A COMME ABECEDAIRE – Ana Dumitrescu.

Amour

Trio

Attentats

Même pas peur !

Charlie

Même pas peur !

Communisme

Licu, o poveste românească

Crise

Khaos ou les visages humains de la crise grecque

Economie

Khaos ou les visages humains de la crise grecque

Grèce

Khaos ou les visages humains de la crise grecque

Laïcité

Même pas peur !

Musique

Trio

Noir

Le Temps de la lumière

Nuit

Le Temps de la lumière

Politique

Licu, o poveste românească

Même pas peur !

Portrait

Trio

Licu, o poveste românească

Le Temps de la lumière

Roumanie

Trio

Licu, o poveste românească

Terrorisme

Même pas peur !

Vieillesse

Licu, o poveste românească

Violon

Trio

I COMME ITINERAIRE D’UN FILM – L’IMAGE QU’ON S’EN FAIT de Seb Coupy

Une idée comme point de départ. D’où vient-elle ? Et comment chemine-t-elle, a-t-elle cheminé, dans l’esprit du cinéaste ? Quel chemin a-t-elle parcouru ? Quel raccourci, quel détour a-t-elle emprunté ? Qu’a-elle croisé sur sa route ? Un livre, une musique, un tableau, un autre film …

Puis il faut passer à l’acte. Trouver de l’argent. Repérer des lieux, rencontrer des personnages, et bien d’autres choses qui vont constituer ce travail spécifique à ce film-là, et qu’on ne retrouvera dans aucun autre.

Enfin il faut rendre compte de la rencontre avec le public, dans des festivals, des avant-premières, en VOD ou en DVD, et la sortie en salle ce qui, hélas, n’est pas offert à tous.

Un long cheminement, souvent plein de chamboulements, de surprises, et d’obstacles à surmonter. La vie d’un film.

Conception

Au tout début, il y a ce souvenir :

Nous sommes en 1979, j’ai 8 ans. Comateux dans une Opel Ascona jaune clair, j’entends au loin les voix de mes parents à l’avant de la voiture. Un fond sonore me berce, les infrabasses des pneus roulant sur le goudron m’engourdissent. Je ne demande plus combien de kilomètres il nous reste à faire ni où l’on va, je ne m’ennuie même plus, j’en suis au stade de la rêverie, du vagabondage, quelque part en France, sur l’autoroute. Ma mère se retourne, et puisque que je ne dors pas, elle me prévient : “Attention, IL va arriver !”. Dans le halo des phares, entre deux épaules d’adultes, je l’aperçois : le gigantesque panneau marron au bord de l’A8 paysages aixois

Ocre, sable, brique, noisette, palissandre et chocolat, un camaïeu marron s’offre à mon regard vitreux. J’avais hâte de retrouver cette ponctuation familière, synonyme de vacances au soleil, de cigales et de sud.

Et puis il y a la campagne des élections présidentielles de 2017, les crispations, les petites phrases, le duel Macron – Le Pen. Lors de ces moments là, on entend une certaine idée de la France, on s’aperçoit que l’on trie, que l’on hiérarchise, que l’on cherche à affirmer “ce qui fait la France”.

Parce que je me sens inquiet, je commence à m’interroger sur la façon que l’on a, depuis Ernest Lavisse, de fabriquer du héro Gaulois et je me focalise sur la norme française.

Ces panneaux sont aussi liés au pays d’où l’on est, de celui d’où l’on vient.

Et là, ils s’adressent à tous.

J’ai pensé alors que nous avions tous un petit panneau dans la tête, une image préfabriquée de notre environnement. Je me suis dit “les gens auront sans doute quelque chose à m’en dire”.

Pour le repérage, il était très difficile de trouver des catalogues de ces images d’autoroute. Repérer ces panneaux a consisté essentiellement à cliquer des milliers de fois sur Google map afin de parcourir ainsi des centaines de kilomètres. Il y a plusieurs typologies de panneaux : architecture, gastronomie, paysages… et je ne voulais pas me répéter.

Une fois les images choisies, je voulais les représenter « contre nature ». Alors qu’elles étaient conçues pour être vues à 130 km/heure, je souhaitais faire de longs plans fixes et frontaux.  Un automobiliste a environ 3 secondes pour décrypter le dessin, moi je voulais donner plus de temps au spectateur, peut-être pour le relier à autre chose.

