinéma. C’est tout aussi un film d’information car il conserve toute sa valeur informative même si pour certain, il présenterait l’inconvénient de travestir l’information sur la réalité montrée en l’arrangeant selon mes convenances. 

Les étapes de sa mise en œuvre ont été très simples quoique cela nous ait pris trois années de notre vie, mon équipe et moi. Mais, il a été avant tout important :

  • De bien définir le sujet… au regard des multiples intentions ;
  • De faire une investigation et une recherche de documents relatifs au sujet ;
  • Ensuite, un inventaire des documents trouvés a été fait, repérages ;
  • Après, le tri, organisation et classification des documents trouvés par catégories et nature ;
  •  Ensuite, il a été question de faire le choix du contenu à aborder et de l’angle d’attaque (car on ne pouvait pas tout montrer. Il fallait choisir ce qui allait être montré ou dit sur le sujet). Elaboration de la trame et du canevas.
  • Place au développement (écriture du sujet). Il était question de rédiger la narration off qui devait accompagner les images. Cette narration faisait office de « scénario » ou plus exactement du conducteur (texte emplacement des interviews plus les prévisions images et sons de chaque segment). Une tâche qui a été effectué par Loris Clet Adiang et Carole Djoukam qui signent le scénario du film.
  • Nous avons par la suite enchainé avec les tournages sur les sites (prises de vues et sons, interviews…) pendant deux ans années successives 2019, 2020 sur une période de 7 jours par an car il fallait attendre chaque édition du festival Ecrans Noirs et avoir les accords de certains intervenants. Tous ne vivent pas au Cameroun. Les tournages ont donc été faits au Cameroun et en Belgique.
  • Ce n’est qu’en Juin 2021 que mon équipe et moi avons entamé les montages. Il est important de dire que ça nous a pris du temps avant de commencer à le monter car je recherchais une véritable aide à la post-production pour ce film que je n’ai malheureusement pas pu obtenir. Il m’a fallu tendre la main du côté de la société civile qui m’a été d’un très grand soutien pour la finition de ce projet.

Cette étape a connu : le tri et maquettage (montage brut), la fabrication des éléments d’habillage (graphiques, affiches,..),  post-production image et mixage son (Montage final, étalonnage et habillage). La version PAD est donc disponible depuis août 2021.

Par ailleurs, je ne dirais jamais assez merci aux membres de mon équipe, qui, pour la plupart ont travaillé sans « véritable salaire ».

Actuellement, nous en sommes à la phase de vente et de diffusion… Nous y travaillons et espérons qu’il soit largement diffusé dans le monde.

DCIM100GEYESGEYE0030.

2 Quelle est la place du documentaire dans le cinéma africain en général et celui du Cameroun en particulier ?

Alphonse Ntep : Je vais éviter de parler d’un « cinéma » dit africain car pour moi le cinéma est universel et nous partageons nos cultures, nos valeurs et nos connaissances à travers son langage.  Je dirais dès lors que le documentaire occupe une place importante dans le cinéma en Afrique comme partout ailleurs bien sûr. On peut le reconnaitre non seulement sur le plan quantitatif mais aussi qualitatif des productions du cinéma documentaire qui font la fierté du continent Africain de par le monde. Les exemples sont légion : « EN ROUTE POUR LE MILLIARD » de Dieudo Hamadi (RDC), « POISSON D’OR, POISSON AFRICAIN » de Thomas Grand et Moussa Diop (Sénégal) ou même « NUIT DEBOUT » de Nelson Makengo (RDC)… pour ne citer que ces films-là.

En ce qui concerne le Cameroun en particulier, autant dire avec franchise que c’est l’un des pays africains qui produit le moins de film documentaire sur une année… A quelques rares exceptions près avec les cinématographies des réalisateurs qui ont toujours fait bouger les lignes à savoir Jean Marie Teno, Mary-Noël Niba, Rosine Mbakam, François Woukoache… la liste est exhaustive.

Mais, il faut noter que depuis un certain temps, avec la nouvelle vague de cinéastes au Cameroun, on observe de plus en plus un grand intérêt pour le genre documentaire. D’ailleurs, au Cameroun, des initiatives collectives sous formes de programmes tels que Patrimoine-Héritage ou Yaoundé Lab Film accompagnent des jeunes auteurs et autrices dans l’écriture, le développement, la production et la coproduction des projets de films documentaires.

