C COMME CHINE – Filmographie

Des films réalisés en Chine par les cinéastes Chinois bien sûr, mais aussi par des Français ou des Européens qui proposent souvent une vision originale du pays et de sa culture. Mais ce sont les transformations, économiques surtout, qui attirent le plus les documentaristes. D’un côté les usines abandonnées réduites à l’état de ruine ; de l’autre les immenses buildings des grandes villes et le trafic automobile incessant. Sans oublier les problèmes d’environnement et les projets « pharaoniques » détruisant les paysages. Reste le peuple chinois, bien souvent laissé pour compte de la « croissance ». Les images de la misère sont alors particulièrement révoltantes.

Comme pour toutes les filmographies proposées dans le blog, il n’y a rien ici d’exhaustif !

 24 City, Jia Zhang-Ke.

Le film est réalisé à Chengdu. Il prend comme objet l’histoire d’une usine « modèle », l’usine 420, une usine d’armement qui a donc joué un rôle stratégique dans la politique militaire et internationale du pays. Cette usine est appelée à disparaître pour être remplacée par un complexe immobilier de luxe dénommé 24 City.

Ai Weiwei, never sorry, Alison Klayman.

Ai Weiwei est sans doute l’artiste chinois contemporain le plus connu en Occident, certainement le plus médiatisé, ce qui est dû, en grande partie, à ses positions politiques et à son engagement dans la contestation du régime autoritaire de Pékin qui essaiera par tous les moyens de le faire taire. Son travail artistique est indissociable de sa lutte pour la liberté d’expression, et pour la liberté tout court.

 À l’ouest des rails, Wang Bing.

Un long voyage au cœur d’une tragédie industrielle. Un voyage en train, comme l’annonce le titre. Des trains qui circulent lentement, ce qui impose au film de ne pas avoir peur de la lenteur et de la durée. La caméra est le plus souvent placée à l’avant de la machine et avale littéralement les rails qui défilent devant elle. De longs travellings, interminables. Il s’agit de faire appréhender au spectateur l’absurdité de ce voyage sans fin, et l’angoisse qu’il peut susciter. Beaucoup de ces séquences sont filmées de nuit, en hiver. Le sombre domine. La désolation est générale.

Les âmes mortes, Wang Bing.

Les « camps de travail » visant la rééducation des « droitiers » c’est-à-dire tous les opposants, de près ou de loin, au régime maoïste, et cela bien avant la révolution culturelle, même si celle-ci fut le somment de cette pratique. Des camps de travail qui étaient vite devenus des camps de la mort.

 L’Argent du charbon, Wang Bing.

Wang Bing ne filme pas les mines de charbon réputées comme étant les plus dangereuses du monde, le travail des mineurs, les risques qu’ils courent et l’exploitation dont ils sont l’objet. Il prend en compte une autre dimension de la politique énergétique chinoise, le transport du charbon depuis les mines du Shanxi jusqu’au port de Tianjin. Une route du charbon tout aussi meurtrière que les mines elles-mêmes. Une route de tous les trafics imaginables.

La bonne éducation, Gu Yu.

Le portrait d’une adolescente chinoise. Une écolière, comme il doit y en avoir une multitude en Chine. En Chine et ailleurs. Mais la dimension portrait du film s’efface très vite au profit de l’appréhension de la réalité chinoise. D’une certaine réalité chinoise. Le lycée surpeuplé. Les séances de lecture collective à haute voix dans une cacophonie totale. Et puis, surtout, dans les quelques plans où Peipei, l’adolescente, revient chez sa grand-mère, la Chine de la campagne. Bien loin des buildings de Shanghai. Bien loin du développement de la richesse qui profite à certains. Loin de tout en fait. Une plongée dans cette Chine ancestrale, que rien décidément n’a pu faire bouger, ni la révolution maoïste, ni le boum capitaliste.

Changjiang. A yangtze landscape,  Xu Xin.

Un long voyage en Chine. Une traversée du pays en remontant le cours du Yangtsé depuis le port de Shanghai jusqu’au Tibet, aux sources du fleuve. Des milliers de kilomètres.

La Chine, Chung Kuo,  Michelanchelo Antonioni.

En 1972, nous sommes en plein cœur de la révolution culturelle maoïste. Le projet du film semble avoir été initié par Chou En-lai qui devait y voir une occasion de développer les relations avec l’Occident. Il entre en contact avec la RAI, la télévision italienne, qui sollicite Antonioni alors sans projet et l’envoie en Chine. Le problème pour le cinéaste est alors de ne pas se limiter à filmer ce que les autorités chinoises veulent bien lui montrer comme devant faire partie du film. Il doit donc résister pour gagner une certaine liberté, filmant beaucoup, ce qui à l’arrivée donnera un film de plus de trois heures.

