Art de rue à Kinshasa

Système K. Renaud Barret, France, 2019, 94 minutes.

Ils ont non Freddy, Béni, Flori, Junior, Géraldine, Strombo, MajestiK… Ils sont jeunes, ils vivent à Kinshasa, en République Démocratique du Congo.

Ils vivent dans la rue. Le chaos de la rue. Et ils font de l’art. De l’art pour survivre.

C’est un art qui naît à partir de rien. Un art fait de récupérations, de déchets, de détritus. Des sculptures, des masques, des personnages et même des tableaux. Et le tout donne lieu à des performances. Qui illumine les rues. Parmi la foule des gamins curieux et la circulation anarchique des deux-roues et des voitures. Une effervescence incroyable. L’Afrique. La vraie

« Nos œuvres se nourrissent du chaos », dit Freddy. L’art ici est un acte de résistance. D’ailleurs, les autorités ne s’y trompent pas, qui viennent comme par hasard faire des coups de filet et embarquer même de simples spectateurs.

«  L’art est partout », dit un autre de ces artistes ? Une roue de vélo, une machine à écrire hors d’usage, des boîtes de conserve vides, des crânes de singe. Pour en faire de l’art, il y faut beaucoup d’imagination. Et de travail. Et les résultats sont toujours surprenants. Stupéfiant, même souvent.

 Le film de Renaud Barret nous plonge dans cette folie créatrice, sans commentaire. La parole des artistes se suffit à elle-même. Il nous fait appréhender cette vie inimaginable pour notre confort occidental. Une vitalité sans frein. Malgré des conditions de vie de plus en plus dégradées.

Un hommage à la jeunesse, à la créativité artistique.

Une conclusion : « L’art apporte l’espoir » On ne peut être plus optimiste 

Published
Categorized as Patrimoine
Avatar de jean pierre Carrier

Par jean pierre Carrier

Auteur du DICTIONNAIRE DU CINEMA DOCUMENTAIRE éditions Vendémiaire mars 2016. jpcag.carrier@wanadoo.fr 06 40 13 87 83

Laisser un commentaire