3 Quel type de public le cinéma a-t-il au Cameroun ?

Alphonse Ntep : Je pense qu’à l’heure actuelle, au Cameroun, le cinéma produit localement est en phase de réconciliation avec le grand public. Même s’il faut reconnaitre que le public jeune répond le plus présent. Mais, ce qui manque à la production locale, c’est la communication autour du produit (film) pour pouvoir atteindre la cible préétablie. Le grand public consomme davantage ce qui est vulgarisé. Mais, je pense que pour une industrialisation effective du secteur du cinéma au Cameroun l’on devrait concilier ces trois piliers : les films (qui se font de plus en plus rares, moins de 10 films produits par an), les salles (pratiquement toutes inexistantes et/ou fermées) et le public (de plus en plus exigeant et averti). 

4 Le festival Ecrans noirs occupe une grande place dans votre film. Pouvez-vous évoquer pour nous son histoire. Quel est son retentissement en Afrique ?

Alphonse Ntep : Tout à fait… Quoiqu’on dise, on ne saurait parler d’un rayonnement du cinéma en Afrique centrale sans évoquer le groupe nominal « ECRANS NOIRS ».

Le festival Ecrans Noirs a été créé par la société Les Films Terre Africaine  (du réalisateur camerounais Bassek Ba Kobhio)qui a financé ses premières  années d’existence avec le soutien de l’Agence de Coopération Culturelle et Technique(ACCT), etc… Sa première édition s’est ténue en 1997… Son but étant de valoriser « les cinémas d’Afrique et Monde Noir ». Il devient en 2008 un festival compétitif mettant en exergue de nombreux prix et talents… Près de 10 ans après sa première édition, l’Association Ecrans Noirs verra le jour pour la bonne gestion du festival. De plus en plus, le festival écrans noirs a cessé d’être une affaire unipersonnelle pour devenir une affaire collective. C’est ainsi que s’est développé le festival et l’association Ecrans Noirs…

En décembre 2019, il est classé 7e parmi le TOP 10 des festivals de cinéma en Afrique par l’Association Royale de la Presse Nord Sud. Il devient donc l’évènement cinématographique le plus important d’Afrique Centrale.

5 Comment êtes-vous devenu cinéaste ? Quel est votre itinéraire personnel dans le cinéma ?

Alphonse Ntep : Il faut dire que je n’étais pas prédestiné à être cinéaste. Dès l’âge de 10 ans, je rêvais d’être écrivain. Des circonstances m’ont conduit à étudier les sciences humaines. Ce n’est qu’en 2015, lorsque j’entrais en 3e année géographie physique que j’ai véritablement commencé à m’intéresser aux métiers du cinéma. Passionné d’actorat, mais piètre comédien, je tournais dans les rues de Yaoundé quelques vidéos amateurs que l’on visionnait entre potes croyant faire du cinéma.

Ce n’est qu’en 2017 que j’ai la chance de participer à deux ateliers de formations notamment en scénario et réalisation cinéma… Sous l’encadrement de Mohamed Arious (Scénariste Marocain) et Serge Alain Noa (Scénariste et Réalisateur Camerounais).

Pour moi c’était déjà un bon départ… Jusqu’à ce que je fasse également la connaissance de Robert Lombaerts (Journaliste et Cinéaste Belge) qui décide de partager avec moi à distance son expérience. Je ne prétendrais donc pas avoir fait des études supérieures en cinéma ou autres… Je me considère avant tout comme un autodidacte.

La même année, je participe au projet de film court métrage « NYANGONO » de Marc Anda en qualité de premier assistant réalisateur.

L’an qui suivait, 2018, j’ai été pendant six mois, assistant réalisateur stagiaire à la société de production Les Films Terre Africaine.

Je réalise la même année mon premier court métrage « SURPRISE » qui a reçu un excellent accueil au Cameroun et en Europe ce qui m’a valu la reconnaissance de l’Etat du Cameroun en qualité d’artiste cinéaste.

Par la suite, je m’essaie à une pratique : la critique cinématographique. Essai qui s’est soldé par la parution de plusieurs articles sur le cinéma en Afrique lorsque j’étais Correspondant de l’Association Royale de la Presse Nord Sud pôle Afrique (Bureau de liaison Bruxelles), rubrique cinéma.

En 2020, durant sa 24e édition, je suis convoqué par l’Association Ecrans Noirs pour siéger au plus haut niveau dans le comité de visionnage et de sélection des films pour l’évènement cinématographique voire artistique le plus important d’Afrique Centrale, le festival Ecrans Noirs.

