E COMME ENTRETIEN / Fanny Pernoud et Olivier Bonnet

Pouvez-vous, pour vous présenter, nous communiquer quelques éléments de votre biographie respective.

Fanny Pernoud: j’ai une formation de journaliste à l’IJBA (école de journalisme de Bordeaux) , après avoir travaillé  pour les journaux télévisés (France 3 19/20, Télématin) je me suis dirigé vers les magazines car je souhaitais travailler sur des formats plus longs puis ensuite vers des documentaires en format 52 minutes. En 2009, avec Olivier Bonnet nous réalisons “Ma vie à l’eau” un 26 minutes sur le handicap pour l’émission Thalassa et créons Improbable production.

Olivier Bonnet : J’ai étudié à L’Institut d’Études Politiques de Grenoble puis souhaitant faire de l’image, j’ai commencé à travailler comme assistant opérateur à Paris, pour des reportages d’actualités pour les différentes chaînes de télévision. Très vite, l’émission « Une pêche d’enfer » m’a proposé de tourner des reportages comme cameraman et en 1992 nous avons tourné l’émission aux Jeux Olympiques d’Albertville. En 1993, j’ai commencé à tourner pour l’émission Thalassa. En 24 ans de collaboration avec l’émission Thalassa, j’ai effectué plusieurs centaines de reportages, tout autour du monde. En parallèle, j’ai travaillé pour d’autres émissions et documentaires. En 2009, avec Fanny Pernoud, nous réalisons “Ma vie à l’eau” un 26 minutes sur le handicap pour l’émission Thalassa et créons Improbable production.

Comment êtes-vous devenus cinéaste et producteur ?

C’est en 2009, que nous avons créé avec des amis, Improbable production, pour notre première production « Ma vie à l’eau ». Après avoir passé des années à travailler pour des sociétés de production, nous avions envie de contrôler nos films de A à Z et de garder notre liberté éditoriale.

Vous proposez dans Appellation d’origine immigrée une vision de l’immigration différente de celle qu’en donnent en général les médias. Comment  avez-vous eu cette idée ?

À l’origine c’est une idée d’Olivier. Pendant la campagne de 2012 les immigrés ont été la cible de vives attaques par les politiques. Nous avons eu envie de prendre le contre-pied et de montrer cet autre visage de l’immigration, une immigration qui crée de la richesse et qui rapporte énormément à la France. Une immigration qui représente une main d’œuvre extrêmement malléable. Il suffit de prendre le premier métro pour se rendre compte que la France qui se lève tôt est immigrée ou d’origine immigrée. Les médias et surtout les politiques véhiculent des chiffres et des idées qui ne reflètent pas la réalité.

Comment avez-vous choisi les protagonistes de votre film ? Avez-vous éliminé d’autres possibilités ? Est-ce que le côté surprenant (un africain boulanger à Paris) a été un critère ?

Bien sûr, nous avons joué le contre-pied à fond. À l’époque Djibril le boulanger du film venait d’obtenir le prix de la meilleure baguette de Paris pour la première fois. Il devenait de ce fait le boulanger de l’Elysée pour un an, il a donc été beaucoup médiatisé. C’est en lisant un article sur lui que nous nous sommes dit qu’il serait intéressant de réunir les 3 produits phares de la gastronomie française, à savoir, le pain , le vin et le fromage. Trouver Abdou, le producteur de reblochon et Laetitia, la vigneronne a été beaucoup plus compliqué. Beaucoup d’immigrés travaillent dans les vignes, mais ils sont rarement patrons et dans le monde du fromage il y a très peu de personnes immigrées.

Pour Les Vies dansent aussi le choix des personnages est important. Comment l’avez-vous réalisé.

Les vies dansent est en quelque sorte la suite de « Ma vie à l’eau » un reportage réalisé pour Thalassa lors d’un stage de plongée pour des amputés, organisé par l’association « Bout de vie ». C’est là que nous avons rencontré Sandra, Priscille et Neeta parmi d’autres stagiaires. Outre l’aspect humain, puisqu’au fil du temps elles sont devenues des amies, nous les avons choisies elles car elles étaient à des moments différents de leur parcours de vie.

