P COMME PORTRAIT – Filmographie 3

Troisième partie L-V

Lembro mais dos corvos (Je me souviens des corbeaux), Gustave Vinagre, Brésil, 2017.

Julia Katharine, née au Brésil de père japonais, transgenre. Une vie qui n’entre pas vraiment dans les normes les plus courantes. Que ce soit dans ses relations familiales ou dans la société

 

L’expérience Blocher de Jean-Stéphane Bron

Blocher, un homme politique entièrement convaincu, sans l’ombre d’une hésitation, de la véracité des idées qu’il défend, des thèses populistes, intolérantes et xénophobes, telles qu’on les retrouve soutenues par tous les partis d’extrême droite en Europe.

 

Le Libraire de Belfast. Film de Allesandra Celesia

John est libraire à la retraite. Pendant 40 ans, il a vendu des livres, avec passion. Les livres c’est sa vie.  Il les bichonne encore, recolle les couvertures déchirées. Il leur parle comme à des enfants. Ce sont ses enfants

 

Lucebert temps et adieux. Film de Johan Van der Keuken.

Poète et peintre néerlandais mort en 1994, auteur d’une œuvre peinte et dessinée extrêmement créative.

 

Lullaby to my father. Film d’Amos Gitai

Le père du cinéaste, Munio. Son parcours, de la Pologne natale avant-guerre, jusqu’à Israël avant même la création de l’État juif, en passant par l’expulsion de l’Allemagne et l’exil en Suisse. Et la formation en architecture au Bauhaus, qui restera la référence essentielle de toute une carrière professionnelle.

 

Madame Saïdi. Film de Bijan Anquetil.

Elle n’est pas une femme comme les autres femmes d’Iran. Car c’est une mère de Martyr. Son fils Reza a été tué sur le front de la guerre Iran-Irak. Une situation dont elle tire un prestige certain. Et même une certaine fierté.

mallé 3

Mallé en son exil. Film de Denis Gheerbrant.

Un malien exilé à Paris depuis presque 30 ans, vivant dans un foyer en banlieue où il retrouve sa communauté. Malgré toutes ces années, il garde présentes en lui les valeurs propres à sa culture.

 

Maman Colonelle. Film de Dieudo Hamadi

         Colonelle dans la police, elle met ses quelques ressources militaires (un petit groupe de policiers) au service de la cause de ces femmes qui dans la situation actuelle du pays (la RDC) ont le plus grand besoin d’aide et de protection.

 

Marina Abramovic. The artist is present. Film de Matthew Akers.

Surnommée « la grand-mère de la performance », Marina est une artiste d’origine serbe mondialement connue et reconnue pour ses créations, des « performances », dans lesquelles elle a toujours mis en jeu son propre corps, souvent de façon violente.

 

Michel Petrucciani. Film de Michael Radford.

Célèbre pianiste de jazz (1962-1999), sa vie est marquée par un handicap de naissance (Michel atteint de la maladie des os de verre ne grandira pas et son espérance de vie est limitée) et par une carrière musicale époustouflante. Une vie marquée aussi par la volonté farouche du musicien de vivre pleinement sa vie, même si cela ne va pas sans des excès qui ne pouvaient qu’accélérer une fin inéluctable.

 

Mimi. Film de Claire Simon.

La grande force de cette femme « pas comme les autres », ce sera d’arriver à faire accepter son homosexualité, cet inimaginable, non pas peut-être de le faire vraiment comprendre par tous, mais de le faire accepter comme une façon de vivre comme les autres.

 

La Mort de Danton, film d’Alice Diop.

Steve, noir, banlieusard du 9-3 et par ailleurs élève du cours Simon, une prestigieuse école de formation de comédiens. Devenir acteur, pour lui comme pour bien d’autres, demande efforts et persévérance. Pour lui plus particulièrement. En fonction de son origine bien sûr. Mais surtout en fonction de sa position sociale et culturelle, de jeune issu de la banlieue.

 

Mourir? Plutôt crever! Film de Stéphane Mercurio.

Siné, dessinateur humoristique et provocateur. A 80 ans, il est toujours aussi révolté que dans sa jeunesse, contre toutes les formes d’abus de pouvoir, et contre le pouvoir tout court, de l’armée au clergé.

