V COMME VIE DOC #8

Vie doc, une fois par semaine, l’actu du doc, les festivals, les événements, les sorties, les surprises…

5 mai 2019

Festivals

*Palmarès du FIFOG 2019

Festival International du Film Oriental de Genève

DOCUMENTAIRES

Le jury du Prix documentaire est composé d’ Annemiek Van Gorp (productrice), Mahmoud Jemni (réalisateur) et René Goosens (producteur).
Le Prix FIFOG D’OR est décerné au documentaire AU TEMPS OU LES ARABES DANSAIENT de Jawad Rhalib (Belgique)
Le Prix FIFOG D’ARGENT est décerné au documentaire RESTER VIVANTS de Pauline Beugnies (Belgique)
La Mention spéciale est attribuée aux documentaires M de Yolande Zauberman (France) et WE COULD BE HEROES de Hind Bensari (Maroc, Tunisie)

FIFOG_2019

*Ciranda de filmes

23 – 26 mai 2019

“Música, linguagem da vida”

Sao Paulo, Brésil.

ciranda de filmes 2.jpg

Les sorties de la semaine

 68, mon père et les clous de Samuel Bigiaoui

Female Pleasure de Barbara Miller

Coming Out de Denis Parrot

Lettre à Inger de María Lucía Castrillón

Filles de mai – voix de femmes, de 1968 au féminisme de Jorge Amat

68 mon père et les clous

Événements

 *Cinémathèque du documentaire

Dimanche 5 mai à 17h, en présence de Laila Pakalnina –

ESPECES D’ESPACES : Rêve (2016), Chute d’eau (2016), Bonjour, cheval (2017), Sur la piste de Rubiks (2010)

 

*Les dimanches de Varan

12 mai

Filmer la peinture

Par Claudio Pazienza

Trois cinéastes – André Delvaux, Luc de Heusch, Boris Lehman – rencontrent respectivement trois peintres : Dieric Bouts, Pierre Alechinsky et Arié Mandelbaum.

Ateliers Varan 6, impasse de Mont Louis 75011 Paris

varan

Livre

Jean-Louis Comolli

Cinéma, Numérique, Survie

Février 2019

Editeur ENS éditions.

Format epub

Résumé :

Qu’est-ce qui dresse le cinéma contre les accélérations du tout numérique ? Les aurores après la tempête ne se voient plus que sur les écrans des salles de cinéma. Numérisés, les capitaux et les catastrophes détruisent le monde des matins tranquilles. La guerre est dans le temps. C’est à la chaîne que le numérique fabrique du virtuel, du mirage, de la monnaie de singe. En ce monde-hologramme, il n’est plus ni corps ni chair, les mains ne caressent plus rien, les blessures elles-mêmes sont factices. Cette nuée d’images nous dérobe le réel et peu à peu impose le désert des hommes et des choses. Contre la violence des exils, la salle de projection n’est-elle pas la dernière demeure de l’humain ? Face à la démultiplication des écrans, l’hypervisibilité, la transparence, comment le cinéma peut-il encore préserver sa part d’ombre et rester une arme critique ? Jusqu’où la révolution numérique n’est-elle pas en train d’affecter l’expérience esthétique et morale du cinéma, et au-delà, notre civilisation ?

Comolli

V COMME VIE DOC #7.

Vie doc, une fois par semaine, l’actu du doc, les festivals, les événements, les sorties, les surprises…

28 avril 2019

Festivals

DOXA

Documentary Film Festival

2 – 12 mai 2019

Vancouver

Au programme en particulier :

Premières solitudes de Claire Simon.

Ils étaient les brigades rouges de Mosco Levi Boucault

Corleone, Mosco Levi Boucault

Doxa

RENCONTRES CINÉMA ET SOCIÉTÉ 2019

Du 1 AU 5 Mai -–

Tulle et campagne

Présentées par Autour du 1° mai, Peuple et Culture, Cinéma Véo

« Juste justice ? »

Documentaires au programme :

Mémoires d’un condamné, Sylvestre Meinzer, 2017, 85 minutes

Séance d’ouverture

Après l’ombre, Stéphane Mercurio, 2017, 93 minutes

Ni juge ni soumise, Yves Hinant et Jean Libon, 2017, 99 minutes

Le procès contre Mandela et les autres, Nicolas Champeaux et Gilles Porte, 2018, 106 min

Jean-Jacques de Félice, la passion de la justice, Mehdi Lallaoui, 2018, 52 min

L’Affaire Huriez, Michel Kaptur et Marc Bacot, 1975, 30 minutes

La Peine de mort (série Les Grandes batailles de la République), Bernard George, 1996, 50 minutes

Sur les toits, Nicolas Drolc, 2014, 95 minutes

Le Khmer rouge et le non-violent, Bernard Mangiante, 2011, 90 minutes

À l’air libre, Nicolas Ferran, Samuel Gautier, 2016, 80 min

juste justice

Evénements

 Prix Anna Politkovskaïa 2019

 Blowin’ Up de Stephanie Wang-Breal

États-Unis – 2018, 97’

 

L’œil d’or 5°édition, Cannes 2019.

