B COMME BICENTENAIRE – Révolution Française.

Le Masque. Johan Van der Keuken. 1989, 52 minutes.

         Eté 1989 à Paris, célébration du bicentenaire de la Révolution française, avec ses feux d’artifice à la tout Eiffel, son défilé militaire aux champs Élysées, sa fête populaire à la bastille et les publicités télévisées qui s’engouffrent dans ce contexte. Il y a aussi du tennis à la télé et des images des massacres de Tien An Men. Dans les rues de Paris, ou dans les gares la nuit, il y a des « sans domiciles fixes » selon la terminologie en vigueur. C’est tout cela que filme van der Keuken dans ce film jouant systématiquement sur l’opposition entre l’affirmation réitérée des droits de l’homme et du citoyen et l’exclusion des plus démunis et de ceux qui sont sans travail ce qui, trop souvent hélas, les pousse à des réaction racistes et xénophobes.

         Le film de van der Keuken se centre sur un personnage principal, Philippe, qui se présente lui-même comme étant particulièrement instable. « J’ai fait quelques bêtises » dit-il sans préciser davantage. A la mort de sa mère chez qui il vivait, il se retrouve seul, désemparé, et ne peut garder ses emplois successifs. Il a pourtant un métier, serveur de café et peut travailler dans la restauration. Lorsque van der Keuken le rencontre, il est à la rue, dormant le plus souvent dans la gare de Lyon ou, pendant quinze jours seulement, dans le foyer de l’armée du salut. Il le suit dans le métro, sur les escalators, dans les rues aussi où il se promène parce qu’il n’a rien d’autre à faire. Dans l’oisiveté, le temps passe si lentement, surtout la nuit, dans le froid. « La solitude, c’est très dur ». Le cinéaste l’écoute, lui pose des questions. Quel est son plus grand désir ? Philippe répond costume et souliers anglais, pour pouvoir faire bonne impression. Et la politique de la France ? Philippe se sent menacé par les immigrés. Il veut que la France reste française. En réponse van der Keuken filme un concert où se rassemble des jeunes « de toutes les couleurs ». La caméra s’attarde longuement sur le chanteur arabe et l’africain qui lui succède. De la même façon le montage fait alterner un discours contre le racisme et l’antisémitisme et des images de Le Pen à la télévision.

         Van der Keuken est venu à Paris pour la commémoration de la Révolution française, un acte de mémoire. Son film lutte pour qu’aucun homme ne tombe dans l’oubli.

B COMME BLACK – Power.

What You Gonna Do When The World’s On Fire ? Roberto Minervini, Italie, États-Unis, France, 2018, 123 minutes.

Un titre énigmatique, atypique. Qui ne dit pas grand-chose du film qu’il annonce. Du moins pas ouvertement. Un titre long. Trop long. Et qui plus est, sous forme interrogative. A qui s’adresse la question posée ? Qui peut y répondre ? Les protagonistes du film ? Les spectateurs ? Ou le film dans sa totalité. Après visionnage. Parce que ce film veut nous interroger. Nous mettre mal à l’aise. En nous adressant une mise en garde. Presque un ultimatum. Lorsque le monde brulera, il sera trop tard. De toute façon, il est peut-être déjà trop tard.

Nous sommes dans le sud des États-Unis. Quelque part en Louisiane ou au Texas. Peu importe la localisation exacte. Ce qui compte c’est que nous sommes dans une région habitée par des noirs et où la loi est du côté des blancs.

Le film nous présente plusieurs portraits, développés successivement, s’enchainant sans transition. Une façon de plonger dans des vies qui ne se croisent pas vraiment, mais qui qui révèlent les mêmes difficultés, les mêmes incertitudes, les mêmes oppressions.

Une femme, Judy, qui chante et danse remarquablement. Elle possède un bar, mais elle a de plus en plus de mal à payer un loyer en constante augmentation. Elle se sent contrainte à s’en séparer. Son avenir est des plus incertainS.

Deux gamins. Deux frères, Ronaldo et Titus. Ils sont souvent laissés à eux-mêmes et tuent le temps comme ils peuvent. Ronaldo, l’ainé, subit plusieurs fois les leçons de morale de sa mère, inquiète qu’il ne suive le mauvais exemple de son père qui est en prison.

