E COMME ENTRETIEN – Cinthia Rajschmir. Édition bilingue.

Pouvez-vous nous donner les éléments les plus importants de votre biographie.

Je suis cinéaste documentariste, et productrice. Je suis née et vis actuellement à Buenos Aires, une ville d’une vie culturelle très intense, très lumineuse et inspiratrice.

Pendant plusieurs années, j’ai travaillé dans le journalisme spécialisé dans l’éducation, et dans la recherche sur des thèmes liés aux musées et à l’histoire de l’éducation. J’ai réalisé plusieurs court-métrages et deux moyen-métrages documentaires, qui ont été produits par le ministère de l’Éducation. J’ai participé à l’organisation d’un concours national de projets documentaires, « Histoires Connectées », destiné à des élèves du secondaire dans tout le pays, organisé par le Ministère de l’Éducation et l’Institut National du Cinéma et des Arts Audiovisuels (INCAA). En 2013, j’ai réalisé le court-métrage «Fuyant le temps perdu», avec le soutien de l’Université du Cinéma (FUC) et en 2016 j’ai obtenu une subvention de l’Institut National du Cinéma et des Arts Audiovisuels pour la réalisation de mon premier long-métrage documentaire, «Lettres Illuminées». De par mon sujet de thèse sur le cinéma de montagne en Argentine, j’ai été jury au Festival International du Cinéma de Montagne, «Ushuaia Shh…», en 2017.

Comment êtes-vous devenue cinéaste. Quelle est votre formation professionnelle ?

J’ai poursuivi mes études en maîtrise de Cinéma documentaire à l’Université du Cinéma (FUC). Je suis également diplômée en Pédagogie, professeur nationale d’Expression Corporelle, et spécialiste internationale en Gestion et Politique de la Communication et la Culture. Le cinéma a toujours été très important pour moi. J’ai grandi dans un milieu familial très festif et cinéphile. Mes parents, mes grands-parents, m’ont transmis la fascination du cinéma, en plus du goût pour la musique. J’ai construit mon regard sur le monde au travers de la littérature et du cinéma, et par le fait d’avoir vécu entourée de musique et de musiciens. Les expressions artistiques underground, les ciné-clubs, les mouvements de théâtre et de danse, les espaces culturels performatifs, expérimentaux, ont aussi contribué à ma formation personnelle.

J’ai commencé mes études de cinéma depuis la réalisation de mon documentaire sur le maître d’école Iglesias. J’en suis arrivée au cinéma, et particulièrement au documentaire, par nécessité de faire de la recherche, d’acquérir du savoir, pour trouver un moyen d’exprimer les questions que je me pose, et de raconter les histoires que j’ai découvertes et continue de découvrir.

Présentez-nous vos différents films.

Au mois de février, j’ai fini mon premier long-métrage documentaire «Lettres Illuminées». L’histoire a lieu dans les intenses années 60, quand le jeune cinéaste Manuel Antin rencontre l’écrivain Julio Cortazar. Leurs lettres survolent l’Atlantique et Manuel tourne trois films basés sur des nouvelles de Julio, générant ainsi un cinéma d’idées qui brise le moule de leur époque.

«Fuyant le temps perdu», c’est à propos du propriétaire d’un manège. Son histoire parle du temps qui passe et ne revient pas, et de la lutte de l’homme pour maintenir vivants les vestiges d’une culture et d’une société qui semblent être condamnées à disparaître. [1]

«Luis F. Iglesias, le chemin d’un professeur», produit par le Ministère de l’Éducation, a été réalisé en 2009. C’est l’histoire d’un maître d’école rurale, qui a créé une pédagogie qui a servi de modèle dans toute l’Amérique latine, fondée sur un courant nommé Nouvelle École. Iglesias a développé son travail avec des enfants de la campagne, des paysans, convaincu que l’école devait être un espace de promotion du droit à l’éducation, à l’égalité des chances et à la justice.[2]

«Francisco Paco Cabrera, le chant d’un professeur» est également une production du Ministère de l’Éducation, réalisée en 2012.[3] C’est l’histoire d’un autre grand maître d’école, qui a affronté avec dignité le châtiment que lui a imposé la dictature militaire. Avec un grand engagement, il a créé d’innombrables opportunités pour beaucoup d’enfants, de maîtres et de directeurs d’école, transformant ainsi leur destin.