Prix du documentaire

Jury :

Yolande Zauberman réalisatrice, Présidente

Romane Bohringer, comédienne et réalisatrice
Eric Caravaca, comédien et réalisateur
Ross McElwee, réalisateur
Iván Giroud, directeur de festival

 

Sorties de la semaine.

 L’Esprit Le Corbusier de Gilles Coudert France – 2018 – 52’

Je vois rouge de Bojina Panayotova France, Bulgarie – 2017 – 83’

Debout de Stéphane Haskell France – 2019 – 85’

Monrovia, indiana de Frederick Wiseman États-Unis – 2018 – 143’ –

Béatrice un siècle de Hejer Charf Canada – 2018 – 97’

Aujourd’hui, rien de Christophe Pellet France – 2017 – 72’

Empathie de Ed Antoja Espagne – 2017 – 75’

monrovia

Formation

Cinéma documentaire à Lussas

Ardèche Images propose des formations à l’écriture, à la réalisation et à la production documentaire.

 

VIE DOC #3

31 MARS 2019

Vie doc, une fois par semaine, l’actu du doc, les festivals, les événements, les sorties, les surprises…

Festivals

 Du 29 mars au 7 avril 2019

37e Festival Cinéma d’Alès, Itinérances.

itinérances Alès.jpg

Les hommages :

Alain Cavalier | Mathieu Sapin | Seijun Suzuki | Julie Bertuccelli | Terry Davies | Yann LeQuellec

Dans une programmation foisonnante des inédits et avant-premières :

100 kilos d’étoile de Marie-Sophie Chambon

Au temps où les arabes dansaient De Jawad Rhalib

Bains Publics de Kita Bauchet

Le Cercle des petits philosophes de Cécile Denjean

Ceux qui restent d’Eliane Raheb

Coming Out de Denis Parrot

De cendres et de braises de Manon Ott

L’Époque de Matthieu Bare

Fragments de rêves de Bahïa Bencheikh-El-Feg

Le Grain et l’Ivraie de Fernando Solanas

J’aime bien chanter Traviata de Bernard Bloch

Je n’aime plus la mer d’Idriss Gabel

Je vois rouge de Bojina Panayot

J’veux du soleil !de Gilles Perret et François Rufin

Laissez-moi aimer de Stéphanie Pillonca

Midnight Oil 1984 de Ray Argall

Monrovia, Indiana de Frederick Wisem

La Mort en face de William Karel et Nellu Cohn

L’Oreille décollée de Lucie Szechter

Salman Rushdie, la mort aux trousses de William Karel

 

Du 2 au 7 avril 2019

Rencontres internationales du moyen métrage

16° Festival de Brive

moyen métrage Brive affiche

Dans la compétition internationale on relève les documentaires suivants :

 VIVIR ALLI NO ES EL INFIERNO, ES EL FUEGO DEL DESIERTO. LA PLENITUDO DE LA VIDA, QUE QUEDO AHI COMO UN ARBOL de Javiera Véliz Fajardo 2018, Chili – Brésil, 59 min

CE N’EST QU’APRES de Vincent Pouplard
2019, France, 30 min

FILM CATASTROPHE de Paul Grivas
2018, France, 54 min

JUSTE UN JEU de Daniela Lanzuisi
2018, France, 59 min

PRESQUE UN SIECLE de Pascale Bodet
2019, France, 52 min

TOPO Y WERA de Jean-Charles Hue
2018, France, 49 min

TOUCHING CONCRETE d’Ilja Stahl
2017, Allemagne – Afrique du Sud, 58 min

TSUMA MUSUME HAHA d’Alain Della Negra et Kaori Kinoshita
2019, France, 31 min

 

FIGRA 2019

Les Écrans de la Réalité | Festival International du Grand Reportage d’Actualité et du Documentaire de Société. 26ème édition

Palmarès

GRAND PRIX DU FIGRA plus de 40 minutes :

DARAYA, LA BIBLIOTHEQUE SOUS LES BOMBES de Delphine Minoui et Bruno Joucla – 64 min – France – 2018