 

Nanook of the north. Film de Robert Flaherty.

Le premier “héros” de l’histoire du cinéma documentaire.

 

Ne change rien. Film de Pedro Costa.

Une chanteuse, Jeanne Balibar, une actrice qui devient chanteuse, une chanteuse qui reste actrice mais qui aime la chanson autant que le théâtre et le cinéma.

 

Ne m’oublie pas. Film de David Sieveking.

A 73 ans, Gretel est frappée par la maladie d’Alzheimer. Pendant deux ans, son fils David va filmer la progression de la maladie. Surtout, il va s’occuper d’elle pour essayer de retarder cette progression.

 

Nick’s movie. Film de Wim Wenders

Nicolas Ray, cinéaste, dont les films les plus célèbres sont La Fureur de vivre et Johnny Guitar. Ray a joué comme acteur dans un des films de Wenders et ce fut le début de leur amitié. Maintenant, Nick est malade. Atteint d’un cancer, il est très affaibli. C’est donc le film sur les derniers jours d’un homme ; film sur la mort d’un ami ; film testament d’un cinéaste.

 

Oncle Yanco. Film d’Agnès Varda.

L’oncle d’Amérique, rencontré lors d’un séjour à San Francisco. Un hyppie qui vit au milieu d’une multitude de jeunes gens aux cheveux longs dans une maison lacustre dans le faubourg aquatique de Sausalito. Un son oncle peintre. Il nous présente ses toiles, filmées en gros plans fixes, de façon toute simple.

 

Pauline s’arrache. Film d’Emilie Brisavoine.

Une adolescente en sa famille. Les rapports compliqués, souvent conflictuels, avec son père. Le désir d’émancipation.

 

Peggy Guggenheim, la collectionneuse. Film de Lisa Immordino-Vreeland

Une addiction à la peinture, une passion dévorante qui consume toute la vie de cette jeune fille de bonne famille d’abord, et de cette femme d’âge mûr ensuite, jusqu’à sa mort.

 

Pierre Rahbi. Au nom de la terre. Film de Marie-Dominique Dhelsing

Un humaniste, un amoureux de la vie et de la Terre, un optimiste raisonné mais qui croit à l’avenir. Porte-drapeau d’une pensée écologique en actes, impliquée dans l’action concrète sur le terrain beaucoup plus que dans la revendication contestatrice ou les méandres du jeu des partis politiques.

 

Le plain pays, d’Antoine Boutet. 2009, 58 minutes.

Un homme seul, qui vit dans la forêt, dans une sorte de cabane où règne un désordre quasi absolu.

Portraits. Série documentaire d’Alain Cavalier

La Matelassière, La Fileuse, La Trempeuse, L’Orangère, La Brodeuse, La Dame lavabo, La Relieuse, La Bistrote, La Canneuse, La Repasseuse, La Rémouleuse, La Maître-verrier. La Gaveuse, La Romancière, La Roulotteuse, La Fleuriste, La Cordonnière, La Marchande de journaux, L’Opticienne, La Souffleuse de verre, L’Illusionniste, L’Accordeuse de piano, La Corsetière, L’Archetière, des petits métiers de femme, appelés à disparaître.

Portrait of Jason, Film de Shirley Clarke.

Gay, prostitué, « garçon à tout faire » chez de riches bourgeoises, son projet, c’est de monter un one man show. Un projet sans cesse repoussé, malgré les contributions financières qu’il réussit à obtenir. Mais ne vaut-il pas mieux qu’il reste à l’état de projet, pour lui permettre de se projeter dans l’avenir.

 

Le Président. Film d’Yves Jeuland.

Un homme politique présenté comme « hors normes », physiquement diminué, se déplaçant difficilement et toujours avec une canne où s’appuyant sur l’épaule d’un de ses proches, mais « fort en gueule », tenant tête aux journalistes qui essaient de le pousser dans ses retranchements et possédant un fort pouvoir de séduction des foules.

 

Roland Dumas, le mauvais garçon de la République de Patrick Benquet.

Une ambition que rien n’arrête, surtout pas les règles ou même peut-être les lois. Avec lui politique et moralité n’ont rien à voir l’une avec l’autre.

 

Salvador Allende. Film de Patricio Guzmán.

