B COMME BIOFILMOGRAPHIE

AVI MOGRABI

Le cinéaste et vidéaste israélien Avi Mograbi est né en 1956 à Tel Aviv. Depuis 1999, il enseigne le cinéma documentaire et expérimental à l’Université de Tel Aviv et à l’Académie Bezalel d’art et de design de Jérusalem. Il est connu pour son expérimentalisme et sa contribution innovante au langage cinématographique. Mograbi réalise également des expositions vidéo et participe à de nombreuses expositions collectives dans le monde. Ses films documentaires ont été programmés par des festivals du monde entier, notamment Cannes, Berlin, Venise, Rome, New York, le FIDMarseille, Visions du Réel et San Francisco.

2021 – LES 54 PREMIÈRES ANNÉES : MANUEL ABRÉGÉ D’OCCUPATION MILITAIRE – Avi Mograbi – Réalisateur
2016 – ENTRE LES FRONTIÈRES – Avi Mograbi – Réalisateur
2012 – DANS UN JARDIN JE SUIS ENTRÉ – Avi Mograbi – Réalisateur
2008 – Z32- Avi Mograbi – Réalisateur
2005 – POUR UN SEUL DE MES DEUX YEUX – Avi Mograbi – Réalisateur
2002 – AOÛT, AVANT L’EXPLOSION – Avi Mograbi – Réalisateur
1999 – HAPPY BIRTHDAY, MR MOGRABI! – Avi Mograbi – Réalisateur
1997 – COMMENT J’AI APPRIS À SURMONTER MA PEUR ET À AIMER ARIEL SHARON – Avi Mograbi – Réalisateur

Festival International du Film Indépendant de Bordeaux

https://www.fifib.com/fr/film/the-first-54-years-an-abbreviated-manual-for-military-occupation

B COMME BIOFILMOGRAPHIE

MARIA SPETH

Maria Speth est scénariste, réalisatrice et productrice de longs métrages et de documentaires. Son film de fin d’études et son premier long métrage, The Days Between, ont été présentés en avant-première au Festival international du film de Rotterdam en 2001, où il a remporté le VPRO Tiger Award. Son deuxième long métrage, Madonnas (D 2007), remporte par la suite le Hessian Film Prize en 2007. En 2009, Maria Speth fonde Madonnen Film et produit son premier documentaire, 9 Lives, qu’elle écrit, réalise et monte. En 2011, elle reçoit le Incentive Prize for Film and Media Arts de la part de l’Académie des Arts de Berlin. En 2012, Maria se voit attribuer le German Metropolis Award en tant que meilleure réalisatrice d’un documentaire. Son long métrage Daughters (D 2014) est ensuite présenté en avant-première à la Berlinale. En 2015, Maria reçoit un financement de développement de scénario du Fonds national allemand du film FFA pour son projet « Stadt Allen Dorf » qu’elle a tourné sous le nom de « Mr Bachmann et sa classe » jusqu’en juillet 2017. Mr Bachmann  est sorti en salles en Allemagne à la suite de sa présentation à la Berlinale cette année. Maria Speth travaille actuellement sur un long métrage, For Kate, ainsi que sur le projet « One Lives Because One Is Born » ; ils sont tous deux soutenus par des fonds du gouvernement fédéral allemand.

2021 – MR BACHMANN AND HIS CLASS – Maria Speth – Réalisatrice et scénariste
2014 – FILLES – Maria Speth – Réalisatrice et scénariste
2009 – 9 LIVES – Maria Speth – Réalisatrice et scénariste
2007 – MADONNAS – Maria Speth – Réalisatrice et scénariste
2001 – THE DAYS BETWEEN – Maria Speth – Réalisatrice et scénariste
1999 – BAREFOOT (CM) – Maria Speth – Réalisatrice et scénariste

Festival International du Film Indépendant de Bordeaux

https://www.fifib.com/fr/film/herr-bachmann-und-seine-klasse

B COMME BIOFILMOGRAPHIE

NICOLAS PEDUZZI

Né en 1982 à Paris, Nicolas Peduzzi est un comédien et réalisateur français. Il étudie le théâtre et le cinéma à New York, ce qui le conduit sur les planches d’une pièce « off Broadway » dirigée par Susan Batson qu’il co-écrit également. Il réalise ensuite plusieurs courts métrages et vidéos. De retour à Paris, Nicolas travaille pour Luc Bondy avec une apparition dans Les Fausses confidences ou encore un rôle dans Ivanov au Théâtre de l’Odéon. Il réalise un premier long métrage documentaire, Southern Belle, qui observe déjà des protagonistes texans. Sorti en 2018, le film remporte le Grand Prix du FID Marseille puis intègre la sélection Best of Doc du Mois du documentaire 2019.

2021 : GHOST SONG – Nicolas Peduzzi – Réalisateur et scénariste
2018 : SOUTHERN BELLE – Nicolas Peduzzi – Réalisateur et scénariste
2017 : MIKADO (CM) – Nicolas Peduzzi – Réalisateur et scénariste
2015 : DEATH ON THE BASKETBALL (CM) – Nicolas Peduzzi – Réalisateur et scénariste

Festival International du Film Indépendant de Bordeaux

https://www.fifib.com/fr/film/ghost-song

B COMME BIOFILMOGRAPHIE Thomas Grand

THOMAS GRAND / Gérant de ZIDEOPROD
BP13A NGUEKHOKH, SENEGAL
(+221) 77 458 65 13
zideoprod@yahoo.fr
https://www.zideoprod.com
Né le 14 avril 1976 à PARIS, Titulaire du Permis B, Nationalité Française
Gérant de Zideoprod, Producteur, Réalisateur, Cadreur, Monteur
Anglais et Wolof lus et parlés
Notions d’Allemand
DIPLOMES
1994 Bac B
1997 Deug de Gestion-Economie Appliquée à l’Université Paris 9 Dauphine
2000 Diplôme de réalisation audiovisuelle à l’ESRA PARIS
(Ecole Supérieure de Réalisation Audiovisuelle)


FILMOGRAPHIE
2018-2020
Production et Réalisation d’un film documentaire de 60’ « Poisson d’or, poisson africain » sur les
problématiques de pêche artisanale et de transformation, de sécurité alimentaire et de migrations en
Casamance
Partenaires : MUNDUS MARIS, Fondation ROSA LUXEMBURG
Sélectionné dans 190 festivals internationaux, primé à 62 reprises.
Diffusions TV5 Monde, TV5 Afrique, Canal+ Afrique
2020
Réalisation d’un film d’anthropologie visuelle « L’enfant au cœur des soins » sur la prise en charge de
la douleur des enfants dans les services de maladies chroniques au Sénégal
Clients : Ambassade de France, Principauté de Monaco
2019
Réalisation d’un film sur le portrait de Khoudia Sow, Prix de Recherche de la Fondation Croix-Rouge
Client : Fondation Croix-Rouge
Réalisation de 5 films sur les 50 ans de l’UNFPA
(Films sur la santé de la reproduction, l’accompagnement des adolescents, les violences basées sur le
genre, dividende démographique)
Client : UNFPA
2018
Réalisation d’une fiction-documentaire « L’impatience de vivre » sur les grossesses adolescentes au
Bénin, programme CORARE.
Clients : AFD, CNRS
2017
Réalisation d’un film sur le programme ENSPEDIA
(Enfance et soins en pédiatrie en Afrique de l’Ouest)
Client : CNRS, UNICEF, Principauté de Monaco
2016
Réalisation d’un spot promotionnel du secteur artisanal au Sénégal
Client : La KORA-PRD / Frères des Hommes / AFD
Réalisation de 3 films programme COMFISH (Gestion concertée pour une pêche durable au Sénégal)
Client : USAID (Agence Américaine de Coopération Internationale)
Premier Prix d’Excellence au Concours Women in the SeaFood Industry (WSI) 2019
Tournage dans des écoles maternelles et des maternités – régions de Kaolack et de Thiès –
Client : Racines d’Enfance (France)
2015
Production déléguée et régie d’un court-métrage tourné au Sénégal « L’histoire de Saré Bafé »
Client : LECODE (France)
Production et Réalisation d’un film documentaire de 26’ « Diogué, une île de pêche menacée » sur les
problématiques d’érosion côtière et ses conséquences sur la pêche artisanale
Partenaires : MUNDUS MARIS, Fondation ROSA LUXEMBURG
Diffusions RTBF/ TV5 Monde (Reflets Sud) 2018
2014
Tournage d’un reportage sur un projet d’électrification en zone rurale ENERDYNAMIC –Fondation
Servir le Sénégal (région de Matam, Sénégal)
Client: Bloomberg TV-21th Century Business-MMP (USA)
Réalisation d’un film bilan de format 13’ sur un séminaire
« Transition Humanitaire et réflexions éthiques au Sénégal »
Client : Fonds Croix Rouge Française
Co-Production et réalisation d’un film de format 20’ sur les innovations paysannes (Thiès, Sénégal)
Clients : CTA-ONG Agrécol Afrique
2013
Réalisation d’un film de format 26’ autour du projet COGEPAS (Cogestion des pêcheries artisanales du
Sénégal)
Client : JICA (Agence Japonaise de Coopération Internationale)
2012
Réalisation d’un film de format 26’ « Des Aires Marines pour protéger la pêche : Réflexions en Afrique
de l’Ouest »
Client : CSRP (Commission Sous Régionale des Pêches)
2011
Réalisation d’un film de vulgarisation de format 26’ autour du programme P.D.R.D (Programme de
Développement Rural Durable)
Client : JICA (Agence Japonaise de Coopération Internationale)
2010
Réalisation d’un reportage de format 20’ sur une visite d’échange à Joal entre les représentants des
différentes Aires Marines Protégées du Sénégal
Client : UICN (Union Internationale de Conservation de la Nature)
Réalisation d’un film de sensibilisation de format 26’ « Le défi de la cogestion des pêcheries artisanales
au Sénégal » Programme COGEPAS
Client : JICA (Agence Japonaise de Coopération Internationale)
2008/2009
Production et réalisation d’un film documentaire de format 52’
« Kayar, l’enfance prise aux filets »
Film subventionné par le Ministère des Affaires Etrangères du Royaume d’Espagne et par l’AECID
(Agence Espagnole de Coopération Internationale pour le Développement)
Diffusions TV5 et CFI
Prix du Meilleur Documentaire Festival Image et Vie 2010 (Dakar, Sénégal)
Sélectionné au Festival Pêcheurs du Monde 2010 (Lorient, France)
Mission de conseil et de formation en audiovisuel au Niger et au Sénégal autour du projet « Réflexivité
et Créativité dans l’éducation au développement »,
Client : Plan International
2006
Mission de Conseil pour le Ministère de la Présidence du Royaume d’Espagne et le Bureau Technique
de Coopération de l’Ambassade d’Espagne à Dakar dans le cadre d’une campagne de sensibilisation au
Sénégal sur le thème de l’immigration clandestine
Client : AECID (Agence Espagnole de Coopération Espagnole pour le Développement)
Production et Réalisation d’un film documentaire « Benn Lannu » sur une résidence d’artistes
danseurs à l’Espace Sobo Badé, Toubab Dialaw (UNESCO-ASCHBERG « Bourses pour Artistes »)
2005
Réalisation d’un reportage de 60’ « Les Aires Marines Protégées du Sénégal, un pari pour l’avenir »
Client: WWF (World Wide Fund For Nature)
2004
Réalisation de films de danse pour la compagnie Jant-Bi, Germaine Acogny
2002/2003
Technicien d’exploitation, responsable post-production et assistant monteur
Big Mama Post-Production (Paris), Tetra Media (Paris)