PRIX SPÉCIAL DU JURY :

CONGO LUCHA de Marlène Rabaud – 61 min – France / Belgique – 2018

PRIX SCAM DE L’INVESTIGATION :

BNP PARIBAS, DANS LES EAUX TROUBLES DE LA PLUS GRANDE BANQUE EUROPÉENNE de Thomas Lafarge et Xavier Harel – 84 min – France – 2018

PRIX REPORTERS SANS FRONTIÈRES pour les droits humains en hommage à Olivier Quemener :

LIBYE, ANATOMIE D’UN CRIME de Cécile Allegra – 70 min – France – 2018

PRIX ARNAUD HAMELIN SATEV-FIGRA :

COREE DU NORD : LES HOMMES DU DICTATEUR de Marjolaine Grappe – 63 min – France – 2018

MENTION SPECIALE :

LES GUERRIÈRES DE LA PAIX d’Hanna Assouline et Jessica Bertaux – 55 min – France – 2018

PRIX DU JURY JEUNES :

DARAYA, LA BIBLIOTHEQUE SOUS LES BOMBES de Delphine Minoui et Bruno Joucla – 64 min – France – 2018

PRIX DU PUBLIC :

CONGO LUCHA

GRAND PRIX DU FIGRA moins de 40 minutes :

MEXIQUE : À LA RECHERCHE DES MIGRANTS DISPARUS d’Alex Gohari et Léo Mattei – 24 min – France – 2018

MENTION SPÉCIALE DU JURY moins de 40 minutes :

TURQUIE : L’ENQUÊTE INTERDITE de Laurent Richard – 31 min – France – 2018

PRIX TERRE(S) D’HISTOIRE :

LE PROCÈS D’AUSCHWITZ, LA FIN DU SILENCE de Barbara Necek, 52 min – France – 2018

MENTION SPÉCIALE DU JURY :

LA GRANDE GUERRE DES HARLEM HELLFIGHTERS de François Reinhardt – 90 min – France – 2018.

PRIX DES ACTIVITÉS SOCIALES DE L’ÉNERGIE :

AU PIED DU MUR. ITALIE-FRANCE, LA FRONTIÈRE SOLIDAIRE de Peggy Bruguière et James Keogh – 52 min – France – 2018

PRIX AUTREMENT VU décerné par le public :

FAUT-IL ARRETER DE MANGER LES ANIMAUX ? de Benoît Bringer – 72 min – France – 2018

PRIX COUP DE POUCE :

LES FEMMES DE FER Un projet d’Élisabeth Silveiro

MENTION SPÉCIALE COUP DE POUCE :

DOYENNES Un projet de Giulia Montineri

 PRIX AÏNA ROGER ESJ LILLE – FIGRA :

LES GUERRIÈRES DE LA PAIX d’Hanna Assouline et Jessica Bertaux – 55 min – France – 2018

Sorties en salle du 27 mars :

Still Recording de Saaed Al Batal, Ghiath Ayoub, Syrie, 2h 08 min.

Heart Of A Dog de Laurie Anderson, 1h 15min.

D’Agata – Limite(s) de Franck Landron 1h 19 min

La Cacophonie du Donbass, de Igor Minaiev, 1h 02 min.

Bağlar de Melis Birderet Berke Baş, Turquie, 1h 20 min

Evénements

Les dimanches de Varan

Cycle de réflexion sur le cinéma

Le 7 avril à 10h :

Le documentaire authentique selon Raoul Ruiz, par Bernard Pautrat et François Ede

 

Livre

 Montage. Une anthologie (1913-2018)

Collectif, Bertrand Bacqué, et al.

Presse du réel

montage

Une anthologie monumentale de textes consacrés au montage cinématographique, du début du XXe siècle à nos jours.

Textes de Lev Koulechov, Dziga Vertov, Sergueï Eisenstein, Fernand Léger, Luis Buñuel, Abel Gance, Béla Balázs, Anne Bauchens, André Berthomieu, Jean Epstein, André Bazin, Isidore Isou, Karel Reisz, Guy-Ernest Debord, Henri Colpi, Jean-Luc Godard, Orson Welles, Roberto Rossellini, Stan Brakhage, Gregory Markopoulos, Alfred Hitchcock, Jacques Rivette, Pier Paolo Pasolini, Artavazd Péléchian, Robert Bresson, Rosalind Krauss, Johan van der Keuken, Peter Kubelka, Andreï Tarkovski, Harun Farocki, Gilles Deleuze, Serge Daney, Thierry Kuntzel, Giorgio Agamben, Jacques Rancière, Danièle Huillet & Jean-Marie Straub, Georges Didi-Huberman…

Hommage

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Agnès Varda. L’Abécédaire.