6 Quels sont vos projets actuels ? Avez-vous un film en préparation ou en cours de réalisation ?

Alphonse Ntep : J’ai un projet en développement sur lequel je consacre une partie de mon temps. La réécriture du scénario de mon projet de premier long métrage de fiction intitulé « KENGBA », une adaptation de mon ouvrage. En espérant trouver, les moyens et les bons collaborateurs pour sa réalisation… Mais bon, ça c’est pour plus tard…

Le court métrage, indispensable école dans le parcours des longs… J’ambitionne réaliser encore un ou deux courts en dehors des deux déjà réalisés.

Des scénarii existent déjà et pour certain avec une carrière à l’instar de mon projet de court métrage « CLAP » sélectionné à la résidence d’écriture scénaristique durant festival international des films de femmes de Salé au Maroc en 2017.

Donc, il serait possible que dans les prochains mois, je réalise un prochain court métrage de fiction.

7 Quels sont les cinéastes africains qui vous ont influencé ? Et dans le cinéma mondial, quels sont ceux que vous admirez ?

Alphonse Ntep : En parlant des cinéastes en Afrique qui m’ont d’une manière ou d’une autre influencé, il y’a le très célèbre écrivain et cinéaste sénégalais ; j’ai nommé Sembène Ousmane. Je n’ai peut-être pas eu la chance de le connaitre personnellement ou même de le rencontrer car il décède alors que je n’étais qu’un gamin en 2007 (je devais être en classe de 6e cette année-là). Mais, je m’intéressais fortement à la littérature… C’est comme ça je me suis frotté à la lecture de certains ouvrages tel que « O PAYS, DE MON BEAU PEUPLE », l’un de ses ouvrages(le vadémécum de mon feu grand père).

Naïvement, je ne savais pas qu’on pouvait être écrivain et faire autre chose, en occurrence le cinéma. Plus tard j’ai eu le privilège de découvrir pour la toute première fois un film en salle. C’était « MOOLAADE » de Sembene Ousmane… J’avais été captivé par l’une des thématiques qu’abordait le film (l’excision) car on en parlait déjà dans nos programmes scolaires à cette époque-là.

En dehors du grand Sembène, j’ai beaucoup été marqué par Fadil Chouika, réalisateur marocain pour son film « LA MAIN GAUCHE » et son excellent travail de direction photo. En toute honnêteté, c’est un court métrage que je peux visionner n fois sans me fatiguer pour l’originalité du sujet, l’accroche, sa technique mais également pour son excellente création musicale…

Pour ce qui est du cinéma mondial, j’ai beaucoup d’admiration pour James Cameron avec ses films tels que « TITANIC » et « ALITA : BATTLE ANGEL » pour lequel il est producteur et coscénariste. Mais aussi Luc Besson, waouh… pour son film « ANNA ».

8 Comment voyez-vous l’avenir du cinéma en Afrique ? Etes-vous optimiste ?

Alphonse Ntep : L’Afrique c’est l’avenir !!! Et le cinéma en Afrique a de beaux jours devant lui. Ce qui manque, c’est vraiment la professionnalisation dont-on a besoin pour assurer véritablement une production internationalement reconnue. Même si certains efforts sont faits, cela se voit à travers des films comme « LA NUIT DES ROIS » de Philippe Lacôte (Côte d’Ivoire), « BENDSKINS » de Narcisse Wandji (Cameroun)… Mais, il faut penser à pérenniser une telle mouvance… A travers la coproduction Sud-Sud, pas seulement pour la qualité des films mais aussi pour faire plus de films parce qu’il y a de moins en moins de guichets mais aussi la formation.

Des écoles existent, mais parlant des écoles professionnelles, pas beaucoup. On connait celles de l’Afrique du Sud, du Maroc, du Ghana, du Burkina Faso, du Bénin… Mais, des écoles un peu partout.

Au Cameroun en particulier, nous travaillons sur Création d’une Fédération des cinéastes. Au niveau de l’enseignement supérieur, on note la création des cycles licence et master professionnels en cinéma dans certains instituts privés sous la tutelle des universités d’Etat… En plus, depuis trois années, on a annoncé l’introduction de l’enseignement du cinéma dans les programmes du secondaire. On espère que cela sera effectif très bientôt.