Pour le reste j’avais confiance sur notre capacité à rencontrer des habitants proches des images. Seulement quelques séquences de réunion étaient prévues à l’avance (la réunion de concertation sur l’image de la Margeride, la commission AOP du Camembert).  

Production

La question du temps était essentielle. Il fallait s’autoriser de l’errance, des fausses pistes, bref tout ce qui est compliqué à obtenir lors d’un tournage. Alexandre Cornu, mon producteur a très vite compris qu’il me fallait ce temps au tournage et au montage. J’ai pu tourner sur une année en faisant des allers-retours en dérushage avec beaucoup de liberté. Liberté gagnée en limitant les coûts.

Diffusion

Le film a été produit par la télévision, mais il a été fabriqué pour le cinéma. Il a été diffusé en salle à plusieurs reprises. Pendant le mois du film documentaire ou lors des sélections en festival j’ai pu le voir sur grand écran : En salle, les panneaux étaient quasiment reproduits à l’échelle 1 et l’on était face à des images gigantesques, comme sur le bord de l’autoroute. Le film a été disponible sur la plateforme Tënk, et chroniqué sur France culture et France inter, ce qui lui a également donné une visibilité.

France CULTURE :  https://www.franceculture.fr/emissions/le-journal-de-lhistoire/ladn-du-patrimoine-francais-code-dans-les-panneaux-touristiques

France INTER : https://www.franceinter.fr/emissions/capture-d-ecrans/capture-d-ecrans-05-mars-2020

https://www.filmexplorer.ch/detail/limage-quon-sen-fait/

Un livre, une musique, un tableau, un autre film …

« Face Value » de Johan Van Der Keuken – « Les emblèmes de la république » de Bernard Richard – L’exposition “Musée national” de Marc Lathuillière

Les images du chocolat Poulain – Daniel Berclaz – Bertrand Lavier

A COMME ABECEDAIRE – Dieudo Hamadi

Une œuvre qui nous plonge au cœur de la vie quotidienne en République Démocratique du Congo. La politique n’en est jamais absente.

Armée

Kinshasa Makambo

Maman Colonelle

Campagne électorale

Kinshasa Makambo

Atalaku

Colonelle

Maman Colonelle

Contestation

Kinshasa Makambo

Démocratie

Kinshasa Makambo

Ecole

Examen d’État

Elections

Kinshasa Makambo

Atalaku

Emeutes

Kinshasa Makambo

Etudiants

Examen d’État

Enfants

Maman Colonelle

Examen

Examen d’État

Femme

Maman Colonelle

Fête

Examen d’Etat

Fuites

Examen d’État

Jeunesse

Kinshasa Makambo

Examen d’État

Justice

En route pour le milliard

Kinshacha

En route pour le milliard

Kinshasa Makambo

 Lycéens

Examen d’État

Manifestations

Kinshasa Makambo

Politique

Kinshasa Makambo

Atalaku

Police

Maman Colonelle

Portrait

Maman Colonelle

Atalaku

Prime des enseignants

Examen d’État

Religion

Atalaku

 République Démocratique du Congo (RDC)

En route pour le milliard

Kinshasa Makambo

Maman Colonelle

Examen d’État

Atalaku

Superstition

Examen d’État

A COMME AMITIÉ.

Green boys. Ariane Doublet, 2018, 71 minutes.

Un film d’une simplicité extrême, d’une simplicité absolue.

Un film qui nous dit ce qu’il a à dire sans détour, directement, sans sous-entendus, sans fausse piste.

Ce qu’il nous dit, c’est que l’amitié abolit la distance entre les êtres. Ici, deux garçons que rien ne destinait à ce qu’ils se rencontrent, à ce qu’ils passent une partie de leur vie ensemble. Parce que l’un croit aux diables et pas l’autre. Parce qu’ils ne sont pas nés sous les mêmes étoiles.

Alhassane a 17 ans. Il est noir. Il vient de Guinée. Il en est parti seul, pour émigrer en Europe. Il est arrivé en France après ce long voyage plein de difficultés et de dangers que l’on a toujours du mal à imaginer. Il a été pris en charge par une association. Et accueilli par en famille en Normandie. Il répond à la double étiquette de migrant et de mineur isolé. Son sort dépend en grande partie de l’administration de notre pays. Une administration qui se montre tatillonne, fidèle en cela à sa réputation. N’a-t-il vraiment que 17 ans, alors qu’il est grand de taille et qu’il commence, comme on dit, à avoir du poil au menton. Peut-il rester sur ce territoire où il commence à faire sa place, en particulier en tissant des liens d’amitié avec Louka.