Des mots clé, pour se repérer dans son œuvre  cinématographique.

Amérique

Elle y a vécu. Elle y a travaillé. C’est-à-dire qu’elle y a réalisé des films. Pourtant, elle n’est pas devenue américaine pour autant. Surtout pas dans son cinéma. Qui ne rentre pas vraiment dans les cadres hollywoodiens.

Amis

Elle sait parler d’eux. Les évoquer simplement, mais toujours avec pertinence. Des cinéastes bien sûr, de Marker et Godard à Manoel de Oliveira en passant par Alain Resnais. Des peintres et des plasticiens aussi, en France ou dans le monde entier. Et quand elle leur rend visite elle n’hésite pas à les filmer. Des portraits empathiques comme celui consacré à Soulage.

Art

Elle est une artiste éclectique, qui touche à tout, qui s’intéresse à tout, à tout ce qui est création. De la photographie au cinéma bien sûr. Mais aussi aux arts plastiques, dans leurs formes les plus contemporaines. Aucune forme d’expression artistique ne lui est étrangère.

Autobiographie

Sa vie est très présente dans son cinéma. On peut même dire que sa vie inspire ou alimente une grande partie de son cinéma. De toute façon elle a fait de sa vie un film, Les Plages d’Agnès, une véritable autobiographie filmée, qui ne concerne donc pas que la cinéaste, mais surtout la femme, une femme qui est aussi une épouse et une mère. Un film où elle remonte le temps jusqu’à sa naissance à Bruxelles, qui séjourne longuement à Sète où elle a tourné son premier film et qui revient toujours à Paris, dans la maison de la rue Daguerre où elle vit encore. Et la présence, constante dans tant de ses films, de Jacques Demy.

Californie

La rencontre avec les hippies, une époque, une façon de vivre. Beaucoup de rêves.

Cinéma

Le cinéma est pour elle bien plus qu’une affaire de famille : le sens de toute une vie, une vie de cinéma dont elle a su faire des films. Outre 20 longs métrages et seize courts, elle est auteur d’une multitude de « boni », mot qu’elle n’a pas inventé, car chaque latiniste sait bien qu’un pluriel n’a pas la même terminaison qu’un singulier, mais qu’elle est la seule à employer. Ils figurent sur les DVD de ses films édités par sa propre société, Ciné-Tamaris

Courts

Non pas des courts-métrages, mais des films courts, c’est-à-dire des films à part entière. Des fictions, des documentaires. Comme toujours, Varda n’a pas d’exclusive. « Touristiques », « contestataires », « cinévardaphoto », « parisiens », Agnès Varda a elle-même proposé, dans leur édition DVD, une classification de ses films courts Une aide bien venue pour se retrouver dans la profusion de cette production abondante et particulièrement diverse. Tous ces films courts ne sont pas des documentaires au sens traditionnel du terme. Traditionnel, aucun ne l’est d’ailleurs vraiment.

Demy Jacques

En 1991, Jacquot de Nantes, une reconstitution, cette autre forme de documentaire, de l’enfance de Demy. 1993, L’Univers de Jacques Demy, une présentation, par ordre chronologique, de l’ensemble de l’œuvre du cinéaste. Elle raconte des anecdotes familiales mais aussi professionnelles, évoque parfois leur vie intime (sa grossesse), mais surtout elle nous donne à voir des images de Jacques Demy. Toutes sortes d’images, des photos, des archives des tournages de ses films, dirigeant les acteurs ou réglant un détail du décor (son légendaire perfectionnisme), des extraits d’entretiens où il évoque les conditions de mise en œuvre de ses projets (commandes ou point de départ plus personnels). Un dernier hommage posthume au cinéaste et au père de ses enfants.

Engagement

Auprès des femmes et des luttes féministes ; auprès des noirs américains et des luttes pour les droits civiques. Varda n’est pas la militante d’un parti. Mais elle prend position. Des convictions, qu’elle s’efforce de faire partager. Et elle y réussit, sans insistance, sans lourdeur. Simplement par sa sincérité.