Chine, le nouvel empire, Jean-Michel Carré.

La Chine s’est réveillée. Jamais dans l’histoire économique, une nation n’avait connu une telle croissance sur une période aussi longue.

Comment Yukong déplaça les montagnes, Joris Ivens et Marceline Loridan.

Joris Ivens et Marceline Loridan résident en Chine de1971 à 1975. Ils  y réalisent une série de 12 films d’inégales longueurs et situés dans différentes régions du pays, de Pékin à la campagne chinoise. 12 films pour montrer la Chine d’après la révolution culturelle, ou plus exactement, pour montrer la vie des chinois, du peuple chinois. En quoi cette vie est-elle nouvelle ? En quoi elle a changée ?

Crime et chatiment, Zhao Liang.

La vie quotidienne de la police en Chine ? Pas dans les grandes métropoles en pleine expansion. Ce serait un tout autre film. Mais dans une région rurale, montagneuse, un poste frontière avec la Corée. Une région défavorisée, très pauvre, où il semble que la neige ne fond jamais. C’est là que Zhao Liang place sa caméra et film au jour le jour la vie et les activités professionnelles de ces jeunes soldats qui ont tous l’air de débutants. Ils doivent vite apprendre le métier, la discipline et le respect de la loi, qu’il faut appliquer en toutes circonstances. Les relations de camaraderie, voire d’amitié qu’ils peuvent avoir entre eux, et même avec les officiers, les aident à supporter la solitude, l’éloignement de leur famille, la routine aussi. Ici, les affaires qu’il faut régler sont plutôt terre à terre. Il y a bien un meurtre annoncé, mais leur tâche se limite à placarder un peu partout des avis de recherche. Pour le reste ils ont affaire à une population qui pour survivre est parfois obligée de franchir les limites de la stricte légalité

Derniers jours à Shibati, Hendrick Dusollier.

La disparition d’un vieux quartier pauvre d’une grande ville chinoise (Chongqing), quartier voué à la destruction prochaine. Le cinéaste circule dans ce labyrinthe de ruelles étroites au risque de s’y perdre et filme les personnes qu’il y croise.

 Le dernier train, Lixin Fan.

Chaque année, au nouvel an chinois, des millions de paysans qui ont quitté leur campagne pour aller travailler dans des usines, dans des villes souvent éloignées de plus de 2000 km, retournent pour une semaine chez eux, pour revoir leur famille. Ces voyages sont une sorte de course d’obstacles des plus harassantes. Une succession de galères à affronter avec persévérance. Car il n’est pas question de renoncer. Cette semaine du nouvel an est la seule où les ouvriers des usines ont des congés. La seule occasion de revoir ceux qu’ils ont quitté, pour certains, depuis bien longtemps.

 Dimanche à Pékin, Chris Marker

Marker filme Pékin un dimanche et entièrement en extérieur. Il parcourt les rues, les places, les différents quartiers de la ville, des plus populaires aux plus modernes. Il organise son film comme le déroulement d’une journée, débutant dans les brumes du petit matin, le commentaire énonçant ensuite les différents moments filmés. Un dimanche comme les autres sans doute, où le cinéaste ne rencontre pas d’ouvriers au travail, mais plutôt des chinoises et des chinois dans des activités de loisirs, des activités physiques surtout, comme la gymnastique.

Enfants bananes, Cheng Xiaoxing.

Jaunes à l’extérieur et blancs à l’intérieur ! Ils ont entre 10 et 20 ans, ils sont Français, d’origine chinoise.

Existence isolée (Du zi cun zai ; lone existence),  Sha Qing.

Une ville quelque part en Chine. Peu importe où. Des messages en première personne qui s’inscrivent sur l’écran. Il y est question de la vie, du sens de la vie, pratiquement vide en dehors des quelques occupations quotidiennes qui tiennent de la routine. Une Chambre plusieurs fois montrée, vide ou avec la présence furtive de la silhouette d’un homme. Des images de la ville, des rues, des gens, les immeubles d’en face avec des fenêtres éclairées la nuit.

Fengming. Chronique d’une femme chinoise, Wang Bing.

         Une femme qui se retrouve épouse d’un « droitier », donc « droitière » elle-même et pour cela est envoyée comme lui dans un camp. Elle en reviendra, mais lui non. Devant la caméra de Wang Bing, elle décrit avec force détails, l’humiliation de l’accusation,  la faim dans le camp, la mort de son mari et ses souffrances interminables

Une histoire de vent, Joris Ivens et Marceline Loridan.

Agé de 90 ans, c’est en Chine que le « Hollandais volant » ira réaliser son dernier film.