A travers de telles initiatives, on peut se dire que les autorités s’engagent désormais dans la lutte pour le développement durable d’une culture cinématographique dans la sous-région Afrique Centrale. Il y a donc en réalité une compréhension des acteurs de l’image et des autorités sur la question essentielle : l’Afrique a besoin de ses propres images.

E COMME EPOQUE

Une image, un film : L’époque de Matthieu Bareyre, 2018, 94 minutes.

Rose écrit et dessine sur ses jambes, ses bras et ses mains. « Les Pocks », c’est le bruit que font les coups de matraques sur la tête dit-elle.

Des bruits, il y en aura bien d’autres dans le film. Surtout des explosions, un bruit autrement plus fort. Des bruits de manifestations. Avec ses face-à-face avec les forces de l’ordre. Et toujours dans un épais brouillard. Celui des gaz lacrymogènes.

Mais surtout des cris de révolte de toute une jeunesse. Celle des quartiers comme on dit. Des jeunes qui n’ont souvent que les pavés pour s’exprimer. Mais ici ils peuvent dire ce qu’ils ont sur le cœur. Et ils ne s’en privent pas.

Rose est omniprésente dans le film. Avec sa franchise, sa gaité, ses jugements définitifs et la pertinence de sa vision du monde. Son monde. Et celui de tous ceux que le cinéaste a accueillis devant sa caméra.

Paris, 2015 2016 2017 précise l’incipit du film. De l’après-Charlie à l’élection de Macron.

Une époque qui semble bien lointaine aujourd’hui. Une époque caractéristique du monde d’avant. Qu’est devenue Rose pendant la pandémie ?

 A COMME ABECEDAIRE – Julie Talon

Accouchement

L’École des (sages) femmes

Adolescence

Préliminaires

Alzheimer

Comme si de rien n’était

Amour

Préliminaires

Baiser certain

Avocat

Ça finira aux prud’hommes

Bafa

17 ans, premier bilan

Barbès

Tous à la maternelle

Boxe

Laetitia

Conflit

Ça finira aux prud’hommes

Engagement

Prochain, prochaine

Tout contre la misère

Enfant

Tous à la maternelle

Enseignement

Tous à la maternelle

Etat

Des déclarations aux impôts

Exclusion

Tout contre la misère

Famille

Comme si de rien n’était

Tous à la maternelle

Femme

Laetitia

Comme si de rien n’était

Prochain, prochaine

L’École des (sages) femmes

Baiser certain

Fisc

Des déclarations aux impôts

Fonctionnaire

Des déclarations aux impôts

Formation

17 ans, premier bilan

L’École des (sages) femmes

Immigration

Tous à la maternelle

Jeunesse

Préliminaires

17 ans, premier bilan

Juge

Ça finira aux prud’hommes

Justice

Ça finira aux prud’hommes

Litiges

Ça finira aux prud’hommes

Médecine

L’École des (sages) femmes

Naissance

L’École des (sages) femmes

Pauvreté

Tout contre la misère

Paris

Ça finira aux prud’hommes

Pédagogie

Tous à la maternelle

Portrait

Laetitia

Comme si de rien n’était

Profession

17 ans, premier bilan

Religion

Prochain, prochaine

Réseaux sociaux

Préliminaires

Santé

L’École des (sages) femmes

SDF

Prochain, prochaine

Sexualité

Préliminaires

Syndicat

Ça finira aux prud’hommes

Travail

Ça finira aux prud’hommes

Tout contre la misère

Vieillesse

Comme si de rien n’était

B COMME BIOFILMOGRAPHIE – Alphonse Ntep

Noms : NTEP  NTEP

Prénoms : Alphonse Magloire          

Date et lieu de naissance : 13-03-1996  à  Douala

Adresse : 2e arrondissement Douala

Téléphones : +237 696269890 / +237 656010003

Email : magloirelantepance@yahoo.com

        Connu sous le pseudonyme de Alphonse Ntep, Alphonse Magloire Ntep Ntep est un réalisateur camerounais de moins de trente ans. Titulaire d’une Maîtrise en Economie de Développement obtenue à l’Université d’Etat de Yaoundé 1, il fait ses classes de cinéma à l’Institut Spécialisé de formations aux métiers du Cinéma et de l’Audiovisuel d’Afrique Centrale (Scénario)… Et suit un atelier de formation en Réalisation Cinéma notamment à Yarha. Son premier court métrage de fiction « Surprise » le révèle au grand public en 2018… La même année, le jeune auteur verra son premier ouvrage « KENGBA » publié aux éditions de la Douzième Vague en France. Deux ans après, il siège en tant que membre du comité de visionnage et de sélection des films lors de la 24e édition du festival Ecrans Noirs. Sa collaboration avec l’Association Belge francophone ARPNS (Association Royale de Presse Nord Sud) lui a valu plusieurs articles sur le Cinéma Africain dont il est l’auteur… 