Féminisme

Elle signe en 1971 le manifeste des 343 salopes. En 1975, « année de la femme », elle répond à la demande d’Antenne 2 qui pose, à sept femmes, la question : « Qu’est-ce qu’une femme ? ». La réponse devait être traitée en 7 minutes. Toujours impertinente, Varda le fera en 8 minutes (Réponses de femmes, 1975). A cette occasion, elle invente le « cinétract », genre qui aurait pu avoir une descendance plus importante. Varda filme donc des femmes. jeunes ou vieilles, nues ou habillées, des bébés, des enfants, seules ou en groupe, enceintes ou portant un enfant dans les bras, de face, de profil, en gros plan ou en pied…S’adressant directement à la caméra, elles parlent de maternité, de désir, de sexe, de leur place dans la société, la société des hommes, dominée par les hommes. Elles évoquent aussi l’image, exemples à l’appui, que renvoie d’elles la publicité. « Ca va changer » dit plusieurs fois une adolescente

Fiction

Dès son premier film, Agnès Varda affirme sa volonté de ne pas rester enfermée dans les clivages et oppositions habituelles du cinéma. Il n’y a pas d’un côté le documentaire et de l’autre la fiction. Documentaire et fiction sont pour elle deux moyens de faire du cinéma, deux moyens qui ont tout à gagner à se rencontrer, chacun pouvant s’enrichir des apports de l’autre. Ainsi la fiction peut trouver dans des pratiques habituellement réservées au documentaire l’occasion de renouveler, de diversifier, ses modalités de présentation et de construction du récit, ce que mettra en application de façon particulièrement efficace Sans toit ni loi.

Glaner

Agnès Varda, se définit elle-même comme une « glaneuse d’images ». C’est dans ce sens qu’elle nous invite à comprendre le sens profond de son travail de documentariste. Ce qui ne veut pas dire que les images qu’elle nous propose soient ce que d’autres ont rejeté, mis à la poubelle ou laissé en friche. Le glanage d’Agnès Varda n’est pas de l’ordre de la récupération de déchets. Il faut le comprendre dans un sens plus positif. Ce qu’elle glane, ce sont les images que les autres, tous les autres ou du moins la majorité des cinéastes, négligent. Ce à quoi ils ne portent pas attention, ce qui ne les intéresse pas parce qu’ils croient que cela n’intéressera pas le public. Ce que filme Varda, c’est ce qui n’est pas cinématographiquement correct. Et elle le fait d’une manière toute personnelle. Au fil de ses déplacements et de ses rencontres. Presque par hasard. Au fil de sa vie en tout cas.

Noirs

Blacks Panthers (1968), réalisé en 1968 A Oakland, en Californie, lors du procès d’un des leaders du parti, Huey Newton. Sur la pelouse, devant le palais de justice, Varda va et vient. Elle filme les enfants, les femmes, les musiciens sur l’estrade où prendront la parole les orateurs. Elle filme aussi les groupes de Black Panthers dans leurs défilés militaires. Elle interroge ceux qui sont venus. Pourquoi sont-ils là ? Dans sa prison elle interroge le leader noir. Dehors ses porte-parole développent leurs positions politiques. Un engagement en faveur de la liberté et de l’égalité.

Paris, rue Daguerre

Partir de la rue Daguerre pour aller explorer le monde (de Cuba à l’île de Noirmoutier en passant pas Los Angeles). Revenir à la rue Daguerre pour, de là, comprendre le monde. Revenir toujours à la maison de la rue Daguerre. Cette maison est le lieu où tous les voyages dans tous les coins du monde finissent toujours par aboutir, le lieu où il faut revenir, pour se poser, se reposer, se ressourcer. Mais un lieu où il faut continuer à faire du cinéma car pour Agnès, il n’est pas possible de vivre sans filmer.

Photographie

Elle a commencé sa carrière artistique par la photographie, une activité professionnelle, au TNP de Jean Villard. Ses portraits de Gérard Philippe à Avignon sont justement célèbres. Devenue cinéaste, elle n’abandonne pas pour autant la photographie. Plusieurs de ses films en sont la preuve. Celui sur Cuba en particulier, réalisé entièrement à partir des photos prises lors de son voyage dans le pays (Salut les Cubains, 1962-1963). Mais aussi Ulysse (1982) où elle commente de façon très précise une de ses propres photos prises quelques 28 ans auparavant.

https://dicodoc.blog/2016/07/22/v-comme-varda-agnes/

V COMME VIE DOC #2

24 mars 2019

Vie doc, une fois par semaine, l’actu du doc, les festivals, les événements, les sorties, les surprises…