Louka a 13 ans. Il vit chez ses parents en Normandie, pas loin de la mer. De sa vie familiale, on ne saura presque rien et il en sera de même pour sa vie sociale. Il est en vacances comme tous les collégiens en été. Il passe la plus grande partie de ses journées dehors, avec Alhassane.

Des journées remplies de petits riens. Grimper dans les arbres ou pêcher les crevettes. Des moments calmes, qui se déroulent lentement, sans éclats. Où les rires ont un petit goût de bonheur.

Portant, il y a une grande aventure dans leur été. C’est la construction d’une cabane « africaine » sur une falaise qui domaine la mer. Elle fera l’admiration des rares promeneurs qui passent par là. Louka voudrait bien y dormir une nuit. Alhassane n’en a pas particulièrement envie. Pour lui ce ne sera pas une bien grande aventure. Après ce qu’il a vécu.

Ce qu’il a vécu, son voyage de migrant, nous y avons accès grâce au récit qu’il en fait en voix off, des souvenirs encore bien présents en lui, qui occupent toutes ses pensées. Pourtant son avenir est bien sûr préoccupant. La fin du film le montrera en apprentissage dans un garage automobile. La cabane, l’amitié avec Louka, l’été et les vacances, tout cela n’a-t-il été qu’une parenthèse ?

A COMME ABECEDAIRE – Jean-Pierre Duret.

Ingénieur du son, il a travaillé avec quelques grands réalisateurs, dont Maurice Pialat, les frères Dardenne, Danièle Huillet et Jean-Marie Straub.

Quatre de ses films sont réalisés avec Andréa Santana, dont trois au Brésil.

Associations

Se battre

Brésil

Puisque nous sommes nés

Le Rêve de São Paulo

Romances de terre et d’eau

Enfance

Puisque nous sommes nés

Famille

Puisque nous sommes nés

Un beau jardin, par exemple

Migration

Le Rêve de São Paulo

Mythes

Romances de terre et d’eau

Pauvreté

Se battre

Puisque nous sommes nés

Le Rêve de São Paulo

Romances de terre et d’eau

Paysans

Romances de terre et d’eau

Un beau jardin, par exemple

Ville

Le Rêve de São Paulo

A COMME ABECEDAIRE – Richard Dindo.

Auteur de plus de 30 films – une œuvre riche, variée et souvent très originale – Richard Dindo a été proclamé MAÎTRE DU RÉEL au festival Visions du réel 2014.

Amour

Des femmes qui aiment des hommes jeunes

Apartheid

Une saison au paradis

Apprentissage

Le Conservatoire de musique de la ville de Prague

Astronomie

Les Rêveurs de Mars

Bolivie

Ernesto « Che » Guevara – Le Journal de Bolivie

Cinéma

Max Haufler, « le muet »

Famille

Mon père, notre histoire

La Maladie de la mémoire

Femme

Violence conjugale : paroles de femmes

Homo Faber – Trois Femmes

Des femmes qui aiment des hommes jeunes

La Maternité des HUG

Trois Jeunes Femmes – Entre la vie et la mort

Charlotte, vie ou théâtre ?

Guerre

L’Affaire Grüninger

Charlotte, vie ou théâtre ?

L’Exécution du traître à la patrie, Ernest S.

Des Suisses dans la guerre d’Espagne

Histoire

Mon père, notre histoire

Des Suisses dans la guerre d’Espagne

Hôpital

La Maternité des HUG

Trois Jeunes Femmes – Entre la vie et la mort

La Maladie de la mémoire

HUG, hôpitaux universitaires de Genève

Japon

Le Voyage de Bashô

Justice

L’Affaire Grüninger

Dani, Michi, Renato & Max

Kafka

Le Conservatoire de musique de la ville de Prague

Qui était Kafka ?

Littérature

Qui était Kafka ?

Aragon, le roman de Matisse

Genet à Chatila

Une saison au paradis

Max Frisch, Journal I-III

Médecine

HUG, hôpitaux universitaires de Genève

Mémoire

La Maladie de la mémoire

Mexique

Ni olvido ni perdón

Musique

Le Conservatoire de musique de la ville de Prague

Palestiniens

Genet à Chatila

Peinture

Gauguin à Tahiti et aux Marquises

Aragon, le roman de Matisse

Charlotte, vie ou théâtre ?