Quels sont pour vous les cinéastes documentaristes les plus importants en Argentine (hier et aujourd’hui) ?

En Argentine, le cinéma documentaire a connu de multiples développements. La réponse n’est pas simple, je vais tenter de présenter un panorama qui ne sera probablement pas exhaustif. Il est intéressant de savoir que les débuts du cinéma dans mon pays remontent aux quelques mois suivants la première projection réalisée par les frères Lumière à Paris. Déjà, à la fin du XIXème siècle, les premières caméras sont arrivées à Buenos Aires importées depuis la France, et des caméramans comme  Eugenio Py et Eugenio Cardini ont commencé à réaliser des prises de vue.

Eugenio Py a filmé des évènements politiques et sociaux et a réalisé le premier court-métrage «Le drapeau argentin». En 1897, il a réalisé, en collaboration avec le chirurgien Alejandro Posadas, le documentaire «Opération d’un kyste hydatique du poumon ». En raison du manque de lumière, le film a dû être tourné dans la cour de l’Hôpital Clinique de Buenos Aires.

De son côté, le caméraman Eugenio Cardini qui tournait des scènes de rue et des situations sociales, a filmé en 1902 la «Sortie des ouvriers», considérée comme une recréation du premier film des frères Lumière.

D’autre part, le travail du père Alberto Maria De Agostini, est reconnu internationalement et notamment célébré dans les festivals de cinéma de montagne. De Agostini a filmé plusieurs films. «Tierra Magellaniche», son documentaire le plus notoire, se compose d’archives tournées en Patagonie entre 1915 et 1930. Le film incorpore des images des peuples selk’nam ou onas, yaganes ou yámanas, et kawashkar ou alacalufes. Nous savons aujourd’hui que certaines parties du film relèvent de la fiction et ne correspondent pas au mode de vie réel et culturel de ces peuples.

Parmi les cinéastes contemporains, il faut nommer Fernando Birri, un grand documentariste argentin, créateur de l’école de Cinéma Documentaire de Santa Fe. Birri, précurseur d’un courant appelé Nouveau Cinéma Latino-Américain, a ouvert des horizons. De même, Jorge Prelorán est l’une des principales références du cinéma documentaire ethno-biographique. Il a rendu visible les manières de vivre de différentes communautés et cultures à travers le récit d’un protagoniste local.

Au début des années 60, Humberto Ríos, né en Bolivie et installé en Argentine, formateur de documentaristes, a réalisé des films depuis une perspective sociale et politique. On connaît particulièrement les œuvres de Fernando Pino Solanas et Octavio Gettino, qui ont fait partie du groupe «Cine Libération». «L’heure des brasiers» (1968), qui vient d’être restaurée cette année, se présente dans la section Cine Classics de la 71ème édition du Festival de Cannes. Dans le cinéma documentaire, on remarque aussi les films de Raymundo Gleyzer, principal référent du groupe « Cine de la Base ». Les deux groupes, apparus à la fin des années 60, ont proposé un cinéma de réalisation collective à travers lequel ils cherchaient à provoquer une transformation sociale.