  • 2021, Réalisateur du film « LE GRAND ECRAN », genre Documentaire, format court métrage, 24’.
  • 2018,  Réalisateur du film « SURPRISE », genre Fiction, format court métrage, 06’. Palmarès du film :
  • 2018, 5e édition du Festival Panafricain du Film d’Ecole de Yaoundé,  catégorie Espoir (Cameroun).
  • 2018, 4e édition du Festival du Cinéma de Taverny, catégorie Ado/Adultes Professionnels : Prix du « Coup de cœur des internautes » (France).
  • 2018, 15e édition du Festival International du Film Ecole « FESTIMAJ  2018», catégorie Jeunes Réalisateurs (France).
  • 2018, 1ère édition de la journée du jeune cinéaste Camerounais (Cameroun)
  • 2018, 6ème édition du festival  International du court métrage Brèves d’Images, catégorie Initiés (France).
  • 2018, 3e édition du festival  International  du film du Quartier (Cameroun).
  • 2018, 1ère édition Festival International Sahélien du Film (Cameroun).
  • 2018, 15ème édition du Festival International du Cinéma et Migration d’Agadir (Maroc).
  • 2018, 5ème édition du Festival International du premier film dénommé YARHA (Cameroun).
  • 2018, 5ème édition du Festival International du Film des droits de l’homme de Niamey (Niger).
  • 2019, 5e édition du Festival Educatif Komane (Cameroun).
  • 2019, 5e édition du Festival Melong Movies Show (Cameroun).
  • 2019, 18e édition du Festival International du Cinéma et de l’Education de Fès (Maroc)
  • 2019, 7e édition du Festival International du Cinéma Indépendant de Bafoussam (Cameroun

C COMME CINEMA AFRICAIN – Cameroun

Le grand écran, Alphonse Ntep, Cameroun, 2021, 23 minutes.

Le cinéma africain existe. On peut le rencontrer – et l’admirer- en Afrique centrale, et plus particulièrement au Cameroun, où il est en passe de devenir un des premiers de tout le continent africain.

Cela bien sûr grâce aux cinéastes qui travaille là, mais aussi grâce à un festival annuel, Ecrans noirs, qui en vient, peu à peu, à concurrencer le célèbre Fespaco de Ouagadougou.

Le film que consacre Alphonse Ntep à cette cinématographie vise bien sûr à en faire la promotion, mais c’est aussi – et surtout- un vibrant hommage au cinéma dans son ensemble et un acte de foi dans sa capacité à jouer un rôle fondamental dans le développement du pays. Au niveau culturel bien sûr, mais aussi au niveau économique et social.

Ntep donne donc la parole aux principaux acteurs du domaine, le délégué général de l’association Ecrans noirs, Bassek Ba Kobhio , une historienne du cinéma, Marie Nadège Tsogo Momo, ou un réalisateur, Jean marc Anda. Tous insistent sur la portée que peut avoir le cinéma en Afrique. Au Cameroun, le cinéma demande qu’à se développer.

Pour cela, il est indispensable de ne pas douter de son pouvoir de transformation sociale et de ne pas en rester à une conception qui le réduit à n’être qu’un divertissement et donc un luxe réservé à une élite.

L’atout principal que le Cameroun peut offrir à l’avenir du cinéma, c’est l’existence d’un centre de formation permettant aux jeunes d’acquérir les compétences nécessaires à une carrière professionnelle.

Appuyé sur des extraits de films existants ou des images de leur tournage, ce Grand Ecran, devrait fortement contribuer à la connaissance du cinéma africain, et à la reconnaissance de son importance grandissante. Espérons qu’il puisse être diffusé largement en Europe.

P COMME PORTRAITS CROISES – Duras / Ozouf.

Marguerite Duras, l’écriture et la vie. Lise Baron, 2021, 61 minutes.

Les identités de Mona Ozouf. Catherine Bernstein, 2020, 52 minutes.