Peintres naïfs en Suisse orientale

Photographie

Hans Staub, reporter photographe

Poésie

Le Voyage de Bashô

Arthur Rimbaud, une biographie

Portrait

Gauguin à Tahiti et aux Marquises

Mon père, notre histoire

Qui était Kafka ?

L’Affaire Grüninger

Une saison au paradis

Ernesto « Che » Guevara – Le Journal de Bolivie

Charlotte, vie ou théâtre ?

Arthur Rimbaud, une biographie

Max Haufler, « le muet »

Hans Staub, reporter photographe

L’Exécution du traître à la patrie, Ernest S.

Révolution

Ernesto « Che » Guevara – Le Journal de Bolivie

Science

Les Rêveurs de Mars

Suicide

Trois Jeunes Femmes – Entre la vie et la mort

Max Haufler, « le muet »

Violence

Violence conjugale : paroles de femmes

Ni olvido ni perdón

Enquête et Mort à Winterthour

Dani, Michi, Renato & Max

A COMME ARCTIQUE

Anerca, le souffle de la vie. Johannes Lehmuskallio, Markku Lehmuskallio, Finland, 2020, 87 minutes.

Ce film est une grande fresque en hommage aux cultures des peuples de l’Arctique. De tous ces peuples des régions froides du nord qui ne connaissaient pas les frontières actuelles, les Chuchki, les Inuits, les Samis principalement.

Le film nous conduit donc de la Russie à l’Alaska, du Canada à la Finlande, à la rencontre, à la découverte, de ces peuples.

Nous rencontrons des hommes et des femmes qui évoquent devant la caméra leur culture, leurs origines et leurs problèmes actuels, la préservation de leur langue en particulier.

A partir d’archives souvent anciennes, ce sont les conditions de vie ancestrales qui sont évoquées. Et aussi les premiers contacts avec les hommes blancs, venus de Russie ou du Canada. Des hommes qui croyaient leur apporter la civilisation et le progrès. Mais qui n’ont fait que mettre en péril leur culture.

Cette culture est essentiellement composée de chants et de danse, qui sont interprétées soit par des femmes et des hommes dans leur appartement soit par des groupes, tous vêtus de leurs costumes traditionnels toujours très colorés. Des performances collectives s’adressant à un public contemporain. Nulle trace ici de folklore destiné à des touristes. A travers danses et chants, on ressent fortement « le souffle de la vie »

Les images renvoient à la vie actuelle, aux activités quotidiennes, la pèche en particulier. Des paysages dans des vues très esthétiques, mais surtout beaucoup d’animaux dans leur milieu naturel, des morses, des ours, des troupeaux de rennes. Même lorsqu’un renne est égorgé, on sent que c’est avec un profond respect de l’animal.

Un film à portée ethnologique, qui sait allier la connaissance et le plaisir visuel.

Visions du réel 2020

A COMME ABECEDAIRE – Matthieu Chatellier

Art

Voir ce que devient l’ombre

Le Gâteau sous la cerise – Naissance d’un festival

Autobiographie

Doux amer

Cinéma

Le Gâteau sous la cerise – Naissance d’un festival

Communauté

Sauf ici, peut-être

Emmaüs

Sauf ici, peut-être.

Engagement

(G)rève général(e)

Etudiants

(G)rève général(e)

Grève

(G)rève général(e)

Handicap

La mécanique des corps

Italie

Doux amer

Manifestation

(G)rève général(e)

Marginalité

Sauf ici, peut-être.

Pauvreté

Sauf ici, peut-être.

Peinture

Voir ce que devient l’ombre

Portrait

Doux amer

Voir ce que devient l’ombre

Prothèse

La mécanique des corps

Rééducation

La mécanique des corps

Santé

La mécanique des corps

Doux amer

Technologie

La mécanique des corps

Vieillesse

Voir ce que devient l’ombre

A COMME AMÉRINDIEN – Vancouver

La balade de Oppenheimer Parc. Juan Manuel Sepúlveda. Mexique, 2016, 71 minutes

« Cette terre est indienne…Cette terre est notre ».

En plein centre de Vancouver, Canada, un ancien cimetière indien, devenu un parc. L’océan n’est pas loin. Les oiseaux marins sont omniprésents dans l’image. Comme s’ils observaient la vie du parc. Mais la caméra ne s’attarde pas sur eux. Il y a d’autres présences dans le parc, d’autres habitants avec qui le cinéaste va tisser des liens, s’entretenir avec eux. Les filmer.