Un chef indien qui prépare le costume tout en plumes et en perles qu’il portera pour la fête du mardi-gras.

Et puis un groupe de militants du New Black Panther Party, qui demande justice pour les meurtres de noirs commis par des blancs. Leurs slogans proclament le Black Power. Une séquence les montre distribuant de l’eau et des sandwichs à des SDF. Lors de la dernière manifestation, plusieurs d’entre eux sont arrêtés sans ménagement par la police.

Au total, on peut dire qu’il s’agit d’un film noir, et pas seulement parce qu’il a renoncé à la couleur. Un film sur la vie des noirs au royaume des blancs. Les images sont noires. La musique est noire. Les danses sont noires. L’avenir est noir. Le cinéaste ne propose pas la moindre lueur d’espoir. Il montre tout au plus comment ses personnages peuvent supporter le présent.

B COMME BRESIL – Nordeste.

Romances de terre et d’eau. Jean-Pierre Duret et Andréa Santana. Brésil-France, 2001, 78 minutes.

            Une rencontre improbable. Et pourtant. Il est français, elle est brésilienne. Elle est née sous la dictature militaire et est devenue architecte. Par vraiment la voie royale pour faire du cinéma. Lui est ingénieur du son ayant travaillé avec des cinéastes de renom, des frères Dardenne aux Straub. Rien dans tout cela qui pouvait le conduire au Brésil, dans le Nordeste. Et pourtant. Ils s’y sont trouvés pour y réaliser trois films, une trilogie qui commence avec Romances de terre et d’eau pour se poursuivre en 2004 avec Le Rêve de Sao Paulo et se conclure en 2008 par Puisque nous sommes nés.

            Le Nordeste du Brésil, la sécheresse et la pauvreté de ces paysans sans terre qui n’ont même pas un petit lopin de terre aride et ingrate pour essayer d’y faire pousser de quoi survivre. Romances de terre et d’eau leur donne la parole. Ou plus exactement, enregistre leur parole, le récit de leur vie, de leurs souffrances, de leurs humiliations, de leurs derniers espoirs. Des récits sans effet rhétorique, filmés sans effet cinématographique, presque sans mise en scène. Des hommes et des femmes plongés dans le plus grand dénuement mais qui pourtant ne renonce pas à vivre. Des couples qui sont fiers d’avoir élevés leurs nombreux enfants, souvent plus de dix ! Cet amour de la vie, il éclate dans leurs sourires révélant des bouches édentées, mais illuminant ces visages ridés, burinés par le soleil. Des visages sans âge, comme ils sont eux-mêmes hors du temps.

            Les romances, ce sont des chansons populaires traditionnelles évoquant l’amour et la joie de vivre mêlée à la tristesse et à la souffrance. La musique est omniprésente ici, comme dans tout le Brésil. Une culture elle aussi bien vivante, avec ses danses rituelles où les masques dissimulent l’identité. Ave ses créations de petites figurines en argile séchée au soleil. La poésie aussi, comme ces textes d’une beauté limpide du vieux Patativa d’Assaré, rencontré avant sa mort à 91 ans :

« Si Dieu créa la terre,

Si elle est vraiment son œuvre,

Chaque paysan doit avoir

Son morceau de terre »

Il y a dans le film de très belles images de paysages. Elles n’ont pourtant aucune fonction touristique. Elles disent plutôt l’attachement de ces paysans à cette terre sans eau, une terre qu’ils ne veulent pas quitter. A moins que la faim devienne trop insupportable. Alors, peut-être, seront-ils obligés de partir pour la ville.

B COMME BIO-FILMOGRAPHIE – Christophe Pellet.

Né à Toulon en 1963, Christophe Pellet est un auteur français. Il est diplômé de la FEMIS en 1991. En tant que réalisateur, il a réalisé plusieurs courts métrages et un premier long métrage « Aujourd’hui, rien » sorti en salle en 2019, distribué par Sedna films. « Léthé » est son dernier court métrage.  Il écrit aussi pour le théâtre, ses textes sont publiés chez L’Arche éditeur et ont été mis en scène notamment par Stanislas Nordey, Jacques Lassalle ou Madeleine Louarn..

