Au cirque

En équilibre. Antarès Bassis, Pascal Auffray. 2017, 52 minutes.

Contexte

Un cirque et un couple. Un couple qui travaille dans ce cirque. Lui est porteur ; elle voltigeuse. Debout sur ses mains à lui, elle saute, fait un salto, un double salto peut-être, et retombe sus ses mains à lui, d’où elle est partie. Le public applaudit, très fort.

Enjeux

Comment arriver à la perfection ? Comment ne pas tomber ? Comment toujours réussir, même le plus difficile, même le plus audacieux ? En s’entrainant bien sûr. Sans arrêt. Tirer bénéfice de ses échecs. Car c’est bien sûr à l’entrainement qu’on ne réussit pas toujours. La vie du cirque se déroule, immuable. Des répétitions-entrainement au spectacle et à nouveau l’entrainement. Juste le temps de monter et démonter le chapiteau. Mais la vie du cirque, ici, c’est aussi la vie du couple. Elle est enceinte. Elle doit arrêter ces sauts dangereux. Mais le spectacle lui, ne peut pas s’arrêter pour autant. Alors on trouve une remplaçante, qui reprend le numéro.

Personnages.

Un couple donc, Victor et Kati. Omniprésent, le film est construit sur eux. Sur leur vie de travail0 Assez peu cependant sur leur vie intime. Quand ils communiquent, c’est sur le spectacle, les réactions du public. « un public qui applaudit debout un dimanche après-midi, c’est rare ». La satisfaction du travail bien fait. Des personnages sympathiques donc. A qui on souhaite le plus grand succès possible dans leur spectacle. Un succès amplement mérité.

Évaluation

Le film montre bien, comme on pouvait s’y attendre, la dureté du travail pour les artistes du cirque. La réussite ne peut être que le fruit du travail. Rien ne se fait au hasard. Rien n’est dû au hasard. Le film peut bien alors magnifier le spectacle de nos deux artistes. Mais il n’en propose pas une captation. La dernière séquence, magnifique, filmant le coupla comme on ne l’avait pas vu jusqu’ici, comme on ne le voyait pas dans les répétitions, est une vraie séquence de cinéma, un grand morceau de cinéma. On n’est plus dans le cirque. On est dans un film, où la beauté des corps, de leurs mouvements, résulte de la prise de vue et du montage. Au cinéma, contrairement au cirque, on ne se lève pas pour applaudir. Pourtant cette dernière séquence le mériterait, tant l’émotion qu’elle suscite est intense. Et elle donne très fortement envie aller au cirque.

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Par jean pierre Carrier

Auteur du DICTIONNAIRE DU CINEMA DOCUMENTAIRE éditions Vendémiaire mars 2016. jpcag.carrier@wanadoo.fr 06 40 13 87 83

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