1.Je côtoyais une personne qui faisait souvent référence à un homme qui pouvait la conduire partout quand elle le voulait, sur demande. Elle parlait de ce Paul comme d’un homme qui a dédié sa vie à servir les femmes ; un Simp comme on appelle dans le monde BDSM. Je l’ai contacté et lui ai demandé de venir me raconter sa vie et sa relation avec le monde des kinks comme on dit communément. Je lui ai proposé une approche de documentaire d’observation. Il a accepté. Paul aime l’attention et documente sa vie au quotidien sur Instagram.
2.Il s’agit d’une production à micro-budget hors de tout financement public. J’ai investi de ma poche avec une assistance des producteurs La COOP Vidéo de Montréal. À la toute fin, nous avons montré un montage à la SODEC, le Ministère de la Culture. Ils nous ont octroyé une aide en postproduction pour terminer le film.
3.Nous étions très souvent seuls, en équipe de deux personnes, avec Paul le protagoniste. Tournage très intimiste comme le film en témoigne. J’y ai intégré quelques éléments de fiction. Le tournage s’est échelonné sur environ 6 mois pour un total d’environ 18 jours seulement.
4.Mon travail est suivi par les festivals internationaux donc j’ai eu la chance de vivre la Première mondiale à la Berlinale dans la section Panorama (février 2025). Au Québec, le film a bénéficié de quelques projections, majoritairement à Montréal. La société Syndicado (aujourd’hui Veritas) s’est occupée des festivals internationaux. PAUL a été montré dans environ 45 festivals depuis son lancement (dont Cinéma du Réel à Paris).