Deux femmes d’excellence, qui laissent leur empreinte dans leur discipline respective : la littérature et le cinéma d’un côté ; l’histoire et la philosophie de l’autre. Deux femmes pourtant que rien ne rapproche, ou pas grand-chose. Deux femmes dont les chemins ne se sont pas croisés. Deux femmes si différentes dans leur personnalité qu’il ne peut être question de rien d’autre que de montrer leurs différences. Les opposer donc, mais c’est bien trop facile. L’enfance en Indochine versus l’enfance en Bretagne par exemple. Mais ce petit jeu des oppositions ne peut être que stérile. Au mieux – ou au pire – un étalage d’érudition.

Si la confrontation peut avoir quelque fertilité, c’est plutôt du côté du cinéma qu’il faut se tourner.

Deux films portrait donc, qui peuvent résulter du même type de projet. Faire le portrait d’une femme célèbre, dire tout – ou le plus de chose possible – de leur vie, en partant de leur enfance et de leur famille. Eclairer leur œuvre par leur personnalité. Donc mieux les connaître. Dire d’elles ce que les médias -ou l’opinion publique – ne dit pas. Aller dans leur intimité profonde, au-delà des apparences.

Un même projet cinématographique, mais qui, à l’évidence, ne peut pas être mis en œuvre de façon identique. L’une est disparue depuis bien des années ; l’autre est bien présente face à la caméra.

Le film de Catherine Bernstein est au fond un autoportrait, même si Mona Ozouf n’en assure pas la réalisation. Mais elle occupe l’image du début à la fin. Elle apparaît à l’image presque toujours dans le même cadrage. Et elle parle. Un monologue où la cinéaste n’intervient oralement qu’en une ou deux rares occasions. Pourtant la philosophe ne se parle pas à elle-même. Elle s’adresse bien à des interlocuteurs potentiels. La réalisatrice ajoute même des séquences où la parole de Mona Ozouf est enregistrée et diffusée en off. Des passages où la philosophe veut visiblement exprimer sa pensée avec le plus de rigueur et de précision possible. Du coup, le film peut être considéré comme un bilan. Le bilan d’une œuvre et d’une vie. Ce qui reste au fond particulièrement paradoxal. Dans l’incipit du film, Mona Ozouf dit sa réticence à être filmée, son hésitation à accepter le projet de la cinéaste. Et pourtant, elle joue le jeu avec une grande sincérité et beaucoup e spontanéité. Preuve que la cinéaste a gagné sa confiance. Et réussit à transcender la présence actuelle en éternité. Dans le film, Mona Osouf est immortalisée.

Immortelle, Duras l’est aussi, bien évidemment. Mais elle n’avait pas besoin du film de pour accéder à l’éternité.

Dans le film, la présence de Duras n’est possible que par l’intermédiaire des archives – médiatiques en l’occurrence – ou de la mémoire de celles et ceux qui l’ont connue et fréquentée. Bien sûr la cinéaste a opéré des choix pour ne retenir que ce qui lui permet d’appuyer son propos. Car bien sûr, elle a une idée derrière la tête, et elle va construire son film en fonction de cette idée. Du coup, son film n’a rien de l’autoportrait. Nous ne pouvons alors approcher Duras qu’à travers l’image que nous en donne une cinéaste à partir des traces que l’écrivaine a laissé d’elle dans les médias. Ce qui ne veut pas dire que cette image soit nécessairement fausse. Mais de toute façon parler de vérité ici n’aurait pas non plus de sens.

Paradoxalement, la parole de Mona Ozouf n’est en aucune façon une confession, alors qu’il y a dans le film sur Duras des moments où elle se « confesse », à propos principalement de son addiction à l’alcool. La cinéaste donne d’ailleurs une place privilégiée dans son film à ces moments relativement pénibles à écouter. On est très loin de la simplicité avec laquelle Mona Ozouf parle d’elle-même. Mais à propos de Duras, le terme simplicité n’a pas de sens. Ce qui ne veut pas dire que la pensée d’Ozouf manque de profondeur. Bien au contraire, sa vision de la Révolution française est des plus subtile. Seulement, si sa pensée est si facilement accessible, c’est tout autant grâce au filmage de Catherine Bernstein qu’aux vertus de l’expression de la philosophe.

Sans archive – à l’exception de quelques photos présentées par l’intéressée elle-même – sans l’intervention de proches ou de témoins, Catherine Bernstein nous propose un autoportrait de Mona Ozouf d’une fraicheur et d’une vitalité telles que c’est bien un dialogue qui s’établit avec les spectateurs. Moments rares de compréhension et donc d’échange.