Filmer ce petit groupe d’amérindiens d’aujourd’hui. Une dizaine, une douzaine tout au plus. Les filmer pour témoigner de ce qu’ils sont, de leur vie. Pour proclamer leur existence, leur droit à l’existence. Sur cette terre qui est leur.

De tout le film ils ne partiront pas du parc, leur lieu de vie en continu. Une prison à ciel ouvert au centre de la ville. Une ville qui les ignore et qu’ils ignorent. Ils s’occupent simplement parce qu’ils sont là. Dans ce lieu délimité par les rues qui le bordent et où commence cet extérieur, la vie de la ville avec ses voitures. Ils sont libres de partir. Et pourtant ils restent là, jour et nuit, couchés sur l’herbe ou assis sur un blanc à deux, ou en groupe autour d’une table de pic-nic.  Ils discutent, s’embrassent, se disputent et boivent.

La bouteille qui passe de mains en mains est omniprésente. Le film ne dénonce pas le cliché « civilisé » concernant les indiens « primitifs », alcooliques, oisifs, quelque peu dépravés et surtout totalement inadapté au mode de vie contemporain. Une décadence maintes fois montrée et condamnée. Mais ici, nul jugement, pas de pitié ou de compassion. Il ne s’agit pas de créer artificiellement une sorte de sympathie envers eux. D’ailleurs ils peuvent très bien être violents entre eux ou vis-à-vis de la caméra que l’un d’eux bouscule sans ménagement. Pourtant les quelques interventions du cinéaste, en off en réponse à des sollicitations, montrent qu’il n’est pas un intrus, ou un voyeur. Sans faire partie pour autant de leur groupe.

Pour eux, le monde moderne n’existe pas. Mais leurs traditions sont bien lointaines. Presque oubliées. Lorsqu’ils veulent enterrer le cercueil de l’un des leurs, une femme « canadienne » est là pour leur rappeler qu’il ne faut pas creuser dans le gazon. Ils repartiront comme ils sont venus, venant de nulle part et allant on ne sait où. Un simple passage dans le film. Un simple passage dans la vie.

Sous son apparence de quiétude ensoleillée et de fausse sérénité de beaucoup de plans, le film contient une forte charge émotive. Une charge qui peut bien exploser la nuit, au son des tambours. On comprend alors l’image du chariot en feu dans l’incipit. Les restes d’une culture qui partent en fumée. Mais qui créent une bien belle lumière.

A COMME ABECEDAIRE – Jean-Stéphane Bron

Un cinéaste Suisse qui a aussi filmé en France et aux États-Unis.