Sandra avait perdu sa jambe un an auparavant, elle terminait ses études et se posait beaucoup de questions sur sa vie future.

Neeta, elle, est née sans jambes et a donc moins peur du regard des autres. Lorsque nous l’avons rencontrée, elle allait rentrer dans l’adolescence. C’était la plus jeune des 3 mais elle avait déjà une grande expérience du handicap.

Enfin Priscille était déjà dans la vie active et avait un projet d’enfant, elle avait été amputée plusieurs années auparavant. Elle avait déjà “réorganisé” sa vie.

Ces deux films ont une dimension optimiste très marquée. Est-ce une orientation délibérée ?

Le leitmotiv de nos films c’est l’humain et nous pensons qu’un film touchant, où on laisse s’exprimer les gens est bien plus puissant qu’un discours polémiste, agressif ou alarmiste. Nous aimons montrer des personnages positifs pouvant être  exemplaires. Nous sommes d’ailleurs très fiers qu’après des projections, le public viennent nous voir en nous disant : « votre film m’a fait du bien, il a changé mon regard… »

Vos films prennent nettement position sur le problème du racisme et de  l’acceptation des différences. Pensez-vous que le cinéma puisse contribuer à faire évoluer les mentalités ?

L’autre jour après une projection de notre film “Les vies dansent” une femme nous a dit “maintenant quand je vais croiser une personne avec un handicap je me sentirai moins mal à l’aise”. Nous ne prétendons pas changer le monde avec nos films mais chaque petite graine plantée dans le coeur des spectateurs est déjà une victoire.

Avec Appellation d’origine immigrée, nous sommes allés pour des projections dans des endroits où il y a peu d’immigrés et les gens étaient surpris eux-mêmes de l’image qu’ils avaient de l’immigration, donnée par le journal télévisé. Ils se rendaient compte qu’autour d’eux beaucoup de métiers étaient effectués par des immigrés.

Quelles sont les activités de votre maison de production Improbable Production ?

Nous travaillons actuellement sur un projet de film sur un asile de « fous » très particulier où les résidents sont libres d’être comme ils sont…

Et qu’en est-il de la distribution de vos films ?

Nos films sont très mal distribués car nous n’avons pas encore de distributeurs. Nous nous en occupons nous-même…

immigration réussie

Comment voyez-vous la situation actuelle du cinéma documentaire et son évolution  dans les années prochaines ?

Fanny Pernoud: À vrai dire je suis assez pessimiste. Faire un film aujourd’hui est un combat. Pour avoir des aides du CNC, il faut trouver un diffuseur et les diffuseurs sont de plus en plus frileux envers le documentaire de création. Si votre film ne rentre pas dans les cases, ne traite pas d’un sujet porteur, n’est pas réalisé comme le diffuseur le souhaite ou si vous n’êtes pas connu votre film reste à l’état de dossier. « Trop long pour la télé, pas de commentaires, trouver un sujet plus concernant », des critiques récurrentes que nous avons entendues au fil des réalisations.

Pour « Les vies dansent » aucun diffuseur n’a voulu le prendre sur le papier, au stade du scénario, nous n’avons donc eu aucune aide si ce n’est un crowd-founding que nous avons organisé nous-même. Ce film a finalement été diffusé sur Public Sénat après avoir été refusé par tous les autres diffuseurs. “Nous ne savons pas dans quelle case le mettre”. Sans notre entêtement et la solidarité des amis du métier nous n’aurions jamais pu faire ce film.

