C COMME CHINE

Dans le cinéma le plus récent, ce sont les évolutions, surtout économiques, que connaît le pays, avec les transformations du paysage mais aussi et surtout les conséquences dramatiques pour la population, les ouvriers en particulier, qui intéressent le plus les cinéastes, à l’image de Wang Bing qui consacre un film de plus de 9 heures pour rendre compte du phénomène (A l’ouest des rails).

Voir : 24 City de Jia Zhang-Ke (2008), À l’ouest des rails de Wang Bing (2003), L’Argent du charbon de Wang Bing (2009), Paysages manufacturés de Jennifer Baichwal (2007), Useless de Jia Zhang-Ke (2007), Trois sœurs du Yunnan de Wang Bing (2012), Sud eau nord déplacer d’Antoine Boutet (2014)

La Chine nouvelle est aussi scrutée à travers des films sur le fonctionnement de la police et de la justice (Crime et Châtiment de Zhao Liang, 2007, et du même, Pétition, la cour des plaignants, 2009)

Wang Bing nous donne une vision particulièrement forte de l’hôpital psychiatrique qui enferme aussi bien les opposants que les malades mentaux : A la folie (2013)

L’art est abordé dans sa dimension contestatrice et la répression qui en résulte (Ai Weiwei, never sorry de Alison Klayman, 2012).

Le problème de l’usage de la drogue chez les jeunes oisifs fait l’objet d’un film de Zhao Liang, Paper Airplane (2001)

Le commerce international (la Chine est de plus en plus omniprésente en Occident) est abordée par la cinéaste française Ariane Doublet qui consacre un film sur les transactions entre les agriculteurs normands producteurs de lin et l’industrie chinoise du textile (La Pluie et le beau temps, 2011))

D’un point de vue historique on peut revoir les « classiques » que sont devenus les films réalisés par des occidentaux sur la Révolution culturelle et la Chine de Mao :

Comment Yukong déplaça les montagnes de Joris Ivens et Marceline Loridan (1976), La Chine de Michelangelo Antonioni (1972), Dimanche à Pékin de Chris Marker (1956).

Dans le cinéma chinois, la dénonciation des crimes commis à cette époque est encore rare, mais d’autant plus percutante :

Fengming. Chronique d’une femme chinoise de Wang Bing (2007)

         A signaler enfin, ce film tout à fait inclassable : L’Homme sans nom de Wang Bing (2009)

 sud eau nord déplacer

 

 

 

Auteur : jean pierre Carrier

Auteur du DICTIONNAIRE DU CINEMA DOCUMENTAIRE éditions Vendémiaire mars 2016. jpcag.carrier@wanadoo.fr 06 40 13 87 83

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