L’Homme sans nom, Wang Bing

Nous pouvons énumérer les actions que l’homme sans nom accomplit : il marche beaucoup, cuisine, mange, dort, bèche la terre, cultive des légumes, ramasse du crottin sur la route. Nous pouvons repérer l’écoulement des saisons : l’hiver enneigé, le printemps verdissant, l’été orageux et l’automne venteux. Nous pouvons déterminer le degré de misère dans laquelle il vit à partir des objets qu’il manipule, des vêtements dont il se couvre, du trou qui lui sert d’habitation. Nous pouvons repérer le nombre important de plans où la caméra suit l’homme vu de dos dans ses déplacements et les opposer aux plans fixes où nous le voyons de face, dans sa « grotte », pendant ses repas. Mais nous ne pouvons traduire en mots l’intensité qui se dégage des images de cet homme, seul à l’écran pendant tout un film, dont la vie n’est accompagnée que par les bruits de sa respiration et de sa toux ou celui de ses pas sur les chemins.

 Mrs Fang, Wang Bing.

Elle est allongée sur son lit. Elle ne parle pas. Elle bouge très peu. Sa bouche reste ouverte. Reconnaît-elle ceux qui l’entourent ? Sait-elle où elle est ? Une fois on essaie de l’assoir. Mais le plus souvent elle reste allongée. En off on entend les commentaires de ceux qui sont présents dans la pièce. Sur sa posture, sur l’évolution de la maladie, les signes visibles. On s’interroge : « dort-elle ? »

Ombres chinoises, Yi Cui

Un art traditionnel qui fait la joie des habitants des campagnes et des montagnes. En ville de grands festivals offrent des spectacles grandioses d’une tout autre teneur.

Paysages manufacturés, Jennifer Baichwal

Ce film nous montre le travail entrepris par le photographe canadien Edward Burtynsky pour nous faire prendre conscience des effets de l’industrialisation sur les paysages naturels. Que l’homme déforme la nature n’est pas une idée nouvelle. Cependant, le regard porté par Burtynsky sur la chine contemporaine et son développement à outrance a une résonance particulièrement angoissante. Jusqu’où irons-nous ? Comment vivrons les générations futures ? Au milieu des déchets industriels qu’on n’arrive plus à éliminer ? Dans d’immenses mégalopoles où le seul espace subsistant entre des tours toujours plus hautes ne semble occupé que par les échangeurs autoroutiers ?

 Paper Airplane , Zhao Liang

Un avion en papier, ça peut voler très haut, mais il ne vole jamais longtemps. Il finit toujours par tomber. Et il ne vole qu’une seule fois. « Quel prix il paie pour cette seule chance de voler ». Sur son lit d’hôpital, un des jeunes drogués que suit Zhao Liang propose ce titre pour le film. Une métaphore particulièrement parlante de l’expérience de la drogue.

 Pétition, la cour des plaignants, Zhao Liang

La Chine pauvre, la Chine des déshérités, des chinois qui souffrent, qui n’ont plus rien, suite à des démêlés avec l’administration ou la police. Plus rien sauf leur dignité, leur honneur et leurs droits. Ils sont persuadés d’avoir la loi pour eux. Alors ils ne se laissent pas faire, ils se révoltent. Ils se mettent à pétitionner.

Plastic China, Jiu-Liang Wang.

Du plastique. Des torrents de plastique. Des montagnes de plastique. Les déchets plastiques du monde entier affluent en Chine. Par bateaux entiers. Et d’énormes camions les acheminent dans les campagnes. Dans de petits villages, où des familles essaient de gagner un peu d’argent en les recyclant.

 La Pluie et le beau temps, Ariane Doublet

La mondialisation, le mot n’est pas prononcé dans le film. Pourtant, il ne s’agit que de cela. La Normandie et la Chine réunis par un fil de lin. Les normands le font pousser. Les chinois l’achètent pour le transformer. Une situation commerciale à première vue surprenante, complexe, qui valait bien un film.

Ta’ang, un peuple en exil entre Chine et Birmanie, Wang Bing

         La guerre, nous ne la voyons pas dans le film, mais nous l’entendons, plus ou moins lointaine. Nous en sentons la présence constante dans la longue fuite en avant, dans la question de la nourriture sans cesse posée (les sacs de riz qu’il faut porter), dans l’inquiétude et l’angoisse, qui ressort souvent des longues discussions la nuit autour d’un feu de bois, ou à la lueur d’une simple bougie, lorsqu’il est difficile de dormir. Ces fuyards que montre le film, ce sont surtout des femmes et des enfants, beaucoup d’enfants. Les plus grands portent les plus petits sur leur dos et les femmes ont aussi visiblement une grande habitude d’être ainsi chargées. Il y a peu de pleurs, peu de cris, ce qui ne veut pas dire qu’il n’y a pas de souffrances. Mais ici, la guerre on n’y peut rien. Alors tout autant être résigné

Les Trois sœurs du Yunnan, Wang Bing.