Léthé (2019)

Aujourd’hui rien (2017)

Burning Bridges (2016)

B COMME BIBLIOTHEQUE – Montreuil.

Chut ! Alain Guillon, Philippe Worms, 2019, 105 minutes.

Un lieu de silence. De concentration. De recueillement presque. Un lieu où il ne faut surtout pas faire de bruit, au risque de se faire rappeler à l’ordre (surtout les plus jeunes) par le personnel qui veille. L’image traditionnelle de la bibliothèque. Le temple du livre. De tous les livres, mais rien que des livres (quelques journaux quand même puisque aussi bien c’est de l’écrit). Cette image n’est plus d’actualité. Les bibliothèques ont bien changé ces dernières années. Et d’abord, elles n’ont plus peur du bruit.

Le film de consacré à la bibliothèque Robert Desnos de Montreuil commence par de la musique et finit en musique. Des fêtes où l’on boit du jus d’orange ou des sodas ; où l’on chante et où l’on danse sur de la musique proposée par un DJ. De quoi attirer les jeunes bien sûr. Mais les moins jeunes ne se font pas prier non plus. Il y a tous les âges à la bibliothèque de Montreuil. Les bébés de quelques mois à qui l’on montre des livres d’images et des enfants de moins de trois ans qui viennent accompagnés de leur mère ou de leur gardienne. Les enfants scolarisés dès la maternelle viennent en groupe avec leur maitresse (le monde de la bibliothèque est majoritairement féminin). Les séniors viennent lire la presse quotidienne et magazine et suivent des ateliers d’initiation à l’informatique. Et entre les deux, les ados, collégiens ou lycéens, qui viennent seuls faire leurs devoirs ou lire manga et bd, ou en groupe avec leurs professeurs pour des projets pédagogiques qui font appel au livre mais aussi aux ordinateurs, très présents à l’écran.

Nous suivons d’ailleurs longuement un de ces ateliers où les ados vont apprendre à faire du journalisme (présenter un invité et mener un entretien) et à réaliser un document vidéo qui sera la mémoire de leur travail. Beaucoup de conseils, surtout on suscite la réflexion et on leur laisse prendre des initiatives. L’implication de tous est importante.

Pour le reste, on suit quand même par petits fragments disséminés dans le film les activités traditionnelles des bibliothécaires : recevoir et conseiller le public, inscrire les nouveaux, leur décrire les lieux et expliquer le fonctionnement du prêt, ranger les livres et se réunir pour organiser tout cela et régler les problèmes qui peuvent surgir comme celui posé par la SDF qui dort dans un recoin du bâtiment et qui voudrait bien vendre ses dessins aux usagers. Tout cela se fait toujours dans la bonne humeur. Chacun peut s’exprimer et ne s’en prive pas. Il y a beaucoup de rires et de sourires et pas l’ombre d’un conflit. Un personnel qui visiblement aime par-dessus tout son travail et qui n’hésite pas à mettre la main à la pâte pour des tâches qui sont bien éloignées de la lecture, comme installer une exposition et pour cela peindre des cloisons. Bref, tout est fait pour attirer le public et faire qu’il se sente chez lui dans cette bibliothèque bien éloignée d’une représentation des banlieues pauvres et incultes. Les ados en particulier pourront dire qu’ils ont eu la chance d’y travailler et de s’éveiller à la culture. Une culture vivante, à leur dimension.

Le film a un petit côté wisemanien. Comment ne pas penser à Ex Libris. Mais Chut ! ne pâtit pas de la comparaison. Il n’y a pas de commentaire, comme chez Wiseman, et pas d’entretien (tout juste 2 ou 3 passages où les bibliothécaires s’adressent directement à la caméra pour donner rapidement une explication). Il y a des plans de coupe en plans fixes, comme chez Wiseman, pour respirer un peu après l’excitation de la journée. Le bâtiment tout en verre est filmé la nuit et brille de tous ses feux. On a même droit à la séquence devenue depuis Wiseman un passage obligé du filmage de la réalité vivante d’une institution : le ménage (on le retrouve par exemple à la Maison de la radio filmée par Nicolas Philibert ou à la BPI dans le film consacré aux ateliers de conversation, ateliers que l’on retrouve d’ailleurs ici). Mais il y a quand même une différence importante avec Wiseman, le rythme du film. Là où Wiseman prend son temps, et du coup bat tous les records de durée des films, ici les séquences sont plutôt courtes et surtout on passe toujours rapidement et sans transition de l’une à l’autre. Du coup le film déborde de vitalité et d’entrain. Ce qui n’exclut pas de porter un regard quasi sociologique sur la vie du quartier et sa diversité. Ici les femmes voilées sont nombreuses et leur permettre d’apprendre le français et surtout de pouvoir évoquer leur vécu est une étape importante en vue de leur intégration. Et puis Montreuil n’est pas Manhattan…