Festivals

Palmarès du 41° festival Cinéma du réel 2019

Grand prix Cinéma du réel

Bewegungen eines nahen Bergs de Sebastian Brameshuber

Prix international de la Scam

This Side of History de John Hulsey

Prix de l’Institut Français – Louis Marcorelles

Nofinofy de Michael Andrianaly

MENTION SPÉCIALE : Green boys de Ariane Doublet

Prix Loridan-Ivens CNAP

Ex aequo Hamada de Eloy Dominguez Serén et Nofinofy de Michael Andrianaly

MENTION SPÉCIALE : Capital retour de Léo Bizeul

Prix du court métrage

Dans l’œil du chien de Laure Portier

Prix Tënk

Vivir allí no es el infierno, es el fuego del desierto. La plenitud de la vida, que quedó ahí como un arból de Javiera Véliz Fajardo

Prix des jeunes Cinéma du réel

Hamada de Eloy Domínguez Serén

MENTION SPÉCIALE : Wan Mei Xian Zai Shi de Shengze Zhu

Prix des bibliothèques

Diz a ela que me viu chorar de Maíra Bühler
MENTION SPÉCIALE : Leaning from Buffalo de Rima Yamazaki

Prix du patrimoine de l’immatériel

Forbach Swing de Marie Dumora

Prix du public première fenêtre

J’suis pas malheureuse de Laïs Decaster

  • Du 22 au 30 mars 2019

Festival International de Films de Femmes de Créteil et du Val de Marne (FIFF)

41° Edition.

Maison des Arts, Place Salvador Allende, 94000 Créteil

films de femmes 2

La compétition longs métrages documentaires présentera :

AMÉRICA ARMADA d’Alice Lanari et Pedro Asbeg (Etats-Unis 2018)

BLOWIN’UP de Stephanie Wang-Breal (Etats-Unis 2018)

DELPHINE ET CAROLE, INSOUMUSES de Callisto Mc Nulti (France-Suisse 2018)

GRIT de Cynthia Wade et Sasha Friedlander (USA-Indonésie 2018)

THE REMAINS de Nathalie Borgers (Autriche 2018)

THE REST I MAKE UP de Michelle Memran (Etats-Unis 2018)

         Signalons en outre la section FEMMES / RÉSISTANCE / CINÉMA qui présentera :

LA TOUR DES DEMOISELLES / TORRE DAS DONZELAS de Susanna Lira (Brésil 2018)

Et PROFESSION DOCUMENTARIST de Shirin Barghnavard, Firouzeh Khosrovani, Farahnaz Sharifi, Mina Keshavarz, Sepideh Abtahi, Sahar Salahshoor, Nahid Rezaei (Iran 2014)

         Une avant-première sera consacrée à

#FEMALE PLEASURE de  Barbara Miller (Allemagne-Suisse 2018)

         Du22 au 31 mars 2019

Ciné Latino 31° rencontres de Toulouse.

Sept longs-métrages documentaires inédits en France sont en compétition :

ALGO QUEMA QUELQUE CHOSE BRÛLE de Mauricio OVANDO (Bolivie 2018)

CUANDO CIERRO LOS OJOS QUAND JE FERME LES YEUX de Michelle IBAVEN, Sergio BLANCO (Mexique 2019)

LA ASFIXIA L’ASPHYXIE de Ana Isabel BUSTAMANTE ‘Guatemala, Mexique, Espagne 2018)

MISERERE de Francisco RÍOS FLORES (Argentine 2018)

LOS REYES de Ivan OSNOVIKOFF, Bettina PERUT (Chili 2018)

O DESMONTE DO MONTE LE DÉMONTAGE DE LA COLLINE de Sinai SGANZERLA (Brésil 2017)

THE SMILING LOMBANA de Daniela ABAD LOMBANA (Colombie 2018)

  • Du 24 au 31 mars

4e SEMAINE DES AFRIQUES

BORDEAUX

Organisée par l’Institut des Afriques, en partenariat avec l’ALCA Nouvelle-Aquitaine

Thème Générations XX

Lundi 25 Mars 2019 à 20h30 Cinéma Utopia

Soirée d’ouverture Projection de AMAL suivie d’un débat avec le réalisateur Mohamed Siam

Mardi 26 mars

Rétrospective Dieudo Hamadi (Bibliothèque de Bordeaux)

Jeudi 28 Mars 2019 à 20h30 Cinéma Utopia :

LENDEMAINS INCERTAINS Projection suivie d’un débat avec le réalisateur, Eddy MUNYANEZA

Jeudi 28 Mars 2019 à 15h Cinéma Utopia :

PARTIS PRIS  Projection suivie d’un débat avec les réalisateurs, Christophe LEROY et Adrien CAMUS

Sorties du 20 mars :