Postérieurement à la dictature militaire, avec le retour de la démocratie, de nouveaux groupes, en lien avec des écoles ou des universités, et avec des partis politiques, sont apparus et avec eux, de nouveaux documentaristes. Entre autres, les documentaires de Carlos Echeverria sont très significatifs par leur abordage profond de la thématique du lien entre histoire et mémoire, et leur mise en évidence des processus d’autoritarisme et de dissimulation sociale. David Blaustein, autre référence du cinéma documentaire, a abordé dans ses œuvres des thématiques politiques en lien avec la reconstruction de l’histoire récente. Miguel Mirra y Susana Moreira ont proposé un regard en relation avec les luttes populaires.

Le cinéma d’auteur a laissé son empreinte dans le documentaire argentin, par des films qui resignifient le passé et se focalisent sur les processus de mémoire, vérité et justice. Dans ce sens, les réalisateurs Carmen Guarini y Marcelo Cespedes ont tourné des documentaires d’observation, apportant leur propre style au genre.

Depuis différentes perspectives, en ce qui concerne le cinéma documentaire à la première personne, on remarque les œuvres de Andrés Di Tella, Lorena Muñoz, Sergio Wolf, Ana Poliak. En particulier, Albertina Carri et Andrés Habegger enquêtent sur les processus de reconstruction de leur propre histoire, traversée par des processus historico-politiques de l’Argentine. L’ensemble de ces films, reconnus internationalement, constituent d’importantes contributions au cinéma argentin et à la culture. D’autre part, la réalisatrice et scénariste Alejandra Marino, aborde des thématiques de genre et appelle à la mémoire, en mettant en lumière certains aspects méconnus et testimoniaux de l’histoire argentine. Wanda Lopez Trelles, avec trois autres jeunes cinéastes, intègrent dans leur travail l’identité latino-américaine, le genre et la vidéo-danse. Avec un univers plus personnel, Raul Manrupe, chercheur et pédagogue, aborde des thèmes culturels dans ses travaux documentaires dans lesquels il met en évidence les coutumes et les passions humaines des «porteños» (*habitants de Buenos Aires, NDT), et Néstor Frenkel réalise un cinéma créatif, parfois sarcastique, dénaturalisant des situations quotidiennes depuis une perspective critique.

L’expansion du documentaire a aussi un parcours plus actuel en Argentine. Narcisa Hirsch, pionnière en cinéma d’exploration, a élargi l’horizon en ouvrant son regard sur des formes expérimentales avec des installations, des performances et des interventions. Plus récemment, Andrés Denegri récupère des films en Super 8, 16 mm y 35 mm et propose un cinéma expérimental qui permet de penser l’intervention des technologies dans nos vies et notre transformation en tant qu’êtres humains.

Ils forment tous une partie d’un vaste collectif de réalisateurs de cinéma documentaire en Argentine. Mais il y a beaucoup plus, il existe plusieurs associations de documentaristes, qui dans leurs œuvres abordent des thématiques sociales aussi liées à la construction de la mémoire, la vérité et la justice. Elles font preuve d’un important développement en termes de réflexion politique et de gestion.

Quels sont vos projets ?

Actuellement, je réalise un vidéo-clip produit par Horacio Straijer, sur la musique du compositeur et joueur de flûte de paon argentin Jorge Cumbo, qui a vécu de nombreuses années en France, et a accompagné Paul Simon en tournées internationales avec le groupe Urubamba. La musique est interprétée par Cumbo à la flûte de paon et à la direction, accompagné par un groupe de cordes, avec Javier Casalla –musicien du groupe de Gustavo Santaolalla- au violon, et Horacio Straijer à la percussion.

D’autre part, je suis en train de travailler dans le processus de montage de deux courts-métrages, un travail expérimental d’exploration, sur le temps, la mémoire et le corps, et un documentaire sur deux alpinistes argentins.

Prochainement, je tournerai mon deuxième vidéo-clip, avec la musique du groupe Huancara, et j’espère commencer à développer le scénario de mon deuxième long-métrage documentaire.

https://dicodoc.wordpress.com/2018/02/13/m-comme-manege/

[1] Ce court-métrage a obtenu 6 récompenses et 2 mentions spéciales du juré, et il a été diffusé dans plus de 30 festivals nationaux et internationaux. Il a aussi était présenté au Festival International de courts-métrages de Soria, à l’Université Autonome de Madrid, à l’espace Kino Café, au Consulat Général et Centre de Promotion d’Argentine à Barcelone.

