A COMME ALGERIE (suite)

La guerre vue par les enfants, pas ceux qui la font, ceux qui la subissent.

         Yann Le Masson a été officier parachutiste ; il s’engage dès 1958 pour la cause de l’indépendance algérienne et devient un « porteur de valise » du FLN. Le film qu’il consacre en 1961 à l’Algérie, J’ai huit ans, sera interdit de diffusion sur le territoire français, mais diffusé clandestinement. Ce petit film de neuf minutes nous montre en gros plan des visages d’enfants algériens muets. Puis ce sont leurs dessins qui occupent l’écran, des dessins où domine le rouge du sang et de la mort, au milieu des armes et des militaires. En voix off, ces enfants racontent. Dans leur français parfois hésitant, ils évoquent les actes de guerre de l’armée française, les arrestations, les exécutions. Toute la terreur qu’ils ressentent. Une dénonciation particulièrement forte de la guerre, de cette « sale » guerre qui n’a pas toujours osé dire son nom.

J’ai huit ans de Yann Le Masson, 1961.

 Lire sur le blog : dicodoc.wordpress.com/2016/06/06/a-comme-algerie

Auteur : jean pierre Carrier

Auteur du DICTIONNAIRE DU CINEMA DOCUMENTAIRE éditions Vendémiaire mars 2016. jpcag.carrier@wanadoo.fr 06 40 13 87 83

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s