Le film est tourné dans un village situé à 3 200 mètres sur les hauts plateaux du Yunnan, dans les contreforts de l’Himalaya. Un village pauvre, très pauvre, subsistant essentiellement de l’élevage de quelques moutons ou autres cochons. C’est dans une de ces habitations que nous allons faire connaissance de trois enfants, trois filles de 10, 6 et 4 ans. Nous allons suivre pendant tout le film leur vie quotidienne et surtout celle de l’aînée, Yinging, qui doit jouer le rôle de mère de famille, puisqu’au début du film elles sont seules, livrées à elles-mêmes, le père étant parti travailler à la ville.

 Useless, Jia Zhang-Ke.

Les vêtements bon marché « made in China » ont envahi le monde. Grâce notamment aux délocalisations d’entreprise européennes qui ont trouvé en chine une main d’œuvre moins couteuse. Du coup, le textile haut de gamme a suivi. L’empire du milieu s’est ouvert à la mode en même temps qu’à l’économie de marché.

Voyage en occident, Jill Coulon.

         Des touristes chinois en voyage en France et en Europe. Le choc de deux regards. Notre regard à nous, Français et Européens, sur les touristes chinois qui visitent notre pays ; celui que ces mêmes chinois portent sur nous, Européens et Français. Une confrontation toujours riche de sens, mêlant stéréotypes et vérités éternelles, non sans humour.

We the workers,  Huang Wenhai.

Un film sur les ouvriers en Chine, leur vie, leur travail, leurs difficultés, leurs luttes. Un film qui montre leur situation dans ce pays « communiste » qui s’est converti à l’économie de marché. Une situation qui n’a pas l’air d’être très différente de celle des ouvriers du monde capitaliste.

C COMME CONSTRUCTION – Mur

Le jardin de Jad, Géorgi Lazarevski, 2007, 61 minutes.

Jad est un vieil homme qui vit, au milieu de femmes en fauteuil roulant ou grabataires dans leur lit, dans une maison de retraite, plutôt un hospice, dénommé Notre Dame de la Douleur. Lui, comme il peut marcher, sans canne, il déambule dans les longs couloirs déserts ou dans les rues avoisinantes. Passe-t-il une vieillesse heureuse ? Il pourrait, si…

Si son pays n’était pas occupé ! Une occupation qui prend une tournure de plus en plus dure, modifiant considérablement les conditions de vie. Car à l’omniprésence de son armée, l’État d’Israël ajoute un mur, une « barrière de sécurité » comme il l’appelle. Une expression qui ne trompe personne en fait, et surtout pas les Palestiniens. Il s’agit bien purement et simplement d’un mur de séparation, reléguant les occupés de l’autre côté, leur interdisant le passage d’un côté à l’autre.

Le mur passe tout près de la résidence de Jad. Il ne peut pas l’ignorer. Même s’il reste quelque peu incrédule, étonné devant la monstruosité du projet. « Est-il haut » demande-t-il ? 9 mètres, effectivement, c’est haut. « Il passe où ?» poursuit-il. Partout lui est-il répondu. « Il sert à quoi ? » « A rien ». Tout est dit dans cet échange.

Le jardin de Jad ne montre pas à proprement parler les ouvriers construisant le mur. D’où cette impression qu’il s’érige tout seul, qu’il sort de la terre poussé par une puissance maléfique que rien ne peut arrêter. Le cinéaste s’arrête juste sur un incident qui pourrait être comique dans un autre contexte. Dans une de ses petites promenades aux abords de sa résidence, Jad  croise un immense camion qui transporte les blocs de béton du mur. Bloqué dans un tournant étroit de la rue, il tombe en panne. Impossible de repartir. Problème de moteur. Mais on pourrait tout aussi bien y voir un signe…

Le film s’ouvre sur une séquence qui résume à elle seule l’histoire de l’occupation de la Palestine. Une échelle en bois posée sur un mur. Des femmes qui, l’une après l’autres, franchissent grâce à elle, l’obstacle. Tout au long du film nous retrouverons ces échelles et ceux qui les escaladent pour passer, passer coute que coute, de l’autre côté. Car bien sûr ce franchissement est dangereux. L’un d’eux n’a pas la chance de passer inaperçu.  Arrivé de l’autre côté il stoppe, comme pétrifié. La caméra panote vers la droite et nous découvrons trois soldats en armes. Sans doute leur intiment-ils d’ordre, que nous n’entendons pas,  de les rejoindre, ce qu’il fait. Et il est emmené, on ne sait où, visiblement prisonnier.

L’occupation, en Palestine, c’est d’abord la suppression de la liberté de mouvement, de déplacement. Ce que concrétise de façon définitive, le mur. Dans l’hospice, un fils rend visite à sa mère, clouée dans son lit. Il raconte les difficultés qu’il a eues pour venir. Et exprime sa crainte : avec le mur il ne pourra sans doute plus venir du tout.