POISSON D’OR, POISSON AFRICAIN – Sélections festivals, nominations et prix –
Thomas Grand & Moussa Diop, Sénégal, 2018
Production : ZideoProd
Avec le soutien de : Fondation Rosa Luxemburg et Mundus Maris
10ème Festival Pêcheurs du Monde
(Lorient, France, mars 2018)
Prix du Public
Mention Spéciale Jury Professionnel
Mention Spéciale Jury Jeunes
22ème Festival Ecrans Noirs (Yaoundé, Cameroun, juillet 2018)
Ecran du Documentaire International
Prix TV5 Monde
3ème Toukountchi Festival de Cinéma du Niger (Niamey, Niger, octobre 2018)
Prix du Meilleur Documentaire Moyen & Long Métrage
5ème Festival International de Films sur les Droits de l’Homme FIFIDHO (Niger, novembre 2018)
Prix de la Meilleure Réalisation (Prix Djingarey Maïga)
6ème Festival du Film de Masuku Nature & Environnement (Masuku, Gabon, décembre 2018)
Prix Etudiant du Festival de Film de Masuku
10ème Festival International du Film Documentaire de Khouribga (Khouribga, Maroc, décembre 2018)
Grand Prix
Prix de la Critique
6ème Green Image Film Festival (Tokyo, Japon, février 2019)
Grand Prix
Prix Green Image
30ème Festival des Rencontres Cinéma-Nature (Dompierre sur Besbre, France, avril 2019)
Grand Prix
Prix du Public
16ème Festival de Films pour l’Environnement – FFPE (St Casimir de Portneuf, Canada, avril 2019)
Prix du Meilleur Film Etranger
1er Festival International du Film de Mer « Les Ecrans de la Mer » (Sables d’Olonne, France, mai 2019)
Prix de l’Ecriture
8ème Deauville Green Awards (Deauville, France, juin 2019)
Trophée d’or
8ème Festival International du Documentaire des Droits de l’Homme (Rabat, Maroc, juin 2019)
Prix du Jury
3ème Migranti Film Festival (Bra/Turin, Italie, juin 2019)
Prix du Meilleur Documentaire
4ème The African Film Festival-TAFF (Dallas, Texas, USA, juin 2019)
Prix du Meilleur Documentaire Long Métrage
1er Festival de Cinéma Euro-Africain Cinéma de Souss Massa (Tiznit, Maroc, juin 2019)
Mention Spéciale avec Félicitations du Jury
1er Tulum World Environment Film Festival (Tulum, Mexique, juillet 2019)
Prix du Meilleur Film Long Métrage
1er Indo-Global International Film Festival (Mumbai, Maharashtra, Inde, juillet 2019)
Prix du Meilleur Réalisateur
1er Sea & Beach Film Festival (Alicante, Espagne, juillet 2019)
Prix du Meilleur Film Long Métrage
5ème Green Montenegro International Film Fest (Podgorica, Monténégro, août 2019)
Grand Prix
6ème Food Film Fest (Bergame, Italie, août 2019)
Prix du Meilleur Documentaire
5ème Festival Corti di Mare (Modica, Italie, septembre 2019)
Prix du Meilleur Documentaire
6ème Festival des à côtés (Lyons la Forêt, France, octobre 2019)
Prix du Jury
10ème Cabo Verde International Film Festival (Sal, Cap Vert, octobre 2019)
Prix du Meilleur Documentaire Long Métrage
13ème Festival International du Cinéma des Peuples Ânûû-rû Âboro
(Pwêêdi Wiimîâ, Nouvelle Calédonie, octobre 2019)
Prix Ânûû-rû Âboro du Meilleur Moyen Métrage de la Compétition Internationale
19ème Festival Lumières d’Afrique (Besançon, France, novembre 2019)
Prix du Public (Documentaires Long Format)
8ème Festival International du Film des Lacs et Lagunes FESTILAG
(Abidjan, Grand-Bassam, Côté d’Ivoire, novembre 2019)
Prix du Meilleur Documentaire
2ème Festival International Sahélien du Film FISFI (Maroua, Cameroun, novembre 2019)
Prix du Meilleur Documentaire
2ème Festival CinémaTerre (Metz, France, novembre 2019)
Prix Spécial du Jury
38ème Grand Prix International URTI du Documentaire d’Auteur (Paris, France, mars 2020)
Grand Prix
32ème Fête Européenne de l’Image Sous-Marine et de l’Environnement (Strasbourg, France, mars 2020)
Prix de l’Environnement
1er Retro Avant Garde Film Festival NYC (New York, USA, mai 2020)
Prix des Droits Humains
2ème Kiarostami Film Festival (Istambul, Turquie, mai 2020)
Prix du Meilleur Documentaire
2ème Retro Avant Garde Film Festival Cairo (Le Caire, Egypte, mai 2020)
Prix du Meilleur Documentaire Long Métrage
3ème Mena Film Festival (La Haye, Pays Bas, juin 2020)
Prix du Meilleur Réalisateur Documentaire Long Métrage
12ème SiciliAmbiente Film Festival (San Vito La Capo, Italie, août 2020)
Prix Greenpeace Italia
2ème Prix du Concours Documentaire
10ème Festival de Cine Verde de Barichara FESTIVER (Barichara, Santander, Colombie, septembre 2020)
Mention d’Honneur de la Compétition Internationale Long Métrage
2ème Festival des Mémoires de la Mer (Rochefort, France, septembre 2020)
Prix du Film « Les Mémoires de la Mer 2020 »
11ème Silicon Valley African Film Festival (San José, Californie, USA, octobre 2020)
Prix du Meilleur Documentaire Long Métrage
14ème Terra di Tutti Film Festival (Bologne, Italie, octobre 2020)
Mention Spéciale du Jury Benedetto Senni
5ème Lake International Panfafrican Film Festival (Nairobi, Kenya, novembre 2020)
Prix du Meilleur Documentaire
2ème Festival « Les Rimbaud du Cinéma » (Charleville-Mézières, France, novembre 2020)
Rimbaud du Film Documentaire
15ème Festival de Peliculas Nativas Arica Nativa (Arica, Chili, novembre 2020)
Prix du Meilleur Film Catégorie Afrique Long métrage
3ème GeoFilm Festival (Cittadella, Italie, novembre 2020)
Prix International du Film « The Golden Earth »
4ème Fiorenzo Serra Film Festival (Sassari, Italie, novembre 2020)
1er Prix Fiorenzo Serra (Catégorie Principale Long Métrages)
1er Festival TarapacaFic – Festival International de Cine de Tarapaca – (Iquique, Chili, novembre 2020)
Prix du Meilleur Documentaire Long Métrage
9ème Festival Lagunimages (Cotonou, Bénin, décembre 2020)
Nokoué d’or – Grand Prix –
1er Kukastream Online African Film Festival (Festival en ligne, Afrique du Sud, décembre 2020)
Prix du Meilleur Documentaire Long Métrage
1er Village Arts & Film Festival VILLAFEST (Owerri, Imo, Nigéria, décembre 2020)
Prix du Meilleur Documentaire Long Métrage
2ème Festival Natourale (Wiesbaden, Allemagne, décembre 2020)
Lion Rouge de Hesse – Prix du Développement Durable –
12ème Festival International du Film Court et du Documentaire de Casablanca (Casablanca, Maroc, décembre 2020)
Prix de la Meilleure Réalisation (Concours Documentaire)
Impact DOC Awards 2021 (La Jolla, Californie, USA, janvier 2021)
Prix de Reconnaissance
1er Festival Internacional de Cine Documental de Santa Teresa – Pampa DocFest –
(La Pampa, Patagonie, Argentine, mars 2021)
Prix du Meilleur Documentaire Long Métrage International
Prix du Secrétariat à la Culture de La Pampa

