Origine du film
Il y a plus de dix ans, j’ai appris l’existence d’un rapport aux archives militaires de Vincennes racontant la mission du capitaine Belmont en Indochine. J’ai mis deux ans avant de l’obtenir. J’ai trouvé ce texte romanesque, très « Conradien ». Mais il n’existait ni film, ni photo et tous les témoins étaient morts. J’ai décidé de l’adapter.
Production
Personne ne voulait le projet. Deux ans de démarches. Alors j’ai acheté une caméra, la moins chère du marché, 165 euros. Et j’entrepris de tourner. Au bout de deux ans de tournage, FranceTV l’a accepté. Le tournage était achevé, un producteur m’a accompagné, et plein de partenaires se sont joints à nous : l’EcpaD, la Dicod, l’Arrac, la Procirep.
Réalisation
Kubrick avait filmé « Full metal jacket” à 20 kms de Londres. J’ai film chez moi sur ma terrasse. En macro et longue focale. J’ai filmé avec le zoom puissant de ma caméra tout ce qui me tombait sous la main : terre, cendres, feuilles de rosée, toiles d’araignée, os de poulet, pourriture. Puis j’ai confectionné des cercueils miniatures, brulé des squelettes en plastique et fabriqué des canons. Toute ma réserve de métaux rouillés. Pour les « espaces » j’avais repéré sur mon lieu de vacances aux Antilles des mamelons propres à figurer les collines de Dien Bien Phu. Quelques subjectifs avec une serpe à la main dans la Drôme. Je connais Dien Bien Phu, la végétation est la même. Il était inutile de s’y rendre car plus rien n’est intact. J’ai en parallèle fait des recherches sur les livrets des 8 cadavres découverts dans divers fonds de l’armée. J’ai travaillé avec un guitariste pour la bande son.
Distribution
Il a été diffusé sur France3 et a bien trouvé son public. Pessac en Histoire ne l’a pas pris. Chalons en Champagne spécialisé dans l’Histoire militaire non plus, le FipaDoc non plus. Il a été projeté au Figra et à deux doigts de l’emporter. J’aurais aimé de plus nombreuses projections. Personne ne s’y est employé.