Le jardin de Jad est un film où la guerre est laissée hors champ. Pas de fusillade, pas d’éclatement de bombe, pas d’avion dans le ciel. Mais ce calme n’est bien sûr qu’apparent. Le mur, dans sa présence envahissante, est une violence silencieuse, tout aussi oppressante. Qui ne laisse personne en paix. Même pas la vieillesse.

C COMME CV – Grino Yerko

                                                                                                                                  

video.grino@gmail.com https://www.facebook.com/docgrino    https://www.youtube.com/user/MsParieur

                    Cadreur / Monteur / Réalisateur

                                                                                            COMPETENCES

Caméraman d’extérieur- Reportage 

Montage sur Adobe Première Pro CS6 et Final  Cut X

Camera Sony  HDV HVR-Z1

                                     EXPERIENCES PROFESSIONNELLES

2019                                 Eco-gestes 52′

2018                                 Jeter ? Pas question ! 52′

2017                              Réalisateur webdoc repaircafe-wedoc.com

                                       (sélectionné au festival du film d’éducation à Evreux, Normandie )

2016                                                       Réalisateur Film documentaire    Handi-voyages  52′    

2015                                                        Animateur / Réalisateur Atelier vidéo MJC Saint ramait Lyon                                                                                               

2015                                                       Réalisateur Film documentaire          Tennis, loin de Paillettes 52′

2014                                                       Réalisateur Film documentaire          Youtuber 52′

2013                                                       Réalisateur Film documentaire           Cyberpartage 52′

2012                                                       Réalisateur Film documentaire            Le Parieur ’26

Juin 2012                                              Caméraman                                            Video Danse Montpellier

Mars 2012                           Monteur                              HDCI Productions Paris

juin 2008 au janvier 2012   Caméraman et monteur                    Pages Jaunes..fr (reportages vidéo) Lyon

Juin 2005   au 2008                            Caméraman et  monteur                     Studio Albert Dayan Lyon

Mars à octobre 2003                          Caméraman                                           Chaîne de télévision Chilevision ( Chili  )

                                                          FORMATION

2017                     Formation   Web Documentaire, initiation longue , Vidéo Design, Paris

2011                     Formation   Réalisation et  écriture documentaire ,  CIFAP, Paris

2010                     Formation  Techniques et pratiques de prise de vues HD approndies,  Vidéo Design, Paris

2006                      Obtention du Master cinéma humanités et sciences humaines, mention  Arts,  Université, Lyon. 2

2003                       Licence de communication audiovisuelle,  mention cinéma   Ecole Arcos, Chili

         COMPETENCES  LINGUISTIQUES 

                                                         Espagnol: Langue maternelle

                                                         Français:   Courant

                                                         Anglais, Italien: intermédiaires

C COMME CV – François Zabaleta.

François Zabaleta est cinéaste, photographe et auteur dramatique.

Il a réalisé une quarantaine de films, fictions ou documentaires, tous formats confondus.

Parmi ses œuvres de fictions, LA VIE INTERMEDIAIRE (ACID, Cannes 2009), FUCK L’AMOUR (mention spéciale du jury au festival de Clermont Ferrand 2016)

 Une dizaine de ses films sont édités en DVD par les éditions L’HARMATTAN.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_Zabaleta

Œuvres documentaires :

Fin de séjour sur terre (court métrage) 2012

Sister Blood (court métrage) 2012

Mon objet préféré (long métrage) 2013

Le bâtard imaginaire (long métrage) 2013

Dernière danse, lettre à Pina B. (court métrage) 2016

La nuit appartient aux enfants (court métrage) 2016 Grand prix du festival DOC EN COURT

Travelling alone 2017 (moyen métrage)

Zéro figure (moyen métrage) 2017 prix du jury étudiant du festival INTERFERENCES

Couteau suisse (moyen métrage)

Le Magasin de Solitude (long métrage) 2019

Obsolescence programmée (court métrage) 2019

C COMME CV- Marion Gervais

Marion Gervais est autodidacte.


Ce sont les livres, la route et les voyages à travers le monde qui l’ont construite.


Elle a travaillé à 18 ans à Canal plus pour Michel Denisot et l‘émission « la Grande famille ». Elle a mis en forme les premiers zapping, avec Fabrice Eckerlé.


Pendant longtemps elle a alterné voyages et casting: elle a été directrice de casting pour de nombreux réalisateurs (J. Doillon, B. Podalydès, C. Denis, C. Ackerman…).


Son premier film, La bougie n’est pas faite de cires mais de flammes (26’, 2009) est réalisé dans le cadre des Ateliers Varan. Il suit une petite fille rom dans son quotidien entre les squats, l’école et la rue. Pour la revue documentaire d’Arte Cut Up, elle réalise également Cassandra (6’).