2èmes Teranga Movies Awards (Dakar, Sénégal, juillet 2021)
Prix du Meilleur Long-métrage Documentaire
3ème L’œil du Kwatt – Festival International du Film de Quartier (Atok, Cameroun, août 2021)
Le Kwatt d’Or – Prix du Meilleur Film –
15ème GREEN SCREEN – Internationales Naturfilmfestival Eckernfôrde –
(Eckernförde, Allemagne, septembre 2021)
Prix de la Meilleure Production Indépendante
Finaliste aux Etoiles de la Scam 2019 (France, juin 2019)
Nominé aux Green Film Network Awards 2019 (Seia, Portugal, octobre 2019)
Nominé aux African Movie Academy Awards 2019 (Lagos, Nigeria, octobre 2019)
Nominé aux 8èmes Kisima Music & Film Awards (Nairobi, Kenya, décembre 2020)
Nominé aux 7 èmes WAMMA Awards « West African Music & Movie Awards » (Niamey, Niger, juin 2021)
Finaliste au 4ème Roma Cinema Doc 2020 (Doc International) (Rome, Italie, mai 2020)
Finaliste au 11ème Fist Up Film festival (Oakland, Californie, USA, mai 2020)
Sélectionné au 1er Festival International Sahélien du Film FISFI
(Maroua, Cameroun, septembre 2018)
Sélectionné au 18ème Festival de Cinéma Image & Vie
(Dakar, Sénégal, octobre 2018)
Sélectionné au 10ème Festival Alimenterre Belgique
(Bruxelles, Belgique, octobre 2018)
Sélectionné au 5ème Festival International de Cinéma de Kinshasa FICKIN
(Kinshasa, RDC, octobre 2018)
Sélectionné au 16ème Festival des Cinémas d’Afrique du pays d’Apt FCAPA
(Apt, France, novembre 2018)
Sélectionné au 1er Festival des Identités Culturelles FESTIC
(Ouagadougou, Burkina Faso, novembre 2018)
Sélectionné au 32ème Festival International du Cinéma Francophone en Acadie FICFA
(Nouveau Brunswick, Canada, novembre 2018)
Sélectionné au 3ème Festival International du Film sur la Migration-OIM GMFF2018
(Genève, Suisse, novembre/décembre 2018, projections dans le monde entier)
Sélectionné au 5ème Festival Afrikabok
(Sine Saloum, Sénégal, novembre 2018)
Sélectionné au 5ème Out of Africa International Festival OAIFF
(Nairobi, Kenya, novembre 2018)
Sélectionné aux Rencontres Cinématographiques Internationales de Dakar RECIDAK 2018
(Dakar, Sénégal, novembre 2018)
Sélectionné au Festival Ciné Droit Libre de Dakar
(Dakar, Sénégal, novembre 2018)
Sélectionné au Festival des Solidarités FESTISOL
(Bretagne, France, novembre 2018)
Sélectionné au 5ème Festival International du Cinéma Numérique de Cotonou FICNC
(Cotonou, Bénin, décembre 2018)
Sélectionné au 16ème Festival International du Film des Droits Humains de Paris FIFDH
(Paris, France, décembre 2018)
Sélectionné au 20ème Black Movie-Geneva International Independant Film Festival
(Genève, Suisse, janvier 2019)
Sélectionné au 6ème West African Film Festival
(Houston, Texas, USA, février 2019)
Sélectionné au 9ème Festival Ecran d’Afrique
(Mordelles, France, mars 2019)
Sélectionné au 4ème Rapid Lion – The South African Film Festival
(Johannesburg, Afrique du Sud, mars 2019)
Sélectionné au 11ème Festival Pêcheurs du Monde (Escales du Festival)
(Lorient, France, mars 2019)
Sélectionné au 15ème Festival L’ici et L’ailleurs
(St Martin en Bresse, France, mars 2019)
Sélectionné au 40ème Festival Curieux Voyageurs
(Saint-Etienne, France, mars 2019)
Sélectionné au 8ème Luxor African Film Festival
(Luxor, Egypte, mars 2019)
Sélectionné au 9ème Eko – International Film Festival
(Lagos, Nigéria, avril 2019)
Sélectionné au 16ème Festival International du Film Panafricain de Cannes
(Cannes, France, avril 2019)
Sélectionné au 6ème Festival Koudougou Doc
(Koudougou, Burkina Faso, avril 2019)
Sélectionné au 24ème Afrika Film Festival
(Leuven, Belgique, avril-mai 2019)
Sélectionné au 12ème African World Documentary Film Festival
(San Diego, Californie, USA, avril/août 2019)
Sélectionné à la Semaine Africaine de l’UNESCO
(Paris, France, mai 2019)
Programmé dans le cadre des Ciné-Rencontres sur les Droits Humains de l’Association Pierre Chaussin
(Sainte-Savine, France, mai 2019)
Sélectionné au 18ème Festival de Lasalle-DOC Cévennes
(Lasalle, France, mai-juin 2019)
Sélectionné au 4ème Festival Résonances
(Bruxelles, Belgique, mai-juin 2019)
Sélectionné au 1er Festival Espelhos d’Africa
(Salvador de Bahia, Brésil, mai-juin 2019)
Sélectionné au 3ème Festival CinemAmbulante
(Calabre, Italie, juin 2019)
Sélectionné au 3ème African Diaspora Cinema Festival
(Florence, Italie, juin 2019)
Sélectionné au 5ème Festival Eurafriclap
(Paris, France, juin 2019)
Sélectionné au 10ème Festival International des Films d’Environnement de Chefchaouen
(Chefchaouen, Maroc, juin 2019)
Sélectionné au 3ème The Buddha International Film Festival
(Pune, Maharashtra, Inde, juin 2019)
Sélectionné au 3ème Festival International de Cinéma Environnemental de Gabès -FICEG-
(Gabès, Tunisie, juillet 2019)
Programmé à l’Exposition Mer XXL
(Nantes, France, juillet 2019)
Sélectionné au 6ème Festival Africlap
(Toulouse, France, août 2019)
Sélectionné au 2ème Kracow International Green Film Festival
(Cracovie, Pologne, août 2019)
Sélectionné au 2ème Motion Pictures International Film Festival
(Salt Lake City, Utah, USA, août 2019)
Sélectionné au 17ème Afrika Film Festival Köln
(Cologne, Allemagne, septembre 2019)
Sélectionné au 9ème San Francisco Green Film Festival
(San Francisco, Californie, USA, septembre 2019)
Sélectionné au 6ème Festival Cinéma et la Mer
(Sidi Ifni, Maroc, septembre 2019)
Sélectionné au 10ème Silicon Valley African Film Festival
(San Jose, Californie, USA, octobre 2019)
Sélectionné au 6ème BIFED- Bozcaada International Festival of Ecological Documentary (Section Panorama)
(Bozcaada, Turquie, octobre 2019)
Sélectionné au 8ème Jozi Film Festival
(Johannesburg, Soweto, Afrique du Sud, octobre 2019)
Sélectionné au Festival Alimenterre 2019
(Projections en France, au Canada et en Afrique, octobre/novembre 2019)
Sélectionné au 8ème SunChild International Environmental Festival
(Yerevan, Arménie, octobre 2019)
Sélectionné au 8ème Festival Augen Blicke Afrika
(Hambourg, Allemagne, novembre 2019)
Sélectionné au 2ème Online African Film Festival (OAFF)
(Festival en ligne, novembre 2019)
Programmé au Colloque International « Vulnérabilité des sociétés et des milieux côtiers et estuariens d’Afrique de
l’Ouest » PATEO
(Université Assane Seck de Ziguinchor, Sénégal, novembre 2019)
Sélectionné au 20ème Festival « Aux Ecrans du Réel »
(Le Mans, France, décembre 2019)
Sélectionné au 10ème Festival du Film Documentaire de St Louis
(St Louis, Sénégal, décembre 2019)
Sélectionné au International Film Festival on Organic Farming
(Université de Musashi, Japon, décembre 2019)
Sélectionné au 17ème Festival International du Film des Droits Humains de Paris FIFDH
(Paris, France, décembre 2019)
Sélectionné au 9ème IntimaLente Film Festival
(Caserta, Italie, décembre 2019)
Programmé au 6ème Rendez-vous du Cinéma Africain
(La Flèche, France, janvier 2020)
Programmé au Café Kultu / Cinécyclub /Cinécyclo
(Dijon, France, février 2020)
Sélectionné au 3ème Nepal International Film Festival-NIFF
(Kathmandou, Népal, février 2020)
Sélectionné au 7ème Darbhanga International Film Festival
(Darbhanga, Bihar, Inde, février 2020)
Programmé au 4ème Festival Film Femme Afrique (Focus Sénégal)
(Dakar, Sénégal, février 2020)
Sélectionné au 7ème Festival Amnesty International « Au Cinéma pour les Droits Humains »
(France, mars 2020)
Sélectionné au 8ème Festival International du Film Indépendant de Bafoussam
(Bafoussam, Cameroun, mars 2020)
Programmé au Printemps Africlap
(Toulouse, France, mars 2020)
Sélectionné au 2ème Malabo International Music & Film Festival
(Malabo, Guinée Equatoriale, avril 2020)
Programmé au 31ème Festival des Rencontres Cinéma-Nature
(Dompierre sur Besbre, France, avril 2020)
Sélectionné au 2ème Festival AfroCine
(Popayán, Colombie, mai 2020)
Programmé au Festival Africadelic
(Amsterdam, Pays Bas, mai 2020)
Sélectionné au 1er Lockdown Film Festival
(Festival en ligne, Royaume Uni, juin 2020)
Sélectionné au 13ème Smaragdni Eco Film Festival – SEFF
(Zagreb, Croatie, juin 2020)
Sélectionné au 11ème Liberation Docfest Bangladesh
(Agargaon, Bangladesh, juin 2020)
Sélectionné au 6ème International Nature Film Festival Gödöllő
(Gödöllő, Hongrie, septembre 2020)
Sélectionné au 17ème Water Sea Oceans Internatonal Film Festival
(Hluboka Nad Vtlavou, République Tchèque, septembre 2020)
Sélectionné au 14ème Jahorina Film Festival
(Pale, Bosnie Herzégovine, septembre 2020)
Sélectionné au 10ème Wildlife Conservation Film Festival
(New York, Miami, Los Angeles, USA, octobre 2020)
Sélectionné au 1er International Environmental Documentary Film Festival
(Kerala, Inde, octobre 2020)
Sélectionné au 5ème Working Title Film Festival
(Vicence, Italie, octobre 2020)
Sélectionné au 1er Ontario International Film Festival
(Toronto, Canada, octobre 2020)
Sélectionné au 6ème Another Way Film Festival
(Madrid, Espagne, octobre 2020)
Sélectionné au 21ème Bergen International Film Festival
(Bergen, Norvège, octobre 2020)
Sélectionné au 13ème Zózimo Bulbul Black Film Festival – Brazil, Africa, Caribbean and Other Diasporas
(Rio de Janeiro, Brésil, octobre 2020)
Sélectionné au 6ème Festival des Sciences de Noirmoutier
(Noirmoutier, France, octobre 2020)
Sélectionné au 24ème International Ecological Festival « TO SAVE AND PRESERVE « 
(Ugra, Fédération de Russie, octobre 2020)
Sélectionné au 4ème Festival Nouvelles Vues Haïti
(Port-au Prince, Haïti, novembre 2020)
Sélectionné au 1er Festival « Bangui fait son Cinéma »
(Bangui, République centrafricaine, novembre 2020)
Sélectionné au 7ème Festival Mente Locale – Visioni sul Territorio
(Vignola, Italie, novembre 2020)
Sélectionné au 4ème Singapore Eco Film Festival
(Singapour, novembre 2020)
Sélectionné au 1er Rising Sun International Film Festival
(Kitakyushu City, Fukuoka, Japon, novembre 2020)
Programmé au 8ème Festival du Film de Masuku -Edition Spéciale-
(Masuku, Gabon, décembre 2020)
Sélectionné au 2ème Festival « L’Afrique fait son Cinéma »
(Paris, France, décembre 2020)
Sélectionné aux 1ères Rencontres Cinématographiques des Techniciens -Panorama-
(Kpalime, Togo, décembre 2020)
Sélectionné au 27ème New York African Film Festival
(New York, USA, mars 2021)
Sélectionné au 1er Biophilic Film Festival
(Nairobi, Kenya, mars-avril 2021)
Sélectionné au 9ème Nepal Africa Film Festival Guaporé
(Kathmandou, Népal, avril 2021)
Sélectionné au 1er Guaporé Festival Internacional de Cinema Ambiental
(Porto Velho, Brésil, avril 2021)
Programmé au Festival Afrikabok -Edition Spéciale –
(Festival en ligne, Sénégal, avril 2021)
Sélectionné au 7ème Festival Internacional de Cine en La Isla
(Isla Fuerte, Certagena de Indias, Colombie, mai 2021)
Sélectionné au 7ème Zambia Short Film Festival
(Lusaka, Zambie, mai 2021)
Programmé au Festival Africadelic
(Amsterdam, Pays Bas, mai 2021)
Sélectionné au 8ème Construir Cine – Festival Internacional de Cine Sobre El Trabajo
(Buenos Aires, Argentine, mai 2021)
Sélectionné au 12ème FESTICAB -Festival International du Cinéma et de l’Audiovisuel du Burundi
(Bujumbura, Burundi, mai-juin 2021)
Sélectionné au 5ème BCT – Festival Nazionale del Cinema e della Television di Benevento
(Benevento, Italie, juin 2021)
Sélectionné au 2ème Festival International des Courts Métrages La Pointe Noire (FICOMP) -Panorama Spécial –
(Pointe-Noire, République du Congo, juin 2021)
Sélectionné au 1er Festival Téélméri Bop Kon
(Bargny, Sénégal, juin 2021)
Sélectionné au 10ème Festival Globale Mittelhessen
(Mittelhessen, Allemagne, juillet 2021)
Sélectionné au 1er KAMERAT – Festival selavskega filma –
(Hrastnik, Slovénie, juillet 2021)
Sélectionné au 3ème FESCILOM
(Lomé, Togo, juillet 2021)
Programmé au Festival EducAmbiente – Film de clôture –
(Baghiera, Italie, août 2021)
Sélectionné au 1er Festival Internacioanl de Cine – El Cine suma paz –
(Bogota, Colombie, septembre 2021)
Sélectionné au 3ème Quibdo Africa Film Festival
(Pointe-Noire, République du Congo, septembre 2021)
Sélectionné au 2ème Annual Social and Economic Justice Film Festival
(San Francisco, Californie, USA, septembre 2021)
Sélectionné au 4ème Paraná International Films Festival
(Paraná, Argentine, septembre 2021)
Sélectionné au 4ème LAN – Festival audiovisual obrero
(Bilbao, Espagne, septembre 2021)
Sélectionné au 8ème Festival Internacional de Cine De Puerto Madryn – MAFICI –
(Puerto Madryn, Argentine, septembre 2021)
Programmé à la 9ème RIAC – Rencontre Internationale d’Art Contemporain de Brazzaville –
(Brazzaville, République du Congo, septembre 2021)
Sélectionné aux 2èmes Job Film Days – Il Cinema Per I Dritti Di Chi Lavora –
(Turin, Italie, septembre 2021)
Sélectionné au 6ème Out of Africa International Film Festival
(Nairobi, Kenya, septembre 2021)
Sélectionné au 11ème Filmambiente Festival
(Rio de Janeiro, Brésil, octobre 2021)
Sélectionné au 13ème Festival Internacional de Cine Invisible “Film Sozialak”
(Bilbao, Espagne, octobre 2021)
Sélectionné au 17ème Globalisierungskritishes Filmfestival
(Leipzig, Allemagne, novembre 2021)
Sélectionné au 14ème Festival Internacional de Cinema Africano de Argentina
(Buenos Aires, Argentine, novembre 2021)
Sélectionné au 10ème Festival Cinematographico Internacional « El Ojo Cojo »
(Madrid, Espagne, novembre 2021)
Sélectionné au 8ème Festival Yarha – Semaine Internationale du 1er Film –
(Yaounde, Cameroun, novembre 2021)
Sélectionné au 14ème Festival Ciné Regards Africains
(Paris, France, novembre-décembre 2021)
Sélectionné aux 7èmes Trophées Francophones du Cinéma
(Kigali, Rwanda, décembre 2021)
Sélectionné au 3ème Festival International du Documentaire Maritime – FIDOM –
(Bordeaux, France, janvier 2022)
Sélectionné au 1er Social Impact Film & Arts Festival – SIFA Festival Awards
(Sainte-Geneviève, Canada, juin 2022)

B COMME BIOFILMOGRAPHIE – Alphonse Ntep

Noms : NTEP  NTEP

Prénoms : Alphonse Magloire          

Date et lieu de naissance : 13-03-1996  à  Douala

Adresse : 2e arrondissement Douala

Téléphones : +237 696269890 / +237 656010003

Email : magloirelantepance@yahoo.com

        Connu sous le pseudonyme de Alphonse Ntep, Alphonse Magloire Ntep Ntep est un réalisateur camerounais de moins de trente ans. Titulaire d’une Maîtrise en Economie de Développement obtenue à l’Université d’Etat de Yaoundé 1, il fait ses classes de cinéma à l’Institut Spécialisé de formations aux métiers du Cinéma et de l’Audiovisuel d’Afrique Centrale (Scénario)… Et suit un atelier de formation en Réalisation Cinéma notamment à Yarha. Son premier court métrage de fiction « Surprise » le révèle au grand public en 2018… La même année, le jeune auteur verra son premier ouvrage « KENGBA » publié aux éditions de la Douzième Vague en France. Deux ans après, il siège en tant que membre du comité de visionnage et de sélection des films lors de la 24e édition du festival Ecrans Noirs. Sa collaboration avec l’Association Belge francophone ARPNS (Association Royale de Presse Nord Sud) lui a valu plusieurs articles sur le Cinéma Africain dont il est l’auteur… 

  • 2021, Réalisateur du film « LE GRAND ECRAN », genre Documentaire, format court métrage, 24’.
  • 2018,  Réalisateur du film « SURPRISE », genre Fiction, format court métrage, 06’. Palmarès du film :
  • 2018, 5e édition du Festival Panafricain du Film d’Ecole de Yaoundé,  catégorie Espoir (Cameroun).
  • 2018, 4e édition du Festival du Cinéma de Taverny, catégorie Ado/Adultes Professionnels : Prix du « Coup de cœur des internautes » (France).
  • 2018, 15e édition du Festival International du Film Ecole « FESTIMAJ  2018», catégorie Jeunes Réalisateurs (France).
  • 2018, 1ère édition de la journée du jeune cinéaste Camerounais (Cameroun)
  • 2018, 6ème édition du festival  International du court métrage Brèves d’Images, catégorie Initiés (France).
  • 2018, 3e édition du festival  International  du film du Quartier (Cameroun).
  • 2018, 1ère édition Festival International Sahélien du Film (Cameroun).
  • 2018, 15ème édition du Festival International du Cinéma et Migration d’Agadir (Maroc).
  • 2018, 5ème édition du Festival International du premier film dénommé YARHA (Cameroun).
  • 2018, 5ème édition du Festival International du Film des droits de l’homme de Niamey (Niger).
  • 2019, 5e édition du Festival Educatif Komane (Cameroun).
  • 2019, 5e édition du Festival Melong Movies Show (Cameroun).
  • 2019, 18e édition du Festival International du Cinéma et de l’Education de Fès (Maroc)
  • 2019, 7e édition du Festival International du Cinéma Indépendant de Bafoussam (Cameroun

B COMME BAUSCH Pina

Pina. Wim Wenders. Allemagne, 2010, 103 minutes.

         N’utiliser que son prénom dans le titre du film qu’il consacre à la chorégraphe allemande Pina Bausch montre les deux orientations majeures du travail du cinéaste ; l’hommage affectueux à une amie disparue et l’insistance sur sa notoriété. Pour Wenders, il n’y a pas de doute. Pina Bausch est une grande chorégraphe, la plus grande peut-être, un génie créatif qui a profondément modifié les bases mêmes de son art et influencé durablement toute la danse contemporaine.

         Le film de Wenders a pour première originalité de ne pas limiter la présentation des créations de Pina Bausch à une captation des spectacles sur scène, ni même à un filmage des moments de répétition (ce que fait de son côté Frédéric Wiseman à propos de l’opéra de Paris), mais de faire sortir la danse du théâtre, de la faire descendre dans la rue, en l’occurrence dans la ville de Wuppertal et ses environs, ville où Pina Bausch passa la majeure partie de sa vie et où elle fonda sa compagnie, le Tanstheater Wuppertal.

         Pina Bausch elle-même est peu présente dans le film de Wenders. Pas d’entretien, d’interviews, de déclarations personnelles ou dans les médias. Elle n’apparaît que dans de courts extraits, en noir et blanc pour les plus anciens, de petits films en 8 mm projetés dans une des salles du théâtre. La dernière séquence présentée est particulièrement émouvante, malgré sa brièveté. Pina danse et peu à peu elle se dirige vers le bord gauche du cadre où elle disparaît en faisant au revoir avec les bras. Une de ses phrases s’inscrit alors sur l’écran : « Dansez, dansez sinon nous sommes perdus ».

         Si la chorégraphe n’est pas physiquement le personnage le plus présent à l’image, sa dance occupe entièrement le film et ses danseurs, les membres de sa troupe, interviennent régulièrement pour parler d’elle. Ils sont filmés en plan fixe, face à la caméra et c’est en off, d’une voix intérieure, qu’ils nous parlent. Ils ne font pas une analyse théorique de la conception de la danse de Pina. Ils parlent de leur relation avec elle, de la façon qu’elle avait, tout à fait originale, de les mettre en confiance, de les aider à vaincre leur timidité (un mot que plusieurs prononcent), par une phrase, un geste, sans jamais donner de leçon. Ces interventions, dans leur sincérité extrême, nous disent plus sur le travail de Pina que n’importe quel discours de spécialiste.