Apprentissage

La Bonne Conduite

Automobile

La Bonne Conduite

Danse

L’Opéra

Economie

Cleveland contre Wall Street

Elections

L’Expérience Blocher

Etats-Unis

Cleveland contre Wall Street

Génie génétique

Le Génie helvétique

Justice

Cleveland contre Wall Street

En cavale

Militantisme

Connu de nos services

Musique

Vers le silence

L’Opéra

Paris

L’Opéra

Police

Connu de nos services

Politique

L’Expérience Blocher

Cleveland contre Wall Street

Connu de nos services

Portrait

Vers le silence

L’Expérience Blocher

Connu de nos services

Pouvoir

L’Expérience Blocher

Le Génie helvétique

Prison

En cavale

Procès

Cleveland contre Wall Street

A COMME ABECEDAIRE – Laetitia Carton

Amitié

La Visite

J’avancerai vers toi avec les yeux d’un sourd

Edmond, un portrait de Baudoin

Art moderne

La Visite

Bande dessinée

Edmond, un portrait de Baudoin

Consommation

D’un chagrin, j’ai fait un repos

Danse

Le Grand Bal

A COMME ABECEDAIRE – Laetitia Carton

Amitié

La Visite

J’avancerai vers toi avec les yeux d’un sourd

Edmond, un portrait de Baudoin

Art moderne

La Visite

Bande dessinée

Edmond, un portrait de Baudoin

Consommation

D’un chagrin, j’ai fait un repos

Danse

Le Grand Bal

Famille

La Pieuvre

Fête

Le Grand Bal

Handicap

J’avancerai vers toi avec les yeux d’un sourd

La Visite

 Hérédité

La Pieuvre

Langage des signes

J’avancerai vers toi avec les yeux d’un sourd

Maladie

La Pieuvre

Portrait

Edmond, un portrait de Baudoin

Surdité

J’avancerai vers toi avec les yeux d’un sourd

Famille

La Pieuvre

Fête

Le Grand Bal

Handicap

J’avancerai vers toi avec les yeux d’un sourd

La Visite

 Hérédité

La Pieuvre

Langage des signes

J’avancerai vers toi avec les yeux d’un sourd

Maladie

La Pieuvre

Portrait

Edmond, un portrait de Baudoin

Surdité

J’avancerai vers toi avec les yeux d’un sourd

A COMME AMERINDIENS – Etats-Unis.

Seekers. Aurore Vullierme, France, 2019, 77 minutes.

Qu’une cinéaste française se penche sur les problèmes des amérindiens aux Etats-Unis, voila qui est significatif de la volonté des cinéastes de l’hexagonal, et en particulier des femmes documentaristes, de prendre position en faveur, et de défendre les droits des minorités partout dans le monde. Un souci qui n’est peut-être pas si présent dans le cinéma outre-Atlantique…

Dans Seekers, Aurore Vullierme fait le portrait d’un amérindien, Léon K. Reval, vivant dans la réserve des Apaches Jicarillas au Nouveau Mexique. Un portrait très intimiste, qui sonde les profondeurs de l’âme de Léon, et qui pénètre dans l’intimité de sa vie, familiale et public. Un portrait plein de sympathie. Mais avec un ton quelque peu désabusé, teinté de tristesse et de regret.

C’est que le film commence à un moment particulier de la vie de Léon : le soir des résultats des élections tribales. Léon n’est pas réélu. Il ne siègera plus au Conseil, auquel il avait consacré tant d’années de sa vie. Il se sent comme dépouillé de son être, de ce qui constituait le sens de sa vie. 

« La vie continue » dira-t-il plusieurs fois à ses amis. Mais on sent bien que ce sera difficile. D’autant plus qu’il n’a plus d’emploi et sa vie de famille ne l’occupera certainement pas à plein temps. Même si en bon père il donne beaucoup de soin – et d’amour – à ses trois enfants, dont un est handicapé – qu’il élève seul. Une longue séance le montre discuter au petit déjeuné avec sa fille ainée et lui donner des conseils pour pouvoir affronter l’avenir. Comme pour tous les membres de la communauté Jicarillas, rien ne semble assuré pour elle. L’intégration, quasiment forcée, dont ces enfants ont fait l’objet, est-elle une réussite ?

Au-delà de la situation de Léon et de sa famille, le film est une plongée au cœur de cette communauté Apache. Le rodéo, la chasse, la course de chevaux, le carnaval, la fête locale, des moments de vie traditionnels où la politique semble mise de côté. Pourtant, le discours de la « Miss Jicarillas » est un vibrant appel à la solidarité et à la mobilisation. Et ce n’est pas un hasard bien sûr si le film commence et finit par des images d’archives résumant parfaitement la situation des amérindiens. Au début, des enfants en blouse d’écoliers chantent une comptine en anglais. A la fin, une manifestation tourne à l’affrontement violent avec la police. Face à l’incertitude de l’avenir, le recours aux valeurs de la culture ancestrale n’est-il pas la seule possibilité de survie ?

A COMME AGRICULTURE – Récolte du lin.

L’Avenir le dira. Pierre Creton, 2020, 26 minutes.

De jour comme de nuit, l’été, il est indispensable de travailler en continu. Le lin n’attend pas. Quand il est arrivé à maturité, il faut le faucher, le mettre en meules. Un travail heureusement mécanisé.

Que beaucoup d’agriculteurs normands se soient mis à la culture du lin, nous le savions depuis le film d’Ariane Doublet, La pluie et le beau temps. Un film qui montrait tout particulièrement les relations des paysans normands avec les acheteurs chinois. Ici, rien de tel. Nous sommes dans un champ de lin et Pierre Creton va nous montrer le travail des agriculteurs, et les machines qu’ils utilisent. Et nous ne sortirons pratiquement pas du champ. Les plans de coupe sont particulièrement restreints : un cheval dans un pré, un crucifix filmé en contre plongé sur fond d’arbre. Pour le reste, c’est le balai des machines, les faucheuses et celles qui fabriquent les meules que nous suivons. Nous les voyons passer devant nous, elles traversent l’écran en tous sens. Ou bien nous sommes à bord, derrière le conducteur dont nous ne voyons que la nuque  et une partie du volant. Des cadrages serrés, particulièrement rigoureux. Qui s’attardent aussi sur une partie de la mécanique. Parfois les machines s’arrêtent. Elles sont alors filmées en plans plus larges. Et le cinéaste nous offre quand même quelques plans d’ensemble, pour apprécier l’étendue des champs.