Enfant bagarreur selon la fille de sa nourrice. La relation avec ses parents ? C’est surtout son grand-père, fondateur de la première école laïque au Chili et franc-maçon qui l’a marqué explique un de ses amis d’enfance. Son père comptait moins pour lui mais il avait une immense affection pour sa mère. Ses qualités ? Tous s’accordent sur son sens de l’humour, son côté bon vivant et la vitalité dont il débordait.

 

El Sicario. Chambre 164. Film de Gianfranco Rosi

Un exécutant des basses besognes au service d’un patron dont les ordres ne se discutent jamais. Depuis son recrutement sur les bancs de la fac, el Sicario a enlevé, séquestré, torturé, étranglé, exécuté un nombre considérable de victimes.

 

Sugar Man. Film de Malik Bendjelloul

Sixto Rodriguez , chanteur auteur compositeur interprète. Il a enregistré deux albums au début des années 1970 aux États-Unis. Ses albums n’ont eu aucun succès et Rodriguez a toujours été un parfait inconnu en Amérique. Sauf que ses chansons ont connu un sort tout à fait exceptionnel en Afrique du Sud. Connues de tous les jeunes Afrikaners, elles sont devenues la référence populaire de la lutte contre l’apartheid.

 

Sur le quai, un film de Stephan Mihalachi, France, 2016, 65 minutes

Marie Depussé, une des soignantes, psychanalyste et écrivaine de la clinique de La Borde.

 

Le tombeau d’Alexandre. Film de Chris Marker.

Alexandre Medvedkine, cinéaste russe (1900-1989), auteur du film devenu « culte », Le Bonheur, un des derniers films muets (il date de 1934) de la grande époque du cinéma soviétique.

 

Toto et ses sœurs. Film de Alexander Nanau.

Son père est absent et le film ne l’évoque que pour mentionner son absence. Sa mère est en prison pour trafic et usage de drogues et sa sœur ainée, totalement droguée, ne semble échapper à la justice que provisoirement. Il n’y a que sa seconde sœur à laquelle il peut un peu se raccrocher. Mais ils ne peuvent tous les deux échapper au pire qu’en quittant leur maison – le taudis investi par les drogués dans lequel Toto essaie de dormir – pour se réfugier dans un orphelinat.

 

Valentina. Film de Maximilian Feldmann.

Le réalisateur a choisi de se centrer sur une enfant de 10 ans, et d’adopter en quelque sorte son point de vue sur sa vie et sur sa famille, que d’ailleurs elle nous présente les uns après les autres, père et mère et toute une série -7 ou 8 – de frères et sœurs, surtout des sœurs d’ailleurs. Mais la famille n’est pas au complet, car les ainés ont été arrêtés par la police pour mendicité sur la voie publique et placés dans un foyer

 

Le vénérable W. Film de Barbet Schroeder.

Moine bouddhiste, dénommé Wirathu, qui s’est fait une renommée en Birmanie par ses discours de haine contre les musulmans, appelant au meurtre et au massacre à leur encontre.

Marceline Loridan Ivens

La vie Balagan de Marceline Loridan-Ivens. Film d’Yves Jeuland.

Ecrivaine et réalisatrice, Marceline Loridan-Ivens est à n’en pas douter une grande dame du cinéma mondial, de par son œuvre personnelle mais aussi du fait de sa collaboration avec son compagnon, Joris Ivens.

 

Le Voyage de Monsieur Curlic Film de Anca Diaman.

Citoyen roumain, M. Crulic part en voyage pour rejoindre sa fiancée en Italie en passant par la Pologne. À Cracovie, il est accusé à tort d’avoir volé le portefeuille d’un juge. À tort, puisqu’il était le jour du vol à Milan. Mis en détention provisoire, incarcéré, il va entreprendre une grève de la faim pour clamer son innocence. Mais, malgré la dégradation lente et régulière de son état de santé, malgré les lettres qu’il adresse de sa prison à tous ceux qui devraient être concernés par son sort, il n’arrive pas à alerter qui que ce soit. La mort annoncée de Crulic est inéluctable

Auteur : jean pierre Carrier

Auteur du DICTIONNAIRE DU CINEMA DOCUMENTAIRE éditions Vendémiaire mars 2016. jpcag.carrier@wanadoo.fr 06 40 13 87 83

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