         Comment le cinéaste peut-il faire du spectacle de la danse une œuvre cinématographique ? Wenders utilise les méthodes courantes dans les captations modernes de spectacles vivants. Il filme les danseurs non comme s’ils étaient vus depuis la salle (la fameuse position de l’homme du troisième rang de l’orchestre), mais sur la scène même, à leur côté, alternant gros plans sur les visages ou des parties du corps et les plans plus larges pour filmer des groupes. Les changements d’angle de prise de vue, l’utilisation de légères plongées par exemple, ou des plans à raz du sol (à la Ozu) donnent un dynamisme au film en harmonie étroite avec la danse. Quant aux mouvements de caméra, plutôt lents d’ailleurs, ils amplifient la dramatisation de l’action. Mais Wenders va plus loin. Il met en place des dispositifs proprement cinématographiques. Le plus évident concerne un passage de Kontahthof où un danseur, armé d’un polaroïd sur trépied fait des portraits des couples enlacés présents sur scène. Wenders fige l’image au moment même du déclenchement du flash. L’image bleutée obtenue n’est pas celle prise par le danseur puisqu’il apparaît en amorce dans le cadre. Il s’agit alors d’une ponctuation cinématographique introduisant la séquence suivante à savoir, l’exécution d’une pièce dansée par un des danseurs photographiés – ou les deux – filmée à l’intérieur du théâtre ou à l’extérieur. Comme le filmage des danseurs permettant d’écouter leur voie intérieure en se focalisant sur l’expression de leur visage, ce montage nous fait entrer directement en contact avec leur travail et leur personnalité de danseur. D’ailleurs, l’alternance fréquente, à propos de la même séquence dansée entre le filmage de la scène au théâtre et dans un décor naturel va bien dans ce sens d’inclure la danse dans la vie, la vie quotidienne dans la ville avec sa circulation, ses voitures et son train suspendu qui rappelle Alice dans les villes. Autre effet cinématographique, à propos de Kontahthof toujours. On sait que Pina Bausch a réalisé deux versions de cette pièce, l’une avec des danseurs jeunes, l’autre avec des danseurs âgés de plus de 65 ans. Wenders aurait pu mêler de façon systématique les deux versions, ce qui aurait été une solution de facilité. Il a choisi d’inclure des plans de la deuxième version dans la première de façon plus subtile. Nous sommes avec les danseurs jeunes. Ils s’avancent en ligne sur le devant de la scène (comme font les comédiens pour venir saluer le public). Ils se retournent, dos au public, puis lui font à nouveau face. Mais dans le mouvement des danseurs, Wenders a opéré une coupe invisible et ce sont alors les danseurs âgés qui sont présents à l’image.

         La danse de Pina Bausch, le cinéma de Wim Wenders, qui inspire l’autre ? Qui s’inspire de l’autre ? A l’évidence, la fusion est réussie. Wenders fait un film chorégraphique. Les danseurs du Tanstheater Wuppertal deviennent les personnages d’une saga filmique en hommage à l’œuvre de la chorégraphe. Et l’utilisation de la 3D, pleinement justifiée ici, nous permet de vivre pleinement la danse toujours vivante de Pina Bausch.

B COMME BIO-FILMOGRAPHIE – Miguel Moraes Cabral

Miguel Moraes Cabral est réalisateur et ingénieur du son. Diplômé par l’école de cinéma de Lisbonne, il se spécialise en son lors d’un échange universitaire à l’école Louis-Lumière. Em 2016, il est membre-artiste de la Casa de Velázquez à Madrid. Il a collaboré sur le son direct ou la post-production de films de nombreux réalisateurs dont notamment Pedro Costa, Sandro Aguilar, Laís Badanzky, Alain Raoult, Marie Losier.

Il a été selectionné par le Berlinale Talent Campus au festival de cinéma de Berlin.

Son court-métrage, O Homem de Trás-os-Montes a eu sa première au festival internationnal de Locarno. Il Sogno Mio d’Amore est son dernier film, coreálisé avec Nathalie Mansoux, produit par O Som e a Fúria et montré dans les cinémas au Portugal en décembre 2019.

Pendant cinq ans, il a fait partie du comité de sélection de court-métrage au festival Indielisboa. Il est professeur invité à l’université FCSH – Faculdade de Ciências Sociais e Humanas.

Formation_

2008           Diplôme Escola Superior de Teatro e Cinema (Portugal)

2007           École Nationale Supérieur Louis-Lumière.

2002-2004 DEUG Arts du Spectacle, Paris – Nanterre.

1995 -1999 Conservatoire de musique, Lisbonne.

Réalisation_

2020           Les larmes ou la fin de l’innocence (fiction, 16’)

                   En developpement.

                   Best Project Award du Doclisboa/Arché, Lisbonne

2019           Il Sogno Mio d’Amore (documentaire, 100’)

                          Produit par o Som e a Fúria, avec l’aide de l’ ICA

                          Première dans les cinémas en décembre 2019

2017           O Homem de Trás-os-Montes (ficção, 30’)

Produit par Garden Films, avec l’aide de l’ICA et de la GDA.

Festivais: Locarno Festival, IndieLisboa ; VistaCurta; Há Filmes na Baixa! ; Curta’Arruda ; Festival International du Film Indépendant de Bordeaux – FIFIB ; FIKE – Festival Internacional de Curtas Metragens ; Panorama Internacional Coisa de Cinema ; Shortcutz Vila Real ; Cork Film Festival ; Caminhos do Cinema Português ; Prémio Atores de Cinema da Fundação GDA ; Mostra de Cinema Português em Macau ; Cine Eco Seia – Festival ; Internacional de Cinema Ambiental ; Brest European Short Film Festival ; Plateau – Festival Internacional de Cinema ; MicroCinema: Short Films from Portugal ; Santacurtas ; Mostra de Cinema Português – Vila Franca de Xira ; Dili International Film Festival

2013           Os caminhos de Jorge (doc, 63’)

Produit par Leila Films et Quilombo Films, avec l’aide du CNC, de la SCAM et du CBA.

Festivals: Doclisboa 2013, mention du jury; Festival de Turin 2013 (Italie) ; La Première Fois, 2014 (Marseille) ; Panorama 2014 (Lisboa) ; Centro Cultural da Malaposta ; Millénium Film Festival, 2014 (Bruxelles) ; Krakow Film Festival 2014 (Pologne) ; Biografilm festival 2014 (Best of festival, Italie) ; Theatro Circo, 2014 (Braga) ; S.C.A.M, 2014 (Paris) ; Traces de Vies, 2014 (Clermont-Ferrand) ; Camerimage 2014 (Pologne) ; Week end du doc (Bruxelles) ; Há filmes na baixa (Porto) ; Doc Alliance (web) ; Encontradouro 2015 ; Quinzaine du cinéma portugais 2015 (Strasbourg) ; XIX Rencontres autour du film ethnologique (Grenoble) ; Cineteca – Matadero (Madrid) ; Viva Villa, école du Louvre 2016

2009           Equilíbrio Justo (Ficção, 15’)

                   Produit par Os Filmes do Caracol.

                                                                                                                    Festivals: Doclisboa 2009 ; Black and White (Porto) 2010 Festival international de Mohammedia, Grand Prix (Maroc)

Son direct et/ou post-production_

2020   Encontro, de François Manceaux, produit par Maria&Mayer

(long-métrage de fiction en post-production)

         Arrais do Mar, de Elisa Celda (IDFA, Documenta Madrid 2020)

2019  Rêves de Jeunesse de Alain Raoust (Acid Cannes 2019)

          Nha Mila de Denise Fernandes (Locarno 2020, nommé aux European Film Awards)

          Raposa de Leonor Noivo (FidMarseille 2019)

         Hasta que el sol se muere de Claudio Carbone (Doclisboa)

Bruno Aleixo, o filme (première dans les cinémas en janvier 2020)

Viveiro de Pedro Filipe Marques (Doclisboa 2019)

2018 Mariphasa de Sandro Aguilar (Berlinale 2018)

         A Portuguesa de Rita Azevedo Gomes (Berlinale 2019)

         Pedro, de Laís Bodanzky (Long-métrage en post-production)

2017 Dom Fradique de Nathalie Mansoux (Doclisboa 2017)

Um animal amarelo de Felipe Bragança (Roterdão 2020)

Sara F. de Miguel Fonseca (Oberhausen)

Antão o invisivel de Maya Kosa e Sérgio da Costa (Visions du Réel)

Treblinka, de Sérgio Trefaut (Visions du Réel)

2015 L’oiseau de la nuit de Marie Losier (Berlinale 2016)

Alentejo, alentejo de Sérgio Trefaut (Indielisboa 2014)

Terezin de Daniel Blaufuks (Museu do Chiado)

2014 Carmona tiene una fuente de António Trullen , (BAFICI 2016)

2012  Deportado de Nathalie Mansoux (Doclisboa 2012, cinéma du Réel 2013)

  A Raia de Ivan Castiñeiras (Doclisboa 2012)

         La fille aux cheveux rouges,de Catherine Boutaud (Indielisboa2012)

2011  Praxis de Bruno Cabral (Doclisboa 2011)

O silêncio de dois sons de Rita Figueiredo (Roterdão 2012)

2010  A linha vermelha de José Filipe Costa (Indielisboa 2011)

2009  Ne Change Rien de Pedro Costa (Cannes 2009)

Perdida Mente de Margarida Gil

2008  Bab Sebta de Pedro Pinho et Frederico Lobo (FIDmarseille)

Via de Acesso de Nathalie Mansoux (IndieLisboa 2008)

B COMME BIO-FILMOGRAPHIE – Nathalie Mansoux

Née le 22 avril 1974

nathalie.mansoux@gmail.com

Nathalie Mansoux est auteure-réalisatrice de films. Elle a suivi des études d’ethnologie à Paris X – Nanterre et à l’I.S.C.T.E., à Lisbonne, où elle travaille depuis 2001. Elle a réalisé trois longs-métrages documentaires, Il Sogno Mio d’Amore (2018, coréalisé avec Miguel Moraes Cabral), Deportado (2012) et Via de Acesso (2008), ainsi qu’un moyen-métrage de fiction, Dom Fradique (2017). Ses films ont circulé et ont été primés dans des festivals internationaux, notamment au Cinéma du Réel, FidMarseille, FICCO (Mexique), DocLisboa et IndieLisboa (prix du meilleur long-métrage national pour Via de Acesso).

À travers ses films, elle cherche à mettre en lumière, par l’anthropologie et la cinématographie, le vécu de ses personnages dans l’espace-temps transitoire pendant lequel un territoire, géographique et personnel, se transforme en un autre territoire, empreint d’autres valeurs, concrètes et symboliques. Parallèlement à son travail de réalisation, ancré dans le réel, elle s’est initiée à l’écriture fictionnelle et travaille comme formatrice d’ateliers d’écriture et de réalisation en France et au Portugal, notamment avec la Cinémathèque française et la Cinémathèque portugaise.

Auteure-réalisatrice / documentaires de création

Il Sogno Mio d’Amore (doc., 100’, 2018) — Coréalisation avec Miguel Moraes Cabral — Produit par O Som e a Fúria, Portugal.

Soutien financier : Institut de cinéma et de l’audiovisuel portugais.

Sortie en salles de cinéma au Portugal (Lisbonne, Coimbra, Porto)

Festival : Doclisboa 2018

Dom Fradique (fiction, 40’, 2017) – Coproduit par C.R.I.M., Portugal, et Les Films Grain de Sable, France.

Projet développé au Centre européen de formation à la production de films et lors d’une résidence d’écriture avec l’association Écran Libre.

Soutiens financiers : Programme MEDIA, Institut de cinéma et de l’audiovisuel portugais, CNC, PROCIREP – ANGOA.

Festivals :   Doclisboa 2017

Cinalfama Lisbon Intenational Film Awards 2018 – Prix du meilleur moyen métrage et prix du meilleur documentaire.

Deportado (doc., 67’, 2012) – Coproduit par Terratreme, Portugal, RTP2 et Les Films Grain de Sable, France.

Soutiens financiers : Programme MEDIA, CNC, PROCIREP – ANGOA, Fondation Calouste Gulbenkian, Gouvernement des Açores.

Festivals :   Festival Cinéma du Réel 2013 – compétition internationale

Festival Panazorean 2013, Açores — Prix du public et prix du meilleur film

de la compétition nationale

Festival Doclisboa 2012

Centre culturel portugais – extensions Doclisboa au Cap-Vert et à Macao

Cinémathèque portugaise 2013

Amostram’isse 2013 – Açores

Tchok en Doc 2013, Martinique

Festival Traces de Vie 2013, Clermont-Ferrand

Festival Images de Justice 2014, Rennes

Festival 2 Valenciennes 2014

Semaine du cinéma lusophone 2014, Nice, Cannes

Boston, Providence, Dartmouth, EUA, 2014

Festival of Migrant Film, Ljubljana, Slovénie, 2014 — Mention du jury

Via de Acesso (doc., 82′, 2008) – Autoproduit.

Festivals :   FICCO – Festival Internacional de Cine Contemporáneo de la Ciudad de México 2009 — Prix du meilleur film de la catégorie Droits de l’Homme

IndieLisboa 2008 — Prix du meilleur long-métrage de la compétition nationale

International Exile Film Festival 2009, Suède

Dokufest 2009, Kosovo

Kino Otok 2009, Slovénie

Dockanema 2009, Mozambique

Panorama 2009, Lisbonne

Festival de Lasalle en Cévennes 2009

European Panorama, Crossing Europe Film Festival 2009, Autriche

Bradford International Film festival 2009, Royaume-Unis

Novíssimos do Cinema Português 2008, Lisbonne

Festival International du Film Francophone de Tübingen/Stuttgart 2008, Allemagne

Écrans du Cinéma Documentaire 2008, Arcueil

États Généraux du film documentaire 2008, Lussas

FID Marseille 2008

De Paso por Juchitán (doc., 26′, 2001) – Coréalisation avec Pedro Fidalgo – Coproduit par Callysta productions et CitizenTV, France.