Anaïs s’en va-t-en guerre (52’, Quark – TV Rennes35, 2013) son premier film
documentaire long, est sélectionné dans de nombreux festivals, a reçu une étoile à la SCAM 2014 et a été vu plus de 800.000 fois sur internet.


Elle réalise en 2015 La bande du skatepark, une websérie documentaire pour
FranceTV Nouvelles Ecritures qui a eu le prix de la meilleure web série de l’année au Web Liège Festival 2016 ainsi que le prix du public au Web program festival de Paris 2016 et La Belle Vie ( 52’ Quark- TV Rennes, France 3 Bretagne en association avec France 3 et l’heure D) qui a eu le prix du jury au festival de Luchon 2017, le prix spécial du jury pour le meilleur documentaire régional européen CIRCOM 2017 ainsi qu’une étoile à la SCAM 2017.


Louis dans la vie ( 75’, Squaw productions, France 3 Bretagne en association avec France 3 et l’heure D) son dernier film, a été diffusé en juillet 2019.


C COMME CV -Daniela de Felice.


Réalisatrice / Monteuse

Daniela de Felice naît à Milan (Italie) en 1976.  Elle étudie le dessin et l’histoire de l’art à Novara. Puis à 17 ans, le bac en poche, elle quitte l’Italie pour étudier la « Narration Visuelle » à l’ERG de Bruxelles. C’est à ce moment qu’elle découvre le cinéma d’Alain Cavalier, dont la liberté et l’inventivité la bouleversent

2019 ➤ Réalisation de « mille fois recommencer » (en cours)
Projet lauréat d’une bourse Louis Lumière de l’INSTITUT FRANÇAIS / Ministère des Affaires Etrangères
Aide au développement et à la production de la Région Normandie et de la PROCIREP
Produit par Alter Ego Productions et Rosso Films.
Bourse Brouillon d’un rêve Scam.

Le film fait le portrait d’étudiants apprenant la sculpture sur marbre, en contrebas des carrières de Carrara. Le film est accueilli en résidence à Périphérie.

Réalisation de « où sont passées les femmes peintres »
Produit par La Blogothèque Productions pour ARTE

2018 ➤ Réalisation de « Angèle à la casse », sa première fiction,  en collaboration avec Matthieu Chatellier.
Produit par Senso Films – avec l’aide à la production de la Région Normandie, Région Nouvelle Aquitaine et Département Charente Maritime . Festival Off Courts – Trouville. Interprété par Antoine Chappey, Pauline Parigot et Mourad Boudaoud.

Montage de « à travers Jann » de Claire Juge – Novanima productions.

2016 ➤ Montage de « Les oiseaux de passage » d’Adrien Charmot
Production L’Atelier Documentaire
Montage de « La mécanique des corps » de Matthieu Chatellier
Production Alter Ego
Compétition CINEMA DU REEL 2016, Festival International DocTunis, à nous de voir Oullins,
Festival dei Popoli Florence

2015 ➤ Réalisation de « Encore Plus Sombre » 3’15
Film réalisé dans le cadre du film collectif « Darkness » pour le festival de Pampluna
Montage de « Hypersensibilité Aérienne » de Marie Famulicki / 52′ FR3
Montage de « La prunelle de mes yeux » de Tuyet Pham / 63′ FR3
Montage de « Le temps du Regard » de Jean Marie Vinclair / 59′

2014 ➤ Montage de « Sauf ici, Peut-être » de Matthieu Chatellier
Compétition CINEMA DU REEL 2014, Festival Itinérances ALES, Festival de LAMA, Cinéimaginaire, Festival Filmer le travail / Poitiers
Achat au Catalogue National d’Images en Bibliothèque.
Production du film « Poireau Perpétuel » Zoé Chantre (en cours)
en coproduction avec les Films de L’Astrophore / Françoise Widhoff et Alain Cavalier