 M de Yolande Zauberman

Leur souffle De Cécile Besnault, Ivan Marchika

Résistantes De Fatima Sissani

Evénements

Le 24 mars 2019

Cinéma Escurial, 11 boulevard de Port Royal, 75013 Paris

Avant-première du dernier film de Fernando Solanas,

Le Grain et l’ivraie

Présentation par le réalisateur

Le 26 mars 2019

Rencontre avec Alain Cavalier  pour la sortie du dvd « Six Portraits XL« 

Organisé par POTEMKINE et Tamasa Distribution

Boutique Potemkine, 30 rue Beaurepaire, 75010 Paris

Lire la critique du film ici : https://dicodoc.blog/2018/04/11/p-comme-portraits-xl/

Le 28 mars 2019

Cinémathèque du documentaire, Centre Pompidou, 18 H

La fabrique des films avec Mehran Tamadon qui présentera son travail en cours intitulé Mon pire ennemi.

A 20 H projection de son film Bassidji

Le 29 mars 2019

Cinéma l’Entrepôt, 7 rue de Pressensé Paris 14

Projection exceptionnelle de Palabras magicas (Nicaragua)

Organisé par Centre audiovisuel Simone de Beauvoir

« Palabras Mágicas (para romper un encantamiento) »

Les mots magiques (pour rompre un enchantement) »

(Guatemala, México, Nicaragua, 2012, 86 min)

Un film inédit de Mercedes Moncada Rodríguez. La projection sera suivie d’une rencontre avec la réalisatrice et Maria-Teresa Blandón, féministe et défenseure des droits humains au Nicaragua.

Télévision

Arte +7

Du 14/03/2019 au 16/05/2019

Voir Varda par Agnès.

Causerie 1 et 2

Livre

cine-oeil-de-la-revolution

Dziga Vertov

Le ciné-œil de la révolution. Ecrits sur le Cinéma.

Les presses du réel.

Edition établie par François Albera, Antonio Somaini et Irina Tcherneva.

En introduction on lira La Révolution permanente de Dziga Vertov par François Albera.

De cet épais volume de 773 pages, qui pourtant ne présente qu’un « choix de textes », ou retiendra en particulier :

L’Aventure des kinoke. Les Années 1920

  • Projet de réorganisation de la Kino-Pravda. 1923
  • Kinoks révolution. 1923
  • Le Ciné-œil. 1926
  • L’homme à la caméra. Eléments de discusion avec DV. 1929

Le cinéma sonore. Les années 1930.

  • Enthousiasme. Quelques explications de l’auteur. 1931
  • Comment nous avons réalisé un film sur Lénine. (1934)
  • Au sujet de la kino-Pravda (1934)
  • Comment est né et s’est développé le Ciné-Œil (1935)

Contre l’inaction. Les années 1940-1950

  • Il était une fois un réalisateur (1949)

L’appareil critique est extrêmement riche et permet de situer l’œuvre de Vertov dans son contexte.

Un glossaire en début de volume permet d’appréhender le lexique cinématographique soviétique.

La filmographie débute en 1918 comporte les projets non réalisés par Vertov et la liste des kinoks.

La bibliographie sélective mentionne les textes et éditions des textes de Vertov, les monographies qui lui sont consacrées, les études et articles sur Vertov et ses films.

L’iconographie provient du Musée du cinéma de Vienne.

En postface on lira un texte d’Antonio Somaini : Enregistrer, monter, transmettre, organiser. Dziga Vertov et la théorie des médias.

V COMME VIE DOC #1

 VIE DOC #1

18 mars

Vie doc, une fois par semaine, l’actu du doc, les festivals, les événements, les sorties, les surprises…

Les festivals.

Cette semaine, ouverture du Cinéma du réel, Paris, Centre Pompidou.

41° édition, la première sous la direction de Catherine Bizern,  nouvelle Déléguée générale.

Une soirée d’ouverture remarquée avec la projection du dernier film de Yolande Zauberman, M. Le film doit sortir en salle dans toute la France

La sélection française est, sur le papier, particulièrement relevée :

Amara de Pierre Michelon ; Berlin Based de Vincent Dieutre ;  Brise-lames de Hélène Robert et Jeremy Perrin ; Capital retour de Léo Bizeul ; Forbach Swing de Marie Dumora ; Green Boys d’Ariane Doublet ; Le Bon grain et l’ivraie de Manuela Frésil ; Niblock’s Sound Spectrums – Within Invisible Rivers de Thomas Maury ; Paris Stalingrad de Hind Meddeb et Thim Naccache ; Sankara n’est pas mort de Lucie Viver

A noter dans les sections non compétitives :

Une rencontre avec Kevin Jerome Everson pour une masterclass et la projection de plusieurs de ses films

Fabriquer le cinéma propose des films sur le cinéma, AK de Chris Marker, Journal d’un montage d’Annette Dutertre ; Notre nazi de Robert Kramer ; Où gît votre sourire enfoui ? de Pedro Costa ; Scénario du film passion de Jean-Luc Godard ; Travaux sur Rapports de classes de Harun Farocki ; Un tournage à la campagne d’Alain Fleischer, entre autres.