Festivals :    Prix du Meilleur Documentaire, Festival Ovarvídeo 2002

Festival de Documentários da Malaposta 2001. Compétition National

Festival Vozes contra el Silencio, Mexico D.F., 2002

Films institutionnels

Palavras cruzadas (10’, 2010) – Projet AoPar, une initiative du Graal financé par le programme opérationnel « Capital humain » du Fonds social européen (FSE).

Femmes en Construcción (45′, 2009) – Coréalisation avec Teresa Costa Carvalho – Produit par Arquitectos Sin Fronteras, Espagne.

Autres activités professionnelles

2021                    Cinéaste intervenante dans 10 quartiers de Lisbonne avec 10 groupes informels pour réaliser des documentaires de création sur leurs quartiers.

Projet financé par la direction de l’habitat de la ville de Lisbonne dans le cadre des 10 ans de son dispositif d’aide aux initiatives sociocommunautaires locales.

2019 – 2021          Fondatrice et cinéaste intervenante du projet d’éducation et de sensibilisation au cinéma Royal_Cine, dans trois écoles publiques de Lisbonne.

                   Programmatrice du ciné-club itinérant Royal_Cine dans le quartier de Graça/Sapadores à Lisbonne. (https://www.facebook.com/RoyalCineclube/)

2019 – 2021 Cinéaste intervenante pour le programme « Cinéma, Cent Ans de Jeunesse » de la Cinémathèque française, dans deux écoles au Portugal au sein de l’association Os Filhos de Lumière.

(http://osfilhosdelumiere.com/blog/o-mundo-a-nossa-volta-cinema-cem-anos-de-juventude-escola-e-b-2-3-d-carlos-i-sintra-27-02-2020/)

(http://osfilhosdelumiere.com/blog/o-mundo-a-nossa-volta-cinema-cem-anos-de-juventude-sons-exercicios-escola-e-b-moinhos-da-arroja-odivelas-13-01-2020/)

                            Cinéaste intervenante dans un atelier de réalisation de film à partir d’une relecture contemporaine du « Misanthrope » de Molière, avec une classe de seconde du lycée français Charles Lepierre, à Lisbonne.

(https://fr.festadocinemafrances.com/post/le-misanthrope_variations-2020)

2014           Formatrice en écriture et réalisation de la résidence « De l’écran à l’écrit », association Écran Libre, Vercors, France.

2003 – 2021 Traduction et sous-titrage de films de réalisatrices et réalisateurs français (Philippe Garrel, André Téchiné, Maurice Pialat, Eric Rohmer, François Truffaut, Jacques Becker, Sacha Guitry, Marguerite Duras, Agnès Varda, Chantal Akerman, Jean-Luc Godard, Pierre Léon, Jean-Marie Straub et Danièle Huillet, entre autres) pour la Cinémathèque Portugaise.

Traduction de scénarios, projets de films et sous-titres pour des sociétés de production indépendantes (Terratreme, Faux, Real Ficção, Ar Filmes, Take 2000), Lisbonne.

Sous-titrage de films pour les festivals Cinéma du Réel, Travelling (Rennes), DocLisboa, IndieLisboa, Monstra et une rétrospective Guy Debord à Culturgest (Lisbonne).

Formation

2013           Formation à l’écriture de scénario de fiction avec Julie Demay, CEFPF, Paris

1999           Maîtrise d’Ethnologie – Université Paris X, Nanterre

1997 – 1998 Programme Erasmus en Anthropologie Sociale – I.S.C.T.E., Lisbonne

1995           Licence d’Histoire – Université Paris I

1992 – 1993 Hypokhâgne – Lycée Hélène Boucher

B comme bio-filmographie Lizette Lemoine

Courriel : lemoine1999@gmail.com

Réalisatrice de la diaspora colombienne en France, après des études d’Économie Politique en Colombie et d’Anthropologie Sociale à Strasbourg, Lizette Lemoine suit des études de Cinéma à Jussieu avec Jean Douchet, Jean Claude Brisseau et Bernard Cuau.

Ses documentaires ont été sélectionnés dans de nombreux festivals : Festival International de Cinéma de Carthagène, FIFA de Montréal, Festival dei Populi à Florence, Festival International du Film d’Amiens, London International Documentary, Bilan du Film Ethnographique à Paris, Etats généraux du film documentaire de Lussas, Rencontres de Cinéma Ibérique et Latino Américain (Normandie)…

Parmi ses principaux films sur son pays la Colombie, autour de la guerre et des traces de la mémoire, il faut citer « Sara, Neyda, Tomasa et les autres », « Amnesthésie », « Wora, l’esprit contemporain » et « Lloro yo, la complainte du bullerengue ». 

Elle a obtenu le Grand Prix de la Mémoire Comune pour la Démocratie et la Paix au 6ème Festival Internacional de Nador-Maroc, le 1er Prix Meilleur Moyen métrage compétition Internationale au V Festival International de Cinéma Politique. FICIP 2015 Buenos Aires ; 1er prix Compétition Documentaire au 12e Festival de Cinéma Colombien de Barcelone. IMAGO 2015 ; le Grand PRIX dans la catégorie Art et Société de IX Rencontre Hispano-Américaine de Cinéma et Vidéo Indépendante, Contra El Silencio Todas Las Voces – Mexico ; Mention Spéciale du Jury DOCS Barcelona Medellin 2016 ; Finaliste au III FICNOVA 2016 Madrid. Et tout récemment le premier prix au Festival International de Hurligham en Argentine.

Elle a conçu deux réalisations discographiques de musiques traditionnelles de Colombie pour la collection OCORA Radio France : Le Bullerengue et Le Vallenato.

L’Ethnomusicologie, les Voyages et la découverte, l’Art et la spiritualité sont ses sujets de prédilection.

Voir articles récents sur sa filmographie sur le site :

http://www.lesfilmsdularge.com

PRINCIPALES REALISATIONS

SARA, NEYDA, TOMASA ET LES AUTRES (83’)

Douleur et résistance à travers le portrait d’un groupe de femmes en Colombie.

Les Films du large/ Euder Arce Films.

AMNESTHESIE (53’)

Le conflit colombien vu par une troupe de théâtre.

La Huit Production/CINAPS TV/ Les Films du large/Procirep

NOEL EN COLOMBIE (52’)

Parcours itinérant de la région rurale de Boyacá. La Huit Production/les Films du          large

NOTRE DAME DE L’ATLAS  (52’)

Co-réalisation Aubin Hellot

L’histoire au Maroc des héritiers de moines assassinés de Tibhirine.

La Huit Production/KTO

 LE GENIE ET LE VOILE  (54’)

Co-réalisation Aubin Hellot

Peintre, graveur et vitrier, un portrait  de l’artiste bénédictine Geneviève Gallois.

A.M.P./La Huit/ Les Films du Large /Région Normandie/KTO/TSR

GAUDI, LE DERNIER BATISSEUR  (54’)

Co-réalisation Aubin Hellot

Portrait de l architecte catalan.

Les Films du Large,/La Huit Production,/KTO/Ville de Barcelone /FR3 Corse

LES FONDATRICES (53’)

Co-réalisation Aubin Hellot

Histoire de la création d’un monastère au Vietnam pendant la guerre          d’Indépendance.

KTO TV, La Huit Production.

VISAGES DE LA FORÊT  (52’)

 Culture et savoir-faire des indiens d’Amazonie colombienne (52’).

Ares  Films/CLERMONT 1ERE

WORA, l’esprit contemporain (52’)

 Petit traité d’anthropologie sur  les indiens d’Amérique. Avec Jorge Lopez  et son           groupe YAKI KANDRU.

 La Huit production/MEZZO/FCM

CHEVAL D’ORGUEIL, Le Paso Fino colombien   (52’)

Découverte d’une race de chevaux unique au monde intimement lié à la culture du                     pays. (52’)

Beau Comme Une Image/ EQUIDIA

 PACIFICO (52’)

Co-réalisation Aubin Hellot

Carnet de voyage. Musique, nature et religion sur la côte Pacifique colombienne.

5 Continents/TV10 ANGERS.

OU CHANTENT LES ACCORDEONS, la route du vallenato   (52’)    

Portrait de groupe d’une musique populaire en Colombie,

La Huit Production/ CTV/Telecaribe. Planète, Muzzik, Mezzo.NPS Hollande, TVE

Sélectionné pour le Prix de la Découverte de la SCAM 1997

MILLE ET UNE MERVEILLES »  (2002/2010).

Co-réalisation Aubin Hellot

Collection  de 19 documentaires sur les monastères en France. (26’)

5ème planète/La Huit production/ KTO

ANTANAS MOCKUS, Civisme contre Cynisme  (26’)

Portrait de l’insolite maire de Bogota. INA/Les Films du Village/ Planète.

LLORO YO, la complainte du bullerengue  (26’).

Portrait intimiste d’une chanteuse de musique traditionnelle

La Huit Production/CTV/ Muzzik/Planète

B COMME BOIS – Boulogne

Au cœur du bois. Claus Drexel, 2020, 90 minutes.

Le bois du titre, c’est le bois de Boulogne, à l’opposé exact, à tous les sens, de celui de Vincennes vu par Claire Simon. Ici aussi il y a bien de nombreux plans sur les arbres, les feuillages, le lac et ses cygnes, en toutes saisons. Mais dans la majorité du film de Claus Drexel, le ciel est plutôt sombre, chargé de gros nuages qui donneront inévitablement de la pluie et même de la neige. Il est vrai que le film est surtout tourné la nuit.

Le bois de Boulogne, la nuit, c’est le royaume de la prostitution. Une prostitution qui a beaucoup changé depuis une bonne dizaine d’années. On y rencontre encore les prostituées à l’ancienne, mais elles sont de plus en plus remplacées par les travestis et les transsexuels. Sans doute une marque de notre époque.

Au cœur du bois est donc un film sur la prostitution, fait de rencontres et d’entretiens avec celles et ceux qui s’adonnent au « plus vieux métier du monde ». Un cliché qui n’est utilisé dans le film qu’une seule fois.

La prostitution est donc vécue ici d’abord comme un métier, un moyen de gagner sa vie – la gagner plus ou moins bien d’ailleurs. Beaucoup évoquent la dimension économique. Si dans le temps le métier permettait de gagner beaucoup d’argent, ce n’est plus vraiment le cas aujourd’hui. Et les modifications de la législation, en particulier la pénalisation des clients, a beaucoup changé la donne. La concurrence avec les « clubs » de toutes sortes se fait lourdement sentir.

Les entretiens nous font pénétrer dans la vie des prostitué.e.s, qui répondent toujours sincèrement aux questions, qui les anticipent même souvent. Venant d’Espagne, du Portugal d’Italie et même du Brésil et du Pérou, leur transformation, et l’exclusion qu’elle déclenche est presque toujours le motif de leur migration. Trouver un autre métier est alors chose quasi impossible, surtout avec les problèmes liés à l’acquisition du français.

Le plus souvent Drexel les filme assise face à la caméra dans un décor de sous-bois, mais aussi dans l’habitacle de leur fourgonnette transformé en lieu de travail. La parole est toujours très spontanée. Visiblement, le regard du cinéaste est plutôt du côté de la sympathie. Sans jugement surtout.

Le film n’a pas la prétention d’être une enquête sociologique. Il se contente de présenter des portraits, des extraits de vie. Des vies qui ne sont pas toujours des réussites, mais personne ne se plaint, et personne ne dit regretter le choix qui les qui l’a conduit là. D’ailleurs la fin du film, avec un arrière-plan ensoleillé printanier, rayonne d’optimisme. Si le film s’ouvrait sur un chant portugais à tonalité grave, ici s’est « Non je ne regrette rien » chantée avec le sourire.

Fipadoc 2021

B COMME BANKSY – Énigme.

Banksy wanted. Aurelia Rouvier et Seamus Haley, 2020, 82 minutes.

Banksy, l’énigme Banksy. L’artiste contemporain le plus célèbre et le plus mal connu0 Totalement inconnu même. Car il a depuis des années et des années si bien préserver son anonymat que personne ne peut dire aujourd’hui le connaître. Sauf bien ceux qui sont de mèche avec lui. Ou qui font partie du collectif Banksy. A supposé du moins que Banksy soit un collectif. De toute façon toutes les hypothèses sont permises. Et personne ne s’en prive.

Les auteurs de ce film qui fait le point sur la carrière de Banksy et sur les tentatives de découverte de son identité – tentatives nombreuses, toutes plausibles, mais toujours démenties – n’en reprennent aucune à leur compte. Leur propos a une dimension plus historique, même s’il prend la forme, surtout dans sa deuxième partie, d’une enquête quasi policière en suivant les traces de ceux qui ont cru, au terme d’efforts soutenus, démasquer Banksy et mettre un nom sur la silhouette vêtue de noir qui met les pieds dans le plat de l’art contemporain.

L’incipit du film nous plonge directement dans le mystère et les interrogations. A-t-on affaire à une supercherie, un coup monté ou plutôt un coup de génie. un coup d’éclat de toute façon, qui sera relaté par tous les médias du monde – et pas seulement ceux dédiés au petit monde de l’art contemporain. Nous sommes chez Sotheby, la célèbre maison de vente aux enchères londonienne. Une salle bondée de gens riches et d’amateurs d’art. Le clou de la vente c’est un tableau de Banksy, La Petite fille au ballon, qui sera adjugé pour quelques 970 000 dollars. Mais, chose proprement inimaginable, dès le coup de marteau concluant la vente, le tableau s’auto-détruit, du moins en partie. Une mise ne scène particulièrement réussie.