2013 ➤ Réalisation « Casa »
« GOLDEN DOVE FOR ANIMATED DOCUMENTARIES »
AU 56EME FESTIVAL INTERNATIONAL DE LEIPZIG.
CINEMA DU RÉEL 2013 – MENTION SPIALE DU JURY DE L’INSTITUT FRANÇAIS PRIX DE LA COMPETITION FRANÇAISE
RENCONTRES CINÉMATOGRAPHIQUES DE CERBERE MENTION SPECIALE DU JURY
FESTIVAL ARCIPELAGO ROMA – MIGLIOR DOCUMENTARIO.
PRIX DU JURY AU FESTIVAL DES FILMS DE FAMILLE ST OUEN – ESPACE 1789
Intégré à la plateforme de l’INSTITUT FRANÇAIS pour sa diffusion à l’étranger.
Sélections : CINEMA DU REEL 2013, VISIONS DU RÉEL 2013, DOK LEIPZIG 2013, en Compétition Internationale Mediterranean Film Festival – Bosnia Herzagovina, aux Rencontres Cinématographiques de Gindou, Festival à Nous de Voir / Lyon, aux Rencontres cinématographiques de Laignes, au Festival Cinéréseaux Bordeaux, au festival de Vendôme, au Fesdob Blitta (Togo), Arcipelago Film,
Festival Roma, Cinémed Montpellier, Festival Terra di Cinéma, Festival du documentaire d’Aix en Provence,
Festival International du Documentaire de Taïwan, Anthropologies Numériques Le Cube Issy les Moulineux.
Aide à l’écriture et au développement de la Région Basse Normandie. Aide à la production de la Région Aquitaine. Aide au court métrage de la Région Basse Normandie, Aide au développement Media. Aide à
l’écriture du CNC – fond de l’innovation audiovisuelle. Contribution Financière Court Métrage CNC. Film monté en résidence à Périphérie / Centre de Création Cinématographie en Seine Saint Denis
Production Novanima / Tarmak
Production du film :
« St Saint-Pétersbourg / Notes sur la Mélodie des Choses » de Charlie Rojo.

2012 ➤ Réalisation, cadrage et montage « Rayons » installation vidéo
résidence d’artiste dans le cadre de Culture à l’Hôpital en Basse Normandie. Festival des anthropologies visuelles / Au Cube – Centre des Arts Numériques Issy Les Moulineaux (DRAC et Région Basse Normandie) Installation itinérante.
Réalisation « Diorama »
Résidence d’artiste au Lycée Allende Hérouville st Clair / (Rectorat et Région Basse Normandie)
Montage du film « le Guet » de Perig Villerbu 26′
Montage du film « Acteurs de Cristal » de Yannick Butel 52’
Assistante chef de file « Populaire » Long métrage de Régis Ronsard.

2010 ➤ montage de « Doux Amer » Matthieu Chatellier 76′
En compétition Cinéma du Réel 2011, Gindou, Festival de Vendôme, Mois du film documentaire, A nous de voir, Festival Risc …
Production Alter Ego / TV TOURS
Aide à la production des Régions Centre et Basse – Normandie.
Aide à la production du Centre National de la Cinématographie / Procirep Angoa /Périphérie
Première Assistante réalisatrice « De l’aube à l’aube »
25 min / court métrage de fiction de Sandrine Poget / Production Tarmak Films Aide à la production de la Région Franche Comté.

2009 ➤ montage de « Voir ce que devient l’ombre » Long Métrage documentaire de Matthieu Chatellier sur Fred Deux et Cécile Reims. 89′
En compétition au Cinéma du Réel 2011, Festival de Vendôme, Doc’ouest,
Mois du film documentaire. PRIX SCAM « meilleur film 2010 » , ÉTOILE SCAM, Festival ASOLO ART
FILM FEST – PRIX meilleure Biographie d’Artiste. Production Moviala Films / Tarmak Films / BIP TV
Aide à la production des Régions Centre et Basse Normandie.
Première assistante réalisatrice « La Mauvaise Graine » 18′ / court métrage de fiction de Bénédicte Pagnot. / Production Mille et Une Films

2008 ➤ réalisation « (G)rêve général(e) » 97′
Co – réalisation avec Matthieu Chatellier / Distribution ISKRA
Visions du Réel à Nyon (CH), Festival Regards sur le Travail à Bruxelles, Rencontres du Cinéma Documentaire Périphérie, Festival de Villedieu les Poêles, Rencontres Cinématographiques de Gindou, Ecran Libre à Lyon, Le Comptoir du Doc à Rennes, Corsica Doc à Ajaccio…
Sortie en salle en Allemagne par EYZ Media. Distribué en Italie par Documé.
Mois du film documentaire en Basse Normandie et en Bretagne en 2008 et 2009, 2011.
Long Métrage documentaire avec le soutien à l’écriture et à la production de la Région Basse Normandie.
Réalisation « Libronero » 19′
Projet lauréat d’une bourse d’aide à la création FIACRE du Centre National Arts Plastiques
PRIX DU PAVILLON au Festival Coté Court Pantin / Doc en Courts à Lyon, Paris/Berlin Hors Circuit, Les Inattendus Lyon, Traverse Vidéo Toulouse, Mostra Internazionale de Nuovo Cinema a Pesaro, Cent Soleils Orléans, Transat Vidéo Caen, rencontres du cinéma documentaire Périphérie, festival de Vendôme, Festival Off Courts à Trouville, Festival Rayon Frais à l’Elysée Biarritz à Paris, Sans Canal Fixe / Cinémas de riposte à Tours. Le comptoir du Doc à Rennes, Filmer l’intime : séminaire de Patrick Leboutte au Café des
Images à Hérouville, au cinéma J. Eustache de Pessac et Eldorado à Dijon. Proposé par l’Agence du Film Court dans le cadre du Mois du Film documentaire et du Jour le Plus Court. Festival Signes de Nuit Paris.