Le milieu du documentaire est comme beaucoup fait de réseaux, là encore si vous n’êtes pas dans les petits papiers des responsables de chaînes, à moins d’être une star du documentaire vous aurez beaucoup de mal à placer un projet. Et avec un thème difficile, comme le handicap c’est presque mission impossible. Le développement est également de plus en plus long, les chaînes reçoivent certes énormément de projets mais il faut souvent attendre plus de 2 mois pour avoir une réponse et quand elle est négative c’est deux mois de perdus.

Olivier Bonnet : Les chaînes de télévisions n’ont qu’un seul critère de jugement, l’audience. Donc ce qui a marché en audience doit être reproduit, recopié. Et ainsi, tout se ressemble… Les décideurs des chaînes de télé savent mieux que personne ce qui marche et ils veulent des produits formatés respectant les critères qu’ils ont eux-mêmes définis… Mais on appelle encore cela des documentaires de création… Autrement le CNC ne les financerait plus !

Pour l’avenir, même si les formats longs ne sont pas très à la mode sur les réseaux sociaux , nous pensons qu’internet peut-être une nouvelle chance pour le documentaire, à condition que des financements en amont puissent se développer, mais la créativité et la liberté y sont bien plus fortes aujourd’hui que dans les autres médias.

Lien pour voir ou revoir Appellation d’Origine Immigrée gratuitement

https://youtu.be/pWXEYp4cwAE

Lire : Les Vies dansent

Appellation d’origine immigrée

E COMME ENTRETIEN / Novanima prod

Pouvez-vous nous présenter votre maison de production ?

Après un Master Cinéma à Bordeaux 3, je pars en Italie sur les traces d’Andreï Tarkovski et de son film Nostalghia puis j’effectue un DESS « filmer le réel » à Nancy 2 en 2000. Après de multiples expériences comme assistant réalisateur pour différentes sociétés telles Why Not, Sombrero, La Petite Reine et différents réalisateurs tels Antony Cordier, Raoul Peck, Bernard Stora, Jean-François Richet, Hiner Saleem, Christophe Malavoy, j’ai créé ma société de productions Novanima en 2006, basée en Nouvelle Aquitaine.

Novanima est une société de production cinématographique et audiovisuelle ayant pour objet de produire des documentaires de création, des dessins animés, des films à base d’archives et des films hybrides (à la fois en prise de vue réelle, archive et animation).

Elle a accompagné plus de 20 films en dix ans d’existence et a développé un réseau, un savoir-faire et une expérience qui lui permet de mener à bien la production de films et de trouver un équilibre en produisant plus ou moins deux films par an.

Nous développons et produisons des projets avec des auteurs réalisateurs qui expriment un regard sensible, personnel sur l’Histoire, la littérature ainsi que des films en lien avec l’histoire des arts graphiques.

Mon goût pour les arts graphiques me vient de mon arrière-grand-père, Marius Rossillon dit O’Galop (1867-1946), pionnier du cinéma d’animation et inventeur du Bibendum Michelin. Après avoir réalisé mon premier documentaire de création «O’Galop » qui a obtenu le prix des Étoiles de la SCAM 2010, puis « Benjamin Rabier, l’homme qui fait rire les animaux », « Jossot de Gustave à Abdul Karim », portrait d’un caricaturiste qui a aidé à la promulgation de la loi de 1905 sur la séparation des Églises et de l’État et qui s’est convertit à l’Islam en 1913. J’ai finalisé l’année dernière le portrait du caricaturiste périgourdin, Sem.

novanima o galop
O’Galop de Marc Faye

En 2015, j’intègre en tant qu’auteur réalisateur la commission du répertoire audiovisuel de la SCAM, le jury des Étoiles de la SCAM pour quatre ans, le comité d’experts documentaire pour la région Grand Est et participe activement aux discussions sur l’évolution du cadre réglementaire du CNC avec le groupe de réflexion Nous sommes le documentaire.