La suite du film a le mérite de nous montrer un grand nombre d’œuvres signées Banksy. En les resituant toujours dans leur contexte. Et en insistant sur la signification sociale et politique que le choix de tel ou tel pan de mur pour recevoir les fameux pochoirs peut avoir. Les intervenants – critiques d’art, marchants ou collectionneurs surtout – insistent tous sur la portée des interventions de Banksy. Soutien aux Palestiniens en dénonçant le mur de séparation avec Israël ; dénonciation de la pollution dans les quartiers pauvres de l’Angleterre ; et ainsi de suite, jusqu’au pied de nez adressé à ceux qui ne voit dans l’art qu’un moyen de gagner de l’argent. Et Banksy serait plus connu que Picasso ou Warhol. Dans le monde entier – comme le montrent les nombreux extraits de journaux télévisés relayant chacune de ses apparitions. Un artiste qui a su toucher un très large public, le grand public – qui accourt pour voir les œuvres dont Banksy parsème les murs de New York – une par jour, sans que la police lancée à ses trousses par le maire de la ville réussisse ne serait-ce que l’apercevoir.

Malgré ceux qui, au terme d’enquêtes longues et minutieuses ont cru découvrir la véritable identité de Banksy – le chanteur de Massive Attack, Robert Del Naja par exemple – le mystère Banksy reste entier. Et c’est sans doute mieux comme cela. De toute façon, comme le film le dit en conclusion, si quelqu’un affirmait un jour être Banksy, personne ne le croirait.

FIPADOC 2021

B COMME BIO-FILMOGRAPHIE François Lévy-Kuentz

François Lévy-Kuentz, né en 1960 à Paris, est un auteur-réalisateur français.

Il étudie le cinéma à la Sorbonne Nouvelle puis débute comme assistant de réalisation sur des films documentaires et de fiction. Il signe son premier

Film sur l’art en 1989 avec « Man Ray, 2bis rue Férou » puis  travaille trois ans pour le magazine Ramdam, réalisant une cinquantaine de portraits de peintres, plasticiens ou écrivains.

Il collabore à divers émissions culturelles : Le Cercle de Minuit, L’atelier 256, Rapptout, Archimède. En 1994, il conçoit et réalise Aux Arts et cætera, émission hebdo consacrée aux arts plastiques diffusée sur Paris Première.

Il réalise pour Arte plusieurs portraits de cinéastes (Jean Painlevé, Rainer W. Fassbinder ou Luis Bunuel…)

Depuis plus de 20 ans, François Lévy-Kuentz consacre essentiellement son travail de documentariste au film sur l’art et réalise de grandes monographies sur des artistes tels que Pascin, Marc Chagall, Man Ray, Yves Klein, Salvador Dali, Piet Mondrian, Alexander Calder, ainsi que des films sur des mouvements picturaux. (Le Scandale Impressionniste, Quand l’art prend le pouvoir, La face cachée de l’art américain). Ces documentaires ont  été primées dans de nombreux festivals internationaux et ont été présentes dans les Cinémathèques de Bruxelles, Mexico, Sao Paulo et Jérusalem.  

Filmographie sélective :

Un été à la Garoupe

Mélisande/ France Télévisions

Festival de Pessac (2020-Compétition officielle)

FIPADOC 2020 (Panorama)

Cocteau/Al Brown, le poète et le boxeur (2018)

Films de l’instant/ France Télévisions

La face cachée de l’art américain (2017)

Cineteve / France 3

Etoile de la SCAM 2020

Sélectionné au 20e rendez-vous de l’Histoire de Blois (2017)

Sélectionné au festival international de Pessac (2017)

Sélectionné au History Film Festival (Croatie) 2108

Télémaque, l’affranchi (2017)

Festival MIFAC

CFRT/France Télévision

Editions Doriane Films

Les enfants de la nuit (2015)

The Factory / Arte

Sélectionné au FIPA 2015 (Compétition officielle)

Dans l’œil de Luis Bunuel (2013)

Kuiv / Arte

Sélectionné au FIFA 2014

Festival Arte 2013

Festival de Tallin 2015 

Salvador Dali, génie tragi-comique  (2012)

INA/ France 5

FILAF d’argent (Perpignan 2013)

Sélectionné au FIFA (Montréal 2013)

Sélectionné au FIPA (2013)

Sélectionné au Festival de Naples 2013

Présenté à la FIAC 2013

DVD / INA EDITIONS

Dans l’atelier de Mondrian (2011)

Cinétévé / Arte / France 5

Sélectionné au FIFA 2011

Sélectionné au Festival de Lisbonne 2011

Sélectionné à ARTECINEMA (Naples 2012)

Sélectionné à Art Doc Festival (Rome 2013)

DVD/ ARTE EDITIONS

Le Scandale Impressionniste (2010)

Arte/ Musée d’Orsay

Sélectionné au FIFA 2011. Nominé au Lauriers audiovisuel de Paris (2011)

DVD/ ARTE EDITIONS

Calder sculpteur de l’air (2009)

Zadig/ France 5

Grand Prix du Festival International de Murcie 2009

FIFA Montréal 2009

Prix du meilleur Portrait au Festival Int. du film d’art d’Assolo 2009

Mention spéciale au festival de Lisbonne 2009

Sélectionné au Festival de New-York, Naples, Reus, Toronto, FIPA

DVD/ FRANCE TELEVISION EDITIONS

Quand l’art prend le pouvoir (2008)

Les Poissons Volants/ Arte 

Etoile de la SCAM 2009

FIPA 2009 (Situation de la création française)

Artecinema (Naples)

DVD/ RMN EDITIONS

Yves Klein, la révolution bleue (2006)

MK2/ France 5

Prix du meilleur portrait au XXVe FIFA Montréal (2006)

Grand Prix du Festival de Milan 2007

Etoile de la SCAM 2008

FIPA 2007 (Situation de la création Française)

ARTECINEMA (Naples 2007)

DVD/ RMN EDITIONS

Jean Painlevé, fantaisie pour biologie marine

ARTE / France 5  (2005)

Crescendo/ Les Documents Cinématographiques

Ouverture du Festival Paris/ Science 2006

Chagall, à la Russie aux ânes et aux autres (2003)

INA /France 3/ France 5

Award du film d’archives FIAT/GLS 2004,

XXIIe FIFA (Montréal)

Grand Prix au Festival International d’Art de l’Unesco 2004.

FIPA 2004 (Situation de la création française)

DVD/ FRANCE TELEVISIONS EDITIONS

Artecinéma Naples  (2015)

Pascin l’impudique (2000)

Lapsus /L’envol

XIXe FIFA (Montréal)

FIPA 2001 (Situation de la création française)

DVD/ RMN EDITIONS

Man Ray, 2bis rue Férou (1989)

ARTE/F.L.K

Editions Dilecta (2010)

Artecinema  Naples 2015

B COMME BUREAU – Sécurité sociale.

La Vraie vie (dans les bureaux). Jean-Louis Comolli. 1993, 78 minutes.

         Jean-Louis Comolli filme la vie de bureau à la Sécurité Sociale. Le choix n’est pas anodin. Institution typiquement française, conquête du Front Populaire de 36, il ne s’agit pas à proprement parler d’une administration, ni non plus, bien sûr, d’une entreprise au sens capitaliste du terme. La SS, le service public par excellence. Toute son organisation, tout son fonctionnement, tout le travail de ses employés dirigés par un seul impératif : le service des assurés. Comment les employés vivent-ils cette dimension de leur travail ? Et comment vivent-ils leur travail dans son ensemble ? Quel intérêt y trouvent-ils ? Comment peuvent-ils s’y investir et oublier – ou du moins supporter – son côté répétitif, la routine qui s’installe inévitablement, après tant d’années, 10 ou même 20 ans, dans la maison, même si l’on change de service ? Les employés ? Les employées plutôt. Car dans les bureaux, ce sont surtout des femmes qui travaillent. Du moins lorsqu’on ne se situe pas dans les niveaux les plus élevés de la hiérarchie.

         Jean-Louis Comolli filme donc les bureaux de la Sécu. Du bâtiment dans lequel elle se situe, il ne donnera une vue d’ensemble que dans le dernier plan du film. Et si l’on aperçoit quelque fois la vie parisienne à l’extérieur, ce n’est qu’en passant, en toile de fond, si l’on est suffisamment attentif pour regarder par les fenêtres, derrière les employés. Par contre, l’intérieur du lieu de travail est très présent, les salles de travail, les archives, les couloirs. Les couloirs surtout, filmés dès le pré-générique et dont les vues en travelling avant seront presque systématiquement utilisés en plan de coupe, entre deux interviews. Des couloirs le plus souvent vides, mais où passent aussi des employés, dont certains poussent de lourds caddys de supermarché remplis de dossiers. De longs couloirs interminables où l’on use ses souliers. D’où, peut-être, ce plan insistant (il est utilisé à plusieurs reprises) de gros souliers d’homme, filmés en gros plan, se déplaçant à un rythme relativement soutenu dans ces mêmes couloirs, comme le montage le laisse entendre. Plan surprenant, donnant un petit côté énigmatique au film. S’agit-il d’une inscription personnelle du cinéaste dans son film, d’une signature en quelque sorte ?

         Comolli filme relativement peu le travail proprement dit des employés dans les bureaux. Il se contente plutôt de l’évoquer : quelques plans de mains sur des claviers d’ordinateur, quelques plans d’écran, des va s et viens entre les grandes étagères contenant les archives, du courrier que l’on trie, mais le plus souvent lorsque sont filmés en travellings explorateurs les bureaux vides, les ordinateurs sont éteints et les dossiers fermés. Il y a bien cette séquence où une employée constate, plutôt résignée qu’énervée, le plantage de sa machine avec une sorte d’incrédulité. Mais justement, il s’agit là de filmer l’impossibilité d’effectuer son travail, pas le travail lui-même. De la façon de remplir un dossier ou les documents envoyés aux assurés, de la façon de recevoir le public, nous ne saurons rien. Car ce qui intéresse le cinéaste, ce n’est pas l’effectuation du travail, mais la façon dont il est vécu par ceux qui l’effectuent. D’où l’utilisation systématique de l’entretien comme méthode d’investigation.

         Les entretiens de La vraie vie (dans les bureaux) ont deux caractéristiques. Au niveau de l’image, ils sont mis en scène. Au niveau de leur contenu, ils sont orientés par le cinéaste. Comolli filme bien de façon classique quelques-unes des employées qu’il interroge, assises à leur poste de travail, en gros plan. Mais il introduit aussi une façon plus originale de filmer les propos des employées. Plusieurs d’entre elles sont en effet filmées, marchant – faisan les cent pas – d’avant en arrière – dans un bureau vide. Dans les deux situations, les questions posées par le cinéaste sont juste audibles, en arrière-plan sonore. Dans les deux cas, le cinéaste n’apparaît jamais à l’écran. Dans la situation des allers retours des employées, la caméra reste fixe, ce qui fait que pour la moitié de son déplacement, la personne filmée est vue de dos. Ce mode de filmage a pour effet essentiel de transformer l’entretien en une confession, la parole proférée devenant une voie intérieure puisqu’elle ne semble pas s’adresser directement à quelqu’un. Et puis, cela permet aussi d’introduire des effets de lumière et de couleur dans la prise de vue. Une des employées est filmée dans une tonalité bleutée, une autre dans une sorte de clair-obscur où dominent des effets d’ombre. Un filmage qui frise l’esthétisme.

Les entretiens avec les employées commencent pratiquement toujours par la même question ; depuis combien de temps êtes-vous là ? Presque toutes celles qui sont interrogées ont une longue carrière derrière elles. Comment vivent-elles cette durée ? La routine, voilà le cœur du problème. Le film ne se limite pas au vécu présent, il traite d’une temporalité longue. Beaucoup des femmes présentes dans le film sont entrées à la sécu jeunes. Beaucoup pensaient ne pas rester si longtemps. Certaines ne se pensaient pas capables de supporter longtemps ce travail si répétitif. D’ailleurs, une des plus jeunes, la première à parler longuement, est surprise de la passivité de ses collègues, de leur manque d’ambition. Elle, elle va suivre le cours de cadre, bouger, elle ne va pas se contenter de faire toujours le même travail. Plus tard dans le film, il lui sera renvoyé, par un homme, qu’elle est bien naïve. Son enthousiasme n’est-il pas dû à sa jeunesse, à son inexpérience ? Beaucoup pensaient comme elle. 10, 20 ans après, elles sont toujours là. La routine, on s’y fait. Et puis il y a les contraintes financières de la vie. Ici au moins, on a la sécurité de l’emploi. Et puis il y a les enfants, le soir, qui deviennent vite insupportables lorsque l’on est fatiguée. S’assoir devant la télé devient une nécessité. Il n’y a qu’une retraitée qui parle de cinéma, de théâtre, de visite de musées.

Le film de Jean-Louis Comolli n’apporte aucune révélation sue la vie de bureau. Pour les employées de la sécu qu’il rencontre, la vraie vie est ailleurs. On pouvait s’y attendre. Sauf que cet ailleurs est bien vague. Existe-t-il seulement ? Bien peu disent en quoi il pourrait consister. La routine implique-t-elle nécessairement la résignation ? Tant que l’ambiance n’est pas trop dégradée entre collègues…On peut faire une petite fête pour un départ à la retraite ou une promotion. Il n’y a chez ces employées aucune revendication syndicale, et encore moins politique. Ce n’est pas dans les bureaux que se prépare la révolution.

B COMME BLANC

Come il bianco. Alessandra Celesia, France, 2020, 19 minutes.