Chut ! devrait pouvoir contribuer à attirer de plus en plus de monde dans les bibliothèques dont les évolutions sont sans doute irréversibles. Qui s’en plaindrait ?

A Lire sur Ex Libris de Frederick Wiseman : B comme bibliothèque

B COMME BIO-FILMOGRAPHIE – Pascale Thirode.

Après des études  de Lettres Modernes à l’Université Paris 3, Pascale Thirode bénéficie d’une Bourse d’étude lui permettant de partir à New York Université dans le département Cinéma du Picker Institute de City College of New York. A son retour,  tout en commençant son parcours professionnel dans le cinéma, à l’assistanat réalisation avec Sébastien Japrisot, Claude Zidi, Roger Coggio, Gérard Mordillat, André.S.Labarthe, elle suit la formation au cinéma  documentaire des Ateliers Varan. Elle réalise des films documentaires depuis.Pascale Thirode a écrit et réalisé des documentaires, des portraits, films de société, des films qui mêlent histoires particulières et histoire avec un grand H… Et des films plus personnels autour de son histoire liée au secret de famille. Dans ses documentaires, souvent subjectifs, voire scénarisés, elle travaille sur le romanesque des parcours de vie parfois par sa présence comme témoin et passeur du récit et elle joue de la dialectique réel / imaginaire. Ses films ont été diffusés par France 3, France 5, Arte ou sont sortis en salle comme « Acqua in Bocca » prix Ulysse du documentaire Cinémed, sélection Cinéma du Réel Centre Pompidou, sélection Visions du Réel à Nyons.

Parallèlement, elle a été lectrice de scénarii de fiction pour le CNC, le GREC (Groupe de Recherche des Études Cinématographiques), fiction et documentaire, court métrage, lectrice pour la commission d’attribution de l’aide écriture documentaire au Pôle Image Normandie. Elle a effectué la sélection pour les films francophones aux ÉTATS GÉNÉRAUX du DOCUMENTAIRE de Lussas avec Catherine Zins. En 2012, elle est reçue à la FEMIS, Fondation Européenne des Métiers de l’Image et du son dans la section scénario Écriture fiction.

 Principale filmographie

L’INCONNUE DU MAGHREB

 53 mn / 2019 – documentaire. Réalisation Pascale Thirode. Auteur Pascale Thirode avec la participation de  Pierre Bordes. Pour France 3, L’heure D,  France 3 Occitanie et Vià Occitania avec la Région Normandie, la Région Occitanie, la Ville de Montpellier, le soutien du CNC et la Bourse Brouillon d’un rêve de la SCAM  (Société Civile des Auteurs Multimédia).

 BENNY LEVY, TRACES D’UN ENSEIGNEMENT

 60 mn / 2015 documentaire Réalisation Pascale Thirode, auteurs Pascale Thirode et Jackie Berroyer  avec la collaboration de Gilles Hanus – Editions  FREMEAUX et Coffret Benny Lévy ( Editions  Fremeaux)  sortie  mai  2016  comprenant le documentaire  et 15 H  du séminaire de 1996 à Jussieu  L’Alcibiade de Platon par Benny Lévy.

 ACQUA IN BOCCA.

