Parcours Documentaire: Manuela Frésil.

Le travail en abattoir, des enfants exilés, la marginalité, trois étapes du cinéma documentaire de Manuela Frésil.

L’abattoir

La cinéaste nous montre toute la difficulté du travail en abattoir, le côté répétitif, les dommages physiques qu’il occasionne et le retentissement tout aussi douloureux au niveau psychique de la présence constante de la mort.

Entrée du personnel. 2011, 59 minutes

Enfants exilés.

Le bon grain et l’ivraie est un film sur des enfants maltraités. Pas par leurs parents, qui visiblement sont des parents aimants et font tout ce qu’ils peuvent pour eux. Mais ils sont maltraités par la vie, par la société, par le monde des adultes qui font la guerre dans leur pays. Un pays qu’ils ont dû quitter avec leurs parents venus demander l’asile en France. Comment peuvent-ils grandir, se développer harmonieusement alors qu’ils sont sans cesse ballottés d’un lieu d’hébergement à un autre ?

Le bon grain et l’ivraie, 2018, 94 minutes

La marginalité.

Un petit groupe de marginaux, qu’on pourrait dire déclassés. En tout cas ils ne travaillent pas. Ils habitent dans des lieux quelque peu délabrés. Seraient-ils ces pauvres dont parle le titre du film ? Tout au long du film, on va suivre leurs occupations. Jouer aux échecs ; cueillir des fleurs d’acacia pour faire des beignets, ramasser des châtaignes pour les vendre. Faire un barbecue au bord de la rivière. Et ainsi de suite. Il ne se passe pas grand-chose de plus dans le film. Un film lent. Presque vide. Rempli de rien. Sauf que ce petit groupe de personnage a une âme.

L’argent ne fait pas le bonheur des pauvres. 2020, 59 minutes.

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Par jean pierre Carrier

Auteur du DICTIONNAIRE DU CINEMA DOCUMENTAIRE éditions Vendémiaire mars 2016. jpcag.carrier@wanadoo.fr 06 40 13 87 83

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