« Tu me manque furieusement ». Tout est dit dans cette première phrase, la perte, l’absence, la tristesse, le désespoir presque.

Et les images disent la même chose. Les fumées blanches qui envahissent l’écran. Un visage impassible.

Et la voix intérieure, douloureuse mais intense. Comme une annonce, une anticipation, des chants qui occuperont une ou deux des séquences de la fin du film.

Un film-poème. Un poème visuel. Les gros plans sur les visages. Deux femmes. Une jeune et l’autre plus âgée. On découvrira qu’il s’agit de la mère et de la fille. Mais la fille est disparue, jeune. Laissant la mère à son chagrin, à ses souvenirs. Alors elle raconte sa fille.

Elle ira, la mère, en excursion sur les pentes du volcan, là où sa fille allait enregistrer les sons issus du cratère. Elle aussi enregistre, par la photographie, mais surtout par le dessin. La montagne vue de la mer, à bord d’une barque. Et la vision, au fond de la mer, de quelques poissons et de statues anciennes, grecques peut-être. Puis la peinture de retour à la maison.

Les images toujours. Le souvenir de la visite d’un musée. Corot, Poussin, Gauguin, Dürer, d’autres encore. Et la musique, le chant, la voix éternelle.

« Ne pleure pas », les derniers mots de la fille à sa mère. Sur son visage, filmé en gros plan, se lit la sérénité.

Traces de vie, 2020.

B COMME BIO-FILMOGRAPHIE : Bojina Panayotova

Bojina Panayotova grandit dans les rangs des pionniers communistes en Bulgarie avant d’arriver en France avec sa famille, juste après la chute du mur. Elle étudie la philo à l’Ecole Normale Supérieure, tout en devenant accro aux thrillers du distributeur automatique de K7 vidéos. Elle décide de faire de cette addiction son métier et entre à la Fémis en réalisation. C’est là qu’elle rencontre le collectif de réalisateurs-producteurs Stank. Avec leur soutien, explore son Far East bulgare dans deux « films sauvages » plébiscités dans les festivals : le court métrage L’immeuble des braves qui remporte le Prix du meilleur documentaire au festival Silhouette et est sélectionné pour les César 2021, et le long métrage Je vois rouge qui est sélectionné à la Berlinale avant de sortir au cinéma en 2019. Elle collabore également avec le réalisateur Boris Lojkine avec qui elle co-écrit Camille, prix du public à Locarno et Bayard du meilleur scénario à Namur.

B COMME BANLIEUE – Queens.

Foreign parts. Véréna Paravel, John-Paul Sniadecki, Etats-Unis, 2010, 77 minutes.

Comment dépecer une voiture ? S’en prendre au moteur à grands coups de cisaille. De quoi lui faire pisser toute son huile. Dans l’atelier, pourtant, on les bichonne aussi les voitures, en les repeignant. Mais c’est bien la destruction qui domine. Avec le commerce. Tout se vend. Tout se négocie. Ici on ne fait pas des affaires, on se lance dans les combines.

Nous sommes à New York, contre toutes apparences. Plus précisément, nous sommes dans le Queens. Un quartier qui s’appelle Willits Point. Et que ses habitants nomment le Junkyard. Un quartier qui doit être détruit au profit d’une vaste opération immobilière de luxe. En attendant c’est un quartier salle et laid. Plein de boue et d’eau. Une rue centrale, bordée de magasins de pièces détachées et autres accessoires automobiles. Ici, c’est la récupération qui domine, dans ces véhicules voués à la casse. On y vient pour trouver ce qu’on ne trouve pas ailleurs, et au prix le plus bas, qu’on peut toujours faire baisser.

Les cinéastes filment surtout cette rue, entrant de temps en temps dans un bar ou un drugstore. Dans la rue il y a ceux qui « accueillent » les clients potentiels, les dirigeant vers un magasin spécialisé, ou partant à la recherche de la pièce demandée et en négociant le prix. Une sorte de travail qui ne rapporte pas toujours beaucoup. Mais il faut savoir se débrouiller pour survivre.

Le film se déroule au fil des saisons0 Chaleur l’été et neige l’hiver. Et surtout de l’eau, beaucoup d’eau. Les pluies d’orage provoquent des inondations, mais cela n’empêche pas les déplacements, de l’eau jusqu’aux genoux ou en cherchant des appuis sur les façades des boutiques. Nous passons d’une situation à l’autre sur un rythme très rapide. Des petites touches qu’on aimerait parfois prendre le temps d’approfondir un peu plus. Mais on finit par s’habituer. Au faut c’est la vue d’ensemble qui compte. Le rythme du film est celui du quartier.

Dans cette immersion, nous rencontrons quand même quelques personnages. Un couple par exemple. Elle dit être la seule blanche du quartier, ce qui l’expose particulièrement. Elle est filmée dans la voiture où elle passe ses nuits, armée d’une clé métallique pour se défendre, au cas où. Elle attend son compagnon qui est en prison pour trafic de drogues. Le jour de sa libération, c’est la fête pour eux.

La fête, il y en a une autre, pour l’anniversaire de Julia. Le gros gâteau est découpé en gros plan. Et on danse sur un rythme portoricain. Une communauté très présente ici.

Ce fil nous donne une vision de l’Amérique bien différente de celle que l’on peut avoir du centre de Manhattan. Mais les cinéastes n’insistent jamais sur la misère. Les moments de découragements existent, mais ne durent jamais très longtemps. La vie reprend toujours son cours. Même si plus personne ne semble croire encore au rêve américain.

B COMME BANLIEUE – Chicago.

Public Housing. Frederick Wiseman. Etat Unis, 1997, 190 minutes.

            Il y a une veine sociale dans le cinéma de Wiseman et Public Housing en est la parfaite illustration. Certes, il ne s’agit pas d’un film militant et l’on ne peut pas dire que Wiseman soit un cinéaste engagé. Mais, s’il ne soutient pas une cause déterminée, on sent bien, par les sujets qu’il aborde et la façon dont il les traite, qu’il n’est pas insensible à la misère du monde et aux difficultés de la population qu’il filme.

Le film s’ouvre sur des plans fixes, en plongée ou à ras du sol, sur des immeubles de brique, puis sur les habitants du quartier, tous noirs. Nous sommes à Chicago, dans une cité de banlieue dénommée Ida B. Wells. On y trouve les mêmes problèmes que dans les banlieues françaises, le chômage, l’oisiveté des jeunes, les rivalités entre gangs, la violence, la drogue. Beaucoup d’appartements sont insalubres et envahis par les cafards. Mais tous ne sont pas logés et il y a un nombre important de SDF. Ce quartier est un ghetto.

            La police est omniprésente dans le film, parce qu’elle est omniprésente dans le quartier. La séquence d’introduction qui plante le décor se termine par une voiture de police qui fonce sur une avenue, sirène hurlante. Dans les plans de rue pris au pied des immeubles qui jalonnent tout le film, il n’est pas rare de voir deux policiers en patrouille ou fouillant des hommes, mains sur un mur. Plusieurs séquences sont d’ailleurs consacrées à l’action des policiers, comme si ceux-ci avaient accepté que l’équipe du cinéaste les accompagne dans leur travail. Nous assistons ainsi à des interpellations, une jeune femme, ancienne droguée, à qui le policier donne des conseils pour s’en sortir, un petit groupe de jeunes soupçonnés d’avoir volé un réfrigérateur, des inconnus dans le quartier dont ils contrôlent l’identité. Un soir, un vieil homme, lui aussi toxicomane, se réfugie au poste de police car il est poursuivi par un gang à qui il doit de l’argent. Tous ceux qui sont ainsi interrogés par les policiers ont déjà eu affaire à la justice. Beaucoup ont déjà été condamné et ont fait de la prison. La consommation de toutes sortes de drogues est générale. Le tableau est particulièrement sombre.

Ici pourtant, la population ne semble pas en conflit ouvert avec les policiers. On a même l’impression qu’ils sont relativement bien acceptés, comme faisant partie du décor et assurant par leur présence un minimum d’ordre. S’il y a dans les rues que filme Wiseman beaucoup d’oisifs et de désœuvrés, et si quelques jeunes s’enfuient en courant à l’arrivée de la patrouille, on est loin de l’état de non droit dont on dit qu’il s’est généralisé en France. L’ambiance du film n’est pas pesante, sauf peut-être dans la séquence consacrée à l’épicerie de nuit où les clients sont servis à travers un tourniquet derrière des grilles. Mais lorsqu’une équipe de télévision vient filmer quelques plans, les figurants pris dans le quartier s’en donnent à cœur joie. Le film passe ainsi souvent sans transition à des plans qui évoquent les vacances (le film est tourné en été et les jeunes jouent aux cartes sur les pelouses ou au basket) à des séquences plus sombres, dans les appartements de personnes âgées, comme cette vieille femme qui peine à éplucher quelques feuilles de légumes pendant qu’un plombier répare la fuite d’eau dans sa salle de bain. D’autres plans sur les façades des immeubles cadrent de façon rapprochée des enfants qui jouent sur des balcons, derrière des grillages. Wiseman veut-il nous faire sentir que leur destin risque fort de les conduire vers la prison ?

Face à toutes ses difficultés, le quartier ne reste pas passif. Bien des habitants que filme Wiseman ne sont nullement résignés et dépensent beaucoup d’énergie pour essayer d’améliorer le sort de leur communauté. C’est le cas d’Hellen Finner, responsable du conseil des habitants, filmée alors qu’elle essaie de trouver un appartement pour une femme qui se retrouve à la rue avec un bébé. Pour elle, il est inacceptable qu’il y ait des gens sans logis alors que des appartements sont inoccupés dans le quartier. Le problème n’e semble pourtant pas facile à résoudre. Nous retrouverons Hellen plus loin dans le film, toujours au téléphone, se débattant pour trouver des solutions aux difficultés des habitants de ce quartier dont elle est elle-même issue. Un bel exemple de solidarité.

Wiseman filme la pauvreté et la misère mais le ton de son film n’est jamais désespéré. Il y est question de violence, mais Wiseman ne la filme pas. Il n’y a pas d’émeute à I. B. Wells. Le film met plutôt en évidence le travail des associations et des gens qui œuvrent pour améliorer le sort de leur communauté. Dans le film des solutions existent. Des opérations sont lancées, souvent par des initiatives privées, comme l’opération propreté et l’opération lavage de voiture. Des actions éducatives sont menées auprès des jeunes, dans un collège et même dans une maternelle où une marionnette met en garde les enfants contre les dangers de la drogue. « Si tu aides, tu seras aidé dit un habitant lors d’une réunion visant à mobiliser en vue d’actions d’entraide. Le film se termine par une conférence faite par un ancien joueur de Basket. Il a une fonction officielle mais il se présente comme un « frère ». Son discours vise à pousser les jeunes à créer des entreprises. Pour lui, c’est la solution. Le film ne dit pas si ses interlocuteurs y croient vraiment.

B COMME BOXE

Boxing Gym. Frederick Wiseman, Etats Unis, 2010, 91 minutes.

         Boxing Gym est une immersion dans une salle de boxe à Austin au Texas. La boxe, il ne s’agit certes pas d’une des grandes institutions américaines, de l’hôpital à la justice en passant par l’éducation, dont Wiseman a su montrer le fonctionnement rien qu’en plaçant sa caméra au cœur de leurs activités. Pourtant, si ce nouveau projet n’a pas à priori une dimension universelle, il se situe quand même dans la ligne du cinéma de son auteur en abordant la vie de tous les jours et les questions qui en découlent pour tout un chacun : que faire de ses loisirs ; quelle est l’importance du corps et du physique dans la vie ; quel sens donner aux relations sociales.

         La salle de boxe que filme Wiseman, le Lord’s gym, est un petit club que fréquente in bon nombre d’américains moyens dont les différences sautent immédiatement aux yeux. Qui sont-ils dans leur vie personnelle, familiale, professionnelle ? Quelle est leur motivation vis-à-vis de cette pratique qui est pour certains un sport, pour d’autre une activité physique comme une autre, pour d’autres encore un simple passe temps. Comme d’habitude, Wiseman ne nous en dit rien. Il laisse le spectateur découvrir petit à petit les éléments constitutifs de cette diversité, caractéristique de la société américaine. Des hommes, des femmes ; des jeunes et des moins jeunes ; des enfants et des adolescents ; des blancs, des noirs ; des sportifs et d’autres qui le sont visiblement beaucoup moins. Wiseman nous les montre tous de la même façon, sans privilégier aucun trait, aucun particularisme, mais en les filmant chacun dans leur spécificité, dans leur unicité pourrait-on dire. En ne sachant rien d’eux au départ, le spectateur va pouvoir appréhender lui-même leur dimension personnelle, non pas uniquement leur épaisseur psychologique comme on dit, mais plus fondamentalement leur réalité humaine.

         Il y a quand même dans le film un personnage central, Richard Lord, le patron du club, ancien boxeur qui a trouvé là un bon moyen de reconversion. Il constitue le fil rouge du film, par la façon dont il accueille les membres du club, entretenant avec la plupart des relations amicales qui dépassent nettement le seul rôle d’entraineur ou d’éducateur physique. Une longue séquence nous le montre inscrivant un nouveau membre, Sans que Wiseman intervienne en quoi que ce soit, il mène un entretien comme beaucoup de cinéastes voudraient bien en inclure un dans leurs films. Par ses questions simples, ses silences, ses relances qui n’en ont pas l’air, il permet peu à peu à la personne en face de lui de dévoiler quelques fragments de son intimité abordés par la caméra sans aucun voyeurisme. Une telle séquence peut à elle seule caractériser le cinéma de Wiseman.