85 mn Auteure et Réalisation Pascale Thirode. Long métrage documentaire avec le soutien du CNC, de la Collectivité Territoriale Corse CTC, de la Région Franche Comté, de la Région PACA, de France 3, France 3 Corse et TV PAESE, Production ATOPIC, 504 productions, Les Films du Soleil oct.2009   Sortie salles  juin 2011, sortie DVD octobre 2014  . Prix Ulysse du film documentaire au Festival International du Cinéma Méditerranéen (CINEMED, Montpellier, France)  octobre 2009. Sélection Mois du Documentaire Belfort  novembre 2009. Sélection Songes d’une nuit DV  Paris 2010. Festival International du Cinéma Documentaire CINÉMA DU RÉEL Panorama français PARIS Centre Georges  Pompidou  France  mars 2010. Festival Cinéma ITINÉRANCES Alès 2010. Festival International du Film Méditerranéen de TÉTOUAN  Maroc 2010. Festival International du Film de  GRENADE  Espagne 2010. Festival International du Film Documentaire VISION DU RÉEL section Tendance NYON Suisse  avril 2010. Festival international du Film Insulaire de GROIX août 2010. REGARD SUR LE MONDE ROUEN octobre  2010/  février 2014. Festival Cinéma ARTE MARE BASTIA Novembre  2010 . Festival du film Policier de LIÈGE Belgique avril 2011. Rencontre Cinéma et Histoire AJACCIO  avril 2011. Mois du film Documentaire Besançon région Bourgogne Franche-Comté novembre 2011

UNE FEMME DE PAPIER.

 70 mn Long métrage documentaire, auteur, narratrice et le personnage. Un film de Claude Ventura et Pascale Thirode. Réal Claude Ventura. Grand format pour ARTE – La correspondance de Josette Clotis, compagne de André Malraux de 1934 à 1944. Sélection FIPA Biarritz 2004 / diffusion ARTE avril 2004. Sélection Festival  Cinéma / Écriture Tour 2005

PEINTURE FRAîCHE.

Film documentaire, 57 mn Production AGAT FILMS. Auteur et Réalisation Pascale Thirode. Diffusion France 5, juin 2002 et novembre 2003 Sélection Festival du Film d’Art de Montréal mars 2003.

EN QUÊTE DES SŒURS PAPIN.

 Film documentaire 90 mn auteur, narratrice et le personnage. Un film de Claude Ventura et Pascale Thirode. Réal Claude Ventura. Production ARP. Sortie salles nov 2000. Sélection Festival de BERLIN (Panorama) 2001. Sélection Festival de Montreal 2001. Diffusion Canal+ en 2001 et  France 3 en 2005

NOS RENDEZ-VOUS.

Film documentaire 70 mn. Réalisation Pascale Thirode et Angelo Caperna. Production Fenêtres sur Cour 2001 et Maison du Geste et de l’Image. Échange vidéo sur une année scolaire entre des collégiens et des détenus de la Maison d’arrêt de la Santé. Sélection forum des Images 2001. Rencontres urbaines de la Villette, Salons des Refusés 2003 Forum des Images.

TU ÉPOUSERAS LA TERRE MON FILS.

Film documentaire 26 mn – Production Les films du Bief Vincent Roget avec la région Bourgogne Franche-Comté – Auteur et  Réalisation Pascale Thirode. Sélection Les Conviviales de Nannay août 2005.Sélection Festival du Film Ethnographique 1999. Sélection Festival Ciné Vidéo Psy 1999. Sélection Festival Caméra des champs 1999. Diffusion  France3, France 3  Bourgogne Franche-Comté

LE DERNIER VOYAGE.

 Film documentaire 26 mn pour le Musée de la Poste. Auteur et Réalisation Pascale Thirode. Le dernier train des ambulants postaux. Rosebud  Production. Diffusion France 3  et Planète.

ÉCLATS.

 Film documentaire 26 mn  (film de fin de stage) Auteur et Réalisation Pascale Thirode.  1996 Les Ateliers Varan  Sélection Festival de la Création à la Vidéothèque de Paris 1996. Sélection Les États Généraux du Film documentaire de LUSSAS 1996.

ÎLE FLOTTANTE

 Film fiction court-métrage 10 mn 1987  Production GREC, Auteur et Réalisation Pascale Thirode avec le GREC (Groupe Recherche d’étude cinématographique) le CFC (Centre Franc-comtois de cinéma) 1988. Sélection Festival de BESANÇON, Prix du public 1989. Sélection Festival du FILM de femmes de Créteil 1989. Sélection Festival de PARIS 1989. Sélection Festival de BRUXELLES 1989. Sélection Festival de Montréal 1989.

