B COMME BEYROUTH

Enfants de Beyrouth de Sarah Srage

Beyrouth est une ville martyrisée, envahie par les mines, détruites par les guerres – la guerre civile et l’invasion de l’armée israélienne. Pourtant, cette ville ne demande qu’à vivre. Il faut donc la reconstruire pour qu’elle survive. Une entreprise longue et difficile à mener à bien.

Le père de la cinéaste fit partie de ces hauts fonctionnaires chargés de concevoir et de superviser la reconstruction de Beyrouth. C’est lui que nous allons donc suivre dans l’exploration de la ville en partie reconstruite. Une occasion de visiter ses différents quartiers. Et aussi de rencontrer ces habitants qui ont survécus à la guerre et qui sont tous des amoureux de la ville.

Le film nous conduit sans plan organisé dans cette ville si diverse. Du centre historique nous passons aux quartiers inconnus des touristes. Nous longeons souvent la mer. Et nous comprenons qu’il s’agit avant tout pour la cinéaste de retrouver son passé – ou du moins un petit goût de son passé, de son enfance. Un monde et un temps qui semblent bien lointain, à jamais disparus. Elle assiste en simple spectatrice à la naissance d’un nouveau Beyrouth.

Le film est un hommage d’une fille à son père. Mais aussi un travail de mémoire. Effacer les traces, toutes les traces, des guerres passées n’est pas possible. Mais il faut croire à la possibilité de la paix.

Cinéma du réel 2017, compétition internationale premiers films.