Hélène Trésore Transnationale. Judith Abitbol ,2025, 94 minutes.
Un film d’amitié. Une amitié de longue date entre la cinéaste et son personnage. Une amitié qui transforme les entretiens en dialogue et non pas en questionnement. Et ce plan récurrent. Une silhouette de dos dans un escalier, devant une porte, la main qui atteint la sonnette. La porte s’ouvre. « , Ah. C’est toi Judith entre ».
Un film de souvenirs au présent. Le passé n’est pas mort. Aucun oubli. Une biographie avec ses étapes, la prostitution, le journalisme à libération, la radio à France Culture. La traversée d’une époque. Rien à regretter, tout est bon dans cette vie. Le P.H.A. R., Gazoline. Act Up.
Un film d’engagement, de lutte. Pour la reconnaissance. Auprès du mouvement LGBTQIA+. En un mot, un film QUEER.
Un film féminin pourtant. Fait par une femme. Pour une femme, doit-on dire changement de sexe ou changement de genre ? Et puisque l’on parle de changement, pourquoi est-il si difficile de changer de prénom ? Sans parler de la carte d’identité.
Un film de poésie, la poésie des images, celles de la nature, les fleurs jusqu’aux herbes, la vie rural et même dans les rues de Paris.
Un film de sérénité. Celle de l’âge. Du devoir accompli.
Un portrait, donc un hommage. Et un « exercice d’admiration » pour reprendre la formule de Vincent Dieutre.
HH, Hélène Azéra.
