P COMME PERSONNAGES FEMININS INOUBLIABLES – Liste 1.

Il n’y a pas que dans la fiction que nous rencontrons ces personnages de femmes, jeunes ou plus âgées, qui nous émeuvent et que nous évoquons toujours avec tendresse et admiration. Le documentaire n’a-t-il pas le pouvoir de les rendre éternellement vivantes.

A suivre.

Ayi, dans Ayi de Marine Ottogalli, Aël Théry

Une femme chinoise. Un nom commun pour toute identité : Ayi. Originaire de la campagne, elle est venue en ville pour travailler, gagner un peu d’argent pour survivre. Cela fait 16 ans qu’elle travaille et vit à Shanghai. Le film insiste sur ses qualités. Travailleuse, elle ne rechigne jamais au travail. Généreuse, elle offre souvent à manger à ceux qui sont plus pauvres qu’elle. Sociable, dans le quartier elle a ses amies, qu’elle aide autant qu’elle peut. Bref un personnage positif, attachant.

Anne Gruwez. Dans Ni juge ni soumise de Jean Libon et Yves Hinant.

Juge d’instruction bruxelloise, un personnage hors du commun, mais possédant des côtés attachants malgré ses provocations et sa tendance à se sentir bien supérieure au simple mortel ; un personnage qu’on suivra tout au long du film dans sa vie, professionnelle en l’occurrence, ce qui n’interdit pas quelques incursions dans son intimité privée.

Chantal Birman, dans A la vie d’Aude Pépin.

Une sage-femme près de la retraite.Le portrait que Aude Pépin lui consacre est un hommage à son dévouement, à son engagement auprès des femmes, surtout celles qui viennent d’accoucher et qui vont entamer cette nouvelle vie avec un bébé. Dynamique, toujours gaie, son rire est communicatif. Devant tous les petits – et grands – tracas du métier de mère, elle rassure, réconforte, soutien. Un féminisme en acte, qui respire l’espoir.

Honorine dans Maman Colonelle de Dieudo Hamadi

Une femme colonelle dans la police qui met ses quelques ressources militaires (un petit groupe de policiers) au service de la cause de ces femmes qui dans la situation actuelle du pays (la RDC) ont le plus grand besoin d’aide et de protection.

Lily dans Le journal d’une femme sourde de Frank Cassenti

Lily a perdu l’audition à la suite d’une maladie. Ce qui lui manque le plus dans ce monde du silence qui est le sien dorénavant, c’est la musique. Pourra-t-elle un jour retrouver les sensations qu’elle éprouvait alors.

Madeleine dans Va, Toto de Pierre Creton

Madelaine, recueille chez elle, dans la campagne normande, un petit marcassin nouveau-né, dont la mère a été tuée par les chasseurs. Elle l’élève au biberon : attendrissant. Mais la loi interdit de garder chez soi des animaux sauvages. Pour les chasseurs, le sanglier est un animal nuisible. Il faut l’exterminer. Pourtant Madeleine s’attache à Toto, qui la suit partout. Jusqu‘au jour où le garde-chasse viendra pour l’enlever à sa mère adoptive.

Malika dans 143 rue du désert de Hassen Ferhani

La patronne d’un petit bar, une buvette plutôt, perdue sur la route en plein désert algérien. Elle sert du thé et des omelettes aux routiers qui s’arrêtent là, par habitude ou parce qu’il n’y a rien d’autre. Une vieille femme à la carrure imposante, assise le plus souvent à une table -la seule de la pièce – où se joignent à elle ceux qui font halte ici.

Marie-Pierre Pruvot née Jean-Pierre dans Bambi. Film de Sébastien Lifshitz.

Jean-Pierre, un prénom qu’elle n’a jamais supporté, comme sa qualité de garçon et tout ce que cela supporte. Une vie mouvementée, qu’elle raconte en toute simplicité, sans effets d’aucune sorte, sans faire le moindre éclat. Depuis la petite enfance en Algérie jusqu’à la retraite de professeur de l’éducation nationale, en passant bien sûr par sa carrière d’artiste de cabaret parisien sous le pseudonyme de Bambi qui la rendit célèbre.

Odette Fanny Bernstein dans Assassinat d’une modiste de Catherine bernstein

Née en 1901 à Neuilly, dans une famille aisée, elle quittera ses parents à 23 ans et aura la hardiesse, non seulement de voler de ses propres ailes, mais surtout de fonder une entreprise artisanale. Modiste installée à Paris près des Champs Elysées,elle prendra le nom de Fanny Berger et deviendra riche et célèbre grâce à la création de chapeaux qui firent la mode avant-guerre et même au début de l’occupation.

Svetlana Geier dans La femme aux cinq éléphants de Vadim JENDREYKO

Traductrice d’origine ukrainienne, elle vit en Allemagne et traduit le russe en allemand. Et tout particulièrement, elle traduit Dostoïevski. Cinq des plus grands romans de Dostoïevski, ses cinq éléphants : Crime et châtiment, L’Idiot, Les Démons, L’Adolescent et Les Frères Karamazov. Toute une vie pour devenir « la voix de Dostoïevski ».

Publié le
Classé dans P Marqué

Par jean pierre Carrier

Auteur du DICTIONNAIRE DU CINEMA DOCUMENTAIRE éditions Vendémiaire mars 2016. jpcag.carrier@wanadoo.fr 06 40 13 87 83

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