C COMME CONCERT – un film en images

Quinte & sens. François-René MARTIN, 2020, 51 minutes.

Voir le musique – écouter les images.

Un concert sans public, pandémie oblige.

Un concert dans le cadre majestueux de la Philharmonie de Paris.

Pas une captation. Un film musical. Ou mieux, un film de musique.

Des images et de la musique.

Des images qui alternent des plans fixes et des plans en mouvement – de grands mouvements de caméra, filmés à la grue, permettant aussi d’explorer l’architecture du bâtiment.

Une alternance aussi de plans d’ensemble – sur l’orchestre – et des gros plans isolant un musicien – un visage, une partie de visage, une main – ou un instrument.

Enfin le film nous conduit de l’intérieur à l’extérieur – une ouverture sur le monde.

Un concert, de la musique : Stravinski, Debussy, Messiaen.

Un orchestre, l’Orchestre de Paris.

Fipadoc, Biarritz 2021

L COMME LEJ

Cordes sensibles. Vincent Lebrun, 2020, 77 minutes.

LEJ, vous connaissez ? Si vous écoutez las radios « jeunes », certainement ! Des voix et un violoncelle, original. Un succès phénoménal, dans la chanson française de ces dernières années.

LEJ, trois filles dont l’initiale des prénoms compose le nom du groupe (Lucie, Elisa et Juliette).  Trois filles jeunes (pas plus de la vingtaine), belles (sachant se mettre en valeur), dynamiques, passionnées de musiques, joyeuses, battantes. Elles ont une formation classique et aiment la musique. Et surtout, surtout, elles sont amies. Depuis la crèche disent-elles. Des amies inséparables. Une amitié qui doit bien être un des facteurs de leur réussite.

Cordes sensibles est réalisé par le père de Lucie, ce qui doit garantir l’authenticité du propos. Le cinéaste a toutes les portes ouvertes pour filmer les filles, jusque dans leur intimité. Dans les coulisses des concerts, dans le bus de leurs tournées, dans la salle de répétition et de composition. Il côtoie sans problème les professionnels – producteurs et autres managers – qui entourent le groupe. Et bien sûr il les fait parler, recueillant leurs sensations, leurs émotions, leurs interrogations aussi.

Dès l’incipit le film prend la forme d’un clip – ou d’une succession de clips.  Un rythme de montage qui doit correspondre à celui de la musique du groupe. Et si l’on assiste à quelques séances d’enregistrement en studio, ce sont les moments de concerts – souvent des méga concerts – qui dominent, avec leurs plans survolant le public en transe. Un public jeune qui prend visiblement un grand plaisir au spectacle.

Le film retrace le parcours de LEJ, cette ascension rapide et triomphale, depuis les premiers petits concerts dans des bars jusqu’au sacre de la Victoire de la musique. Avec la mise en évidence du rôle prépondérant de la page Facebook et son nombre inimaginable de visites et de likes. LEJ est bien un groupe de son temps. Et d’ailleurs les chanteuses se plaisent à souligner qu’elles ne rejettent aucune influence, empruntant à tous les courants de notre époque, du rap au be-bop.

Cordes sensibles, un beau titre. Un film qui ravira les fans de LEJ.

FIPADOC 2021