[2] Ce documentaire a obtenu une récompense, on l’étudie dans les universités et il a actuellement plus de 107 mil vues sur Youtube.

[3] Il a été présenté dans divers endroits en Espagne.

E COMME ENTRETIEN  –  Cinthia Rajschmir

 Pouvez-vous nous donner les éléments les plus importants de votre biographie.

Soy cineasta documentalista, productora. Nací y vivo en Buenos Aires, una ciudad con una vida cultural muy intensa, muy luminosa, muy inspiradora.

Durante varios años me he dedicado al periodismo especializado en educación y a la investigación en temas vinculados con los museos y la historia de la educación. Realicé varios cortometrajes y dos mediometrajes documentales que fueron producidos por el Ministerio de Educación. Participé en la co-coordinación de un concurso nacional de proyectos documentales «Historias Conectadas», destinado a estudiantes de secundaria de todo el país, organizado desde el Ministerio de Educación y el Instituto Nacional de Cine y Artes Audiovisuales (INCAA). En el año 2013, realicé el cortometraje «Huyendo del tiempo perdido», con el apoyo de la Universidad del Cine (FUC) y en el año 2016 obtuve un subsidio del Instituto Nacional de Cine y Artes Audiovisuales para la realización de mi primer largometraje documental «Cartas Iluminadas». A partir de mi trabajo de tesis sobre el cine de montaña en Argentina, en el año 2017 fui jurado del Festival Internacional de Cine de Montaña, Ushuaia Shh…

Comment êtes-vous devenue cinéaste. Quelle est votre formation professionnelle ?

Realicé estudios de Maestría en Cine Documental, en la Universidad del Cine (FUC). Soy licenciada en Pedagogía y Profesora Nacional de Expresión Corporal, Especialista Internacional en Gestión y Política de la Comunicación y la Cultura. El cine siempre fue importante para mí. Crecí en un entorno familiar muy festivo y muy cinéfilo. Mis padres, mis abuelos, me transmitieron la fascinación por el cine además del gusto por la música. Fui construyendo una mirada del mundo a partir de la literatura y el cine, de vivir rodeada de música y de músicos. Las expresiones artísticas under, cine-clubes, movimientos de teatro y danza, los espacios culturales performáticos, experimentales, también constituyeron mi formación personal.

Comencé a estudiar cine a partir de la realización del documental sobre el Maestro Iglesias. Llegué al cine y particularmente, al cine documental, por una necesidad de investigar y conocer, y de encontrar un modo de expresar las preguntas que me hago y de contar aquellas historias que fui descubriendo y descubro.

Présentez-nous vos différents films.

En el mes de febrero terminé mi primer largometraje documental «Cartas Iluminadas». La película se remonta a los intensos años 60, cuando el joven cineasta Manuel Antin conoce al escritor Julio Cortázar. Sus cartas cruzan el Atlántico y Manuel filma tres películas basadas en cuentos de Julio generando un cine de ideas que rompe el molde de su época.

«Huyendo del tiempo perdido», acerca del dueño de un carrusel. Su historia habla del tiempo que pasa y no vuelve, y de la lucha del hombre por mantener vivos los vestigios de una cultura y una sociedad que pareciera estar condenada a desaparecer. [1]

«Luis F. Iglesias, el camino de un Maestro», producido por el Ministerio de Educación, fue realizado en el año 2009. Es la historia de un maestro rural que creó una pedagogía que fue modelo en toda América latina, basada en la corriente denominada Escuela Nueva. Iglesias, desarrolló su trabajo con chicos campesinos, creyendo en la función de la escuela como espacio de derecho a la educación, a la igualdad de oportunidades y a la justicia. [2]

«Francisco Paco Cabrera, el canto de un Maestro» fue producido por el Ministerio de Educación y realizado en 2012.[3] Es la historia de otro  gran maestro, que enfrentó con altura el castigo que la dictadura militar le impuso. Con un gran compromiso, inventó innumerables oportunidades que transformaron el destino de muchos niños, maestros y directores de escuelas.