Le film débute de nuit. Dans le noir donc. Presque complet, sauf des lumières dans le lointain. Ces lumières s’approchent de la caméra et nous finissons par distinguer la machine qui passe près de nous. La suite nous permettra d’apprécier la tâche qu’elle effectue.

Le film de Pierre Creton est un court métrage de 26 minutes, entièrement centré sur le réel qu’il se propose de filmer. L’alternance du jour et de la nuit (avec son plan sur une lune particulièrement lumineuse au milieu des nuages), les mouvements incessants des machines, lui donne un rythme très dynamique. Le travail, ici, est filmé comme s’il ne s’arrêtait jamais.

Le film n’est certes pas muet, avec le bruit incessant des moteurs. Mais il ne comporte pratiquement pas de paroles. Seules quelques phrases, off, mettent l’accent sur le réchauffement climatique. Le manque d’eau mettra-t-il en danger la culture du lin ? « L’avenir le dira ». Conclusion on ne peut plus ouverte.

Cinéma du réel 2020.

A COMME ABECEDAIRE – Didier Cros.

Adolescence

Ado d’ailleurs

La Première Fois

Automobile

Crash

Clandestinité

Ado d’ailleurs

Enfin Français !

Corps

La Disgrâce

Un ticket de bains-douches

Emploi

La gueule de l’emploi

Famille

Parloirs

Parle avec moi

Handicap

Parle avec moi

Immigration

Ado d’ailleurs

Enfin Français !

Intégration

Enfin Français !

Nationalité

Enfin Français !

Laideur

La Disgrâce

Permis de conduire

Crash

Prison

Parloirs

Sous surveillance

Rapport sexuel

La Première Fois

Travail

La Gueule de l’emploi

Sous surveillance

A COMME ABECEDAIRE – Ariane Doublet

Accueil

Les Réfugiés de Saint-Jouin

Agriculture

La terre en morceaux

La pluie et le beau temps

La maison neuve

Amitié

Green boys

Chine

La pluie et le beau temps

Eclipse

Les Terriens

Enfance

Green boys

Lin

La pluie et le beau temps

Médecine

Fièvres

Normandie

La pluie et le beau temps

Les Réfugiés de Saint-Jouin

Green boys

Les sucriers de Colleville

Les Terriens

Photographie

Tous Européens ! Ana (Espagne)

Portrait

La maison neuve

Réfugiés

Les Réfugiés de Saint-Jouin

Usine

Les sucriers de Colleville

Vaches

Les bêtes

Vétérinaire

Les bêtes

A COMME ABECEDAIRE – Brigitte Chevet.

Une œuvre surtout diffusée à la télévision, mais qui a tout à fait sa place au cinéma, tant la différence ici est simple convention.

Adolescence

Jupe ou Pantalon ?

Automobile

Femmes au volant

Banlieue

Les Rumeurs de Babel

Bretagne

Les Rumeurs de Babel

Odette du Puigaudeau – De la Bretagne au désert

Brennilis, la centrale qui ne voulait pas s’éteindre

L’Affaire Plogoff

Le Menhir et la Rose

La Guerre des truies aura-t-elle lieu ?

Baraques Blues

Energie

Les Voleurs de feu

Brennilis, la centrale qui ne voulait pas s’éteindre

Espionne

L’Espionne aux tableaux, Rose Valland face au pillage nazi

Femmes

Femmes au volant

L’Espionne aux tableaux, Rose Valland face au pillage nazi

Jupe ou Pantalon ?

Odette du Puigaudeau – De la Bretagne au désert

Guerre

L’Espionne aux tableaux, Rose Valland face au pillage nazi

Handicap

Planète Zanzan

Immigration

Docteur Yoyo

Jury

A vous de juger

Justice

A vous de juger

Mauritanie

Odette du Puigaudeau – De la Bretagne au désert

Nazisme

L’Espionne aux tableaux, Rose Valland face au pillage nazi

Nucléaire

Brennilis, la centrale qui ne voulait pas s’éteindre

L’Affaire Plogoff

Poésie

Les Rumeurs de Babel

Politique

Le Menhir et la Rose

Pollution

Mourir d’amiante

La Guerre des truies aura-t-elle lieu ?