         Dans le film il y a aussi la boxe et toutes les activités physiques qu’elle permet, du ring au sac de sable dans lequel il frapper et frapper encore, en passant par la corde à sauter. Wiseman filme tout aussi patiemment, sans effets spectaculaires, la dimension répétitive de tout cela. Il ne cherche pas à créer une symphonie des corps. Simplement sa caméra enregistre tous ces mouvements qui souvent se répètent à l’identique, de façon quasi mécanique, mais que l’art du cinéaste transforme en expression personnelle.

B COMME BERGER – Pays-Bas

No way. Ton van Zantvoort, Pays-Bas, 2018, 81 minutes.

Un berger aux Pays-Bas. Surprenant à première vue. Un pays sans montagne ; sans pâturage d’altitude. Où donc les moutons peuvent-ils brouter ? En fait, les troupeaux vivent dans la lande. Ou à proximité des villes. Une vie – une survie plutôt – qui n’est pas toujours facile.

Berger, un métier qui n’a rien de facile, malgré les images de quiétude qui lui sont souvent accrochées. Un métier qui demande beaucoup de patience et de savoir-faire, ce qui ne s’improvise pas. Le film nous montre la tonte (toute une technique), l’apprentissage de la tétée pour les agneaux et la nourriture au biberon. Et puis aux Pays-Bas, il faut sans cesse déplacer le troupeau pour trouver des espaces où les moutons pourront brouter. Ce qui occasionne quelques conflits avec les habitants des bourgs traversés. Devenir berger citadin, vraiment cela ne va pas de soi.

Un berger héros de cinéma ? Pourquoi pas. Le film de Ton van Zantvoort nous propose un portrait d’un des derniers bergers des Pays-Bas, Stijn. Un homme calme, posé, filmé souvent dans la lande, avec son troupeau en arrière-plan, travaillant en parfaite bonne entente avec ses chiens.  Ou bien dans sa famille, avec femme et enfants, dans une intimité qui n’a rien que de très banale. Et pourtant. Un portrait tout en sympathie bien sûr. Mais qui prend du sens bien au-delà du cas particulier d’un berger vivant aux Pays-Bas.

No Way est d’abord un film hommage à un mode de vie particulier, une vie dans la nature, en contact avec la nature, en relation étroite avec la nature. Une vie parfaitement libre. Mais un mode de vie qui devient de plus en plus opposé au monde contemporain, de plus en plus contradictoire avec la vie citadine. Et qui donc tend à disparaître.

Le film devient ainsi très vite un film de combat. Un film de soutien à Stijn aux prises avec les contraintes et les difficultés qui l’assaillent de toute part. Mais plus largement, un film de défense des traditions anciennes et des métiers du passé qui devraient garder une place dans le monde moderne. Un combat contre les lois du marché et la recherche effrénée du profit maximum. Contre le système, tout simplement.

N’est-ce pas un combat perdu d’avance, tant les forces en présence sont disproportionnées ? Ce que demande Stijn, c’est de pouvoir continuer à exercer son métier, avoir les moyens de pouvoir nourrir son troupeau. Pouvait-il réussir ? La fin du film ne nous laisse pas croire au miracle.

B COMME BIO-FILMOGRAPHIE – Jean-Michel CARRÉ.

1967 / 70    Etudes de Médecine abandonnées pour le cinéma

1969 / 72    Etudes à l’IDHEC / Diplômes de réalisation et de prise de vue

1975           Création de la société de production Films Grain De Sable

RÉALISATIONS CINÉMATOGRAPHIQUES ET AUDIOVISUELLES

2020           TIBET, QUELLE VÉRITÉ ? (Doc 90′ et 2X52′, Arte – RTBF…)

2019           ROYAL DE LUXE  (Doc 52′ – France 5  – Radio Canada…)

2018           2°, LES DESSOUS DE LA GUERRE CLIMATIQUE (Doc 70′ – Films du Siècle – France 5…)

2017           CHINE, UN MILLION D’ARTISTES (Doc 52′ – Arte – VRT)

2016           POUTINE, LE NOUVEL EMPIRE  (Doc 90’ –France 2 – RTBF – TSR – SVT) Nominé au   FIGRA (Festival International du grand reportage et du documentaire)…et version actualisée en  2018.

2014                    POUTINE… POUR TOUJOURS ? (Doc 90’ – France 2 – RTBF – TSR – Al Jazeera…)

                   Sélectionné au FIGRA 2014, à L’IDFA 2014, au GÖTEBORG Film Festival 2015, au

                   THESSALONIKI DocumentaryFestival 2015…

2013           CHINE, LE NOUVEL EMPIRE (Doc 3×60’ et 2h50  – Arte / RTBF / MDR…)

                   – Sélection documentaire international FIPA 2013

                   – Nominé du Grand Prix du documentaire de la Télévision française 2013, Prix du Sénat

                   – Sélection Festival International d’Histoire de Pessac 2013

2012           UKRAINE,  DE LA DÉMOCRATIE AU CHAOS (Doc 80’ – Planète / MDR /Al Jazeera         English) coréalisé avec Jill Emery

Prix du Jury, Figra 2013,

– Grand Prix Focals Awards de Londres 2013Cuba

2011                     GRANDIR À PETITS PAS (Doc 52’ – France 5) La Maison verte

2010           SEXE, AMOUR ET HANDICAP (Doc 80’ – France 2 / TSR)

                   Grand Prix du Festival International de la santé de Liège 2011

2009           LES TRAVAILLEU®SES DU SEXE (Doc-85’ –co-production France 2 / RTBF / Simple production) Sortie salles octobre 2009

Film ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE : LES ALTERNATIFS

MAI 68 ET LE PSU

2007            LE SYSTÈME POUTINE (Doc-90’ – co-production France 2 / NDR (Allemagne) / RTBF (Belgique) / TSR (Suisse) / SVT (Suède) / RADIO Canada / SBS (Australie) / STB (Ukraine) / Planète).

                            – Grand Prix 2008 du Festival Italia des Télévisions Internationales

                   – Grand Prix 2008 du meilleur programme télévisuel 2007 CBNewMedias

Prix Spécial du jury, Festival International de Berlin – Europa 2007

Prix du public et Prix du montage, Festival International Figra 2008.

Sélectionné pour les Emmy Awards, New-York 2008.

Sortie Cinéma en Grande-Bretagne 2008 en association avec le Festival de Sheffield

2006            J’AI très MAL AU TRAVAIL (Doc-90’ – CANAL + / INA/ RTBF)

Sortie en salles le 31 octobre 2007.

2004            KOURSK, UN SOUS-MARIN EN EAUX TROUBLES (Doc- 90’ – France 2 /  RTBF Belgique / Radio Canada / Sundance Channel (USA)

                   – Prix spécial du Jury, Festival International de Grenade 2007

                   – Grand Prix du Festival FIGRA 2005

2003                    DRÔLE DE GENRE (fiction tv -90’ – La Sept ARTE)

                            J’AI MAL AU TRAVAIL (Doc-90’)- INRS

                            LES COULISSES DU FAR WEST (Doc-52’- Equidia)

2002                    ALICE LA MALICE (film cinéma – fiction co-production franco-russe -90’– )

– Prix du public Festival International Bulgaria 2003

2001                    TOWER OPERA (Doc – 52’)

– Nomination au 7 d’Or 2003

2000                    SUR LE FIL DU REFUGE  (Doc-90’-La Sept ARTE)

                            LES BATISSEURS D’ESPOIR (Doc-3×26’- la Cinquième)

  1. CHARBONS ARDENTS  (Doc -90’- La Sept ARTE – Grand Format/ Sortie cinéma)

– Grand Prix du Festival International Del Populi Florence 2000

SOUS LE CHARBON LES BRAISES (Doc – 52’ – La Cinquième)

                  BEAUCOUP, PASSIONNEMENT, A LA FOLIE  (Doc -70’- A2)

                   QUESTION DE CLASSE(S)  (Doc -85’- Théma La Sept ARTE)

                            PORTRAIT D’UNE GÉNÉRATION POUR L’AN 2000  (45 x 13’ – La Cinquième)

                            – Nomination aux 7 d’Or 99

1998           HISTOIRE D’ENFANCE  (Doc –52’- La Cinquième)

                   RECITS DE LA JEUNESSE : LES VALEURS  (Doc –52’- La Cinquième) 

                   LA SAISON DU COBAYE (Doc –52’- ACT 4 / FR2)

                   LES AGRÉGÉS DE PHILOSOPHIE DANS LES ENTREPRISES (10×8’)

1996 / 97    RÉCITS DE LA JEUNESSE: Travail, Famille, etc…  (Doc  -3×52’- FR2)

                   HONG-KONG / HANOÏ : Retour de camps  (Doc -52’- Planète)

                   VIETNAM : LES  ENFANTS  DE LA PAIX  (Doc -52’- FR3)

1996           UN COUPLE PEU ORDINAIRE  (Doc-52’ – FR2)

                   LA NOUVELLE VIE DE BÉNÉDICTE  (Doc – 52’-TF1)             

                   L’étrange Noêl d’Antonio (Fiction -26’- La 5ème )

1995           LES CLIENTS  DES  PROSTITUÉES (Doc -52’- FR2)

– Sélectionné au Prix Futura 1995 – Berlin

                   VISIBLEMENT, JE VOUS AIME  (Canal +/Fiction-Long métrage / Sortie 01/96)

                   avec Denis LAVANT

                   – Prix Coup de Cœur – Festival de Cannes SACD 1995

                   – Sélection Cannes 1995 « Cinéma en France »

                   – Grand Prix du Jury – Festival International du film d’Amiens

                   LES MATONNES  (Les surveillantes) (Doc -52’- Planète)

                   LES ENFANTS DES  PROSTITUÉES  (Doc -52’- TF1)

1994           LES TROTTOIRS DE PARIS (Doc-55’-TF1)

                   – Prix du Comité Français pour l’Audiovisuel – Sénat 1995

                   L’ENFER D’UNE MERE  (Doc -52’- TF1)

1993           DON’T DISTURB (Court métrage de fiction -13’)

                   Avec Jean-Claude DREYFUS

                   GALERES DE FEMMES  (Doc – long métrage cinéma-90’)

                   LA MÉDECINE EN MILIEU CARCÉRAL (3X10’)

1992           PRIERE DE RÉINSÉRER (Doc -58’- TF1)

                   – Nomination aux 7 d’Or 1993

– Nomination aux Emmy Awards de New York 1992

                   LES ENFANTS DES PRISONS  (Doc -52’- FR2)

                   – Festival Input 1993

                   LES POUSSINS DE LA GOUTTE D’OR  (Doc -52’- La Sept)

                   – Prix de la Fondation pour l’Enfance 1994

1991           FEMMES de FLEURY (Doc -58’- TF1)

                   – Prix du Festival International des Télévisions ONDAS 1991 Barcelone

                   VIVE LA LIBERTÉ (Doc -26’-)

                   CITE SWING  (Court métrage-13’-) pour les CEMEA

                   ÉCRIRE CONTRE L’OUBLI  produit et diffusé

                   pour le 30ème anniversaire d’Amnesty International

1990           L’ILE ROUGE (Doc -52’- La Sept)

                   – Prix du Jury du Festival de la Fête – Nice 1991

                   LAURENCE (Film -26’-)

                  – Nominé au FIPA d’Or 1991

1989           LES PETITS CHAPERONS ROUGES (Court métrage -13’-)avec Edith Scob, Pierre Rafus

                   ECLATS DE NUIT (Court métrage) la Coupole

                   LA MAISON DES ENFANTS (Court métrage à Louveciennes)

                   SOUFFLER N’EST PAS JOUER (Doc -18’-)

1988           FAUTEURS D’EAUX TROUBLES (Doc -26’-)

                   Avec le Musée des Sciences et des Techniques de la Villette

                   FILM DE PRESENTATION DU MUSEE DES SCIENCES DE LA VILLETTE

1987           LES DOSSIERS DU BISTROT (émissions en direct-6 x 2h10-)

1984           ON N’EST PAS DES MINUS (Doc -50’-)

1981           VOTRE ENFANT M’INTÉRESSE (Long métrage -90’- Sortie octobre 1981)

1978          ALERTEZ LES BÉBÉS ! (Long métrage -90’- Sortie octobre 1978)

                   – Prix du Festival du Cinéma du Réel, Beaubourg 1978

                   – Prix du Public, Festival International de Trouville 1978

1975 / 77    L’ENFANT PRISONNIER (Court métrage -26’-)

                   – Grand Prix du Festival du Film Francophone, New Orléans1977

                   – Prix de l’Office de la Création Cinématographique 1976

                   – Nominé aux Césars du court-métrage 1977

1973           LIBERTÉ JEAN (Film de promotion IDHEC)

                   – Grand Prix du Festival International de Belfort 1973

                   – Grand Prix de la Cinémathèque Française 1973

1971 / 72    LE GHETTO EXPÉRIMENTAL (Doc -90’- Sortie fév 1995))

                   – Prix du Jeune Cinéma, Festival de Bruxelles 1974

                   – Prix Spécial du Jury, Festival International, Thonon-les-Bains 1974

1968           Lauréat de la bourse FEU VERT POUR L’AVENTURE

                   Réalisation d’un documentaire sur Cuba. Interdit d’antenne en Octobre 1968

1966           LIBÉREZ LE VIETNAM ! (Court métrage collectif réalisé au Lycée Paul Lapie de Courbevoie)

Bibliographie

1999  CHARBONS ARDENTS, CONSTRUCTION D’UNE UTOPIE / Ed. Serpent à plumes-Arte

  • POUTINE, LE PARRAIN DE TOUTES LES RUSSIES /Ed. Saint-Simon

2009  LA GUERRE DU GAZ / Ed. du Rocher, avec Roumiana Ougartchinska

2010  LES TRAVAILLEU(R)SES DU SEXE et fières de l’être / Editions du Seuil