Quels sont pour vous les cinéastes documentaristes les plus importants en Argentine (hier et aujourd’hui) ?

El cine documental en Argentina ha tenido múltiples desarrollos. No es sencilla la respuesta, intentaré compartir un panorama que seguramente no será completo. Es interesante saber que el cine en mi país se remonta a los pocos meses posteriores a la primera proyección que realizaron los hermanos Lumière en París. Ya a fines del SXIX llegaron las primeras cámaras a Buenos Aires importadas de Francia y camarógrafos como Eugenio Py y Eugenio Cardini comenzaron a realizar tomas de vista.

Eugenio Py filmó sucesos políticos o sociales y realizó la película «Bandera argentina»; en 1897 fue el realizador, junto con el médico cirujano Alejandro Posadas, del documental «Operación de quiste hidatídico de pulmón». Por razones de luz, el film se registró en el patio del Hospital de Clínicas de Buenos Aires. Por su parte, el camarógrafo Eugenio Cardini que registraba escenas callejeras y sociales, en 1902 realizó una película denominada «Salida de los obreros», considerada una recreación del primer film de los hermanos Lumière. También es conocido internacionalmente el trabajo del sacerdote José María De Agostini, reconocido en festivales de cine de montaña. De Agostini filmó varias películas y «Terre Magellaniche» es su documental que incluye registros realizados en la Patagonia fechados entre 1915 y 1930. El film incorpora imágenes de los pueblos selk’nam u onas, yaganes o yámanas, y kawashkar o alacalufes. Hoy sabemos que el documental tuvo partes ficcionalizadas que no respondían a la forma de vida real y cultural de esos pueblos.

Entre los cineastas contemporáneos, Fernando Birri fue un gran documentalista argentino, creador de la Escuela Documental de Santa Fe. Birri abrió caminos generando una corriente llamada Nuevo Cine Latinoamericano. Asimismo, Jorge Prelorán es uno de los principales referentes del cine documental etnobiográfico; ha permitido visibilizar las formas de vida de diferentes comunidades y culturas a partir de la narración de la vida de un protagonista de la comunidad.

A principios de los años 60, Humberto Ríos, nacido en Bolivia y radicado en Argentina, formador de documentalistas, realizó películas desde una perspectiva social y política. Particularmente reconocidas son las obras de Fernando Pino Solanas y Octavio Gettino, quienes formaron parte del grupo Cine Liberación; «La hora de los hornos» (1968), que fue restaurada este año, se presenta en la sección clásicos de la 71era. Edición del Festival de Cannes. Para el cine documental argentino son destacadas también las películas de Raymundo Gleyzer, principal referente del Grupo Cine de la Base. Ambos grupos, surgidos a fines de la década del 60, propusieron un cine de realización colectiva a través del cual buscaban generar un cambio social.

Con posterioridad a la dictadura militar, con el regreso a la democracia, se crearon nuevos grupos vinculados con escuelas o universidades, y con partidos políticos, y surgieron nuevos documentalistas. Entre otros, Carlos Echeverría realiza documentales muy significativos en los que se profundiza en el vínculo entre historia y memoria, y pone de relieve procesos autoritarios y de ocultamiento social. David Blaustein es otro referente del cine documental, abordó en sus obras temáticas políticas vinculadas con la reconstrucción de la historia reciente. Miguel Mirra y Susana Moreira propusieron una mirada relacionada con las luchas populares.