Portrait

L’Espionne aux tableaux, Rose Valland face au pillage nazi

Le Menhir et la Rose

Docteur Yoyo

Odette du Puigaudeau – De la Bretagne au désert

Planète Zanzan

Solaire

Les Voleurs de feu

Spoliation

L’Espionne aux tableaux, Rose Valland face au pillage nazi

Vieillesse

Avec mes quelques rides

Ville

Baraques Blues

A COMME ABECEDAIRE – Alice DIOP.

Une constante : sa propre vie, ses origines (le Sénégal par ses parents), l’immigration, la banlieue,

Accueil

La Permanence

Acteur

La Mort de Danton

Amour

Vers la tendresse

Banlieue

Clichy pour l’exemple

La Mort de Danton

La Tour du monde

Immigration

Les Sénégalaises et la Sénégauloise

La Permanence

La Tour du monde

Intégration

Clichy pour l’exemple

La Mort de Danton

Famille

Les Sénégalaises et la Sénégauloise

LGBT+

Océan

Machisme

Vers la tendresse

Préjugés

La Mort de Danton

Vers la tendresse

Prostitution

Vers la tendresse

Révolte

Clichy pour l’exemple

Sénégal

Les Sénégalaises et la Sénégauloise

Théâtre

La Mort de Danton

A COMME ABECEDAIRE – Frédéric Goldbronn.

Anarchisme

Diégo

Enfants

La maternité d’Elne

Espagne

Diégo

Famille

Visages d’une absente

La Toison d’or

Guerre

La maternité d’Elne

Diégo

Juifs

La maternité d’Elne

Mémoire

Diégo

Maternité

La maternité d’Elne

Mère

Visages d’une absente

Naissance

La maternité d’Elne

Nazisme

La maternité d’Elne

Photographie

Diégo

Portrait

Visages d’une absente

Diégo

Georges Courtois – Visages d’un réfractaire

La Toison d’or

Prison

Georges Courtois – Visages d’un réfractaire.

A COMME ABECEDAIRE – Yolande Zauberman

Une cinéaste « rare », parce qu’elle n’a fait que six films jusqu’à présent. Mais des films qui peuvent être bouleversants. Des films  en tout cas qui bousculent le spectateur dans ses préjugés et ses idées reçues. Réalisés parfois dans la clandestinité, comme en Afrique du sud. Ou dans la nuit comme à Tel Aviv. Un cinéma dénonciateur.

Afrique du sud

Classified people

Amour

Paradise now

Would You Have Sex With An Arab?

Apartheid

Classified people

Caste

Caste criminelle

Enfance

M

Inde

Caste criminelle

Israël

Would You Have Sex With An Arab?

M

Palestine

Would You Have Sex With An Arab?

Pédophilie

M

Portrait

Un juif à la mer

M

Racisme

Un juif à la mer

Would You Have Sex With An Arab?

Sexualité

Would You Have Sex With An Arab?

Tel Aviv

Would You Have Sex With An Arab?

M

A COMME ABECEDAIRE – Nurith Aviv.

Une œuvre qui mêle souvent la science et la poésie, l’autobiographie et les références culturelles universelles. Une œuvre où le thème de la langue, ou plutôt des langues, et donc de la communication, est mis au premier plan. Sans oublier la littérature et la poésie. Et dans le domaine scientifique, la linguistique, la psychologie ou la biologie. Bref une œuvre placée sous le signe de la connaissance et de l’intelligence.

Biologie

Poétique du cerveau

Christianisme

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Europe

La Tribu européenne

Femme

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Hebreu

Langue sacrée, langue parlée

D’une langue à l’autre

Image

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Islam

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Israël

Signer

Kafr Qar’a, Israël

Makom, avoda

Judaisme

Yiddish

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Langue

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Langue sacrée, langue parlée

Langue des signes

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Littérature

Yiddish

Traduire

Mémoire

Poétique du cerveau

Mythes

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Palestine

Makom, avoda

Poésie

Yiddish

Religion

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Langue sacrée, langue parlée

 Circoncision

Sciences

Poétique du cerveau

Surdité

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Traduction

Traduire

Yiddish