2016 a été une année particulière pour Novanima, puisque que nous avons intégré l’Académie des César suite à la nomination du court-métrage d’animation Sous tes doigts de Marie-Christine Courtès en coproduction avec Vivement Lundi !

novanima sous tes doigts
Sous tes doigts de Marie-Christine Courtès

Par ailleurs, nous sollicitons pour chacun des films que nous produisons, des lecteurs extérieurs à la société afin d’établir des fiches de lecture. Cette méthode de travail nous a permis d’améliorer notre collaboration avec les auteurs, de renforcer la qualité de nos projets et l’exigence de notre ligne éditoriale.

Suite au succès du court-métrage d’animation de Marie-Christine, nous développons depuis deux ans une ligne éditoriale dédiée à l’animation tout en continuant notre activité d’accompagnement de films documentaires.  Les courts-métrages d’animation Mon juke box de Florentine Grelier ou Riviera de Jonas Schloesing ou Saigon sur Marne d’Aude ha Leplège en cours de fabrication chez nous sont une nouvelle façon pour nous de questionner le réel.

Quelle place y occupe le documentaire ? Parlez-nous de vos réussites.

Le documentaire y occupe une place prépondérante pour des raisons poétiques (Casa de Daniela de Felice, Les gants blancs de Louise Traon, La montagne au goût de sel de Julien Lhami, Womanhattan de Seb Farges) et politiques (Nocturnes de Matthieu Bareyre, Souviens toi d’Acapulco de Ludovic Bonleux, Raymond Aubrac, les années de guerre de Pascal Convert et Fabien Beziat,  La prunelle de mes yeux de Tuyet Pham).

La production de documentaires de création est ouverte sur plusieurs thématiques : société, art et culture, histoire et découverte. Notre ligne éditoriale s’intéresse aussi au monde de la bande dessinée à travers la collection documentaire Phylactère qui regroupe 31 films de moins de 10 min. Nous développons aussi une ligne éditoriale de films dits patrimoniaux en consacrant des documentaires aux pionniers des arts graphiques. Après la réalisation du film O’Galop en 2009, Alain Carrier en 2011, Benjamin Rabier en 2012, Gustave Jossot en 2014 et l’illustrateur Périgourdin Sem, le caricaturiste incisif  en 2016. Ces films sont actuellement montrés au musée de la maison du docteur Gachet à Auvers-sur-Oise et ont fait l’objet d’une rétrospective au musée des Arts décoratifs de Paris en 2016. Pour chacun de ces films nous avons eu recours à de l’animation 2D. Nous avons pour cela d’année en année réussie à trouver une économie en adéquation avec ce type de film. Nous continuerons par le futur à développer cette ligne éditoriale qui met en avant des formes hybrides entre films documentaires et animation 2D.

novanima casa
Casa de Daniela de Felice

La définition d’une réussite est difficile. Mon point de vue de producteur est indissociable de celui de spectateur. En général lorsque je repense à un film quelques années après son visionnage c’est un signe qui ne trompe pas. De ce point de vue les films qui m’ont le plus touché en tant que spectateur et auquel je repense fréquemment sont Casa de Daniela de Felice, Sous tes doigts de Marie-Christine Courtès et Raymond Aubrac, les années de guerre. Ce sont trois films qui ont connu une belle carrière en festival. Le film sur Raymond Aubrac m’a aussi permis de le rencontrer. L’échange que j’ai eu avec lui m’a aussi beaucoup marqué. Je suis aussi très fier des autres films que j’ai accompagnés. Il me donne l’impression que l’argent public que je reçois pour les financer est utilisé à bon escient.

Est-il plus difficile aujourd’hui de produire des documentaires qu’il y a une dizaine d’années ?

Certainement oui. Cela ne doit pas être simple d’ouvrir une société de productions et d’être un jeune producteur, productrice, aujourd’hui. Les partenaires sont de plus en plus exigent.

La production et fabrication des films documentaires s’inscrit dans un contexte de crise permanente. Produire des films documentaires nécessite un engagement de la part des producteurs, des auteurs-réalisateurs, réalisatrices et des organismes publics ou privés.