El cine de autor en el documental argentino tiene su impronta en películas que resignifican el pasado y hacen foco en los procesos de memoria, verdad y justicia. En este sentido, los directores Carmen Guarini y Marcelo Céspedes han realizado documentales de observación, aportando un estilo propio al documental.

Desde diferentes perspectivas en cuanto al cine documental en primera persona, se destacan obras de Andrés Di Tella, Lorena Muñoz, Sergio Wolf, Ana Poliak. Particularmente, Albertina Carri y Andrés Habegger, indagan en procesos de reconstrucción de la propia historia atravesada por los procesos histórico-políticos de la Argentina. Las películas de todos ellos, reconocidas internacionalmente, constituyen importantes aportes al cine argentino y a la cultura. Por otra parte, la directora y guionista Alejandra Marino, aborda temas de género y convoca a la memoria arrojando luz sobre aspectos desconocidos y testimoniales de la historia argentina. Wanda López Trelles, junto con muchas otras jóvenes cineastas, integra en sus trabajos la identidad latinoamericana, el género y la videodanza. Desde un universo más personal, Raúl Manrupe, investigador y docente, aborda temas culturales en sus trabajos documentales en los cuales pone de manifiesto costumbres y pasiones humanas de los porteños, y Néstor Frenkel realiza un cine creativo, a veces, sarcástico, desnaturalizando situaciones cotidianas desde una perspectiva crítica.

La expansión del documental también tiene su recorrido en Argentina. Narcisa Hirsch, quien fue pionera de un cine de exploración, abrió caminos ampliando su mirada hacia formas experimentales con instalaciones, performances e intervenciones. Más recientemente, Andrés Denegri recupera películas en Super 8, 16 mm y 35 mm y propone un cine experimental que permite pensar la intervención de las tecnologías en nuestras vidas y nuestras transformaciones como seres humanos.

Todos ellos forman parte de un amplio colectivo de realizadores de cine documental en Argentina. Pero hay muchos más, existen varias asociaciones de documentalistas, quienes en sus obras abordan temáticas sociales y también vinculadas con la construcción de la memoria, la verdad y la justicia. Cuentan con un desarrollo importante en términos de reflexión, política y gestión.

Quels sont vos projets ?

Actualmente, estoy realizando un videoclip producido por Horacio Straijer, de la música del compositor y quenista argentino Jorge Cumbo, que vivió muchos años en Francia, y acompañó en giras mundiales a Paul Simon con el grupo Urubamba. La música es interpretada por Cumbo en quena y dirección, acompañado por un grupo de cuerdas, con Javier Casalla –integrante del grupo de Gustavo Santaolalla- en violín, y Horacio Straijer en percusión.

Por otra parte, estoy trabajando en el proceso de montaje de dos cortometrajes, un trabajo de exploración y experimental, sobre el tiempo, la memoria y el cuerpo, y un documental sobre grandes montañistas argentinos.

Próximamente grabaré mi segundo videoclip, con música del grupo Huancara, y espero comenzar a desarrollar el guión de un segundo largometraje documental.

https://dicodoc.wordpress.com/2018/02/13/m-comme-manege/

[1] El corto obtuvo 6 premios y 2 menciones especiales del jurado, y fue proyectado en más de 30 festivales nacionales e internacionales. También fue presentado en el Festival Internacional de Cortos de Soria, en la Universidad Autónoma de Madrid, en el espacio Kino Café, en el Consulado General y Centro de Promoción de la Argentina en Barcelona.

[2] El documental obtuvo un premio, se estudia en universidades y actualmente, tiene más de 107 mil vistas en youtube.

[3] Fue presentado en diversos lugares en España.

Auteur : jean pierre Carrier

Auteur du DICTIONNAIRE DU CINEMA DOCUMENTAIRE éditions Vendémiaire mars 2016. jpcag.carrier@wanadoo.fr 06 40 13 87 83

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