B COMME BIO-FILMOGRAPHIE – AUBIN HELLOT

Aubin Hellot est né en 1967 à Toulon.  Parti à l’aventure à 18 ans à Los Angeles, il y découvre le cinéma et se passionne pour le documentaire, grâce à un professeur de Los Angeles City College, qu’il intègre avec de faux papiers. Revenu en France, après quelques jobs d’assistanat, il se lance dans la réalisation de documentaires grâce à l’explosion des chaînes cablées au milieu des années 1990.  Eclectique dans ses passions, tout ce qui est « autre » l’intéresse, mais il a une prédilection pour les portraits historiques ou politiques, ainsi que pour les arts et les spiritualités.  Egalement titulaire d’un master d’auteur réalisateur de la FEMIS,  Il a à son actif  une quarantaine de films.

Filmographie sélective

Un chez soi d’abord (52’)

Suivi d’un programme de réinsertion pour des SDF ayant des troubles psychiatriques

La Huit Production/France 3 HDF/ Images de la diversité/Pictanovo

Gaudi, le dernier bâtisseur (54’)

Portrait de l’immense architecte catalan

Les Films du Large,/La Huit Production,/KTO,/Barcelona Turismo /France3 Corse

René Cassin, une vie au service de l’homme (56’)

Portrait du principal rédacteur de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, Prix Nobel de la Paix 1968, artisan des accords De Gaulle-Churchill

Les Films du Large/In Fine Films/ECPAD/ Public Sénat/TV5/UNESCO/

Fondation Charles de Gaulle/Villes de Nice et Bayonne

Bourse brouillon d’un rêve SCAM

Paul-Emile Victor, Voyage(s) d’un humaniste  (52′) 

Portrait de l’explorateur. BCI/ France 3 /Voyages

La Voie de L’hospitalité  (52’)

Le dialogue interreligieux  engagé par des moines.

La Huit Production, Les Films du large/KTO/RTS Suisse

Notre Dame de l’Atlas ou la joie retrouvée (52’)

L’histoire au Maroc des héritiers des moines de Tibhirine.

La Huit Production/KTO /RTS Suisse

Le Monde Selon Todd (52’)

Portrait du célèbre historien/démographe

La Huit Production, Groupe Galactica, TLSP

Le Génie et le Voile (54’)

Peintre, graveur et vitrier, un portrait  de l’artiste bénédictine Geneviève Gallois.

Les Films du Large,/La Huit Production/Antoine Martin production/KTO/Région Normandie

A la recherche du nouvel homme des casernes  (2 X 26’)

Enquête sur  la professionnalisation de l’armée. BCI/France 5

Mille et une Merveilles ( 19 X 26’)

Collection documentaire  sur les artisans des monastères.

La Huit/5 Continents/5ème planète/KTO TV

Edition DVD Fnac, La Procure, réseau  SILOE etc.

Mer Elémentaire (52’)

  Portrait d’un moine pêcheur et poète

La Huit/Les Films du Large/KTO

Lames de Thiers  (52’)

l’industrie coutelière thiernoise face à la mondialisation

Ares films/Clermont 1ERE

Paroles de Mousses (52’)

La banlieue débarque dans la Royale…

Films du Village/France 3 Ouest

Jeu de miroir ou jeu de massacre ? (26′)

Enquête sur l’impact des Guignols de l’Info. Point du Jour/ARTE

Visages de la Forêt  (52’)

Culture et gestuelle des indiens de l’Amazonie colombienne. Ares Films

Pacifico  (52’)

Carnet de voyage musical sur la côte pacifique colombienne.

5 Continents/TV 10Angers  

Antanas Mockus, civisme contre cynisme  (26′)

Portrait du maire de Bogota, un philosophe mathématicien, au pouvoir dans une des villes les plus chaotiques du monde.

 INA/Les Films du Village/Planète

Alain Krivine, profession militant  (52′)

Portrait du leader de la LCR, au moment de la crise des sans papiers à Saint Bernard.    Cinq Continents/Image+   et émission BRUT (ARTE)