Que ce soit le CNC, les collectivités territoriales  (Régions, départements, villes) mais aussi des organismes privés (la Procirep Angoa et les chaines de télévisions). Chacun de ces partenaires est précieux. Il faut réunir trois ou quatre partenaires pour financer le film. Chaque année la cohérence des politiques de soutien vis-à-vis du documentaire est mise à mal. Dans un passé récent, nous avons connu une concomitance de réformes (Territoriale, en interne au CNC, loi création) et de crise avec les télévisions locales qui sont des partenaires essentiels de la création documentaire. Nous assistons en 2017 au prémisse de la mise à mal de la chronologie des médias, à un resserrement des budgets des régions ainsi qu’à une rigidification du cadre réglementaire dans le lequel nous travaillons.

Novanima est une TPE et s’adapte à ces changements en ne perdant pas de vue que la qualité artistique des projets est la meilleure garante de leur faisabilité. Cela est d’autant plus vrai que l’on fait très attention au budget des films que nous produisons car nous ne produisons pas de films institutionnelles et seulement des documentaires et des courts-métrages. Chaque film a son propre budget et ne peut se permettre des dépassements. Novanima n’a pas de compte automatique au CNC. Cela veut dire que chaque film doit être jugé par des comités d’experts qui ont un pouvoir de « vie ou de mort » sur les films. La qualité de la relation avec son chargé(e) de compte au CNC est prépondérante. De ce point de vue, 2016 et 2017 sont deux années difficiles pour Novanima car nous avons changé 6 fois d’interlocuteurs au CNC avec 6 chargées de comptes différents sur cette période. Ce qui ne facilite pas  la continuité dans le relationnel.

novanima 4
Womanhattan de Seb Farges

Quelles sont les difficultés rencontrées dans la production et la diffusion des documentaires ?

Chaque film a droit à son lot de difficultés. La première dont on ne peut pas s’exonérer est celle de l’écriture du projet. Ce travail de développement qui s’apparente à un travail de maïeutique prend du temps. Des fois cela marche des fois non.  En ce moment on appréhende avec philosophie des évolutions du cadre réglementaire qui sont une somme de tracasseries à venir. Par exemple si je produis un film documentaire qui a recourt à de l’animation,  pôle emploi demande aux employeurs de n’avoir qu’une seule convention collective de référence. Il n’existe pourtant pas de poste d’animateur ou de coloriste dans la convention collective audiovisuelle. Nous accompagnons des courts-métrages d’animation qui sont des documentaires animés et qui seront financés par des télédiffuseurs. Pour ces films le CNC exige que le financement public ne dépasse pas 50% du plan de financement. Malheureusement ce cadre réglementaire n’est pas en adéquation avec la réalité du financement de ces films dont le seuil d’intensité d’argents publics est en général supérieur à 70%. Pour la diffusion l’accès à l’agrément après réalisation du CNC est compliqué. Cet agrément permet aux distributeurs d’accéder à différentes aides pour participer à une meilleure diffusion du film en salle.

On entend dire assez souvent que le cinéma documentaire devient de plus en plus créatif. Partagez-vous cette opinion ?

Je partage ce point de vue. La qualité des films documentaires ne diminue pas. La plateforme Tënk qui diffuse des documentaires de création peut en témoigner. J’invite les lecteurs à s’abonner à cette plateforme qui a besoin de ses adhérents pour exister et promouvoir une ligne éditoriale exigeante : https://www.tenk.fr Les étoiles de la SCAM témoignent aussi chaque année de la qualité des œuvres télédiffusées. Le festival des étoiles de la Scam qui aura lieu du 4 au 5 Novembre 2017 au forum des images participe aussi à mettre en avant des films créatifs.

Comment voyez-vous l’avenir du cinéma documentaire ?

 Plutôt bien si le GAFA et Netflix ne mettent pas à mal les droits d’auteurs et l’exception culturelle française.

A consulter, le site de Novanima prod 

Et l’article sur le film de Marc Faye, Sem le caricaturiste incisif