1998 2000
Membre du département Vidéo à FABRICA CINEMA auprès de Marco Müller et Oliviero Toscani. Projets en collaboration avec Amnesty International, UNCHR , Istituto Luce, Domus Magazine, Alessi, ID Magazine.
Publications dans Novum Magazine (Berlin), I-D Magazine (London), Abitare (Milano), La Repubblica (Roma), Il Corriere della Sera (Roma).

1999

Assistante réalisateur « Afterwards» de Gianfranco Rosi, fiction 15′, 35mm Sélection officielle Mostra de Venise – Festival de Rotterdam.

Réalisation « Coserelle », Vidéo 10mn, Prod AJC! Bruxelles – ( film de fin d’études) Festival Les Inattendus Lyon, Paris/Berlin Hors Circuit, Festival du Film de Bruxelles, Festival del Nuovo Cinema Pesaro, Le comptoir du Doc Rennes…
Réalisation « King Kong Mpeg » Fiction Animation 2′
Festival de la Cité des sciences de la Villette paris (Grand Prix du public & Grand Prix du jury)

2009 2018
Réalisation de 6 films de 26 ‘ pour la Voix des Femmes dans le cadre de la formation Mieux être / Bien-être films en collaboration avec Sophie di Stefano chorégraphe et l’équipe de la Voix des Femmes dans le Calvados

2000 2018
Enseignement – activités pédagogiques
Animation de nombreux ateliers de pratique artistique et pratique audiovisuelle dans des Lycées, Collèges, IUFM de Basse Normandie et Université de Caen. Animation et direction de projets artistiques avec des néophytes. Animation
d’ateliers de pratique artistique dans des Centres de Détention. Enseignement à l’Institut Métiers du Cinéma IMC à Cherbourg. Interventions à l’INSAS à Bruxelles, au Master Pro Documentaire de BORDEAUX 3 – Montaigne, à
l’ESEC Paris. Intervenante à Créadoc / Master 2 de réalisation documentaire à Angoulême / université de Poitiers.
Intervenante à l’Université d’Amiens
Co- Présidente du conseil d’administration du Cinéma CAFÉ DES IMAGES / Hérouville st Clair

1994 ➤ Diplomée au Liceo Artistico Statale – 50/60 (histoire de l’art – dessin)

1998 ➤ Diplomée à l’Ecole de Recherche Graphique ERG. Diplome pluridisciplinaire de Narration Visuelle –
Mention : Distinction.

1999 2000 Boursière à F A B R I C A
Centre de recherche sur la communication – dirigé par OlivieroToscani
Département vidéo & cinéma – dirigé par Marco Müller

2007 Ecole du Doc / Rencontres de Lavilledieu aux états généraux du documentaire de Lussas.
Workshops : Alan Fletcher – graphisme / James Victore – graphisme / John Maeda – web design / Marti Guixe – design / Gijs
Bakker, droog design – design / Stephan Sagemaister – graphisme / Marina Abramovic – body art / Wim Crowel – graphisme et
typographie.

Bilingue – Italien et Français. Anglais – notions.
Permis de conduire B

C COMME CV – Abbas Fahdel

Abbas Fahdel est né à Babylone, en Irak.

 Après avoir étudié le cinéma en France (sous la direction notamment de Jean Rouch, Eric Rohmer et Serge Daney) il a tourné en 2002 son premier documentaire, Retour à Babylone, dans lequel la situation dramatique de l’Irak constitue la toile de fond d’une enquête introspective.

En 2003, il retourne en Irak et découvre un pays livré au chaos et secoué par la violence engendrée par l’occupation américaine. Ce moment historique constitue la matière de son deuxième film documentaire, Nous les irakiens.

 En 2008, il tourne en Egypte le long métrage de fiction « L’Aube du monde », interprété notamment par Hafsia Herzi et Hiam Abbass, et dans lequel il rend compte de l’impact de la guerre du Golfe dans une région isolée du sud de l’Irak.

En 2015, son documentaire monumental « Homeland: Irak année zéro » est récompensé dans une vingtaine de festivals (Visions du Réel, Locarno, Yamagata, Montréal… )

En 2018, son long métrage de fiction «Yara», tourné dans une vallée isolée au nord du Liban, est sélectionné dans nombreux festivals: Locarno, Mar del Plata, Gijon, AFI FEST…

En 2019, son nouveau long métrage documentaire, Bitter Bread, qui a pour sujet la vie quotidienne dans un camp de réfugiés syriens au Liban, est présenté en première mondiale au festival de New York.