On retrouve d’ailleurs Robert Kramer avec deux autres films, Dear Doc et Maquette

Un hommage sera rendu à Henri Stork, dont on verra au Centre Wallonie-Bruxelles Misère au Borinage coréalisé avec Joris Ivens qui sera accompagné du film de Patric Jean Les enfants du borinage, lettre à Henri Storck

Enfin cette très riche section propose deux films de Jean-Luc Godard et Anne-Marie Miéville Reportage amateur (maquette expo) et Soft and Hard.

Autre événement important, le focus Yolande Zauberman, à l’honneur avec son dernier film, M, en soirée d’ouverture et la projection de Classified People ; Un Juif à la mer ; Would You Have Sex With an Arab?

Comme il n’est pas possible de tout mentionner, on se reportera au site du festival pour consulter l’ensemble de la programmation (la compétition internationale, la section Premières fenêtres et les séances spéciales) et la grille horaire des projections. http://www.cinemadureel.org/

La soirée de clôture propose Ne croyez surtout pas que je hurle de Frank Beauvais.

cinéma du réel

Du 20 au 26 Mars :

36e édition des Rencontres du Cinéma Latino-Américain

Cinéma Jean Eustache Pessac Gironde

La thématique de cette édition : « Les femmes et leurs luttes en Amérique-Latine ».

Pour la soirée d’ouverture le 20, la programmation qui fait la part belle aux documentaires propose Sexe, prêches et politique en présence du coréalisateur Michael Gimenez

Notons aussi dès à présent la séance du 25 mars avec la projection de Le Grain et L’Ivraie de Fernando Solanas suivie d’une rencontre avec le réalisateur

Les sorties de la semaine :

Depuis Médiapart de Naruna Kaplan de Macedo. Critique ici : https://dicodoc.blog/2019/03/11/m-comme-mediapart/

McQueen de Ian Bonhôte, Peter Ettedgui.

Quand je veux si je veux de Susana Arbizu, Henri Belin, Nicolas Drouet

Un lien qui nous élève de Oliver Dickinson

Wall de Moran Ifergan

Les yeux de la parole de Moran Ifergan

Souviens-toi de ton futur d’Énora Boutin. Critique ici :

https://dicodoc.blog/2018/01/15/a-comme-agroecologie/

médiapart affiche

Revue

Images documentaires n°94/95 (mars 2019

Archives, matière et mémoire

Sommaire

Introduction par Catherine Blangonnet-Auer

Dans l’atelier du montage, entretien avec Henry Colomer

Andrei Ujica, l’archiviste en autobiographe, par Arnaud Hée

Bill Morrison, entre le feu et la glace, par Raphaël Nieuwjaer

Jean-Gabriel Périot, une histoire visuelle de la violence, par Jessica Macor

Films

  • La Bataille d’Alger, un film dans l’histoire, de Malek Bensmaïl
  • Chjami è rispondi, d’Axel Salvatori-Sinz
  • Comme elle vient, de Swen de Pauw
  • Dans la terrible jungle, de Caroline Capelle et Ombline Ley
  • D’ici là, de Matthieu Dibelius
  • Le Loup et les Sept Chevreaux, d’Elena Gutkina et Genrikh Ignatov
  • M, de Yolande Zauberman
  • Quelle folie !, de Diego Governatori
  • Les Révoltés, de Jacques Kebadian et Michel Andrieu
  • Santiago, Italia, de Nanni Moretti
  • Les Yatzkan, d’Anna-Célia Kendall

Sorties DVD (sélection)

Trajectoire : A la recherche d’un pays qui n’existe plus, entretien avec Mila Turajlic

images docs

Evénement :

Le 19 mars

20h30. Eglise Saint-Merry Paris 4°.

Rencontre avec LARRY GOTTHEIM, grand nom du cinéma expérimental américain des années 70.

Projection de CHANTS AND DANCES FOR HAND (1991-2016, 45 min).

Le 25 mars

Dans le cadre des Documentaires du lundi, au MK2 Quai de Loire

Avant-Première Still Recording, Organisé par Arizona Distribution et PCMMO – Panorama des cinémas du Maghreb et du Moyen-Orient

En présence du réalisateur Ghiath Ayoub